Quand Google te ressort des casseroles sales
A partir du moment où m’on met un pied sur la toile et que l’on commence à être actif dans l’écriture, à commenter ici et là, donner son avis, à se dessiner une place dans cet environnement numérique, on laisse des traces qui, mises bout à bout peuvent raconter une histoire, qu’elle soit fidèle ou non à qui l’on est. Ceci est d’autant plus flagrant depuis l’apparition de Twitter qui nous a propulsé vers des statuts de story-tellers en puissance, occupant le devant de la scène et ravis de nous exposer à la foule. On a la possibilité aujourd’hui de faire du train-train quotidien un show permanent.
Tout cela se pense et nous poursuit à long terme car toutes ces marques ne s’effacent pas si facilement. La toile n’est pas comme un livre dont les pages se déchirent et se jettent à la poubelle une fois qu’un chapitre est révolu et que l’on souhaite jeter aux oubliettes.
J’en ai fait l’expérience aujourd’hui et me suis aperçue qu’avec toute la prudence du monde, on ne pouvait pas maitriser complètement son soi numérique. Parce que dans cette affaire vous n’êtes pas seul. Vous vous associez à des gens, vous dissociez, pensez que tout ce qui est passé appartient au passé. Seulement, sur le web, ce que vous vous faites, avec qui, comment, tout ça vous colle à la peau. Tout ce que vous écrivez peut être retenu contre vous, même si vous l’effacez. Vous disparaissez d’une page? Vous finirez par réapparaitre autre part, autrement. Ca c’est tout le drame de l’identité numérique que je considère comme immortelle. Même quand t’es mort, t’es encore là. Il n’y a ni paradis, ni enfer, le purgatoire c’est d’aller effacer à la mano tout ce que tu peux effacer de toi ici et là.
Dans la vraie vie tu vires ton nom d’une boite aux lettres, tu disparais d’un bail, de l’annuaire, des registres, tu creuses ta tombe. J’aimerais qu’il existe une poubelle virtuelle pour y enterrer toutes ces casseroles pour qu’en te googlelisant, tu n’aies pas la mauvaise surprise de te voir associer à des choses révolues. Vraiment révolues…







































25 mars 2009 - 21:07
Condoléances sincères. Le papier y’a rien de mieux mais c’est aussi facile à trouver qu’a perdre. Mais il reste la possibilité de brûler. Qui n’a pas de prix.
26 mars 2009 - 15:03
Comme tu as vu sur Twitter, c’est exactement le genre de problème que j’essaye de résoudre. Mais comme tu le dis, il y a des vieilleries qu’on ne peut effacer… Espérons que mes futurs patrons n’iront pas jusqu’à faire les historiques google
26 mars 2009 - 15:12
Bonne nouvelle! ma moitié m’a dit qu’on pouvait écrire à Google pour leur demander de retirer les liens associés à notre nom et qu’on ne veut pas voir
28 mars 2009 - 18:37
y’a des choses si honteuses?
29 mars 2009 - 22:23
pas de choses honteuses mais des associations facheuses
10 avril 2009 - 22:52
En tout cas Google permet aussi de retrouver des blogs que l’on aime beaucoup lire. Ca me fait plaisir de te voir toujours active sur la toile et c’est aussi agreable qu’avant de lire tes article
Bonne continuation