The Chaser : Le thriller qui tâche

J’en reviens tout juste et j’ai l’estomac un peu retourné. « C’est sympa quand on a faim. Au moins ça coupe toute envie de manger« . Entendu à la fin du film, dans les couloirs du ciné qui paraissaient trop étroits ce soir. C’est bête, mes voisins sont partis un quart d’heure avant le générique. La femme n’en pouvait plus, rouspéta une dernière fois : « ah non, ça ne va pas recommencer », avant de se lever et d’entrainer son ami vers la sortie. Le pauvre, il ne connaitra pas la fin. Quoique la fin, on la connait dès le début ou presque. Enfin. The Chaser, c’est un thriller coréen, ficelé avec habileté, même si le début peu effrayer, dans le sens où l’intrigue parait trop simple. Je me suis demandée « mais ça sert a quoi de mater un truc de tueur en série, si dès l’ouverture on sait qui est le taré de service, et qui plus est, ne se gêne pas pour dire que oui c’est lui le psychopathe ». Le réalisateur joue avec nos nerfs, mais surtout avec ceux de son protagoniste principal, Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, qui voit ses filles disparaitre une à une. Il soupçonne notre maniaque de revendre ses filles avant de découvrir que l’histoire est bien plus glauque, et bien plus sanglante que ses soupçons. Une intrigue relativement classique mais qui tire sa réussite dans la construction du récit, l’évolution psychologique des personnages et l’attente du verdict final. Le film est violent, il n’y a pas de doute, certaines scènes éclaboussent, sans verser dans le gore, mais vous fait vous crisper de tous vos membres, le tout fixé à une course-poursuite qui tient en haleine du milieu jusquà la fin. Une scène m’a fait penser que ça pouvait virer au Saw, mais ça reste d’une violence froide à la Park Chan-wook . On rit aussi, mais d’un rire sombre, je ne sais comment vous le décrire, pas comme à la Johnnie To par exemple où c’est bon esprit. Ici le rire est vite rattrapé par quelque chose de brusque qui nous rappelle à l’ordre et ne détourne pas l’attention du drame qui hante le récit. Pour un premier film, Hong-jin Na s’en tire bien. A tel point qu’on aimerait bien voir le prochain.







































21 mars 2009 - 10:35
J’ai vraiment adoré
22 mars 2009 - 13:47
« qui tire sa réussite dans la construction du récit »: Un scénario comme les coréens savent les faire! Très proche je trouve dans sa complexité de The Host. Le cinéma coréen prend depuis quelques années un place importante dans le monde cinématographique avec des oeuvres tel que Old boy, Memories of murder, A bittersweet life, The host, the chaser, etc… J’attends avec impatience le projet « La transperceneige » que devrait se partager Park Chan-wook (Old boy) en tant que producteur et Joon-ho Bong (The Host) en tant que réalisateur.
22 mars 2009 - 22:21
J’ai suivi le conseil de Logan et j’approuve … très bon film !
22 mars 2009 - 23:18
Ca me donne envie de me remater The Host tout ça. D’ailleurs, rien à voir et je ne sais pas pourquoi je repensais à ce film, sans doute l’association cinéma de genre coréen mais j’ai également envie de revoir Memento Mori. allez, vivement les prochaines grosses claques coréennes!
28 mars 2009 - 1:57
J’ai suivi ton conseil, et j’ai bien fait de pas manger avant !
Réellement un bon film ! Du coup j’vais me faire Memories of Murder pour la peine et Old Boy
2 décembre 2010 - 22:35
c est un excellent thriller comme la coree sait si bien en faire,dans la lignee d un old boy,et tout recemment un thriller de kim ji woon I saw the devil, avec choi min sik oh dae soo dans old boy et lee byung hun et celui ci tache beaucoup plus que the chaser c est vraiment pour un public avertit