

Je trouve le titre du nouvel album de Sigur Rós très beau : Með Suð Í Eyrum Við Spilum Endalaust (rien que pour la beauté de la langue). En anglais, ça donne With a buzz in our ears we play endlessly. J’aime beaucoup la pochette également. Tous ces gens qui courent les fesses à l’air, ça m’émoustille. Plus sérieusement c’est à Ryan McGinley que l’on doit cette photo, il shoote le groupe depuis 6 ans maintenant. La sortie mondiale de cette cinquième production studio est prévue pour le 23 juin prochain. Une production Flood, enregistrée à New York, Londres, la Havane, et dans leur studio islandais. C’est le premier album qui n’est pas entièrement enregistré sur leur terre natale.
Vous pouvez en écouter le premier extrait, Gobbledigook, ici. La vidéo est quant à elle dispo sur : http://sigurros.com/dvd3.asp.
Tracklist :
01 "gobbledigook" · 3:05 mins
02 "inní mér syngur vitleysingur" · 4:05 mins
03 góðan daginn · 5:15 mins
04 við spilum endalaust · 3:33 mins
05 festival · 9:24 mins
06 suð í eyrum · 4:56 mins
07 ára bátur · 8:57 mins
08 illgresi · 4:13 mins
09 fljótavík · 3:49 mins
10 straumnes · 2:01 mins
11 all alright · 6:21 mins


Je commence à être persuadée que les cinéastes américains sont en mal d’inspiration originale, au vu des nombreuses adaptations que l’on voit défiler sur nos écrans: comics, remakes de films étrangers (putain ils ont déjà fait un REC US: Quarantine), best-sellers, suite de suite. D’ailleurs, on va finir par croire que c’est toujours les mêmes qu’on transpose sur pellicule. Dans les auteurs hypdaptables, prenez l’exemple de Bret Easton Ellis : American Psycho, Les Lois de l’attraction (beurk! j’en garde un mauvais souvenir, voir Jame Van Der Beek se masturber en gros plan ça m’avait traumatisé. Dawson quoi…). Ceci dit, j’aimerais bien voir Lunar Park adapté, j’ai adoré ce bouquin et ça pourrait donner un film assez barré si l’on mettait par exemple un mec comme Danny Boyle derrière la caméra (eh oui, certains jours je me sens l’âme d’une productrice… mais sans le sou) Et puis de l’autre, il y a Chuck Palahniuk, que l’on connait également bien. Bon nombre d’entre vous êtes fans, moi aussi dans une moindre mesure, j’ai commencé tous ses livres, je n’en ai fini aucun. C’est à lui que l’on doit Fight Club, parce qu’avant de devenir un produit Fincher, c’était un brillant bouquin.
Je vous parle de ça parce que va bientôt débarquer sur les écrans l’adaptation de Choke qui d’ailleurs a remporté le Prix du jury à Sundance. Bien sûr, le mec aux commandes, un certain Clark Greg, on ne le connait pas du tout, mais qui sait, après avoir vu le trailer, je me dis que ça n’a pas l’air trop mal tout ça. Avec un joli casting tout de même : Sam Rockwell, Anjelica Huston, Brad William Henke & Kelly Macdonald.
Non mais le must c’est tout de même la prochaine adaptation de La Route, bouquin de Cormac McCarthy (No Country for old men), que j’ai acheté la semaine dernière avec TheCélinette dans une librairie dont il faut absolument que je vous parle. Tout ça dans un prochain post of course. Pour le moment, on se mate la bande-annonce de Choke. Plus fort que Fight Club?


Ce matin je suis arrivée un peu en avance à la gare du Nord. J’ai 10 centimètres de plus avec mes talons, heureusement qu’il ne pleut pas. Je peux faire ma fille le temps d’une phrase? J’adore ces chaussures à noeuds trouvées chez André. Il faut que je vous les montre. Je traverse les couloirs pour rejoindre les grandes lignes, essaie de retirer mon billet électronique. Le numéro de résa ne fonctionne pas, je me pose prendre un jus d’orange, le temps de rechecker sur mon laptop. J’aperçois Yael Naim en face qui prend son café, avec une horde de musiciens. Damn, she’s so beautiful avec ses cheveux longs et son minois d’ange! Je bois vite mon jus d’orange, refuse le msn du serveur en prétextant que je n’ai pas le temps mais glisse furtivement que je repasserai par là. Je lui dis plutôt "c’est Yaël Naïm là bas, j’adore cette fille". Je viens de regarder sur son myspace, elle est en concert à La Scala à Londres ce soir. Je file rejoindre mon Eurostar, mon boss, mon siège en Business Premier, ça fait drôle, ça fait working girl, ça fait la fille qui doit préparer sa prèz à la dernière minute dans le train. D’ailleurs je m’y mets de ce pas. Bonne journée les gens, je reviens ce soir avec des news. Tiens c’est l’heure du brunch.


