Jeune écossaise de 20 ans, Amy (pas Winehouse) Mc Donald est une song-writteuse pop indie (oui encore une!) qui a sorti son premier album, This is the life, l’été dernier outre-manche, signé avec le label Vertigo (Razorlight, The Killers). Elle revendique ses influences du côté des Libertines ou encore des Rolling Stones, rien que ça. Certains la comparent avec KT Tunstall ou encore Sandi Thom, mais je dirais en écoutant son premier opus qu’il y a un petit côté folk oldschool attachant qui donne envie d’aller courir dans la prairie nus pieds. En écoutant Mr. Rock and Roll, je me suis même demandé country ou pas country? Ca fait du bien lundi matin. On écoute. Son MySpace.
Ce matin, j’ai croisé le sosie de Romain Duris. De toutes façons, je n’arrête pas de croiser des gens qui se ressemblent ou peut être que j’imagine toutes ces choses. Je n’arrête pas d’imaginer des choses. J’ai reçu un mail il y a une heure ou deux, je ne sais plus, le temps n’est plus ce qu’il est depuis que je me bastonne avec mon client danois. Deux lignes. Deux lignes qui m’ont laissé un goût de merde dans la bouche quand je les lis tout haut. Le cafard s’est jeté sur moi, me bouffe le cerveau, font de mes neurones un tas de déchets. En fait, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, compatir ou m’exaspérer devant son ardeur pathétique à grimper une montagne qui n’a pas de sommet. Pourquoi se fatiguer. Je ne pense rien, rien d’autre que la vie n’est vraiment pas clémente avec les faibles, parce que ceux-là se font écraser par leur propre faiblesse et finissent par se faire mal tout seul. Je suis faible également, mais je n’essaie pas de l’étaler au grand jour, je me la garde et me la fous là où je pense. Je veux conserver un semblant de dignité. Je me suis trop mise à genoux par le passé pour pouvoir accepter qu’on le fasse avec moi. Je suis spectatrice et quoi que je dise, l’autre en face n’écoute que son espoir foutu d’avance. J’ai envie de lui crier de se trouver un champ d’orties pour aller jeter tout ce qu’il peut et dégonfler cette effusion de sentiments qui finit par rendre lourd chaque mot divulguer. Non mais je vous l’accorde, c’est beau l’espoir, moi aussi j’en ai plein ma besace pour tout type de situation. J’ai un espoir pudique que je ne dévoile pas, parce que ça ne se fait pas! Dire tout haut qu’on espère, c’est comme montrer ses seins ou son cul. Je ne veux pas de tout ça, surtout en ces temps de nomadisme sentimental où je trouve si peu mes repères. Je suis un connard et il est conseillé de ne pas s’attacher aux connards.
C’était simple, oui certains jours, la vie glissait doucement sur ma peau et ne faisait plus mal, ne donnait plus de coup dans le ventre comme un enfant en colère. On avait lu et relu ce bouquin qui nous avait changé la vie et chaque fois que je me sentais vaciller, je rouvrais un chapitre, je buvais chaque ligne pour étancher mon spleen. C’est Célinette qui, il y a quelque mois m’en avait parlé, et depuis, je l’ai conseillé à d’autres, jamais déçus par cet ouvrage qui nous aidait à changer notre vision de cette existence que l’on ne pouvait plus porter comme un fardeau. Les choses sont devenues de plus en plus simples et certains matins au réveil, je pense qu’il est tellement facile d’être heureux lorsqu’on apprend à manier habilement les ficelles de ce bonheur subtile, que cela n’était qu’une question d’habitude. Comme la fâcheuse habitude qu’on a de se dire déprimé ou malheureux ou névrosé, autant de qualificatifs qu’on s’impute parce qu’on a rien d’autre à foutre de son temps. On s’invente les postures pour, on se complait dans cet était dont il n’est pas si complexe de sortir. On devrait en faire une discipline scolaire, car j’aurais aimé dès mon plus jeune âge apprendre à gérer mes émotions, à encaisser les coups et savoir rester maître de ma vie. Car les pires chutes sont celles où l’on se sent déposséder de soi-même.
