Archives pour janvier 2008


Delain à la Boule Noire

Delain

Vendredi dernier à La Boule Noire. Jadallys ouvre le bal. C’est la première partie la plus insupportable à laquelle j’ai pu assister. La chanteuse, certainement sous acides, piaillait à n’en plus finir des chansons dont je ne me souviens ni l’air, ni les paroles. Je souhaitais seulement que cela finisse au plus vite. Exhortant le public à faire des gestes de la main pour rentrer dans son univers, nous restions de marbre, sans bouger d’un pouce si ce n’est pour nous frayer un chemin entre deux bousculades, car la salle, comble, laissait peu de marge de manoeuvre.
Delain

Delain est arrivée et là, ce fut le coup de foudre. Hypnotisée par le charme naturelle de la chanteuse, Charlotte, j’étais littérallement captivée par son charisme. Elle semblait timide, sourait avec un trac palpable, remerciait à tour de bras le public qui acclamait le groupe (qui d’ailleurs avait fait la première partie de Within Temptation l’année dernière).  Le concert s’est achevé trop rapidement, malgré le fait qu’ils aient interprété l’intégralité de leur album, Lucidity. Seul regret, la musique était trop forte et parfois je me demandais si ça ne chantait pas faux. Bref, même avec ça, j’ai sur-aimé le show. Très bon public, loin de ce que j’imaginais. Ce fut un agréable moment que je n’hésiterais pas à réitérer s’ils repassent.
DelainDelain

A la fin du concert, avec So’, on est même acheté leur album (oui très bon public j’avoue), et séance de dédicaces à l’appuie, j’ai récupéré le dernier poster du concert.

DelainDelainDelain

Les vidéos du concert

Ma préféré. Frozen.


When Will Ferrell meets his landlord

Je ne me lasserai jamais de cette vidéo. Cette petite Pearl est vraiment choute.


Note en douce

Dans le TGV. Je traverse des contrées brumeuses et des terres gelées. Le paysage m’est inconnu. Il me semble que l’éloignement de la capitale me donne une sensation de dépaysement inespéré. Cela fait déjà deux heures que je roule, roule et roule encore. Un des voyageurs ronfle trop fort, d’autres passent et repassent pour aller s’abreuver au bar. Le jour se lève doucement et j’aperçois les arbres nus, bordant des champs habillés de blanc. Jusqu’à perte de vue, parfois il n’y a rien. Loin de Paris, je me sens bien.


Postcard from Paris

Amy Acker
   Amy Acker

Fin de semaine éprouvante. Lever à 5h demain matin pour choper un train à 7, gare Montparnasse, direction Vannes. 6 heures de train dans la journée pour 2 heures de formation. Je ne sais pas si en arrivant je serais vraiment fraîche pour former tout ce petit monde. Je ne connais pas la ville, ni les gens, ce qu’il y a à faire là-bas. Je prendrais quelques clichés pour la peine. J’arrive à Paris un peu après 19h. Je fonce direction la Boule Noire pour assister au concert de Delain avec So’. J’ai hâte. Ca fait plus d’un an et demi que je les écoute. Je sens que ça va être orgasmique même si je crains un public de gotho-pouffes.

Samedi midi, déjeuner avec Célinette, le soir même on festoie à la tartiflette avec les keupins.

Sweeney Todd

Dimanche, voyure avec Caro et ça fait bien plaisir de voir les gens de la blogosphère. C’est d’ailleurs grâce à elle que j’avais vu en avant première Tim Burton et Johnny Depp à la projo de Sweeney Todd. Film à la fois éclatant et étonnant, puisque comédie musicale sombre et gothique dans laquelle Tim lâche tout son génie. Le jour suivant j’avais vu les très impressionnants Jack Nicholson et Morgan Freeman. Je vous conseille de courir voir Sans plus attendre à sa sortie car c’est un film qui m’a enchantée. Rob Reiner mérite qu’on lui tire notre chapeau. Ce film à la fois drôle et émouvant vous colle un putain de sourire lorsque le générique de fin apparait tout en vous arrachant à la volée une larme discrète. Depuis je n’arrête pas de faire des listes de choses à accomplir comme si j’allais mourir demain.