Zooey Deschanel
Parfois, vous pensez que les gens tiennent à vous en tant qu’être humain, parce que vous êtes sympas, que vous leur apportez un petit plus, trois fois rien, quand bien même, un quart de rayon de soleil ou une seule couleur à l’arc-en-ciel. Ca c’est dans l’ordre utopique des choses. Et puis je me suis remémorée la façon dont on s’est quitté et le silence radio qui s’ensuivit. Crise de larmes sur un pas de porte, à écouter un mec qui décochait des flèches qui m’ont fracassée comme un miroir qu’on piétine à pieds joints. Anyway j’avais déjà entendu ça maintes fois.
Ces derniers mois j’ai rencontré tant de gens qui parlaient de leur ex en les prénommant par des qualificatifs qui ne ferait pas bander un poney : "barjes, salauds, quelle connasse, psychopathe". Que moi non plus je ne déroge pas à la règle en y pensant. J’ai moi-même été psychopathe à mes heures perdues, hahaha, excusez moi du peu. Mais en y repensant, il arrive qu’on devienne fou en vivant avec des fous. Sbam.
J’ai un beau souvenir de Lui, cette cicatrice sur le bras, qui me rappelle qu’en ayant vécu l’année dernière des scènes dignes des meilleurs slasher movies des années 90, aujourd’hui, j’arrive à dédramatiser beaucoup de choses. Je sais qu’il déteste que j’évoque cette histoire, je penserais à romancer la prochaine fois en affirmant que je me suis faite griffer par un tigre, c’est plus romanesque qu’un coup de couteau malencontreux d’un ex. Parfois je revis certaines scènes en plein jour, alors que je marche tranquillement sous le soleil et je me dis merde ça me hante encore. Il y a des scènes trop vivaces, qui gardent une rémanence douloureuse et dont on rit difficilement. Une scène d’anthologie de ma vie, je vous la raconte, parce que je crois que c’est celle que je revois le plus souvent dans ma tête. Si ça se trouve en la couchant ici, elle s’en ira doucement sur la pointe des pieds. Je me rappelle de ce jour où il m’a trainer nue dans le couloir de l’immeuble, le dos rappant le sol, je hurlais comme une truie qu’on égorge. Quelles qu’étaient les raisons, quel que soit le pourcentage de ma culpabilité, j’hallucine encore qu’on puisse en venir à une telle violence. Enfin.
Aujourd’hui, je n’ai réellement qu’un seul regret, d’avoir essayé d’être son amie, alors qu’une fois de plus je n’étais que l’ersatz d’ une pathétique solitude. C’est sans doute pour ça qu’il fut si odieux le dernier jour. Il savait qu’il allait s’en serrer une autre et qu’il n’allait plus avoir besoin de moi. Ce dernier face à face donne lieu à ma conclusion. On ne regrette que la perte des gens biens. C’est bien pour ça qu’aujourd’hui, je ne regrette vraiment rien.


Les premiers extraits circulant sur le web laissent présager que Wanted sera une pure tuerie. Vous allez me dire que oui, c’est encore une adaptation de comic (ici de Mark Millar, édité à l’époque chez Top Cow). De toutes façons je ne m’étonne plus de rien, ce matin j’ai lu qu’ils mettaient Witchblade en chantier. Moi je ne craquerais pas du slibbard tant que Gen 13 ou DV 8 ne sera pas adapté. D’ailleurs ça me rappelle que j’ai encore un comic récemment acheté à bouquiner, entre autre, Civil War que ledit Mark Millar a scénarisé.
Bref, donc je disais que Mark Millar avait fait Wanted en 2003/2004 racontant l’histoire d’un type, Wesley Gibson, qui découvre que son daddy, appelé le Killer dirige le monde en tant que chef de file d’une horde de super-vilains. Après l’assassinat de son père, Wesley se retrouve plongé dans ce clan de criminels qu’ il devra à son tour mener.
Toute cette histoire a donné des idées à Timur Bekmambetov (à qui l’ont doit la trilogie Night Watch), qui a réuni dans une affiche de rêve : James <3 MacAvoy , Angelina Jolie, Morgan Freeman. Les images donnent envie d’être le 16 juillet pour se poser fraichement en salle et bouffer du pop-corn au milieu des gun-fights.