Alors depuis, on se sent capable de tout, même dans les moments difficiles, on est persuadé de pouvoir passer le cap, même si au fond une boule de colère et de tristesse pouvait nous pourrir le sang. On arrive à en rire sur l’instant et non plus dans dix ans, c’est très excitant. Ce n’est pas un livre sur le bonheur, mais sur sa recette et les ingrédient nécessaires pour construire une vie réussie. J’avoue qu’il est difficile au quotidien de s’en tenir à tous ces principes, mais beaucoup de choses avaient changé depuis qu’on avait lu ce bouquin, ça nous avait fait travailler les méninges, on avait retourné nos vies dans tous les sens. Bien sûr, on pouvait ne pas prendre au sérieux ces bouquins de psychologie à deux balles où un Américain, certainement fortuné, nous apprend à devenir meilleur et réussir ce qu’on entreprend. Après tout, était-il plus stupide de lire ce genre de choses que de passer toute sa vie à pleurer sur son sort. Quoiqu’il en soit, plus j’avance, plus j’approuve le postulat de base : on peut obtenir la vie dont on rêve. Ca fait plusieurs semaines qu’avec ma meilleure amie on se dit ‘mince, c’est trop facile’, même si souvent on s’engouffrait dans des histoires rocambolesques.
Et hier soir aussi, je me suis dis que je l’avais déjà vécue cette scène, je l’avais sans doute imaginée, retravaillée, et au finale, je l’ai jouée, récitant mon texte sur le bout des doigts, jouant chaque geste comme si je connaissais le scénario. Je suis sortie de là, je l’ai appelée et une nouvelle fois j’ai dit ‘c’était trop facile’, même si ça pouvait ne pas sonner comme une évidence.
La vie était devenue un immense manège à sensation. Au lieu de vivre les montagnes russes, on était sans cesse dans les loopings, la tête à l’envers, le coeur bien accroché, à rire et à hurler poumons ouverts.
Maintenant, le plus difficile, c’était de ne pas s’attacher
Lorsque j’écoute Newton Faulkner, j’ai envie à la fois d’être heureuse et de spleener. Les mélodies, bien que péchues ont quelque chose de mélancolique, les paroles nous entrainent dans un univers où l’on se sent moins seul. Est-ce que c’est con de ressentir ça en écoutant une chanson. La première fois que je l’ai vu, c’était en première partie du concert de The Fray. Première partie qui était bien meilleure que le reste du concert.
A 23 ans, ce jeune musicien et song-writer anglais a une technique de gratte pas mal impressionnante, il faut le voir à l’oeuvre sur scène pour voir que le p’tit gars maitrise son sujet. Il a sorti son premier album l’an dernier Hand built by Robots composé pas moins de 17 morceaux folk à tomber selon moi, dont une superbe reprise de Massive Attack, Teardrop.
Quand j’ai su qu’il était de retour sur Paris le 14 avril prochain à la Boule Noire, je me suis empressée de choper ma place.
En attendant de le voir, un coup d’oeil sur mon morceau préféré, Dream catch me.
Vous vous souvenez certainement de cette fameuse vidéo de Tom Cruise monologuant sur sa vision de la scientologie. Après avoir suscité de nombreuses parodies, voilà qu’elle inspire le cinéma. Car cette nouvelle nouvelle vidéo n’est autre que le fruit d’un film descendu de cette longue lignée des Scary-movie-like, Superhero Movie. Réalisé par Craig Mazin (scénariste de Scary Movie 3 & 4), cette énième parodie s’attaque aux films de super-héros. Après un trailer qui promettait de faire passer les super-héros pour des zigotos, la parodie de l’interview de M. Cruise n’est pas moins hilarante.
Vendredi soir, je me rends aux studios de la Plaine pour assister à l’enregistrement de Taratata. Angie et Davidou sont déjà là, je fais la queue dans le froid, mais ça en valait la peine. Je pose les affaires aux vestiaires, arrive sur le plateau qui semble plus petit que ce qu’on pourrait croire lorsqu’on est derrière son petit écran. On se prend des places au troisième rang, d’en haut, on voit bien ce qui se passe. Les gens arrivent doucement et ça se remplit. Au final on sera 500 dans le public. Ce soir-là, il y aura deux émissions d’enregistrées, les dernières de la saison. Le chauffeur de salle nous prépare à mettre l’ambiance. Pendant trois heures, on applaudit comme des fous, et je peux dire que je n’aurais jamais eu autant mal aux mains à force de cogner l’une contre l’autre avec ferveur.
Lorsque Nagui arrive, je crie hystériquement Naguiiiiiiii, contente de voir en vrai celui dont j’entends la voix tous les matins lorsque mon réveil m’extirpe à 7h pile des bras de Morphé.
