Archives pour novembre 2007


Everybody’s changing

Trouver sa place, il n’est pas si facile. Courir après les autres, je ne veux. Etre déçue, à quoi ça sert. C’est à trop attendre qu’on finit par se lasser des réponses muettes ou des hésitations qui veulent tout dire. Une fraction de seconde, une claque légère, qui ne marque même pas, et le cours des choses reprend. Rien n’est grave. Nous vivons à une époque où il est préférable de se taire parfois car ce qui est dit peut être interprété. Se la fermer pour éviter d’être confus, mal compris, stigmatisé. Se taire. Un mot de trop, de travers. T’es fucké la seconde d’après d’en avoir trop dit, ou dit tout court. Non se taire. Faire des efforts, mais dans quel sens. Pour qui, pour quoi, vivre avant tout, je l’ai compris, pour soi. Et puis les autres, ceux qu’on aime, ceux qu’on admire, ceux qu’on veux garder proches à travers le temps. Ceux dont la distance et la vie n’écorchent pas les relations. Ceux là sont rares. On ne les choisit pas, on les trouve avec naturel, sans démonstration, cela coule de source. Qui se soucie de vous. Qui s’en soucie plus que vous. Qui est là, puis plus là l’instant d’après comme dans un tour de magie. Ceux qui vous soutiennent mais en même temps restent en dehors du cercle. Ceux qui croient en vous avec une certitude proche de zéro. Ceux que les épreuves éloigneront jusqu’à les perdre. La jeunesse nous séparera. Parfois rien ne semble naturel. Par circonstances, la vie peut devenir artificielle, avec un goût acide de tête brulée qui chatouille le palais, puis le consume. Je n’ai plus envie de tourner en rond. Je trace. Je ne pose pas de questions, j’acquiesce, j’accepte les faits, j’abandonne ce qui n’en vaut pas la peine, je poursuis cette existence d’aujourd’hui qui me sied bien. L’espoir nait dans le renouveau, les nouvelles rencontres, les nouvelles expériences, les surprises, la confiance des autres, celle que vous n’attendiez plus. Mais qu’on ait la notre et qu’on s’y accroche, c’est déjà bien. C’est déjà plus qu’on ne le croit. Même si votre volonté de changer peut rendre sceptique les autres parce que vous l’aviez promis cent fois, quelle plus belle victoire que de n’être enfin plus celle ou celui qu’ils ont connu(e) autrefois. Qui a le droit de vous refuser une seconde chance.


Hommage à Fred Chichin

Rita Mitsouko
Fred Chichin, guitariste du duo rock français mythique, est mort hier d’un cancer fulgurant. La moitié des Rita Mitsouko s’en est allée à 53 ans. En deux mois seulement, la maladie l’a emporté. Avec sa partenaire Catherine Ringer, ils rockent nos souvenirs avec Marcia Baïla, ou encore Andy. L’Olympia les attendait, mais la triste nouvelle est tombée. En avril était sorti leur dernier album, Variety, dont on se regarde le titre phare.


Mon coup de coeur pour Kenzoki

Hier aprèm’, autour d’un verre, [même deux!], j’ai fait la connaissance de la très sympathique Jenova.

Puis j’ai filé en direction de Bourse pour rejoindre Angie [ma sosie ;) ], qui m’a aimablement invité à une séance de bichonnage chez Kenzoki, en compagnie d’autres bloggueuses. Nous avons juste avant fait un saut dans la boutique Kenzo pour dire toutes en coeur Tango! Car le saviez-vous? Kenzo a lancé une campagne vraiment intéressante qui consiste à vous offrir un sac en toile Kenzo (vraiment beau!) si vous dites Tango, dans l’une de ses boutiques. Il existe une version femme, mais également une version noir pour homme. Merci pour le bon plan Angie! Here is mine :

Tango! Kenzo

Ki
Chez Kenzoki (la gamme de soin de Kenzo Parfums), nous expérimentons un agréable moment de découverte sensorielle. Les crèmes au toucher, à l’odeur, dans un cadre apaisant (on est accueilli comme des princesses), on se déconnecte presque du monde extérieur. J’adore les noms des gammes : Feuille de bambou/ Fleur de gigembre/ Lotus blanc/ Vapeur de riz. Personnellement je suis devenue fan des produits Kenzoki. Il faut dire que je suis le stéréotype de la nana sensible aux produits aux beaux designs, à la communication soigneuse, à l’image poétique. Ma préférée? Crème qui fait belle. J’aime son nom :p Nous testons les crèmes, les sentons, explorons leur texture. Crème, gel, crème-gel. Si c’est pas girly ça! Ces séances de découverte sont ouvertes au grand public. Depuis juin, Kenzoki vous accueille pour ces "réunions" en petit comité. Tout est complet jusqu’à la fin de l’année, mais dès janvier, vous pouvez profiter de cette expérience unique et c’est vraiment sympa!