La semaine dernière, j’ai diné avec Angie, ma pseudo sosie, rappelez-vous. Après avoir été voir Détention Secrète (OMG, Jake Gyllenhaal est toujours aussi beau), on a bien discuté. C’est agréable de passer du temps avec une fille qui s’intéresse à autant de choses. Et si vous lisez son blog, ce n’est vraiment qu’une partie infime d’elle. J’ai même été étonnée d’apprendre que c’était une passionnée de Formule 1. Comme quoi, nous bloggueurs, ne laissons paraître que peu de choses. S’arrêter à ce que nous écrivons, c’est un peu comme juger un livre à sa couverture sans en lire le contenu.

Lundi soir, retrouvailles avec ma psy. Retour de vacances pour elle, confessions intimes pour moi. Ca va me faire du bien. Je ne l’ai pas vu depuis la mort de mon grand père.

Mardi, Paris Blogue-t-il. Ca va être sympa. Bon je ne vais pas vous exposer mon agenda non plus. Si ce n’est que prochainement je vais voir Plain White T’s et Les Smashing Pumpkins en concert, Anthony Kavanagh également pour son nouveau One Man show. Comme je disais à Marc, mon collègue, je suis bookée jusqu’en février. Il se marre parce que je clame avec conviction que je n’ai pas le temps d’avoir un mec. En fait, c’est surtout que je n’ai pas envie de répondre aux invits. C’est vrai que si j’le voulais, je trouverais bien une petite place… En fait, avoue qu’ils ne te plaisent pas… Non c’est pas ça. Y en a même un qui m’envoie des croissants virtuels le matin… L’autre compte le nombre de x lorsque j’écris bisouxxxx. De mon côté je rêve d’autre chose. Je ne m’empêche pas de débarquer chez quelqu’un à 23h par impulsion pour boire des gins aux dragibus (n’est-ce pas, celui qui se reconnaitra sans doute ;) ) quand je suis vraiment motivée.

L’autre jour avec Lui, on est allé voir le dernier film de Pierre Morel en avant-première (Taken). On a chopé les places par chance. Le film sort dans 8 mois, produit par Europa Corp (oui tout de suite ça donne moins envie), et pourtant pour un film co-écrit par Luc Besson, c’est moins mauvais que ce qu’on pourrait imaginer.

Ah oui, on avait vu en avant-première également Il y a longtemps que je t’aime pour le label des spectateurs UGC. Je ne sais pas s’il aura le label, mais en tous cas, c’est un très beau film français dans lequel on retrouve Elsa Zilberstein et Kristin Scott Thomas. Cette dernière joue le rôle d’une femme qui retrouve sa soeur après avoir passé 15 ans en prison. Poignant. Sortie le 13 mars.

J’écoute Beirut là. C’est beau. Ca donne envie de s’allonger dans l’herbe et de regarder les nuages danser sur fond bleu.

Presque un an déjà après notre rupture, je me sens plus légère. Je vis bien le célibat et je m’en étonne toujours. Il y avait un temps où je n’aurais pas pu. Mais je me rends compte que l’âge, l’indépendance, à la fois familiale et financière, permettent de se détacher d’une solitude qui aurait pu être pesante mais que j’aime comme une compagne fidèle et réconfortante. Je vis, même si ce n’est pas à deux. A plusieurs, c’est bien aussi. Les amis c’est important.

J’ai été voir Into the wild et ça a été une grosse claque. En fait, je n’ai pas vraiment de mots pour décrire ce que j’ai ressenti, mais c’est comme si chacune des images et chacun des mots qui s’y posent vous remplissaient d’une force indescriptible.

Le grand truc de ma mère en ce moment, c’est de me caser. Mais je déteste par dessus les histoires arrangées. Il y a deux hommes sur sa liste. Comme si j’avais besoin de ça! Surtout que ses arguments n’agissent pas sur moi. Il semble qu’elle me connait encore mal. Elle dit qu’ils sont de bons partis, qu’ils ont de l’argent. Non mais non. Je lui répond calmement que je gagne bien ma vie et qu’en fait je m’en fiche un peu de leur soussous. Je ne veux pas jouer dans un Bollywood. Il faudrait que je danse et chante en plus?

