C’est toute mon histoire que j’ai reconstituée dans le récit des uns, le regard des autres, les pleurs des proches lorsque les vitres d’aéroport se sont mis à séparer physiquement nos deux continents.

Le voyage s’est transformé en initiation, au contact de la misère, du bruit et de la poussière qu’on mord les soirs de solitude et de pluies diluviennes d’entre-saison.

Sous la moustiquaire, les soupirs d’enfant rencontrant dans la nuit silencieuse les aboiements des chiens peureux, errants, ceux qu’on kidnappe au coin des rues, qu’on bouffe à la carte à côté de la viande de chat appelé « bébés tigres » par euphémisme, m’effraient.

L’étonnant et l’ordinaire se mélangent, me paraissent pourtant toujours teinté d’un certain hors du commun qu’ici, sur mon continent adoptif, je n’ai jamais croisé la couleur.

Il y aurait tant de choses à raconter sur les émotions qui d’un coup de massue vous assomment de larmes et d’émerveillement.

Lorsque l’avion a décollé, j’ai jeté un dernier regard sur mon pays natal et mes sanglots m’ont fait prendre conscience qu’en 23 ans, je venais de recoller les morceaux et fermer la brèche d’un déracinement qui n’avait plus de raison d’être.

Dans sept mois je serais de retour là-bas, et je me sens comme chez moi, Ici et Ailleurs.

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam

Vietnam





Rendez-vous sur Hellocoton !