Je souhaiterais exprimer mon ras-le-bol à l’égard des suites de films cultes, qui donnent l’impression que les producteurs et réalisateur associés se foutent clairement de notre tronche et ne pensent qu’à se brosser les dents avec l’argent qu’on fout dans une place de ciné, pour se payer des sourires en or. Parce que ce soir, devant Indiana Jones 4, j’étais à peu près… atterrée. J’ai ri, oh oui beaucoup, non par hilarité, mais parce que tout ce spectacle était d’un grotesque et d’un ridicule, qui me cassèrent probablement un mythe! Les Indiana Jones, je les ai vus pleins de fois à la télé quand j’étais môme. J’en ai connu des jours fériés passés à la maison devant TF1! Je fantasmais d’avoir un père comme ça (et heureusement que le mien l’est héhé), héroique et farouche. Et ce soir, sbam. Un coup de vieux dans la tronche pour Harisson qui n’a perdu aucun charme certes mais qui semblait s’essoufler bien vite dans ses cascades, il se débattait comme un papy dans une histoire sans profondeur, proférant des dialogues qui donnaient envie de gueuler ‘Y-a-il un scénariste dans le coin?’. C’est du grand n’importe quoi. Par moment, je me demandais même si ce n’était pas un Disney produit par Bruckheimer en plus cheap. Mais non, Lucas était bien là avec ses Russes, Spielberg a mis aussi du sien (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler). Certainement qu’ils ont dû s’éclater ces deux-là, mais qu’on ne vienne pas me dire que c’est un bon film. Divertissant, un peu, mais pas digne d’avoir son badge "culte". Ceux qui ont apprécié auront sans doute aimé le côté revival de l’aventurier.
Et puis on s’est demandé avec A. ce que les Américains pouvaient nous faire comme dig up. Ouais parce qu’à ce stade là, ce n’est même plus du revival. Après Rocky, Rambo, Die Hard, ah oui, il restait Le Parrain, les Robocop, Les Dents de la mer également (j’adore). Et pourquoi pas un nouveau Chucky, la poupée de sang? Y a de la matière comme qui dirait. Tout ça pour en venir au fait que j’ai été horrifiée d’apprendre que Donnie Darko allait avoir une suite, dans laquelle la soeur de Donnie sera au coeur de l’intrigue. L’idée est aussi débile que d’avoir donner un second opus à L’Effet Papillon, que je n’ai jamais osé regarder justement pour ce côté cassage de bon film avec une suite pourrie. Au commande, de ce qu’ils appelleront S.Darko (la frangine s’appelle Samatha), Richard Kelly est abonné absent. On retrouve pour le coup l’illustre inconnu Chris Fisher, qui dirigera d’autres illustres inconnus (ou presque) : Daveigh Chase, Ed Westwick, Briana Evigan et Justin Chatwin. 10 millions de dollards ont été attribués à ce film dans lequelle lors d’un road trip à Los Angeles avec son petit ami, la soeurette aura des visions bizarre.
Me reste plus que mes yeux pour pleurer. Tiens, je vais aller remater Donnie Darko pour la peine. I love you Jake.
La fin du film sur le superbe morceau Mad World, version Gary Jules.

Bon, apparemment, les p’tits gars de Weezer sont au fait de ce qui se passent sur le web au vu du clip de leur dernier morceau, Pork and Beans, dans lequel on reconnaitra pas mal de vidéos virales ayant eu leur heure de gloire sur la toile. Bravo les mecs.