KenzokiKenzokiKiKenzo

Et comme je trouve les pubs Kenzo très jolies, j’en profite pour vous en passer une au passage.

 


La vie devant soi

Il arrive forcément un jour où votre vie bascule. Parce que ci, parce que ça. Moi, c’était la semaine dernière. Parce que simplement, une erreur humaine m’avait menée vers une prise de conscience brutale. Parce que les résultats du laboratoire m’annonçaient que je n’avais pas toute une vie pour moi. Parce que du jour au lendemain, j’étais malade. Gravement. C’était marqué. D’un coup d’un seul, j’ai compris que c’était un luxe d’être en bonne santé. Que si l’on t’annonçait que t’étais en train de mourir à petit feu, tu ne commettrais pas les mêmes erreurs. Oh putain que non. Tu ne passerais pas ton temps à chialer pour des bêtises, la vie méritait de n’être pas un gâchis permanent. Lorsque je me suis rendue compte qu’ils s’étaient trompés de personne, que ces résultats-là ne m’étaient pas destinés, j’ai senti la vie s’abattre sur moi. Je me suis dit qu’il fallait maintenant arrêter de déconner avec tout ça, les broutilles, les petits riens qui te bouffent l’existence.  Il y avait autre chose, de plus inévitable qui pouvait te la bouffer. Cela va de soi, que la vie vaut d’être vécue, sans mais, sans retenue. Cela ne va pas de soi lorsque la vie se fait naturelle et que tu as du temps à perdre en jérémiades. C’est bon de mettre de l’énergie dans sa souffrance, de s’y complaire. Mais ça ne dure qu’un temps. Le temps d’apprendre que tu n’as plus le temps. Et lorsque la vingtaine à peine dépassée, tu apprends que tu vas crever, rien n’est plus pareil. Non, vraiment rien. J’ai envie d’oublier ce malentendu. Je ne retiens plus que le fait d’être vivante, encore pour quelques temps, bien des années encore. Sur le papier, ce n’était pas mon nom. Non ce n’était pas moi. Alors je continue ma route. J’oublie tout ça. Je vis. Je vis pour une fois, parce qu’il n’est jamais trop tard, jusqu’au jour où on te le dit. Et là, il vaut mieux ne pas avoir foirer ce qu’il y a derrière.


Mac vs Pc : never give up


Hurry up!

Laura Prepon
   Laura Prepon

La fraicheur de la nuit pique le visage et les mains. Sur l’esplanade de la Défense, ils ont installé un marché de Noël. Les lumières de novembre, qui deviendront dans quelques jours celles de décembre, annoncent les fêtes de fin d’années. Celles que certains adorent, tandis que d’autres exècrent pour le sentiment de consumérisme ou de solitude qu’elles procurent. Les magasins se bondent peu à peu, j’observe de loin, je m’y prendrais certainement à la dernière minute, comme beaucoup d’entre nous. Is Christmas awesome? Definitely yes :

L’excellente comédie des frères Farelly, La Femme de ses rêves, apporte une bonne humeur pétillante. Ben Stiller remonte dans mon estime et je jubile de me tordre encore devant ce genre de farces américaines. Ni trop lourde, ni trop sucrée. Très au point, elle commence comme une comédie romantique un peu potache, se poursuit dans un feu d’artifice délirant de situations cocasses et hilarantes. A voir pour chatouiller les neurones.

Le téléphone sonne, je ne réponds pas. C’est encore J-L. Il parait qu’il a une su-per bonne nouvelle à m’annoncer. Je m’en fiche. Je ne suis pas une fille sympa, non.