Les deux émissions s’enchainent dans les conditions d’un direct. Les invités se succèdent. Plusieurs d’entre eux m’ont plus particulièrement marqués. Simple Plan tout d’abord, parce que je suis hyper fan et que leur concert au Bataclan le 24 avril prochain affiche déjà complet. Je ne les avais pas reconnu au premier abord, et ils ont mis le feu au plateau en interprétant leur titre when I’m gone. Les Canadiens ont la pêche. Les petites jeunes au look ponk hurlent et je hurle en coeur avec elle Je me demande si je ne vais pas faire un tour sur ebay pour choper une place, mais 55 euros quoi.
Noa était également sur le plateau et ça faisait plaisir de la revoir apres toutes ces années. Elle m’a vraiment charmée par son naturel et sa simplicité. Elle rayonnait et son nouvel album a tout simplement l’air d’une bombe. Le site officiel. Son superbe duo avec Mira Awad en prime :
On a revu Colbie Caillat et ses musiciens, pis des fans de première heure qu’on avait déjà vues au concert de Colbie.
Lorsque Grand Corps Malade s’est mis à chanter Comme une évidence, titre de son dernier album, Enfant de la ville, j’ai cru que j’allais pleurer. Soupir après soupir, poils qui se hérissent en sus, j’écoutais, fébrile, chaque phrase prononcée, comme une parole d’évangile, c’était vraiment beau. Le genre de texte qui te fait dire que si un jour un mec te dit des choses comme ça, tu lui tombe directement dans les bras.
Et puis comme Dionysos était là (Mathiaaaaaaaaaas), ils ont chanté en duo Les Daltons de Joe Dassin. Mathias Malzieu, d’une énergie impressionnante sautait partout, y compris sur le piano. Sacré phénomène.
Le reste était bien aussi. Etaient présent également Jean Louis Murat, Maya Barsony, The Blakes etc.
A la fin, j’avais les mains rouges, j’ai trop hurlé, j’ai trop aimé ce live de 2h30. Non, c’était trop court. J’en veux encore! Rendez-vous en septembre (on espère)
Il y a quelque temps, Angie me parlait de The Teenagers. Je file écouter leur MySpace, trouve les zigotos rigolos, chope ma place de concert pour l’y accompagner.
En arrivant à la Maroquinerie, je suis presque déçue du peu de monde présent, en comparaison de la salle bondée venue applaudir Colbie Caillat il y a un mois de cela. Ce soir, trois groupes tiennent le haut de l’affiche: The Teenagers, Racine, et Mai, réunis à l’occasion des Inrocks Indie Club, événement présentés par Les Inrocks et Alias tous les troisièmes jeudis du mois.
Les gens arrivent peu à peu, mais restent timidement parqués au font de la salle. L’ambiance est froide, trop pour une soirée rock qui devrait faire pulser les murs de la Maroquinerie.
C’est Mai qui ouvre les festivités. Sur scène, ils sont trois, un guitariste, un claviériste/second guitariste et la chanteuse, Johanna Wedin, jolie suédoise à la chevelure parfaitement blonde, et à l’accent perceptible. Avec Angie, on tombe immédiatement sous le charme de sa voix douce et de ses chansons aux sonorités pop-électro-folk. Le style est facilement reconnaissable, je pense tout de suite à une version fémine de Air, et c’est sans surprise qu’on lit à la sortie du concert sur l’affiche que le premier album de cette charmante conteuse venue du nord, Still need a kiss, a été mixé par Stéphane Briat (Air, Phoenix). C’est une belle découverte que nous avons faite ce soir. Jolie voix, mélodies planantes, instruments divers qui font voyager. A découvrir d’urgence. Le MySpace de Mai.
