Il y a peu, je vous parlais de Puggy, groupe de pop-rock belge pour lequel j’ai déversé mes émois en un rien de temps. Les ayant vu sur scène la semaine dernière en concert, je me suis indignée d’entendre dire par l’un de mes anciens camarades de lycée, parti s’exiler en Belgique, que c’était ce que le rock belge avait produit de pire depuis longtemps. Ha ça non, je ne laisserai pas dire! Parce que si à la Boule Noire vendredi dernier, deux groupes se partageaient l’affiche, une fois n’est pas coutume, j’ai trouvé la première partie de bien meilleure qualité. D’ailleurs, je n’ai pas attendu la fin pour quitter la salle parce que malgré les critiques élogieuses du premier album de Air Traffic, ce n’était pas vraiment ma tasse de thé. La chanteur, avec ses vagues airs de Paul McCartney trop jeune et trop ivre, poussait dans le micro en grimaçant comme si c’était de douleur, ce qui était d’un agacement perceptible. Non en fait en rematant les vidéos, c’est pas mal, je crois que j’ai vraiment bloqué sur ses grimaces.
Air Traffic
Puggy, c’est un peu ma boisson énergétique depuis quelques semaines. A la première écoute de leur album, j’ai su qu’il n’y avait rien de mieux pour colorer l’humeur, si elle se ternissait sous la pluie. Même si l’album s’appelle Dubois died today, les rythmes et les mélodies accrocheuses vous entrainent vite dans un univers où l’on se sent de sautiller et de danser pour faire la fête. Sur scène c’était pretty amazing. Le public conquis, moi aussi. Le chanteur, Matthew Irons, gueule d’ange à la Jared Leto, faisait valser les notes sur sa guitare et balançait sa voix, dont on reconnait des sonorités familières, celle d’un Mattew Bellamy (Muse). Il est accompagné par Romain Descampe (basseiste), qui vient de chez nous et d’Egil Franzen dit Ziggy à la batterie. Incroyable reprise de Vesoul (Brel), j’ai écouté avec délectation :
Ce week-end pour ceux qui n’iront jouer aux festivaliers ni à l’hippodrome de Longchamp, ni à Belfort, ni à Arras, peut-être passeront-ils en mode contemplatif devant leur écran, pour mater la prestation que donneront Björk et de Sigur Rós au festival Natura, retransmis en live sur le site de National Geographic. Un concert écolo que vous pourrez suivre de 19h à minuit. Plus d’info ici.
Comme chaque année, les artistes s’invitent sur le sable blanc et sous les palmiers de Paris Plage dans le cadre du Festival Fnac Indétendances, du 25 juillet au 16 août, au niveau du Pont de Sully, sur le quai Saint Bernard (Paris 4) Au programme, neuf soirées de concerts gratuits et des artistes qui accompagneront nos fins de journée, bières à la main et oreilles en éventail. Ceux que je manquerai absolument pas : Jehro, Raul Paz, Svinkels, Pete and the Pirates, Quidam, The Delano Orchestra, Keziah Jones.
L’excellent groupe français d’indie folk The Delano Orchestra joue d’ailleurs ce soir à la Maroquinerie, à partir de 20h.
La prog’ 2008 :
25/07 : Claire Diterzi + Daguerre + Anis + Feloche + K + Loic Lantoine + Barbara Carlotti + Jehro
Je regarde la foule inlassablement. Parfois je souris, d’autres envie l’artiste. Je suis à son hauteur, un peu surélevée, assez haut pour voir toutes ces mains qui se tendent et ces centaines de regards qui pétillent. Les voix montent jusque sur la scène, les cris se condensent en une clameur commune, boule compacte d’amour tendue vers Elle. Les bras levés, ils applaudissent énergiquement, se déhanchent en reprenant couplets et refrains. Là-haut, un homme agite les bras, fait des coucous à Sheryl, chante tout par coeur, s’amuse comme au concert de sa vie. Il n’est pas seul. Dans la salle obscure, guidés par des spots qui réchauffent, le public de Sheryl Crow est bien là, tous très fans à ma première impression. Elle ouvre le bal avec Run Baby Run, sans première partie et enchaine 1h45 de concert, alternant nouveaux titres et succès planétaires. Prenez une star de renommée internationale, des mélodies entrainantes, des airs que l’on fredonne sur l’autoroute des vacances, un guitariste qui se la joue avec son instrument comme un objet de domination, des choristes qui éclipseraient même vocalement l’artiste, quelques déhanchés et des guitares avenantes. C’était hier soir à la Cigale, dans une ambiance survoltée.
Hier soir, en première partie des Maroon 5, Sara Bareilles a illuminé l’Olympia. Vous avez sans doute déjà entendu sa chanson Love Song qui a récemment envahi les ondes. Ce fut un délicieux moment, quoiqu’un peu court. Cette talentueuse artiste a une voix tout simplement sublime. On se laisserait bercer pendant des heures. J’espère vraiment qu’elle reviendra à Paris pour son propre concert. J’ai entendu une fille à côté de moi dire: même si elles chantent super bien les filles me touchent beaucoup moins que les mecs. Mets tes hormones en berne pour apprécier la musique, avais-je envie de lui dire.