Dans le tram, la fille d’en face lit Stratégies. Je trouve ça… très cliché. Qui lit Statégies à 22h30, vous pouvez me le dire? Pendant ce temps, je papote avec mon voisin rencontré deux secondes plus tôt. Ca dure deux stations, mais ça fait du bien.

J’ai entamé une nouvelle série. October Road. J’aime ce titre, je le trouve poétique. L’histoire? Celle d’un écrivain, qui après avoir déserté pendant 10 ans sa ville natale durant lesquels il a pondu un livre à succès (racontant des choses pas très jolies jolies sur cette fameuse ville), retrouve le bercail non sans quelques surprises. Son meilleur ami lui en veut, son ex-petite amie a un fils qui serait peut-être le sien. On dirait du… Dawson avec des personnages plus vieux. C’est troublant. On retrouve notamment dans cette série l’excellente Laura Prepon vu dans That 70’s Show (Donna)



Je manque un peu de dispo en ce moment. Désolée.


Sweet November

Kate Walsh
   Kate Walsh

Je reçois un mail de ma soeur, en provenance d’Istanbul, intitulé Brève de Turquie. Ces mots, ses mots, qui caressent chaque ligne. Je l’admire, elle, sa sensibilité, sa force, son courage, ses voyages, son indépendance, sa manière d’écrire la vie. Je l’ai bien dit à ma psy hier. Depuis toujours, je me suis sentie en compétition avec elle, non parce que je le voulais, mais parce qu’on disait sans cesse que j’étais bien moins qu’elle. Moins jolie, moins dégourdie, moins intelligente. Le regard des autres, c’est aussi celui avec lequel on se forge, celui qui nous plie à une certaine image de soi-même. C’est l’influence des jugements qui fait mal et nous fait courber parfois plus qu’on ne le devrait. Un jour, on finit par ne plus se faire écraser par le poids des regards, et l’on se construit, seul, sans influence, sans préjugé. Mais ma soeur, je ne crois pas qu’elle m’ait un jour mis sur un pied d’infériorité. Si nos dix ans de différence ont donné naissance à quelques différents, le temps a su rétablir l’équilibre. J’admire cette femme forte que je deviendrais je l’espère dans quelques temps. J’admire tout ce qu’elle est. J’irai la chercher vendredi soir à l’aéroport. Elle me racontera son voyage, je lui raconterai mon retour vers la vie.

Le psychiatre m’a assuré que j’allais bien. Faire mon deuil, continuer ma vie, ainsi devra se poursuivre mon histoire. Pas d’antidépresseurs, pas de consultations régulières. Je n’en avais pas besoin. Il m’a prescrit des anxiolytiques pour mes crises d’angoisse, mais il semblerait que je sois saine d’esprit, c’est plutôt rassurant. Je suis repartie de là, soulagée.

Le soir même, je revois ma psychanalyste, ma régulière, ma désormais confidente. J’ai croisé son regard, j’ai pu lire dans ses yeux. Elle parait plus aimable sans ses lunettes noires. Elle m’est sympathique, je lui raconte tout sans retenu. Elle est surprise par mon détachement. Oui en fait, j’ai passé des années et des années à analyser les membres de ma famille, à encaisser, à observer, à me taire. Je lui déballe mon sac. Les poids se soulèvent, s’abattent lourdement au sol, je les laisse par terre, ne me retourne pas.

La vie continue de tourner au bureau sans moi. De loin, j’accepte les mails de congrats des clients et apprends par un collègue que j’aurais certainement droit bientôt à une promotion. Je monte les marches doucement, suis upgradée comme on dit. Il y a au moins une chose que je n’aurais pas foiré dans ma vie.

Au cinéma, je me suis assoupie. Je m’en veux car le film était bien, même très bien. J’irais le revoir, par respect pour Ridley Scott. American Gangsters est un sacré bon film, j’en ai vu assez pour le dire.

Qu’on ne vienne pas me faire la morale sur l’amitié en ce moment. C’est un sujet qui fâche. Je n’ai plus 17 ans et ne rentrerai pas dans des histoires qui me donneraient l’impression de les avoir. On devrait pouvoir vivre sans blesser les autres. On devrait pouvoir expliquer pourquoi les gens s’aiment, se séparent, se rabibochent, splittent leurs chemins. Mais non. L’amitié/ l’amour même combat. Les relations sont guidées par les aléas. On devrait se décomplexer du fait que l’amitié ne ressemble pas à celle qui lie les ados prépubères des séries américaines. Qu’on arrête de dramatiser les relations humaines un peu. Ca va, ça vient. On sait tous que les vrais amis se comptent sur les phalanges d’un doigt.