La bonne nouvelle du mois, c’est que je vais bientôt avoir mon Mac Book pro et que je vais pouvoir faire du montage vidéo propre et polluer ce blog de vidéos. Haha.

Je suis contente que ma Gaïa soit bientôt parisienne :) 

Je fais bientôt une raclette chez moi. Qui vient?


Heath Ledger - une pensée.

Heath LedgerJe l’ai vraiment découvert dans Chevalier. Je l’ai adoré dans Brokeback Mountain. J’étais contente de savoir qu’il était avec l’actrice Michelle Williams. Un peu triste à leur séparation l’an passé. J’avais hâte de le voir dans le rôle du Joker dans le prochain Batman. Et puis ce matin, lorsque j’ai appris sa mort, ça m’a électrocuté. J’avoue ma tristesse, il n’avait que 28 ans et je suppose qu’il aurait eu une belle carrière. C’est un acteur que j’appréciais beaucoup. Je passais en coup de vent pour la news. Si vous voulez des détails sur son décès c’est par ici.

 

 

 

 

 

 

 

 



Démask’

Je trouve ce playback très mauvais. Surtout après la chute!


En mode écriture automatique

On s’accroche à tout à rien. Je ne sais pas combien de temps ce blog restera en vie. Il est sous perf. et respire artificiellement. La vie va trop vite et le temps manque, c’est tant mieux. Je vis, dans ce monde réel et non plus derrière mon écran. Hier, après la séance de 30 jours de nuit, magnifique film de vampires descendu par la critique, avec V., nous sommes allés gambader au Virgin des Champs Elysées jusqu’à 23 heures passées. Après avoir acheté mon premier CD depuis dix ans (Jane Weaver, sublime), j’ai dévalisé le rayon manga en rachetant des Taniguchi et commencé la série 20th Century Boys. Autre raison pour arrêter ce blog : c’était mieux avant. Comme on dit, comme un ptit vieux. D’avantage de liberté d’expression, moins de chichis pour dire ce que je ressens. Maintenant c’est différent. Les proches me lisent, ceux que je côtoie dans la vie de tous les jours, forcément, c’est moins évident pour vider mon sac. Déjà que dans la vraie vie, cela déclenche des avalanches. J’ai passé un week-end mitigé. Revoir ma famille est désormais apaisant, comme un cocon protecteur, face aux agressions de la vie courante. En août, je pars trois semaines au Vietnam. Après 23 ans, c’est le premier retour au source. J’aurais bien voulu qu’il vienne avec moi. Ca fait plusieurs semaines que je fais ce rêve récurrent de le présenter à mes parents, c’est étrange. J’ai voulu lui écrire une lettre pour lui expliquer, mais à trois heures du mat’, cette nuit, j’ai rechigné à sortir de sous ma couette pour coucher ces mots qui se bousculaient dans ma tête. Je le ferai cette semaine. La vie, cette improbable. Rien n’est impossible à mon sens. Je vois des garçons, mais je n’ai plus trop l’habitude, je me trompe dans les prénoms, de confonds les personnes, je traine un peu des pieds, je préfère la solitude. Non, ce n’est pas bien. La plus grande déception de ma vie, j’y ai pensé hier. Le post s’achève ici. Une histoire d’auto-censure. C’est ce que je disais, c’est chiant. Mais sinon, en ce moment, malgré un blues envahissant, j’aime ma vie. Voilà, c’est dit.


Big bisous?

D’un coup d’un seul, je me suis sentie tombée. Une chute brusque en pleine rue, en pleine nuit, en plein milieu d’hiver. Ce n’était rien, si ce n’est une égratignure supplémentaire, qui faisait moins mal que d’habitude. J’avais la tête qui tournait et un goût d’amertume titillant la langue. Je les vivais bien mieux, ces essouflements qui ne passaient pas la nuit. Il suffit d’un moment d’inattention et les rêves, les espérances s’envolent papillonner je ne sais où, pour revenir un instant plus tard. Ce n’était point de la cyclothymie, car je n’aimais pas m’enliser dans cet état que j’allais jeter aussitôt dans un sommeil profond. Je me sentais lasse de cette course sans fin et sans fond, ce cheminement à contre-courant, qui ne donnait aucun résultat. De loin je voyais tous les autres franchir la ligne d’arrivée tandis que je continuais de courir sans trouver la mienne. J’ai laissé couler les larmes sans retenir, et noyées avec les torrents de ma douche, je me sentais lavée d’une peine passagère. Au petit matin, j’avais tout oublié, la vie recommençait.