Puis vint le tour de Racine, groupe à tendance New-Wave mené par une blonde péroxydée déjantée (ex Transvision Vamp). Elle arrive sur scène la clope au bec, le slim parfaitement taillé, une dégaine tout droit sortie des eighties, le t-shirt engagé : Every song is dope, signé herself. Elle est également escortée par des musiciens semblant porté l’étiquette made in London : aux percus, j’aperçois le sosie de Sébastien Tellier, à la gratte un mec qui ressemble à un ado aux cheveux gras mais qui devait être certainement plus âgé que moi, à la basse, un espèce de jeune lord anglais avec le foulard noué autour du cou (et pour le coup, un slim qui lui tenait bien chaud les fesses aussi) et au clavier un goldenboy complètement absorbé par son jeu de scène, à fond dans son tambourinage de notes. La bande ne tarde pas à mettre le feu à la salle, qui s’est remplie au fur et à mesure et qui s’est mis au diapason. La chanteuse, tantôt braillant, tantôt chantant dégage une énergie communicatrice. T’as les hanches qui commencent à faire des mouvements circulaires, puis tu te mets à taper des pieds, pour finalement t’apercevoir que ta tête se balance, fait des oui, puis des nons. Attention, furieusement dansant. Leur MySpace.
The Teenagers ont cloturé le spectacle et étrangement, bien qu’ils furent sensés être les stars de la soirée, c’est le groupe avec lequel j’ai le moins accroché. C’était bien trop court, les musiciens semblaient se faire royalement chier et le chanteur, encore un en slim (!) dansait d’une manière mono gestuelle. J’étais en train de penser que The Teenagers incarnaient parfaitement l’art de parler dans un micro pour faire brailler les filles. Ma voisine, jeune groupie aux mouvements capilaires épiques (merci pour les coups de cheveux dans la tronche), semblait, ELLE, ne pas être déçue du spectacle. Après un rappel, ils revinrent une troisième fois sur scène, mais n’ayant pas assez de chansons à leur répertoire, ils ont fait monter la moitié de la salle sur scène pour chanter leur titre phare, Homecoming. Durant trois heures, le public, aussi statique que des piliers de temple, s’est seulement lâché sur les deux dernières chansons, pogotant à tout va à la demande du guitariste, qui d’ailleurs portait un t-shirt I love Fallout boy. Ouuuuuuuh, c’est nuuuuuul.
Une soirée donc riche en wah putain c’est vachement bien. A renouveler.
Prochain Inrocks Indie Club le 17 qvril prochain. Le programme.
… Pensez à cette Allemande, qui en se réveillant d’une opération, s’est aperçue qu’au lieu d’avoir subi une intervention visant à réparer sa jambe douloureuse, s’est retrouvée avec un nouvel anus. Eh oui, la confusion est de taille puisqu’on l’a prise pour une autre patiente incontinente. Elle compte bien poursuivre cet hôpital bavarois en justice, et cherche un nouvel établissement pour sa jambe. On lui souhaite bonne chance pour ne pas se faire déposséder d’une autre partie vitale. Vous arrivez mieux à relativiser maintenant? Source.
Arrivée à l’Atelier, 20h30, quartier Montparnasse. On vient rarement dans le coin, mais il me rappelle des souvenirs de différentes époques. On a une demi heure ou presque de retard, mais ils étaient prévenus, nous ne sommes pas des goujats. Les présentations faites, on s’installe, on fait connaissance, on boit tranquillement nos cocktails sans alcool, payés galamment par ces messieurs. On s’était dit en arrivant qu’on se permettait un couvre feu limité, 22h, sans plus, voire plus tôt si la soirée s’avérait sans saveur, comme les milkshakes du Charbon l’autre soir. Elle avait une bonne excuse, sa petite soeur l’attendait à la maison. Et moi, je ne reste pas seule avec deux hommes, je n’aime pas les plans à trois lorsque c’est configuré comme ça. L’excuse du gardiennage, on aura trouvé que ça. Au final, lorsque j’ai glissé mes pattes sous le lit, il était 1h du mat’ passée.
La soirée, malgré sa composition loufoque ne fut presque pas désagréable. A ma droite, mon ex, le dernier en date, qui malgré tous mes warnings je ne suis pas une nana pour toi, s’accroche une énième fois à cet espoir un peu fou, d’aller plus loin sous ma jupe, un peu trop courte du coup ce soir-là. Mauvais plan. En face, ma meilleure amie, wingwoman géniallissime sans qui je n’aurais sans doute pas tenu le coup, ainsi que le meilleur ami de mon voisin, venu prêter main forte à son pote. La soirée s’est passée sans encombre, on a beaucoup ri, on s’est beaucoup charrié, surtout durant le quart d’heure de vérité lorsque l’un où l’autre s’éclipsait aux toilettes. J’ai trouvé que mon voisin manquait de naturel, guettant ma réaction chaque fois qu’il balançait une blague. Je me suis émue lorsqu’il a posé sa main sur ma cuisse, j ‘ai lancé un regard surpris et j’ai filé aux toilettes envoyer un texto à mon amie pour lui signifier que les festivités commençaient. Les hommes n’ont peur de rien. Sa main s’est baladée toute la soirée et je ne le calculais pas. Les deux autres avaient aussi remarqué le manège et lui ont spécifier au bout de ma troisième escape aux w-c qu’il fallait qu’il arrête de me peloter. L’air de rien, il aurait répondu mais non, je ne me permettrais pas. C’était assez gênant à vrai dire, mais encore plus triste pour lui. Mais je m’en foutais un peu plus encore après mon verre de Côtes du Rhône.