Tout est surréaliste. Tout va vite, change, s’oublie, se reconstruit à mesure, se destructure l’instant d’après. Je me lève le matin et me demande encore si j’arriverais un jour à devenir écrivain. J’essaie de redéfinir les priorités, me demande si je vais continuer de blogguer, si je vais partir à l’étranger, suis obsédée par certains détails qui font mal aux yeux quand je les ferme. Souvent je me retrouve sous la Grande Arche pour réfléchir, sur ses marche sales, lovée dans quelques courants d’air, entourée de touristes, fumant une clope pour m’évader. J’aime bien. Je me mets en tailleurs, zieute l’Arc de triomphe au loin et sa nuée de bagnoles autour. Liberté triomphante. C’est la meilleure période de ma vie depuis deux ans. Je fais tout et n’importe quoi mais suis rassurée d’être encore maitresse de mes actes. J’assume mes choix et emmerde ceux qui critiquent. Il y a certaines choses que je ne peux pas raconter ici même si j’en meurs d’envie. En même temps, ce lieu reste intimiste, vous êtes peu à me lire, c’est comme si je vous racontais mes histoires autour de la cheminée. Ici c’est l’hiver toute l’année. Je viens pour faire mon Père Castor au coin du feu. Je ne sais pas quoi dire. Est-ce que je vous fais chier? Pas le temps d’écrire tout de suite. Je reviens. J’aime bien Charlotte Gainsbourg sur cette photo. Mais je me demande ce qu’elle va foutre dans le prochain Terminator 4…


J’erre. Un moment, sur le bord de la route je me suis assise (et non je n’ai pas pleuré), j’ai réfléchi, me suis trouvée absurde, oui c’est le mot, je voulais en rire, j’ai fini par ne plus savoir quoi en penser. Tout cela ressemblait à un joyeux bordel, mais était-ce la peur de l’ennui qui me poussait à vagabonder dans ces histoires. Elle m’écoutait, comprenait, riait de tout cela, en mangeant un bateau pleins de sushis/sashimis/makis avec moi. On était comme deux gosses en train de se regarder faire des bêtises, à se raconter nos relations décalées et des sentiments qui finissaient par se faire la malle comme un printemps fuyant. On passait trop vite de l’hiver à l’été, se caillait les miches, puis transpirait, la transition se faisait difficilement, quelqu’un a coupé le chauffage et/ou la lumière brutalement, dans un instant de doute, je me sentais en insécurité.
Il l’aimait trop, lui envoyait des je t’aime à tout va, ceux qui remplissent des textos entiers avec 160 caractères, et ce jusqu’à 4 heures du mat’. Je soupire et j’envie. Son choix ne sera pas facile. Je te le rappelle ma belle, ta deadline c’est fin juin. Là, on est en plein business plan. Dieu, que l’amour est dénaturé chez nous.
On a ce don de provoquer des aventures qui finissent en eau de boudin malgré nous. On se demande qui voudrait vivre nos vies. On voudrait faire un échange, troquer contre un peu plus de stabilité. Ca nous ferait du bien, d’arrêter tout ce cinéma.
Ces derniers temps on me dit que je vis à la trentenaire, mais je me sens comme une gamine partie voler une robe à sa mère et qui essaie tant bien que mal de jouer un rôle de grande personne qui ne lui sied pas. Je suis une adulte mal fagotée, corps d’enfant, esprit d’ado, histoire de grands. Je flotte dans un costume trop grand et ne maîtrise pas la démarche dans ces talons trop hauts. Je me casse la gueule par manque d’expérience et me noie dans en l’absence d’un mode d’emploi concret. Les amis s’éloignent au milieu de toute ces restructurations, théorie des sphères, les uns restent, moi je pars, je ne vais pas non plus casser leur dynamique de groupe. J’ai des difficultés à tourner une page lorsqu’il faut écrire la nouvelle avec des éléments du passé. Désolée, j’ai du mal, je manque de recul, je m’en excuse. J’ai besoin d’y aller from scratch. Maintenant que la titulaire a pris ma place, revoilà la dreamteam au grand complet. En ce moment, je remplace dans une autre de équipe, ne vous en faite pas pour moi. Je me sens devenir une caricature de la fille moderne libérée, complètement à côté de la plaque. Je vais ici et là, cherchant une place, mais me retrouve sur la touche, en attendant d’entendre mon nom. Présente!
Hier soir, je lui dis en rigolant (pourquoi dois-je le préciser) qu’il ne ne manquait plus que les prêtres et les hommes mariés pour parfaire ma vie insensée. De toutes façons, maintenant qu’on est sorti de la tragédie, en fond sonore, je me fabrique mes propres rires pour agrémenter cette comédie. Qui R. va-t-elle choisir? Pourquoi V. m’invite-t-il à manger de la glace chez lui et veut-il me chanter une sérénade sous mon balcon? Pourquoi surtout massacre-t-il à la guitare mon morceau préféré. Le pauvre. Pourquoi K. veut-il me voir avec un autre homme? R. va-t-elle céder aux assauts de son ex amoureux transi? Puis R. (l’autre) me dit que tant que je dépasse pas une équipe de foot c’est tout bon. Trop d’hommes tue l’amour, c’est bien vrai. Le défi c’est d’avoir une vie normale. Mais c’est quoi la normalité? Non mais c’est n’imp’ cette histoire. Oui, j’aimerais bien me poser un peu. Vivre des relations à la cool, les multiplier par manque d’intérêt, c’est chiant à la fin. Les hommes sont barjes. Et moi aussi. Je ne trouve plus ça drôle et je ne sais pas combien de temps ça va encore me faire rire toute cette histoire. Non t’as raison, pour une fois, j’aimerais qu’on me nomme, pour ne plus être juste une présence fantôme et éphémère.
Je suis une petite conne égoiste. Mais ça ne durera pas. Juste le temps d’une transition.


