Une Education sentimentale
Prenez la fraicheur innocente de la jeune Carey Mulligan (25 ans en vrai, 16 dans le film, mais son visage poupon et ses jupes plissées nous feront oublier le subterfuge), ajoutez-y le charme marqué et marquant de Peter Saasgard, faites les se rencontrer dans les années 60 et l’on obtient Une éducation qui a été nominé cette année dans la catégorie Meilleur Film aux Oscars, avec en sus une nomination pour Carey, en tant que potentielle meilleure actrice.
Une Education c’est avant tout l’adaptation d’un récit autobiographique coulée de la plume de Lynn Barber, journaliste à The Observer. A l’écran, la réalisatrice Lone Scherfig nous livre un film qui se regarde comme on boirait un cosmopolitan à petite gorgée en regardant Sabrina (film de 1954 avec Audrey Hepburn).
Jenny rêve d’intégrer Oxford et tout en rêvant de découvrir les charmes de Paris, elle écoute Juliette Gréco le soir dans sa chambre et fume comme une mondaine, avec une moue pincée. Un jour de pluie, seule avec son violoncelle, elle se fait accoster par un homme David, qui se propose de la raccompagner. Cet homme beaucoup plus vieux qu’elle, fera valser son adolescence dans les clubs de jazz, les salles d’enchères et les bords de Seine.
L’âge adulte happe Jenny sans prévenir. Certains rêves (ceux de Paris, de littérature et de la vie, la vraie), en piétineront d’autres (Oxford). Carey Mulligan est lumineuse dans ce rôle où on la voit se métamorphoser au fur et à mesure que sa relation avec David la façonne en cette femme qu’elle rêvait de devenir.
Mais c’est sans compter le mystère qui entoure l’homme dont elle s’éprend, que Peter Saasgard arrive à merveille à nous faire et aimer et craindre à la fois. Une crainte qui s’empare du spectateur comme un instinct paternel naturel. Les parents de Jenny (excellent Alfred Molina dans le rôle du père) justement nous sont présentés de manière très lucide. Un soupçon d’hypocrisie et de désirs transférés sur leur fille. Dur de choisir encore la raison et les sentiments.
Si Jenny aime à parler français pour se sentir distinguée et cultivée, ce ne sont justement que quelques mots anglais qui me viennent pour décrire ce film : smart, clever & brilliant.








































9 août 2010 - 19:34
Curieuse coïncidence, j’ai vu le film hier soir !
La musique est très bonne également.
9 août 2010 - 22:00
ha tiens, je l’ai également vu hier soir !
17 août 2010 - 20:22
J’ai trouvé la fin du film un peu moins au niveau que le reste, mais comme toi j’ai adoré la fraicheur de Carey Mulligan. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette actrice, pétillante de naturel, et j’ai très envie de voir ses autres films. La scène ou elle se déshabille pour la première fois, notamment, est extrêmement bien jouée
Tu peux lire ma (petite) review ici si ca t’interesse :
http://www.bgcc.fr/article-carey-mulligan-47637909.html
Par contre mon copain n’a pas du tout aimé le film, il l’a trouvé trop mièvre (et pourtant il n’est pas contre les films romantiques habituellement). Moi ce n’était pas du tout mon opinion, et j’étais décue qu’il ne la partage pas……
24 février 2011 - 23:01
Oui beaucoup de spontanéité et de fraicheur chez Carey Mulligan quand au côté « fleur bleue » cela fait du bien de temps en temps…