Et vous êtes encore là, pareils à mes souvenirs.
Kate Walsh
à C., J., T., G., V., L., J.
La même gentillesse dans les regards, les mêmes regards on peut dire. Les sourires d’antan et les noms des professeurs qui ressurgissent des tableaux noirs du temps. Une émotion palpable et quelque chose m’a surprise. Cette proximité naturelle qui, malgré toutes ces années, ne s’était pas effritée. Cette façon de se parler comme si la veille nous nous étions quittés devant les grilles de l’école, le sac à dos trop lourd, le carnet de correspondance à la main. On rit encore de nos tricheries en cours de latin, des professeurs dont les noms reviennent par bouffées, de ces camarades qu’on a perdu de vue et qui un jour nous ont attendri, de l’odeur de la pipe du principal le long des couloirs.
Quelques barbes ont poussé et peut être qu’on a tous pris de la hauteur, dans tous les sens du terme. Nos destins ont emprunté des chemins multi-directionnels, ça fait déjà plus de dix ans, depuis le premier bonjour commun dans une cours de collège. On avait à peine la dizaine. On était que des gosses. A cette époque-là on se serrait la main. Maintenant qu’on est plus vieux, on s’autorise la bise, même de cordiales embrassades qui sentent bon la nostalgie.
Une soirée de retrouvailles à l’occasion de la crémaillère de deux comparses de l’époque, m’a renvoyé vers une adolescence ô combien heureuse. Si pour certains les années collège ne signifient rien d’autres qu’un passage insipide sur les bancs de l’école, elle me rappelle la passion que j’ai à l’égard de ce groupe d’amis. Photo de classe dix ans plus tard. On n’a presque pas changé. Il en manque quelques uns. Indisponibles ou trop loin. Dans mes souvenirs, ils sont quelques part entre l’arrêt de bus des Esperances et les Chênes (noms de quartier de la ville de mon enfance).
J’ai pris des photos par centaines, pour fixer leur image quelque part en attendant de les revoir.
Ainsi, la vie réelle, la vie d’avant pleine d’humanité, loin de mon écran d’ordinateur, parait appartenir à un autre monde, où la tristesse s’essuie d’un revers de la main et s’inscrit dans une histoire parfois chaotique, mais dont les origines sont empreintes d’une douceur réconfortante. Nos éclats de rires communs sont ma madeleine de Proust. Sucrée et légère, parfumée aux épices. Parce que ça pique un peu les yeux, autant de nostalgie.







































17 novembre 2008 - 11:37
Hey hey jolie boite à souvenirs :à
3 décembre 2008 - 21:32
Je remonterais et je veux te voir. C est une certitude.
Tant de choses sont passees et faut qu on parle, qu on se raconte… Bref qu on se rencontre.
Tiens miss, mon mail envois moi un message et je t enverrais mon numero pour fixe un rdv.
Bon courage
Bisoux k