Je me promenais à la Fnac, j’aperçois le nouveau roman de Marc Lévy, Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Encore un livre que je ne vais ni acheter, ni bouquiner. C’est comme l’album de ScarJo, planté au milieu d’une allée, dans l’attente d’une oreille assez tolérante pour arriver à l’écouter. Vous savez maintenant ce que j’en pense. Le magazine Rolling Stone dit d’elle : "Johansson’s voice is unremarkable and her pitch sometimes unsteady; she’s a faintly goth Marilyn Manson lost in a sonic fog" Dur.
Seul le titre du nouveau Alexandre Jardin me fait esquisser un sourire. Chaque femme est un roman.Toujours aussi romantique cet Alexandre, dont je n’ai pas honte d’aduler les personnages depuis que je rêve de rencontrer au moins un Zèbre dans ma vie.
Tiens, je viens de lire que Will Smith s’est décidé à faire un remake de Bienvenue chez les Ch’tis. C’est une idée aussi stupide que d’avoir adapté les Visiteurs ou Un Indien dans la ville. Il faudrait laisser les comédies françaises tranquilles.
J’aime cette partie de l’année où l’on découvre les nouvelles séries US de rentrée. Par exemple Dollhouse a l’air pas mal. On doit cette nouvelle trouvaille au père de Buffy, Joss Whedon. On dirait un mix d’Alias et de la série des Jason Bourne, avec dans le rôle principal,la sexy Eliza Dushku déjà vue dans Buffy et True Calling. Cette dernière campe le rôle d’Echo et fait partie d’un groupe d’infiltration, qui à chaque mission endosse une nouvelle personnalité. Leur mémoire se trouve effacer à la fin et le corps stocké dans un labo nommé DollHouse. Intriguant.
J’aime le nouveau Pennywise, The Western World. Assez péchu pour me réveiller, en ce matin graisailleux.
De toutes façons, le meilleure moyen pour se mettre de bonne humeur, c’est de mettre du Jean-Claude Van Damme dans ses céréales (c’est vieux mais je ne m’en lasse pas)


Après plusieurs reports, c’est en septembre prochain que sortira le nouvel (et 13ème) album de The Cure (initialement prévu en 2007). D’ici là, quatre titres sortiront au rythme d’un par mois. On se regarde tout de suite le premier extrait, The Only One.


You wanna live in the zip. . . you gotta live by the code. Rien que l’accroche laisse songeur. En 2008, il n’y a pas que les groupes has been qu’on ressucite, on ne saurait se passer les séries ringardes qui inondaient nos petits écrans dans des années 90 et dont on garde bien entendu un souvenir impérissable. Dans le genre, on retiendra (roulement de tambour), Beverly Hills ou plus communément appelé 90210 Outre Atlantique (d’où la baseline). Parce que, tenez vous prêt, le spin off de la série fera son entrée dans les grilles de CW à la rentrée. La vidéo promo qui s’ouvre sur le légendaire générique est tout simplement drôlissime. Ca reste toujours aussi kitch! Jenny Garth rempilerait pour jouer Kelly Taylor, sans oublier sa copine cette pimbêche de Tori Spelling. Oui j’en suis sûre ça ravive en vous de tellement beaux souvenirs…