Post it n°16 : bah ouais

Christina Applegate
   Christina Applegate

Ladies’ AfterJeudi soir. Soirée Ladies’ After, organisée par Angie, ma soi-disant sosie, qui en réalité, n’a rien d’une sosie, puisqu’ hormis le fait que l’on soit brunes et asiatiques, on ne nous confondrait pas dans la rue (et pourtant à deux reprises…) Une rencontre entre filles à la Villa de Chine, autour de quelques créatrices : bijoux, fringues, sextoys. Un mot : girly. L’ambiance est chaleureuse, malgré le peu de monde (les grèves frappaient encore). J’ai rencontré de nouvelles têtes, suis repartie avec un T-shirt La Fraise sous le bras et des gâteaux Michel & Augustin. Hum. Exquis. A mercredi/jeudi Angie!

Vendredi matin. La rencontre avec ma nouvelle psy. Etrange, car elle portait des lunettes noires. Des problèmes oculaires parait-il. C’est perturbant, mais on s’y fait. On s’y fait tellement qu’en 45 minutes, j’ai déballé mon sac sans scrupule. Je l’ai sentie un peu froide, mais c’est sans doute l’effet "je ne vois pas vos yeux". Elle parle peu, laisse des silences angoissants comme savent si bien faire les psys. Je suis face à elle, assise à la regarder, à chercher mes mots. Elle pose les questions qui font mal, me laisse parfois sans réponse ou bien confuse. Elle l’a dit elle même, que je suis confuse. Les choses se mélangent dans ma tête, je n’emploie pas les bons termes.  Je sens que cette psychanalyse-là va me prendre un temps infini. Car comme nous avons convenu, le but n’est pas d’oublier, c’est de comprendre. Pourquoi répétez-vous que vous êtes naïve? Putain de question. J’ai craché le morceau. Elle est dans la confidence.

Vendredi juste après la séance de psy. Je dévalise les rayon charcuterie du Champion, je remplis le cabas avec des brioches et du chocolat (OMG! le Lindt au Whisky, le meilleur selon moi). A la maison, je trouve du réconfort dans une comédie romantique, l’une de mes préférées, vue à la même époque il y a un an. The Holyday, avec Cameron Diaz/Jude Law/Kate Winslet/Jack Black.

The Holyday

Vendredi aprèm’, après la charcut’ party devant la téloche, je reçois un coup de fil de Gaïa, de passage à Paris. Débarrassée de ses béquilles depuis la veille, elle est descendue sur la capitale voir son homme et son prochain futur appart’ (voisiiiiiiiines bientôt!). Nous papotons autour notre coca/chocolat dans une brasserie adepte de la jolie musique qui ferait pleurer n’importe quel splénétique (combo Ben Haper+Jehro), puis essayons de trouver un bar où s’adonner aux joies du grog à la cannelle.

Vendredi soir. Je rejoins Milou au métro Corvisart puis nous fonçons chez Gladines manger basque en compagnie de Greg. Un délice. C’est convivial, bondée, pas cher, et on partage notre table avec des inconnus, c’est su-per sympa. A la porte, les gens se pressent, c’est comme dans le métro en mode grève, on peut à peine passer, les gens se bousculent en essayant de ne pas renverser leur gobelet de bière. C’est une excellente adresse à ne pas manquer.
Chez Gladines :
30, rue des Cinq Diamants 75013. Métro Place d’Italie
Tel: 01-45-80-70-10
A la sortie du resto, on fait la connaissance d’un groupe de jeunes hommes. Dans le lot, on rencontre Jean-Loup, un acteur québécois venu à Paris tourner Jacques Mesrine, avec Vincent Cassel. On finit tous dans un bar à la Butte aux cailles, jusqu’à pas tard pour discutailler et prendre quelques verres. J’ai bien amélioré ma descente du coup.