Je viens d’apprendre que Carlos est mort. Encore un qui vient de se faire foudroyer par un cancer. 64 ans, c’est jeune tout de même. Une pensée pour celui qui aura bercé nombre de nos enfances.


The Bigger they Hit, The Harder They Fall

300. Oh oui 300. Les mecs aux corps bien huilés qui feraient se pâmer n’importe quelle nana. Hum, sauf moi, ce n’est pas mon truc les mecs sans un poil sur le torse. Donc, et si on en faisait une parodie? Comme si les blockbusters ne donnaient pas envie d’être détournés. On prend 300, à l’affiche, on y colle Michael Arnona, Diedrich Bader and Carmen Electra, et ça donne Meet The Spartans :



Et voilà.

Sarah Michell Gellar
   Sarah Michell Gellar

La semaine dernière fut chargée, celle-ci pas moins. Je n’ai pas le temps. Trois avant-premières cette semaine, une pour le label des spectateurs UGC et deux autres qui, grâce à Caroline (merci encore!), me donnent la chance de voir Tim Burton et son équipe lors de la projo de Sweeney Todd, ainsi que Jack Nicholson et Morgan Freeman pour le prochain film de Rob Reiner, Sans plus attendre. Une semaine très cinéphile, dans la lignée de la précédente où j’ai pu voir par ordre de préférence :

1. Reviens-moi
2. XXY
3. Dante 01

Mis à part les deux premiers de cette liste, Dante 01 me laisse un assez mauvais souvenir. Décidément fâchée avec la SF français, je ne suis toujours pas convaincue que celle-ci puisse me séduire, surtout après la déception engendrée par Edenlog. Caro n’aurait sans doute pas dû se séparer de Jeunet.

Je suis rentrée ce week-end passer le bonjour à mon grand-père. Il faisait beau, on a pu emmener ma grand-mère au cimetière. Avec ma soeur, on a soigneusement nettoyé sa tombe, avant la gravure cette semaine. Je me sens proche de la famille avec laquelle les engueulades s’amenuisent. C’est bon signe. A la maison, on parle de d’esprits, de croyances ésotériques. Exemple. Le troisième jour de la mort de quelqu’un, tu fais courir une poule autour de sa tombe, dans le but de convaincre le mort qu’il est bien mort. Le soir même, avec un peu d’audace, si tu te rends au cimetière, vtu pourras voir le mort assis sur sa tombe. Ma soeur et moi sommes friandes de ces histoires. Dans mon pays, le retour des esprits est fréquent. Plusieurs membres de ma famille en témoignent.

Au boulot, ça ne se presse pas. Les gens n’ont peut être pas désaoulé depuis le premier de l’an, pourtant, on est bientôt milieu du mois de janvier. Je perds le rythme, parfois de motivation. Certains matins je sens mon élan ralentir, mon ambition mourir à petit feu, mais je reste en course.

Je viens de terminer le livre polémique sur les coulisses du JT de TF1 : "Madame,Monsieur, Bonsoir". Ca se lit facilement, pas de la grande littérature, mais on a l’impression d’entrée par la grande porte pour lire tous ces ragots. PPDA despote, Pernault spécialiste de news de la France profonde, Claire, la Marie Antoinette de la rédac’. Ca se lit vite, ça ne donne pas envie de travailler un jour TF1, encore moins de regarder le 20h sur cette chaine qui accueille Jospin avec dédain, La Pen comme un prince.

Bonne journée.