J’aimerais qu’elle vienne me voir lorsqu’il lui fracassera le crane contre le parquet froid, histoire de partager quelques unes de nos expériences communes. J’aimerais entendre ses sanglots, voir le rougissement de ses joues, la peur dans les yeux, la colère sur la langue, la tristesse plein le coeur (mince, j’essaie de lui faire revivre mon propre enfer, je ne devrais pas). C’est mal, mal de penser ça et en même temps je jubile. Je jubile de m’en foutre de son absence et des connaissances qui n’en peuvent plus de le voir, des gens qui le haissent au bout de deux rencontres et de ceux qui le disent pédant et antipathique sans que je ne dise rien. Je ne provoque pas la polémique, j’écoute sereinement et j’expulse toute culpabilité. On aura cru longtemps que c’était ma faute puis on vient me dire ah finalement on croit que c’est lui qui a un problème. N’importe quoi cette histoire. Bon débarras.
Un tour chez le psy lui ferait du bien. Pour une fois que ce n’est pas de moi. Jamais une phrase ne m’aura donné autant de plaisir.
Je n’aurais jamais cru penser ça de quelqu’un un jour, mais ce garçon était une plaie. Depuis qu’on ne se voit plus, je crois que je vis de nouveau. J’ai arrêté de survivre. Ca fait du bien. Allez adieu et passe le bonjour à ta copine, ça me fait plaisir que t’en aies une, ça t’évitera à l’avenir d’ajouter sur Facebook les mecs que je fréquente pour les insulter. Non mais!
Quand est-ce que Connard-land fermera ses potes. Ce vaste territoire ne sature-t-il jamais?
On ne le croisera plus dans les personnages de ce blog. Enlevons tous ensemble son nom du générique. J’espère que personne ne pleure la disparition du protagoniste. Vous verrez, ce sera bien plus joyeux sans lui. On passe aisément du drame à la comédie. Il suffit d’un rien pour basculer d’un genre à un autre. Il aut bien qu’il y en ait qui parte d’une saison à une autre.


54 heures sans dormir. Qui l’aurait cru. Il est fortiche ce corps humain. Comme les heures de sommeil ne se rattrapent pas, je me sens encore en décalage avec la réalité. Merci au lapin Duracell (et non pas la marque dont l’histoire remonte au début des années 20) qui pour ses 35 ans a invité 35 bloggueurs à venir passer 35 heures dans sa maison vêtue de rose (pas pratique comme lumière pour faire des vidéos et des photos). La moitié de mes photos sont dégueues trop pink. On croirait un roman photo à l’eau de rose. Haha… Merci surtout Procter & Gamble + l’agence Passage Piéton, sans qui nous n’aurions jamais eu des cernes pareils et la tête dans les choux lundi matin, pour entendre les collègues nous charrier devant la machine à café.