Donc pour résumer, hier soir, on a mangé des cacahuètes, on a vu une souris courir sur ses petites pattes sous les tables, on s’est dit avec ma meilleure amie qu’on préférait le meilleur ami, on n’a finalement pas vu la soirée passer et on remettra peut-être le couvert.
La prochaine fois je penserais à porter un jean.
Ce matin j’ai quand même reçu un mail d’excuse de sa part. Tu as raison mon p’tit gars, comme tu dis, ça ne se fait pas.
Il y a quatre raisons pour lesquelles Tropic Thunder est sûrement un must-watch.
Raison 1 : Robert Downey Jr Raison 2 : Jack Black Raison 2 : Robert Downey Jr est noir dans ce film Raison 4 : Jack Back en blond
Dans cette comédie avec de vrais morceaux de comédiens, le nouveau film de Ben Stiller, co-écrit avec Etan Cohen et Justin Theroux réunit un casting assez dingue (Ben Stiller, Jack Black, Robert Downey Jr.,
Nick Nolte, Brandon Jackson, Steve Coogan, Danny McBride, Bill Hader,
Jay Baruchel, Matt Levin, Andrea De Oliveira, Reggie Lee et Matthew
McConaughey) autour d’une histoire tout aussi saugrenue : une bande d’acteurs partis tourner un film de guerre dans les vrais conditions d’un conflit. Ca m’a l’air bien fendard tout ça. Il parait aussi que la communauté noire n’a pas super apprécié qu’un acteur blanc joue un black. Hum. Sortie le 15 août aux States, en attendant, le trailer officiel tout frais sur un plateau.
C’est comme un soir sans étoile, lorsque la tristesse t’emporte et le froid te mord les lèvres. Je ne dis plus un mot, je l’écoute et j’ai envie de hurler au milieu du quai. Avec tout ce que j’entends ces derniers jours, mon premier roman sera une compilation de déjà vu, enrobée de noms inventés et de digressions fantaisistes. Tous ces personnages qui s’agitent autour de moi, me racontent leurs vies, se croisent avec la mienne, se moquent de la banalité. Moi qui croyais qu’on était des gens comme les autres. On est tous des putes et des salauds avec un coeur grand comme ça. Pas un jour ne se passe sans qu’un rebondissement de taille ne vienne rompre la routine. Chaque nouveau jour qui se lève est le théâtre d’une farce encore plus grande. Parfois on en rit, parfois on en pleure, parfois on étouffe de trop avoir gardé tout ça pour soi. Ma meilleure me me confie qu’elle n’arrive plus à pleurer. Heureusement que j’ai des yeux capables de pleurer pour deux. Certains soirs, quand je pisse mes larmes au lit, j’ai l’impression que je chiale pour toute la misère du monde. Dans mes draps mouillés, je me noie dans un pathos honteux. En réalité, ce n’était que pour deux pauvres existences, errantes, sans repère, mais en quête de stabilité. Ce soir, je ne sais pas de quoi j’ai envie. J’ai mal aux dents, au coeur, à la tête, à la poitrine quand je respire, j’ai trop travaillé, ou du moins trop fait semblant de. J’ai fini mon bol de céréales, mon petit peau Blédina, ma clémentine acide, j’ai envie d’aller me coucher comme une vieille, mais je vais plutôt aller bouquiner un livre pour enfant. A 21h, j’ai envie de jouer mon Peter Pan.
