BIGGER STRONGER FASTER*, le film le plus musclé de l’année

biggerstrongerfaster.jpg

Non, ce n’est pas le dernier tube des Daft Punk, ni le nouvel hymne national des Etats Unis. Mais il existe bel et bien une certaine corrélation avec ce dernier postulat car c’est en ces termes, avec ces mêmes superlatifs que les américains aiment à se définir : we are the biggest, strongest, fastest country in the world. C’est en détournant cette affirmation que découle le titre du nouveau né des producteurs de Bowling for Colombine et Farenheit 9/11 qui s’attache une fois de plus à nous décrire une Amérique malade. Sous le regard de Chris Bell (qui est désormais au bouffage de stréroides, ce que Morgan Spurlock fut à la consommation déraisonnée de junk food), qu’on suit l’histoire de ses deux frères, deux colosses, boostés aux stréroides et qui ont grandi en admirant leurs idoles qu’étaient Schwarzi et Stallone, ces mecs qui, gosses déjà rêvaient de devenir des Conan et des Rambo en puissance. (Tiens je suis sûre que mon tout premier petit ami adorerais ce film, lui qui voulait devenir comme Hulk Hogan alors qu’il était taillé comme Christophe Willem).

Ce qui est intéressant ici, c’est que le réal. se penche, plus que Moore ou Spurlock sur un cas personnel et familial. En s’appuyant sur le témoignage d’experts, de médecins, d’athlètes, mais surtout sur l’histoire de ses frangins, il tente de répondre en presque deux heures à un certain nombre de question dont : Pourquoi faut-il se sentir coupable de bouffer des stéroides alors que tout le monde le fait. Qui plus est si c’est pour ressembler à nos héros. Le problème est réel. Cette poursuite d’un american dream dopé au stéroides pour devenir les plus grands, les plus forts, les plus rapides, rend la quête de la performance périlleuse. On plonge dans un univers trempé dans la culture pop américaine, l’importance de l’image, l’esprit de compét’, le vaincre à tout prix qui mènent à l’utilisation cette drogue qui rend plus musclé que coupable. Le film tient-il ses promesses, je ne sais, en tous cas, le pitch, moorien à souhait donne envie de voir tout ça de plus près.

small_261656.jpgsmall_261657.jpg
small_261658.jpgsmall_261659.jpgsmall_261660.jpg

 


One response so far, want to say something?

  1. saab says:

    Merci pour la découverte ce documentaire semble génial, il est dns mes petits paiers par conséquent mais avant je vais jeter un coup d’oeil à Sicko de Michael Moore, je l’adore ce type même s’il est contreversé.

    Mille mercis ;-)

Leave a Reply

DSC04202DSC04196DSC04186DSC04180DSC04178DSC04159DSC04148DSC04147DSC04147DSC04133DSC04116DSC04111