On fait la connaissance de la pétillante July, représentante de Procter & G., apparemment fana du concept Big Brother. Vous voyez le lien avec l’opé? Présente le long de ces 35 heures, elle m’a bien fait trippé avec sa joie de vivre et son dynamisme. Elle n’arrêtait pas de nous remercier d’être venus et de nous demander si ça allait. Sympa et choupinou
C’était moins chou lorsqu’elle nous a explosé au poker mais comme on dit, la chance du débutant… :p
Entrés à 35, on est ressorti à 28. Dans l’ensemble, je crois qu’on a a bien joué le jeu. Challenge incroyable quand on pense à toutes ces heures qu’on a passé à se tenir éveillé, par tous les moyens (ma best friend, avant d’entrer m’avait dit: tu fais pas l’amour hein, ça donne envie de dormir - ça ne risquait pas…). Après coup, je me demande comment on a fait… Dire que Passage Piéton ne prévoyait que 3 survivants à la fin, ça nous a tous fait bien rire. Non messieurs/dames, on est bien allé jusqu’au bout (non pas sans difficulté je l’avoue). Sur les 54 heures, j’ai dû m’assoupir une demi-heure au petit jour dimanche matin, un oreiller sur la tronche pour me cacher (crédible?). Dur. Un grand merci à Red Bull dont je n’ai jamais descendu (et ne descendrais certainement jamais plus) autant de canettes en 35 heures, à Nintendo sans qui on n’aurait pas pu jouer à Mario Kart + Guitar Hero sur Wii, merci également l’équipe de réal avec qui je me suis bien marrée. J’envie ceux qui ont gagné le droit d’aller se masser ou poupouiller la tête/les mains… (je ne gagne jamais aux tirages au sort, la chance des perdants….)
Et les 3 prétendus veinards, ils auraient gagné quoi? Leurs têtes en 4×3 affichées dans les rues de la capitale pour promouvoir leurs blogs. Vive l’auto-promo. De toutes façons, le JDN avait spoilé le gros lot. Pour certains, la nouvelle était vraiment jouissive, pour d’autres, se voir en 4×3, ce n’était pas vraiment bandant ("J’ai une vie privé moi!" dixit Marion).Exercice narcissique? Gros délire? Je crois que pour beaucoup, c’était plutôt un défi personnel, plus qu’une envie de se voir en haut de l’affiche. Y en a aussi qui ont parié de l’argent pour aller jusqu’au bout. Congrats Amine, tes potes ont bien lâché les 250 euros qui t’étaient dû
? Du coup, on va se retrouver à faire une photo de groupe mais je doute fort que les noms des 29 blogs soient affichés, à moins qu’on ne se le tatouent sur la tête. Nan, pas très sexy comme idée.

Les premières 24 heures furent assez simples à vivre, même si la plupart d’entre nous avaient déjà une journée de boulot dans les pattes, la tête, les muscles tout ça. Y en a qui ont fait une petite siesta avant, perso, je n’ai pas pu. On s’était donné rendez-vous à 23h, devant la maison du lapin (et si on se donnait rendez-vous dans dix ans? => ok je sors). Les bloggueurs sont arrivés un à un et le café d’en face est devenu un repère de bloggueurs influents (il parait). Moi bloggueuse (presque) anonyme, j’assiste à toute cela d’un oeil amusé, je retrouve Célinette, ma copine de blog avec qui j’étais bien contente de vivre cette aventure. Les monos (parce que pour moi toute cette histoire avait des airs de colonie de vacances avec des vrais morceaux de trentenaires à l’intérieur) nous expliquent comment ça va se passer, font les présentations etc. etc. Je suis assise à côté d’un Stan dissipé et je me marre avec Dam, alors qu’à côté, Marion, j’en étais sûre avait méga hâte d’entrer dans la bunny house (joke inside). On flippait un peu tous non? ou pas. Un coucou aux monos au passage qui ont été bien cool : Marlène, Vincent, Guillemette et tous les autres et bravo pour leur infatigable (ou presque) patience.

Minuit Pile, il faut y aller. Le lapin géant nous attend devant la maison, on s’engouffre dans cet espèce de loft à deux étages, un étage principal et un sous- sol frais où se déroulèrent la majorité des activités et où l’on pouvait se déchirer à Guitar Hero ou faire son sport avec la wifit.
Je ne sais pas ce qu’était cet endroit avant d’être transformé en maison du lapin (il faudrait que je retourne sur les lieux pour voir ce que c’est devenu), mais j’aimerais bien le découvrir.
Première soirée. Le champ’ coule à flot, on se déguise, on regarde les minutes passer, on se dit mince, va falloir en trouver des choses à faire. Des choses comme se mettre des perruques ridicules, des lunettes trop seventies, des oreilles de bunny, des chapeaux de cowboy roses (qui auraient pu servir dans Brockeback Mountain) ou encore des colliers à fleurs, tout en jouant aux bagnoles et aux hélicos mis à notre dispo. De grands gamins… On s’éclate comme on peut. Ca commence fort à twitter, facebooker, bloguer, on s’add, on fait connaissance, on se taquine, comme des ados en colos. J’adore. Je re-découvre l’étroitesse du web, papote un tel à déjà rencontré mon boss, un autre que je lis. Ca fait tout drôle de voir en vrai tout ce beau monde jusqu’ici planqués dans mes flux RSS.
Damn, tous ces blogueurs, ça donne le tourni. J’en vois qui enfile les coupes comme on s’enfilerait des bonbons haribos. J’évite de faire la même, je ne tiendrais jamais si je me mets une race le premier soir.
Dans l’ambiance très vite, on alterne entre coups de mou et revival de patate (cette phrase ne veut rien dire, j’impute tout à la fatigue). Première activité à trois heures du mat’ je crois où l’on se met à faire du karaoké, où moi, même pas bourrée, j’invoque Cindy Sander avant d’entonner avec les autres Envole moi de notre pote JJ Goldman. On chante, on danse, on se dépense. Il faut tenir encore une trentaine d’heures et c’est là qu’on se dit qu’il vaut mieux ne pas y penser, surtout ne pas compter.
Je ne passerai pas tout en détails mais en gros : on eu droit à la venue de danseurs tektonic venus nous faire une démo (bluffant, rien à voir avec les kékés du parvis de la défense), un cours de cuisine par un chef (et là j’ai découvert que je n’avais aucune habilité avec mes mains, surtout pour faire de la sculpture sur carotte), une séance d’impro (c’était hilarant, faut au moins que je me repasse le best of pour remater ça), un cours de pole dance par deux nanas sublimes (je n’arrivais pas à croire que l’une d’elle avait trois gamins, je veux son secret!), un cours de breakdance et autres (fallait suivre le direct!) Le plus dur, c’était les moments de pause où l’on ne savait pas trop quoi faire. Parce fatigués, se poser un canap’, c’est un peu se mettre des somnifères dans le Red Bull. Donc, il faut dire qu’on était souvent devant les ordis.