Ces derniers temps, on parle beaucoup des nouvelles chanteuses folk montantes, Adele, Alela Diane entre autres, qui se distinguent par leur fraîcheur, leur voix et leur fibre folk soul retranscrites à travers leurs chansons aux mélodies mélancoliques. On a le pendant masculin représenté par Justin Nozuka. A 18 ans (maintenant 19), il a sorti un premier album, Holly, qui balance entre le folk et le blues. Lui aussi, je suppose fera parler de lui dans l’hexagone ces prochaines semaines. Né d’un père japonais et d’une mère américaine, ce new yorkais d’origine, expatrié au Canada, a grandi dans une famille d’artistes et se met à la gratte à 13 ans. A 15, il compose certains morceaux présents dans son premier album. Avec son joli minois, ce tout jeune song-writter nous raconte dans ses chansons les relattions amoureuses, leurs hauts et leurs bas. Si vous aimez cette nouvelle mouvance des jeunes artistes folk (on ne voit que ça au casting de La Nouvelle Star cette année!), vous apprécierez Justin. Pour moi, c’est un peu un mélange de Paolo Nutini, Jack Johnson et Jason Mraz. Voila c’est dit.
Justin Nozuka sera en concert le 31 mars prochain à la Boule Noire.
Arrivée 13h30. Il y a déjà foule à l’entrée. Une petite demi heure d’attente plus tard dans la file qui avance à pas de nabot, suivi d’un contrôle minutieux des sacs à l’entrée, j’atterris dans le Salon du Livre, petite ballade exquise en terre tant aimée. J’arpente les allées, regarde ici et là, feuillette et découvre les auteurs, surveille les heures de dédicaces.
Des queues de forment déjà et il n’y a pas de doute, le nombre de personnes postées devant le stand est un excellent baromètre pour mesurer la côte de popularité d’un auteur. Surtout du côté des grands éditeurs, il y a toujours un embouteillage humain monstre. Je me faufile au milieu des fans par curiosité. Hop j’aperçois Bernard Werber. Clic. Prends la pose.
Bernard Werber
Pour ma part, j’attends avec avec impatience l’arrivée de mon chouchou, Nicolas Fargues, dont l’écriture m’a littéralement séduite depuis J’étais derrière toi. J’achète son nouveau bouquin, Beau rôle un instant plus tôt au stand des éditions P.O.L. La file pour les dédicaces n’est pas démentielle mais se forme déjà doucement. Pour éviter de patienter, je regarde le spectacle de loin. Le ton est donné, il y a plus de nanas que de mecs. Il faut dire que Nicolas Fargues, il a son charme, c’est le genre d’homme qui fait paniquer les filles, enfin je suppose. Il arrive enfin avec quelques minutes de retard, je me pose dans la file. Il prend le temps de papoter avec les gens, reconnait des amis qu’il salue, je le vois de dos, me dis que je dois faire une photo que j’intitulerais J’étais derrière lui.
C’est enfin mon tour et j’ai le trac. C’est marrant d’éprouver ce petit quelque chose en se reteoubant devant quelqu’un dont on admire tellement le travail. Je lui pose deux petites questions et vous le verrez dans la vidéo, je suis toute tremblante, bégaie, ne trouve pas mes mots, c’est effroyable.
Nicolas Fargues
En dédicace, j’ai droit à un Merci pour l’interview Et au passage je vous recommande vivement ses bouquins!
Je poursuis mes déambulations, croise de loin des auteurs plus ou moins connus, des solitaires aussi à leur stand dans l’attente d’une signature à poser. Ca ne doit pas être évident lorsqu’on ne s’appelle pas Amélie Nothomb ou Marc Lévy. En parlant de Marc Lévy, dans le même style, Guillaume Musso est à son poste, attirant également pas mal de lecteurs. Le seul livre que j’ai lu de lui, Et après (qui sera d’ailleurs adapté au cinéma), malgré le Marc Lévy-like, était moins mauvais que la version originale. Il faut que je teste Seras-tu là (Ca me rappelle le titre Où es tu de Lévy d’ailleurs).
Guillaume Musso
J’ai également croisé par hasard chez L’Ecole des Loisirs, celle qui a bercé mon enfance, Susie Morgenstern, cette californienne vivant en France. Je n’en croyais pas mes yeux, mon coeur s’est mis à faire des bons pas possible. Je me suis souvenue des longues heures passées à la bibliothèque et j’ai senti les larmes monter subitement. Je cours acheter un de mes bouquins préférés, Lettres d’amour de 0 à 10 et m’engouffre dans la file, au milieu des petits accompagnés de leur parents. Devant elle, je ne cache pas mon admiration, lui avouant que plus jeune, j’ai aimé à la folie ses romans. J’adore son collier de boutons. Qu’est ce qu’elle est gentille, j’ai le sentiment d’être une gamine. Je lui dit : J’ai 23 ans mais devant vous j’en ai 8. Elle a un geste de tendresse a mon égard et me dédicace les livres.