Do you think there’s a Heaven

Cat Blanchett
   Cate Blanchett

J’ai arrêté de me dire "oh mon dieu je pleure", chaque fois que j’ai un débordement de sensibilité. J’ai arrêté de compter les jours où je vais bien car le bien est désormais la vie.  J’ai cessé de maudire le passé, l’ennemi, autrui, les mauvais côtés que j’ai. J’accepte ma part d’humanité et endosse les responsabilités qui sont miennes, rejette celles qui sont surfaites.  Je ne suis pas Atlas, je ne porte pas la vie des autres et veux que la mienne ne soit plus un fardeau. Je regarde le futur comme une tableau où l’enfer ce n’est plus moi. Je suis capable de changer et ça fait quelques semaines que j’en suis désormais convaincue. Oui c’est sûr, avant d’ouvrir les yeux, j’allais mal et j’aimais m’enliser dans cette merde. Il y a des jours où je me forçais à pleurer, à haïr, à tomber pour qu’on m’aide à me relever. Maintenant que de ma propre main je dessine les contours de l’avenir, maintenant qu’avec mon cerveau, je contrôle si je vais bien ou pas, je construis cette vie dont j’ai tant rêvé. Et s’il y a toujours des gens qui vont essayer de vous couper dans votre élan, qu’importe l’issue, la réussite c’est de s’épanouir pour soi-même et les gens qu’on aime, laissant aux autres le soin de croire qu’ils connaissent mieux la vie que nous. Après avoir beaucoup lu, j’ai accepté que le passé ne faisait pas l’avenir, qu’il y avait un bouton reset et que le nouveau départ c’était tous les jours et pas seulement après une mort psychologique certaine.  Il y a toute une vie devant et la réussir c’est de laisser derrière soi le souvenir d’une vie meilleure. Jalonnée d’erreurs, la vie peut être impitoyable. Au cours de la dernière année, j’en ai commis pas mal. Je me suis excusée, j’ai écris un mail à quelqu’un à qui j’avais fait un mal immense dans un grand élan d’égoïsme. Au petit réveil, son mail de pardon m’a libérée. Les chaînes se défont peu à peu. C’est en aspirant à une vie meilleure qu’on l’obtient et peu importe le reste. Une chose est sûre, pour la première fois depuis 5 ans, je suis en paix avec moi-même.


La fin n’est qu’un début.

Le plus difficile est sans doute passé. Le couvercle du cercueil se refermant sur son corps inanimé, ils ont tout scellé, c’est ainsi, c’est la vie, la mort soufflant le froid sur des années de souvenirs, congelés dans ma tête, décongelés pour rafraîchir ma mémoire. J’aurais vécu 23 ans de ma vie avec lui, mais nous avons l’éternité devant nous. Il m’a accompagné dans toutes les étapes de l’enfance et de l’adolescence, au club de gym, au dojo, au conservatoire, au collège, au lycée, à la gare, en vacances, sous la pluie, à midi, en Normandie. Comme me l’a dit très justement un ami, la vie est un cycle, on finira pas se recroiser. Le visage paisible, il semblait juste endormi. Je l’ai trouvé incroyablement beau, dans son costume. J’ai tenu dans mes bras son portrait lors de la dernière bénédiction. Il y eut les chants, les pleurs, les sanglots étouffés, les larmes roulant timidement le long des joues pour s’abattre froidement sur le manteau, la messe en vietnamien, quelques voisins, les amis et la famille réunie. Ma nourrice est venue m’embrasser, elle qui m’a vue grandir, trois étages au dessus de mes grands-parents. Un drapeau français recouvrait son cercueil. Ca a étonné les gens, mais il était ancien combattant. C’est pourquoi. Et puis il y a eu ce lancer de pétales de roses au fond de la tombe. J’ai pleuré, doucement, j’ai pleuré parce que j’ai réalisé d’un seul coup que son corps reposerait désormais quelques pieds sous terre et que je ne le prendrai plus dans mes bras. La vie supplante la mort, malgré la nostalgie, la tristesse. Merci à ce grand-père qui fut pour moi un modèle de générosité, de courage, de parent aimant. Merci d’avoir fait de moi ce que je suis, merci de m’avoir inculqué tes valeurs, de m’avoir transmis ta vitalité, d’avoir vécu ces 23 premières années de ma vie à mes côtés, merci de passer toutes les suivantes dans mes pensées. Merci de m’avoir donné l’espoir et le courage de bâtir une vie meilleure. Merci d’avoir laissé derrière l’image d’un homme bon et juste. Je t’aime, maintenant et à jamais. On se reverra quoiqu’il en soit.


[.]

Il est parti. Comme toute tristesse indicible, ce soir, je n’ai rien à dire.