Lorsque vous assistez à un concert comme celui des Maroon 5 où la gente féminine est largement majoritaire, prévoyez des boules quiès, non pas pour la musique (quoique), mais surtout pour éviter à vos oreilles des assauts des cris hystérico-stridents. C’est fou comme tous les concerts pour minettes se ressemblent. Enfin, je ne leur en veux pas, j’ai émis également mon petit de joie lorsqu’ils sont arrivés sur scène. Pendant plus d’une heure et demi, le groupe a égrené les morceaux de son dernier album It won’t be soon before long. Sur scène, Adam Levine, le chanteur est une boule d’énergie ambulante. Le reste du groupe ne s’en sort pas trop mal non plus. Les digressions musicales à la guitare sont un régal. Les balades succèdent à des morceaux qui font trembler le plancher de l’Olympia. On passe un très bon moment. Ca danse, ça chante, ça se souvient parce que forcément les chansons comme I won’t go home without you m’ont faite pleurnicher comme une ado devant son feuilleton favori. Oh oui c’est beau. On ne manquera pas de reprendre les deux succès du premier album que sont She will be loved et This Love. Won’t go home without you
Ce qui est extraordinaire, c’est que je ne connais toujours pas le nom du groupe qui a assuré la première partie du concert de Feist. C’était ma foi fort sympathique, assez péchu, quelque peu singulier également. J’aimais bien leur petit son pop-rock rétro qu’on entendrait bien dans un bal. Sortez les robes rétros. Le chanteur, l’air tout timide, grattait encore et encore tout en faisant des ooouuuuuuaaaaaaa très concentrés, en se balançant d’ avant en arrière. Il en allait de même pour le percussionniste qui secouait sa tête dangereusement au point que je me demandais si elle n’allait pas de détacher de son corps. En image cette première partie festive. Si une âme charitable a le nom de ce groupe…
Ce qui est dommage, c’est qu’au grand Rex, on est assis. Feist nous a même engueulé d’être un public trop sage. Je comprends à quel point ça doit être déstabilisant d’avoir en face de soi des gens tout silencieux qui la regardent chanter avec une molesse déconcertante. On avait envie de crier : non mais c’est pas un concert d’André Rieu tout de même! Certains s’étaient même assoupis lors de la première partie, c’est dire. Lundi soir, j’ai passé un moment magique. J’avais peur que ça soit trop lancinant, mais Feist m’a littéralement captivée. Grâce à une mise en scène pleine de poésie, je me suis laissée entrainer dans un univers teinté de douceur et de folie légère.
Deux jeunes femmes dans le fond de la scène manipulaient dans leurs mains des feuilles et autres instruments poétiques pour rendre sur un écran le décor mouvant. Jeu de lumières, jeu d’ombre, jeu de chansons racontées en image. Feist est une bonne conteuse, elle nous raconte des histoires à travers ses chansons qui nous emmènent un peu plus loin que le Grand Rex.
Ce bout de femme fait la pluie et le beau temps. Elle vous décroche un sourire, puis peut l’instant d’après vous tirer une larme. J’étais hypnotisée par sa voix, dont on ne peut détacher son regard, une fois posé dessus. Mais quelle voix! Des frissons me parcouraient à chaque fois qu’elle grimpait un peu plus haut ou saccadait ses notes. Le coeur battant, j’écoutais cette sirène verser ses chansons dans nos oreilles. J’ai tout bu cul sec et quel régal!
Avant hier soir, Girls in Hawaii performaient à l’Olympia. Quelques mois après leur passage à la Cigale, je suis allée les revoir avec cette ferme intention de planer à nouveau. Et c’est ce qui se passa. Dans une salle comble, devant un public chaleureux qui accueillit le groupe comme il se doit, les gars de Girls in Hawaii nous ont une fois de plus emmener dans leur univers. La beauté et la sérénité qui s’en dégagent, se vivent pleinement en écoutant leurs chansons, les yeux fermés, le corps mouvant, les mains prêts à cogner l’une contre l’autre pour battre la mesure. Ca dura près d’une heure et demi, avec deux rappels et beaucoup d’applaudissements, des cris, des clameurs, un besoin insensé d’en vouloir encore plus. C’était incroyable. Les images défilaient derrière eux et c’était comme un grand voyage au dessus des nuages, d’où l’on pouvait observer ce microcosme musical. On ne s’en lasse pas. Mélange de leur premier et second album, on a même eu droit à a fin à une reprise des Beatles. Que du bonheur.
Je suis tombée amoureuse de Girls in Hawaii sur cette chanson, Bees and Butterflies.
J’aime commencer la journée avec celle-ci, 9:00 AM.
Celle-ci est parfaite pour se promener au grand air, Found in the ground.
La scène est nue. Un micro sur le devant, quelques cables et c’est tout, on attend les artistes, il est 20h à la Boule Noire.
