Into the ink

J’ai souvent pensé m’offrir un tatouage le jour où ma vie atteindrait son climax. Mais il suffit parfois que je prenne un tournant pour que la tentation de marquer le coup me guette. Ca doit être pour ça que certains en ont autant, parce que le corps offre autant de routes que de courbes à dessiner et d’histoires à raconter.
modèle : Ilaria Pozzi ; photographe : Gabriele Rigon
Des virages, dans une vie, on peut en emprunter beaucoup, à n’importe quel moment. Quand ça m’arrive, j’ai cette tendance impulsive à aller chez le coiffeur. Un changement pas vraiment radical, surtout pas indélébile. Sur le moment, ça fait l’affaire. Voilà. Tada. J’ai changé. On y est.
Le tatouage en revanche, ce n’est pas anodin. Ce dont j’ai envie, c’est d’un symbole pour moi-même, pas un truc énorme. Je ne veux être ni dans la démonstration, ni dans la revendication. Je ne veux pas non plus qu’il soit une alternative à l’ennui. Quand je suis sur le point de céder, je me gribouille un truc sur le bras. Une bonne douche et c’est fini, le lendemain, c’est oublié. Ce tatouage, je le ferais peut-être à 45 ou 60 ans, je n’en sais rien, je n’ai pas d’indice sur la suite des événements. Pour l’instant l’envie est là, mais ce n’est pas le bon moment. Peut être aussi qu’au bon moment, je n’en aurais plus envie. C’est très possible.
Frances Bean Cobain par Hedi Slimane
Je pourrais trouver mon compte dans une alternative comme Tattly qui propose des tattoos temporaires. Ils ressemblent à ceux que l’on trouve dans les malabars et qu’on se colle sur la peau avec un peu d’eau. Ceux-là sont bien plus jolis.

Au final, je trouve ça très beau sur les autres, je les regarde, envieuse et admirative. Sur moi, avant de me jeter à l’eau, j’aimerais être sûre de l’histoire que je veux raconter, parce que mon corps n’est pas un cahier de brouillon.








































28 janvier 2012 - 14:30
J’ai JAMAIS eu envie d’un tatouage. Et soudainement l’envie m’est venue un beau jour. J’ai pourtant bien réfléchi mais sur l’instant, ca m’a paru une folie ‘putain je vais avoir ca toute ma vie sur le corps’ ! Et pis quelques mois après, j’en suis ravie, je l’enverrai pour rien au monde. Quand l’envie sera réelle, tu sauras quand passer à l’acte
31 janvier 2012 - 18:43
J’ai deux tatouages. J’ai sauté le pas à 19 puis à 21 ans. Rien de bien original. Rien de bien énorme. Mon copain ne les aime pas et je m’en fous car ils me plaisent à moi. Quand je les vois, je me souviens d’une époque. Je me souviens pourquoi je les ai fait et je les garde comme une cicatrice visuelle.
Pour le premier, j’avoue avoir eu….comment dire. Un petit moment de regret où je me suis dit « Merde, j’ai gâché ma peau » mais je ne les ai jamais regretté par la suite…
Là, à 26 ans je compte remettre le couvert dans les mois à venir. Mais je ne pense pas au futur, ni si ce tatouage voudra encore dire quelque chose pour moi dans 30 ans car je pars toujours du fait que je peux mourir en me faisait faucher par le tram demain.
Comme quoi, l’indélébile a ses limites ^^
Bref, je pense que si tu hésites, c’est que tu n’en veux pas pour le moment, c’est tout et c’est pas grave ! ^^
4 février 2012 - 17:48
Le tatouage ça ne se fait pas à la légère, parce qu’(une fois fait, tu ne peux pas l’enlever. Moi il m’aura fallu des tonnes de courage pour y aller, et maintenant que j’ai mes 2, j’en suis tellement fière que j’ai déjà le troisième en tête. Mais après je m’arrête, parce que pour moi les 3 forment un tout sur moi et je sais que je serais « complète » une fois qu’ils seront tous la
4 février 2012 - 20:04
ally > tu as raison, quand je me sentirais vraiment prête, je pense que je n’hésiterais plus !
Petiteconne > merci beaucoup pour ton témoignage. C’est bien aussi d’avoir une trace d’une période de sa vie ! après tout j’aimerais bien en avoir une de celle -ci
Sophie > pour en avoir vu un et l’autre en photo ils sont réussis. alors c’est quoi le troisième ?