Samedi. Je déjeune avec le fameux Jean-Loup mais la journée ne fut pas agréable. En même temps, je me suis souvenue d’une chose que la voyante m’avait dit il y a six mois. Très forte celle-là. Elle voyait dans ma vie un homme divorcé. Ah bon?  Oui divorcé, il l’était, mais elle avait omis le fait qu’il avait 36 ans, qu’il avait deux gosses et qu’il habitait Outre-Atlantique. Malgré son âge, ça ne l’empêchait pas de se comporter comme un ado bien lourd, souhaitant à tout prix se faire une nana. Sauf que la nana c’est moi et qu’on ne m’emmerde pas comme ça, surtout au ciné. Au secours. Il n’y a rien de pire qu’un mec qui vous empêche de regarder un film, pendant que vous essayez de voir ce qui se traficote à l’écran. On s’est quitté juste après, j’étais soulagée. Je ne rappelerai pas. Ca c’est dit. Sinon Les deux mondes, c’est pas mal. Mais ça reste français. (qu’est ce que ça veut dire…)

Samedi soir. Agréable soirée. Intimiste. Personnelle. Confidentielle.

Dimanche. De retour chez les parents. Les cris, les engueulades, tout ça, mais je revois mes grands-parents avec plaisir tout de même. En retournant ma chambre, je retrouve des affaires stockées depuis dix ans : photos, dessins, lettres d’amour, copies du brevet. Je repars avec quelques paperasses. Je ne suis même pas nostalgique. Je pensais verser quelques larmes, mais tout cela m’a fait sourire. Et puis c’est tout. A la maison, je me fais Super Nacho avec Jack Black. Vous avais-je déjà dit que j’étais une fan inconditionnelle de Jack Black? Excellent comédie. A voir. A rire. A ne pas prendre au sérieux bien sûr.


La série que je regarde en ce moment. Samantha who?, avec Chistina Applegate (la blonde dans Mariés deux enfants). L’histoire d’une fille qui se réveille amnésique après un accident de voiture. Le problème c’est que la Sam d’avant était une fille détestable et que la nouvelle Sam doit composer sa vie tout en essayant de retrouver qui elle était… Pas mal dans le genre.


Colbie Caillat est une de voix féminines que j’aime écouter en ce moment. A 21 ans, cette californienne découverte sur le circuit MySpace est l’une des belles découvertes de cette année. Son album a cartonné aux States. Sorti dans les bacs chez nous le 8 octobre dernier, il ne nous reste plus qu’à nous laisser charmer par son album.



J’ai acheté l’excellent hors-série des Inrocks consacré aux Interviews et que je vous recommande aussi. Un kilo de culture comme ils disent. Que du bonheur.

Les Inrocks Hors-série (interviews)

Sur Facebook, j’ai retrouvé un ancien prof reconverti dans l’industrie musicale. It rocks! (les Acomiens, souvenez-vous de notre prof de marketing!) puis j’ai rejoins le groupe "j’écris mes sms dans un français grammaticalement correct" Oui, car récemment intéressée par un mec qui m’écrivait dans un français affreux, mais affreux, j’ai vite lâché l’affaire. On ne se refait pas… (oui putain elle est quand même bien chiante et exigente Su’…)


La folle vie

Hey. Bizarre cette histoire. Bref, je file déjeuner avec Jean-Lou et à mon retour, je vous raconte la rencontre avec ma sosie, pourquoi ma nouvelle psy porte des lunettes noires, où trouver un bon restau basque pas cher à Paris, mon après-midi avec Gaïa, et comment avec Milou et Greg, on a rencontré au coin d’une rue un acteur québécois de passage à Paris pour tourner avec Vincent Cassel. 


Insomnies [4h48]