Certains me disent que le jeu était faussé parce qu’on avait le droit de sortir. Oui entre pause clopes, pause douche, pause dodo d’une heure pour certains, et même des visites de potes (merci à Angie, Capu, Laurent et les autres d’être passé nous encourager) ou des guest-bloggueurs, il y avait matière à s’aérer un peu tout de même le cerveau. Totalement enfermés, je ne suis pas sûre qu’on aurait été 29 à la fin. Déjà qu’au bout de la première nuit, certains avaient déjà déserté les lieux… (n’est-ce pas Stan…)
L’apothéose, ce fut bien sûr samedi soir, avec la visite de Loana et sa copine, avec une scène mythique sur les trottoirs que je garde en off.


On a une fois de plus bien bu, bien dansé, bien hurlé (les pauvres voisins qui se sont plaint…). En plus, Edouard Baer a eu le malheur de passer ce soir là dans notre rue et les hystériques que nous étions, lui avons couru après avec nos coupes de champ.
Les dernières heures sont difficiles mais on s’accroche. Nous les filles, on se fait maquiller pour avoir l’air d’être à peine arrivée, les garçons se font raser, quelques uns vont prendre un café en face, le jour se lève, le compte à rebours peut commencer. Un dernier tour de magie et d’hypnose avec quelques bloggueurs consentants et dernier grignotage au brunch et le temps de claquer des doigts, il est 11 heures.
On est bien tous lessivés mais sans doute pas mécontents de cette expérience. Dans la rue, une horde de taxis nous attend. On a tous hâte de retrouver nos lits. Oh oui enfin. Il y aurait encore beaucoup à dire mais je vais m’arrêter là. J’ai bien aimé ma séances d’interviews samedi soir (sextoys story+ leçon d’enfilage de capote sur une cristalline par Grégory Pouy), je me suis éclatée au micro
j’espère que je le retrouverai bientôt, qui sait!
Ah mince, je me suis fait surprendre par Xavier (lire le compte-rendu de Nicolas) alors que je fuyais l’objectif. De toutes façons je peux me montrer vu que vous m’avez certainement vu tout ce week-end.

Malheureusement, je n’ai pas parlé à tout le monde, j’en profite pour passer le coucou à mes chouchous, en dehors de ceux que je connaissais déjà, Thibault, Tarik, Laurent (bonjouuuuuuuuur Laurent
), Marion, et tous les blogs de filles que je vais lire désormais
(grande première de ma vie dis donc…). Je vous invite à aller voir les blogs des 35, qu’on retrouve sur la fiche de présentation de chacun sur le site 35heuresdulapin.fr. Egalement les excellents posts de Fanny (oh oui ça c’est du compte -rendu!) Teulliac, Azzed, Sardine, Célinette, Marion, Eric, Nael, les photos d’ Osmany aussi…
See ya les gens et merci pour les centaines de mails depuis dimanche


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