Mon grand-père, ce héros

Voir les gens qu’on aime partir peu à peu, un temps ou pour longtemps, provoque ce mélange de tristesse, d’égoïsme, de solitude, de prise de conscience. La mort fait partie intégrante de la vie et après avoir tant craint cette dernière, je crains l’autre pour les proches. La maladie qui vient, qui va, qui prend en otage ceux qui nous sont chers, les plus vieux, ceux qui nous ont vu grandir, ceux qui nous ont élévés, ceux qui nous seront enlevés plus tôt que les autres. Je vis tout cela impassible et choquée à la fois, de me rendre compte que c’est sans doute bientôt la fin. La fin d’une époque, pour ma famille, pour moi, surtout pour ma grand-mère qui peine à croire qu’elle pourra survivre quand l’être aimé sera parti. Les cris, les pleurs, les lamentations n’y changeront rien, ne soulagent pas, tirent plus vers le bas. Les heures, les jours, les mois sont longs. On s’accroche à une guérison, un miracle, une possibilité de retrouver une vie d’avant. Mais il n’y a aucun avant, car le présent bouffe tout et pire le futur n’accepte aucune certitude. Nous ne sommes sûrs de rien, de son état, de l’évolution des choses, d’une chance pour que mon grand-père sorte de son coma. La médecine n’étant pas une science exacte, la suite de l’histoire le dira. La journée d’hier fut vécue de manière iréelle. La horde de pompiers débarquant chez mes grand-parents, mon grand-père semblant plus proche de la mort que de la vie, le médecin, dans un élan d’honnêteté nous demandant de nous préparer. Quand bien même, la préparation est douloureuse. On est là, ravalant nos larmes ma soeur et moi, gardant la face devant la famille, mais je vois bien qu’au fond, le ventre noué, on subissait cette tristesse de l’intérieur. C’est ainsi, on attend, on accepte, on comprend, que c’est un processus naturel et que malgré la douleur, il faudra continuer à vivre et continuer d’aimer aussi fort ceux qui partiront , encore plus ceux qui sont en vie. Et malgré les dernières images de ce grand père tant aimé, allongé dans ce brancard, inanimé, trop maigre, je préfère me souvenir de cet homme plein d’entrain, avec lequel j’ai grandi, qui m’emmenait à l’école, qui riait fort à table, symbole de mon enfance heureuse. La vie et la mort se mélangent. La tristesse et le soulagement se soutiennent. L’attente est nerveuse mais nécessaire. Un souffle s’en va et revient dans chaque souvenir heureux. Il n’y a rien à regretter, rien à oublier, mais un homme à soutenir et à aimer.


L’optimisme me brûle les mots

Naomi Watts
   Naomi Watts

Pareille à l’histoire du verre à demi vide ou à moitié plein, c’est une question de point de vue. On enterre 2007, essouflé, épuisé, heureux, soulagé. C’est une fin, aussi un recommencement, les deux mis bout à bout créent une happy end ou un joyeux beginning, selon. C’est dans la joie et l’excitation que je traverse la route et me retrouve désormais du bon côté, celui duquel on voit ce chemin tracé devant, sans se préoccuper le moins du monde des accidents personnels qu’on laisse derrière nous. J’ai passé le cap avec Lulu que j’embrasse fort. A minuit, j’étais à Lyon, j’ai pensé youpi, c’est fini, bonjour la nouvelle vie, les résolutions tenues cette fois-ci, les rêves à définir pour être accomplis. Dehors quelques klaxons, deux trois cris, intérieurement, c’était l’extase, le feu d’artifices, la lumière qu’on allume au fond des yeux sombres. Que pourrais-je vous souhaiter de mieux que d’aborder cette nouvelle année de manière positive, car c’est un premier pas vers une belle et heureuse année, puis comme d’hab’, une santé d’enfer pour pouvoir se permettre mille folies, assez d’étoiles dans les yeux pour vous éclairer la route en direction de vos rêves les plus chers, l’audace de vous dire heureux et l’être pour de bon, la bonne humeur constante pour braver les pires emmerdes. Des bisous, un sourire sincère et je lève mon verre à 2008! A vous, à nous, à la vie.


A Propos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Un sushi dans mon lit pour le mois de janvier 2008.

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