Intenses dernières 24h. Je suis toujours là. Il s’est passé beaucoup de choses, ai appris beaucoup de choses, en ai dénoué aussi pas mal. Il y a des paroles qui ne sont pas agréables à entendre, mais qui au bout du compte soulagent quelque peu. On a beau être immature, il y a un instant où l’on bascule malgré soi dans le monde des adultes, qui, est tout sauf tendre. Je tenais à dire que je n’ai pas aimé un connard, mais un être humain, qui a ses faiblesses, ses qualités, ses défauts. Malgré ce que je laisse paraître sur ce blog, il faut lire parfois entre ma colère, ma fatigue, mon spleen et la rancoeur d’antan. Quels que soient les événements de ces 17 derniers mois, j’ai ma part de responsabilité, je lui ai en ai fait bavé, je ne suis pas moins coupable. Nous sommes sur un pied d’égalité. Ni victime, ni bourreau. Les deux tour à tour. Il m’a soutenu jusqu’au bout, à bout de bras, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, je lui ai cassé les membres à force de m’accrocher. Je n’ai pas su gérer la situation, j’ai fait pression, psychologiquement, jusqu’à l’esclavagisme comme il dit. C’est mon erreur. Notre histoire n’a pas été rose, elle ne ressemble pas à celles dont on rêve généralement, mais je pense qu’on s’est beaucoup aimé. Seulement, on n’était pas fait l’un pour l’autre. Lorsqu’il m’a avoué hier soir m’avoir effectivement trompée lors de notre relation, je me suis sentie triste, mais soulagée. Il y a des vérités qui blessent, qui sont bonnes à dire, qui vous libèrent d’un fardeau que vous trainiez depuis trop longtemps. Je ne suis et ne serai pas la première, ni la dernière cocue. Ce n’est pas grave. C’est une erreur humaine et c’est surtout c’est du passé, même si cette histoire là m’avait bouffée pendant des mois. Il m’a trompé et alors? On avait fini par emménager ensemble, il y a cru, moi aussi. C’était certe une erreur, mais une vie sans erreur… Ce n’est pas pathétique de croire, de se tromper, d’aller de l’avant ensuite, même si certains le font mieux que d’autres. Maintenant il faut laisser les choses s’en aller, le laisser tranquille, me laisser une chance, on s’en remet. Je voulais rester un peu idéaliste pas par naïveté, mais jusque que j’avais besoin d’y croire. De croire que la vie avait encore tant de choses à apporter. De croire encore que les gens sont ce qu’ils sont et qu’ils ne vous font pas intentionnelement du mal, qu’ils vous mentent pour vous protéger, comme il l’a fait, que la vie, ce n’est pas tout noir ou tout blanc, qu’au moindre problème, il y avait d’autres solution que d’appeler le Samu. Après tout, en discutant avec une amie, nous nous étions rendue compte que la vie n’avait commencé que depuis peu de temps. Pour moi avant l’obtention du bac, il n’y avait pas de vie. 6 ans seulement qu’elle a commencé. 6 ans, c’est dérisoire. Avant mes 17 ans, la vie coulait de source, après il a fallu la construire, c’était moins simple. Je me comprends.

Je vous remercie pour vos messages et votre soutien, vos mains tendues, vers cette fille encore petite et égoïste que je suis. Je remercie mes amis proches pour leur présence et leur dois surtout des excuses, à vous aussi d’ailleurs, pour les frayeurs engendrées.

Je ne suis pas loin, je prends un peu de repos, je me soigne, j’essaie d’être en paix avec tout ça même si la douleur ne s’effacera pas du jour au lendemain. Nous ne sommes que des êtres humains. 



dernier post. dernière journée. au revoir.


Je suis arrêtée quelques jours. Au téléphone avec mon boss et mon collègue, j’ai éclaté en sanglots. Je pleurais tout ce que j’avais à pleurer. Je ne sens plus mon corps. Lorsque j’ai vu ses photos à Lui, prise lors de nos premières vacances sur son profil à Elle, mon cerveau s’est décomposé. Vous avez sans doute déjà ressenti ça, je n’en soute doute, cette douleur atroce, mais atroce, pas celle d’un bras coupé, celle d’un coeur arraché à main nu et qu’on écrase en sautant dessus pieds joints. Ca pisse des larmes et du sang mais tout le monde s’en fout, putain tout le monde s’en fout.


Ca pisse le sang. Merde ça pisse le sang. Je veux pas me battre. Je suis épuisée.


Les joies de mon métier

Dans dix minutes, je forme une voyante à l’utilisation des services fournis par ma boîte. Non mais lolkikoomdrptdr comme diraient les jeunes de nos jours ;)

j’aime mon métier, j’aime mon métier, j’aime mon métier. Elle s’appelle Geneviève. Hahahaha. 

Je suis dans le rush. Je croyais que les gens étaient en grève. Pourquoi mes clients ne sont pas en grève? Demain lancement d’une grande campagne de marketing viral.

J’aime ma boite, j’aime ma boite, j’aime ma boite. 

