Nos plus belles années

Kate Beckinsale
   Kate Beckinsale

Dimanche matin, j’écoute les Ronettes à fond, Be myyyy be my babyyyyyy, alternant de temps à autre avec la voix chaude d’Adèle, la dernière song-writteuse folk à la mode. Dans une heure, je décolle pour le Salon du Livre pour aller faire dédicacer mes bouquins, avec un groupie style en mode on. J’ai envie de demander à Nicolas Fargues si c’est un homme heureux, pourquoi Yann Queffélec écrit des bouquins qui me font pleurer depuis l’adolescence, et à David Foenkinos si sa femme a réellement un potentiel érotique.

Vendredi soir, avec ma meilleure amie, on a écumé les bars et restaus pour noyer notre spleen dans des conversations de comptoir. Aucune beauté masculine croisée ce soir là n’était assez flagrante pour nous faire oublier la galère sentimentale qu’on traversait depuis des mois. J’en perds mes rames, j’ai mal au bras, mais j’aime ça, c’est sportif de vivre dans la patience. On s’essouffle un temps, puis on repart, gonflé à bloc, je trouve géniale l’idée qu’il nous reste toutes ces années devant pour être heureuses. Il y a des soirées loose bénéfiques pour se remettre en question et relativiser en se disant que dans dix ans, on rira bien de tout ça. Foncièrement, on ne déteste pas les hommes, mais on se lassait de leur inconstance, sans nier que nous étions de sacrées garces nous aussi. Enfin, le plus dur, c’était surtout pour elle, trois mecs à gérer c’est pas toujours simple. Moi, en tant que célibattante, trop heureuse de mon indépendance, je vis bien, ca change d’il y a quelques mois, même si certains souvenirs sont encore douloureux, l’amertume se délave lavage après lavage, et dans quelques mois, cet amour mort n’aura plus aucun éclat. Je suis heureuse, les soirs de ciel clair, même en plein déprime, les yeux rivés sur les étoiles, j’ai l’impression que rien ne peux m’arriver.

Hier soir, j’ai fait la rencontre d’une blogueuse, connue grâce à mon ex. On a papoté sur son lit encore puceau et cette soirée m’a vraiment fait du bien. Voir des gens heureux et amoureux, c’est comme être en face de quelqu’un qui te crie : un jour ça t’arrivera aussi. M’enfin. Elle m’a dit, en citant un de ses amis que certaines personnes étaient irremplacables. J’en étais également persuadée. Même les salauds le sont, que veux tu. Je suis restée trois ans avec l’un deux et la seule preuve de mon deuil est que je ris de tous ces souvenirs. Les gens bien, certains moins, ceux qui laissent sur vous cette trace indélébile et vous aident à grandir dans le meilleur et parfois dans le pire, ne s’oublient pas du jour au lendemain. Même ceux avec qui on finit par couper les ponts brillent par cette rémanence inscrite dans notre mémoire.

Happy Sunday!

Je vous laisse en compagnie de Justin Nozuka, mon coup de coeur musical de cette fin de semaine. Je vous en reparle au prochain post.


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