L’une d’elle est totalement de circonstances
Dans les allées du salon, la foule se densifie.
Chez Gallimard, je me fais dédicacer Sur ma mère, dernière création de Tahar Ben Jelloun. Je lui avoue avoir pleuré sur La Nuit Sacrée, superbe bouquin que je vous conseille de lire si ce n’est déjà fait. Sa dédicace fait plaisir : Pour que T. ne pleure pas.
Tahar Ben Jelloun
Mathias Malzieu
Mes pas me conduisent jusqu’à une salle de conférence où va se produire Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos. Il est là pour la promo de son livre La Mécanique du coeur dont il nous fera la lecture en musique. Le temps d’arriver, d’accorder sa guitare et son ukulélé, il commence sa lecture, l’entrecoupant de morceaux acoustiques pour illustrer. En tous cas, c’était une très bonne idée, ça m’a donné envie d’acheter son bouquin, l’histoire est en effet très belle. Je vous laisse écouter les premières pages.
Magistrale interprétation de Oh When the saints.
Un grand moment que celui où il a incité le public à crier Cunilingus mon amour! De quoi dérider la vieille du quatrième rang comme il dit.
Mais l’intervention de Mathias est rapidement écourtée par des consignes de sécurité, incitant exposants et visiteurs à évacuer les lieux. Les gens se lèvent sans se presser. Je continue ma promenade et personne ne semble se diriger vers la sortie. Je prends quelques clichés d’auteurs qui me sont inconnus au passage.
Il est près de 17h30, j’aurais du à cette heure aller voir David Foenkinos. Devant le stand Gallimard, les gens se sont dissipés. J’aperçois un mec qui me semble être l’écrivain que je cherchais à rencontrer, je lui trouve des airs de Ramzi avec des lunettes. Je vérifie quand même sur les photos de présentation accrochées derrière les tables de dédicaces (on ne sait jamais) et après confirmation, je m’approche de lui. Bonjour blabla, je lui demande si sa femme a toujours le même potentiel érotique. Il me répond que depuis, il a divorcé. Oups! Bref, le mec, très sympa, qui me dit qu’il n’y aura pas de dédicaces à cause de l’évacuation. Je n’ai même pas le temps d’acheter son dernier bouquin, Qui se souvient de David Foenkinos.
David Foenkinos
Je regagne la sortie, comme tout le monde, j’aperçois Richard Bohringer qui s’éloigne.
Richard Bohringer de dos
Ca y est, les gens ont compris, faut évacuer, la foule rejoint les portes. La dame au micro nous annonce un contrôle technique. Oui mais non, c’est une alerte à la bombe. Israël à l’honneur, on a eu droit au boycott, maintenant l’alerte à la bombe, c’est la cerise sur le gâteau.
Fin du Salon, il faut carrément sortir du périmètre. L’après-midi littéraire est écourtée, mais ce fut agréable. Dommage, j’ai raté Beigbeder. Ca sera pour la prochaine.
A tous, à toutes, petite annonce de première importance pour filer un coup de main à ma meilleure amie.
Si vous êtes intéressés pour participer à une émission de télévision, La Nouvelle Image vous invite sur le tournage de l’émission: Les femmes
à l’honneur, présentée par Olivier Mine et Virginie Guilhaume (France 2).
De nombreux artistes seront présents sur le plateau pour reprendre les plus belles chansons dédiées aux femmes : Garou, Enrique IGLESIAS, Dany Brillant, Stanislas, Frédéric Lerner, Emmanuelle Seignier, BB Brunes, Michel Delpech, Jean-Luc Lahaye, La troupe MAMA MIA etc. Hum, je ne ferais pas de commentaires sur les artistes invités, je rends un service (Ouch! je viens de recevoir un coup de coude par ma voisine ici présente…)
L’enregistrement de l’émission aura lieu le MARDI 18 MARS. Deux tournages auront lieu: * de 14h30 à 18h30. * de 19h30 à 23h.