Je vois… je vois… je vois… je vois que c’est tout pour le moment.


Crazy little thing called love

Californication

Matin, midi et soir j’y pense. C’est une petite obession qui grandit et tourne en rond, sur une mélodie dont je ne connais plus le nom. Il est 9h du mat’ et j’ai envie de me shooter à quelque chose. Au lieu de cela, je bouffe des clémentines en terminant la première saison de Californication. Hier soir, je me suis dit que je ne pouvais pas crever avant d’en connaître la fin. Ca serait trop con. Je ne sais pas quoi écouter. Pas de chansons tristes, c’est putain de pathétique, pas de chansons gaies, je ne me sens pas d’entrain à sautiller dans la maison. Un bouquin à écrire, c’est sur ma liste. Se rêver en haut des charts, avec son nom sur les étagères en file, cinq par cinq en bout de gondole, c’est ce dont je rêve, un rêve qui vaut des nuits blanches et une procrastination à foutre à la poubelle. Ne plus y penser déjà, et puis croire à ce que j’écris toute la journée sur mon carnet je peux y arriver, je peux y arriver, je peux y arriver. C’est comme une punition, ça nous rappelle l’époque où gosse, on faisait des conneries et qu’en écrivant des phrases de merde cent fois sur ces lignes sans intérêt, ça nous perforerait le crâne. J’ai un trou dans le cerveau, ça m’empêche de réfléchir. Avant de m’endormir, je me suis souvenue de ce qu’elle m’avait dit il y a six mois plus tôt, qu’on n’allait plus se voir un temps. Ah oui, c’était donc ça. Super. Super. Je viens de le dire tout haut, toute seule, comme une grande. Un temps c’est quelques semaines, quelques mois, quelques années. Un temps, c’est l’éternité, le jamais, le forever des histoires sans happy end. Enfin, je suis contente. Quelque part, si je n’étais pas névrosée, je n’aurais jamais voulu être écrivain. Ca en fait des histoires à raconter. Des histoires blindées de clichés, de nanas malheureuses à cause de quoi, d’histoires à la con. C’est banal. Mais la banalité vous entraine parfois sur des chemins que personne d’autre ne connaîtra. Une banalité extraordinaire et singulière. C’est comme un merveilleux malheur. Quel putain d’oxymoron. J’en boufferais bien des oxymorons. Les cours de littérature me manquent, de philo aussi. Quand j’étais au lycée, je voulais devenir prof de philo. Mais quelle importance. Mardi matin. Pas envie de bouger de la maison. Tout le monde fait la grève, les cheminots, les fonctionnaires, moi. Je n’aurais pas dû décrocher le téléphone hier soir. Maintenant j’ai tout débranché, tout éteint, je n’allume plus rien. je suis dans une bulle. Une bulle comme en 1984, avant de faire plop sur une table d’opération. Dans un peu plus d’un mois je vais avoir 23 ans. Je vais bien pondre un bouquin avant mes 25 non? Je vais pas crever avant hein? En 84 je suis née et j’aurais dû crever. Putain la médecine. Merci de m’avoir sauvée, d’avoir sauvé une névrosée, merci. Putain ils me font rire les médecins quand ils me disent vous en avez de la chance d’être sortie d’une méningite sans séquelle. Mon cul, ça se dit. J’vais aller verser ma névrose dans mon bol de céréales, je n’ai plus de lait. Fuck. Enfin, je ne suis pas là par hasard, sinon vous ne me liriez pas, n’est-ce pas.


Post-it n°16: F****

Il n’existe pas de guérison sans rechute. 


Quand Chuck rencontre Micky

Plusieurs choses m’ont faite rire ce matin.

Tout d’abord cette affiche : 

Porn cheeper than dating

Puis cette campagne, de Mike Huckabee, pour devenir président des Etats-Unis, avec en guest-star Chuck Norris. Oh oui, c’est très bon.



Pour finir, un petit film animé, réalisé par Michael Lewicki de Vancouver Film School, intitulé Happy, so cute, pour changer.



Let’s begin this new day happily!


