Si vous voulez avoir mon avis, pour apprécier un minimum Quantum of Solace, il faut le regarder en le décontextualisant, à savoir ne pas le considérer comme un James Bond. Difficile exercice lorsqu’on sait à quel point cet opus était attendu depuis que Daniel Craig a repris le flambeau et atomisé les foules (surtout féminines?) après son Casino Royal.

Quantum of Solace n’est pas aussi mauvais qu’on le prétend, et comme me l’a judicieusement fait remarqué un ami, il ressemble davantage à un épisode de Jason Bourne, plutôt qu’une aventure à laquelle l’agent 007 nous aurait habitués.

Du moins, que reste-t-il de l’agent secret britannique? Moins de filles en maillot de bain, moins de gadgets, moins glamour, exit le Bond my name is Bond, plus d’invraisemblances et d’improbables cascades qui feraient passer James pour un super-héros Marvel.

Dès la première scène, course-poursuite illisible à l’écran, on se sent agressé par le montage nerveux certes qui plonge immédiatement dans l’action, mais qui donne l’impression d’un truc énorme mais mal maitrisé.

Les filles sont jolies (Olga Kurylenko, Gemma Arterton), l’intrigue somme toute simple, le Français (Mathieu Amalric) ne se débrouille pas trop mal sans jamais décoller de son costume un peu trop « français », James Bond est en forme mais pense trop à sa gueule. On ne jubile pas, on ne s’ennuie pas non plus. Quantum Solace est à voir comme un petit film d’action sympathique qui n’a pas la prétention de rester dans les annales. Et puis on ne va pas non plus trop en demander au réal. des Cerf volants de Kaboul et de L’incroyable Destin de Harold Crick, deux formidables films en passant, qui signe ici dans un genre complètement différent.





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