Kung Fu Panda

De toutes les productions Dreamworks Animation, Kung Fu Panda est celui qui m’aura fait le plus jubiler, bien loin devant Shrek (surtout le dernier volet que j’ai trouvé misérablement famélique en bonnes idées).

Po, panda gourmand, balourd et maladroit, mais surtout des rêves héroïques pleins la tête, désire par dessus tout s’adonner à sa passion première : le Kun Fu. Au lieu de cela, c’est dans le restaurant de son père (une oie?!?) qu’il travaille. Fatalement, il se retrouve face à la réalisation de ses rêves les plus fous, le jour où il se voit soudainement projeter dans la peau du guerrier du dragon- par hasard- seul être enclin à battre le vilain de l’histoire. Mais il n’existe point de hasard n’est ce pas? Que faire si ce n’est faire face à son destin, même si maître Shifu, et ses disciples ne sont pas du même avis. Comment un balourd comme ce panda qui ne pense qu’à s’empiffrer pourrait vaincre ce bâtard de Tai Lung? 

Kun fu Panda réunit les ingrédients de la bonne fable initiatique, avec son lot de bons sentiments, étalant un combo honorable de qualités qui transformerait un panda en guerrier invincible : persévérance, croyance, confiance. Comme dans Shrek, on joue dans le registre du dépassement de soi-même, du respect imposé aux autres quel que soit son apparence. Shrek était vert et puant, Po n’en est pas moins gros et poilu. Même combat pour ces héros atypiques.

La trajectoire de Po est progressive, et les embûches qu’il rencontre se situe à trois niveaux : un dilemme personnel (vendre des nouilles et satisfaire son père ou vivre son rêve de faire du kung fu), un obstacle au sein de son propre clan (gagner le respect de maître Shifu et ses disciples) et enfin un adversaire extérieur, ennemi qui apparait comme l’application d’une théorie élaborée lors de la résolution des deux obstacles précédents.

Le scénario intelligent nous balade dans le cheminement de Po, auquel on s’attache bien vite. J’ai beaucoup ri (même s’il ne fallait pas rire trop fort, c’est toujours très gênant de montrer à quel point on peut vite régresser de quelques dizaines d’années devant ce genre de film). La réalisation est bluffante à tous les niveaux. Je me suis soudainement retrouvé moi aussi dans la peau d’une gosse de 8 ans, avec mes bonbons haribo et ma bouteille d’eau customisée pour l’occas, qu’on nous avait réservé dans cette salle de projo cosy.

Nous l’avons vu en français (avec dans la voix de Po, Manu Payet), mais je retournerai sans doute le voir en VO rien que pour entendre le timbre sensuel de Jack Black (dont je suis ouvertement amoureuse!) :)  

Je vous conseille également de jeter un oeil à l’advergame réalisé pour cette occasion : http://lesdefisdepo.fr/ 

Un grand merci à Marlène et Passage Piéton pour nous avoir invités à cette avant-première.

Extrait de 5 minutes

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