Post-it n°15: Whatever

Private Practice
   Private Practice

Est-ce que mes parents ont vu que dans ma bibliothèque j’avais un dvd intitulé Pervert. Un petit bijou acheté une semaine plus tôt dans la boutique officielle de Mad Movies, Movies 2000. Un film, soi-disant d’horreur, avec des nichons à tous les plans, du sexe, du sang, des filles nues, du drapeau américain flottant en plein désert, un pénis qui parle, de la réplique culte (Mon pénis l’a tuée!), des fous rire en sachets, et surtout en tête d’affiche, la fameuse Mary Carey, candidate aux élections pour devenir gouverneur de la Californie (si si rappelez-vous!). A prendre au 298ème degré, cette petite pépite issue de la sexploitation mérite son coup d’oeil. Il dort bien au chaud entre mon coffret collecteur Ghost of Mars et celui de David Lynch. A me demander si vous êtes dans le coin ;) Le site officiel est aussi kitch que le film…

Pervert

Ma mère pense que je m’affame. Ma mère qui m’a trouvé trop grosse, me trouve maintenant trop maigre pour être honnête. Ma mère fouille dans mon frigo pour voir si je m’alimente, veut faire ma vaisselle, repasser mon linge, me prend dans ses bras c’est tout ce que j’aime.

Le week-end. Ce moment privilégié où l’on peut passer du temps à se prélasser dans un fauteuil et regarder des séries américaines jusqu’à l’overdose. Mon petit top de cette fin de semaine :
1. Grey’s Anatomy (OMG!)
2. Private Practice (it rocks!)
3. Californication (mon vrai coup de coeur! Je préfère Hank à Mulder et puis sa fille, copié-collé d’Emilie the Strange, so sweet…)
4. How I met your mother (always funny)

Californication
   Californication

Il m’en reste quelques unes sous le coude, dont Big Shots, Samantha who, October Road.
Que j’aime ces moments girlys, passées avec moi et moi-même… A danser, rire, chanter, pleurer devant des trucs à la cons, me retrouver, faire un break, souffler, m’apaiser. C’est mal d’aimer la solitude? Je me suis même surprise à éclater de rire en mangeant un Flamby. Ca doit être bon signe non?

Il y a beaucoup de choses derrière moi désormais. Un bout de vie que je ne veux pas remuer toutes les 48 heures. Un ami m’a appelé hier pour prendre des nouvelles, s’inquiètant de l’annulation de ma crémaillère. Certaines de ses paroles m’ont secouée. Et c’est dans ces moments-là où vous vous dites que vos amis sont le meilleur miroir de vous même. "La fille que je vois lorsqu’elle est au plus mal, c’est une fille désespérée qui ne tient plus à la vie. Tu as perdu cette petite flamme." La seule chose que je voulais réellement c’était la rallumer, au plus vite, pour ne pas gâcher tout ce temps. Tout ce foutu temps. Je tenais à la vie, je haissais le fait de m’enliser dans la banalité, le pathos, dans une vie trop ordinaire.

J’ai fait une liste. Faire des listes aide à visualiser les objectifs que l’on souhaite atteindre. Visualiser ce que l’on veut, c’est déjà faire un premier pas vers son obtention (ça se voit que je me suis bourrée de bouquins de psycho non?) Cette liste est constituée de 10 points, tous réalisables. Je me donne entre 6 mois et un an pour y arriver. Pas un jour de plus. Car dans un an, j’aurais d’autres envies, d’autres désirs, d’autres départs.

Chez moi, j’ai l’impression que rien ne peut m’atteindre. Je me sens comme dans un cocon, un cocon dans lequel j’élabore des rêves, des plans, pas sur la comète. Home sweet home, c’est bon de se sentir chez soi.

Ca m’a fait du bien de revoir mes parents, après ce qui s’est passé ces derniers temps. Ils ne savent pas, mais je sais qu’ils sont là. Ma soeur, à Istanbul pour les vacances, me soutient de loin, mais le réconfort est bien là. Si pour certains les valeurs familiales étaient obsolètes, je ne pouvais manquer de penser que j’avais grandi dans une ambiance où cette dernière était omniprésente. Depuis toujours je suis choyée jusqu’à l’étouffement, et mon père, devenu orphelin très jeune a toujours su me guider, même si je ne l’ai pas toujours écouter. C’est normal de se sentir étouffée lorsque vous avez des parents qui vous appellent tous les jours, trois fois par jour, mais après tout, sans doute, quelque part, j’avais besoin de cette présence.

On finit par des images kro meugnonnes?


A Propos

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