C’est gratos hein, faut pas déconner, payer pour voir Garou…
Contact : Demander ma meilleure amie au 06 73 83 34 53 ( elle est mignonne et célibataire ;p )
Dimanche matin, j’écoute les Ronettes à fond, Be myyyy be my babyyyyyy, alternant de temps à autre avec la voix chaude d’Adèle, la dernière song-writteuse folk à la mode. Dans une heure, je décolle pour le Salon du Livre pour aller faire dédicacer mes bouquins, avec un groupie style en mode on. J’ai envie de demander à Nicolas Fargues si c’est un homme heureux, pourquoi Yann Queffélec écrit des bouquins qui me font pleurer depuis l’adolescence, et à David Foenkinos si sa femme a réellement un potentiel érotique.
Vendredi soir, avec ma meilleure amie, on a écumé les bars et restaus pour noyer notre spleen dans des conversations de comptoir. Aucune beauté masculine croisée ce soir là n’était assez flagrante pour nous faire oublier la galère sentimentale qu’on traversait depuis des mois. J’en perds mes rames, j’ai mal au bras, mais j’aime ça, c’est sportif de vivre dans la patience. On s’essouffle un temps, puis on repart, gonflé à bloc, je trouve géniale l’idée qu’il nous reste toutes ces années devant pour être heureuses. Il y a des soirées loose bénéfiques pour se remettre en question et relativiser en se disant que dans dix ans, on rira bien de tout ça. Foncièrement, on ne déteste pas les hommes, mais on se lassait de leur inconstance, sans nier que nous étions de sacrées garces nous aussi. Enfin, le plus dur, c’était surtout pour elle, trois mecs à gérer c’est pas toujours simple. Moi, en tant que célibattante, trop heureuse de mon indépendance, je vis bien, ca change d’il y a quelques mois, même si certains souvenirs sont encore douloureux, l’amertume se délave lavage après lavage, et dans quelques mois, cet amour mort n’aura plus aucun éclat. Je suis heureuse, les soirs de ciel clair, même en plein déprime, les yeux rivés sur les étoiles, j’ai l’impression que rien ne peux m’arriver.
Hier soir, j’ai fait la rencontre d’une blogueuse, connue grâce à mon ex. On a papoté sur son lit encore puceau et cette soirée m’a vraiment fait du bien. Voir des gens heureux et amoureux, c’est comme être en face de quelqu’un qui te crie : un jour ça t’arrivera aussi. M’enfin. Elle m’a dit, en citant un de ses amis que certaines personnes étaient irremplacables. J’en étais également persuadée. Même les salauds le sont, que veux tu. Je suis restée trois ans avec l’un deux et la seule preuve de mon deuil est que je ris de tous ces souvenirs. Les gens bien, certains moins, ceux qui laissent sur vous cette trace indélébile et vous aident à grandir dans le meilleur et parfois dans le pire, ne s’oublient pas du jour au lendemain. Même ceux avec qui on finit par couper les ponts brillent par cette rémanence inscrite dans notre mémoire.
Happy Sunday!
Je vous laisse en compagnie de Justin Nozuka, mon coup de coeur musical de cette fin de semaine. Je vous en reparle au prochain post.
Il parait que c’est le grand buzz insolite de ces dernières semaines. Je prends le train en marche alors qu’un collègue hier soir m’envoie un mail pour me faire part de l’existence du Air Fuck, ou plus précisément le Air Sex. Saugrenu de nom et de pratique, ce concept qui nous vient tout droit du Japon, ne nous en étonnons pas, consiste à simuler un acte sexuel sans partenaire (dérivé du Air Guitar sans guitare).
Les performers seraient-ils des frustrés de la b***? Les puceaux auraient-il trouvé une nouvelle discipline sportive dévoilant leurs talents cachés? Le Air Fuck, so geek ou pas? Tant de questions se bousculent dans ma tête…
Même Canal + a lancé un concours de Air Fuck. Le meilleur Air Fuckeur devra séduire entre autres l’équipe de Action Discète et Mouloud pour remporter un scooter (J’veuuux un scootteuuuuur, à prononcer avec un voix de jeune pré-pubaire ou de jeunes puceaux. Ah tiens…). Pour devenir le Air Fuckeur le plus hype du PAF, de l’année, de France et de Navarre, envoyez vos vidéos à cette adresse. C’est chaud chaud.
Pour vous échauffer, je vous propose de prendre une leçon particulière avec les initiateurs du genre. A tiens, le champion du Air Sex au Japon est un puceau. Etonnant.
A Propos
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