C’est Liam Gerner, qui assure la première partie, un folk singer venu tout droit d’Australie. Il fait son show, humoriste jusqu’au bout des doigts, il nous chante des histoires de poney et de bateau, des chansons qui sentent l’ailleurs et nous entrainent dans son pays natal. Une petite balade champêtre pas désagréable.
Je me suis bien amusée, comme dans une cours de récré, lorsqu’on se raconte des blagues entre potes. Newton débarque sur la scène avec une certaine prestance, ses dreads toujours à leur place. Raconteur d’histoires, blagueur, guitariste hors pair, il nous a emmenés sur une autre planète. Impossible de ne pas faire des oh et des ha lorsqu’on le regarde jouer de la guitare.
On est happé tout de suite par sa sympathie, son talent, et sa capacité à communiquer avec nous. Parce que s’il existe bel et bien des artistes qui viennent faire leur cuisine sur scène sans aucun échange avec le public on peut dire que Newton est un maitre de l’interaction. L’autre soir, j’ai vu un magicien, qui transformait avec sa guitare des tubes dance en arc en ciel.
Et puis c’est chouette de voir en vrai de vrai celui qui vous réveille certains matins lorsque vous mettez la musique à fond pour fredonner ses airs sous la douche.
Variation musicale avec de vrais morceaux d’humour inside.
Quand il reprend Teardrop de Massive Attack, c’est également géantissime.
Comme c’est un magicien, il avait pleins de choses dans son chapeau, y compris une panoplie de guitares qui contenait cette choupinoute chose :
He bien, on a bien ri, avec un vrai faux rappel (il est juste parti dans un coin de la scène se marrer avant de revenir) et jusqu’au bout c’était vraiment un plaisir d’apprécier un artiste avec autant de talent et d’humilité. La classe intégrale.
Je suis déçue, comme d’innombrables autres fans. Beirut, qui devait passer le 26 juin prochain à l’Olympia (complet d’ailleurs), a annulé sa tournée européenne. C’est un Zach Condon fatigué, ne gérant pas la pression, se retrouvant même à l’hopital avec une crise d’angoisse qu’on regrettera de ne pas voir sur scène. On ne sait pour quand sera son retour, mais dans une lettre publiée sur son site officiel, il s’explique :
"It’s with great regret that I have to
tell all of you that Beirut is canceling their summer European shows.
My reasons for doing this are many, a lot of them personal, but I still
feel I need to provide something of an explanation.
The past two years have been a mindblowing experience. From the first
indications that people were putting songs from Gulag up on their blogs
to our incredible tour of Australia and New Zealand that we just
completed, everything that has happened has been beyond anything I’d
ever hoped could happen with the music I wrote and recorded in my
bedroom. Once things started happening, I decided I wanted to do
everything as big as possible. So, I set about putting together a large
band, and giving that band a huge sound, and making the most
spectacular records we possibly could.
I know this can sound like an artist shithead kind of comment, but
going through all that really does have its low points along with the
highs. The responsibilities of gathering people around your vision,
working with great people like those who work directly for the band and
those at the label, wanting to insure that every show is as good as
humanly possible so that every single person in the audience sees that
we put in a real effort, all of that leads to a lot of issues in terms
of doing right by people who have done you right.
It’s come time to change some things, reinvent some others, and come
back at some point with a fresh perspective and batch of songs.
Please accept my apologies. I promise we’ll be back, in some form."
Zach
On espère vraiment que ce n’est pas la fin de Beirut.
OMG. OMG. OMG. Quelle soirée! Le meilleur concert auquel j’ai assisté en ce début d’année. The Hoosiers ont fait danser l’Elysée Montmartre dans une ambiance festive. Dans la foule, on pouvait croiser des pom pom girls, des super-héros, des animaux fluos en tout genre. Et pour cause, le groupe avait invité son public à venir déguisé. Sur scène aussi, on a pu apercevoir un Spiderman qui sifflait bien, un chanteur rétro, un catcheur masqué, des sportifs…
Quidam
Quidam s’imposa comme une sympathique entrée en matière. Ce jeune trio made in Clermont Ferrand ont suscité un bel enthousiasme. Je les avais vu l’autre jour à l’enregistrement de Taratata et j’avais pas mal accroché déjà. Moi qui ne suis pas très rock français (dès que je vois des minets avec leur gratte, je pense tout de suite à BB Brunes), j’avoue que ces p’tits jeunes ont envoyé du bon son. Sous les lumières troboscopiques, ils nous ont interprété quelques titres de leur premier album En eaux profondes. Tiens je viens de lire sur leur MySpace qu’ils passent ce soir au Truskel en session acoustique. J’irais certainement faire un tour.
Après une petite pause, on a eu droit à un show durant lequel deux nanas se trémoussaient en faisant tourner des machins lumineux. Désolée pour l’imprécision, il y avait un grand môsieur devant moi qui me cachait la vue.
Puis les membres déjantés de The Hoosiers ont débarqués, les lettres du groupe à la main. S’ensuivirent des cris hystériques de joie. Le show peut commencer. Je ne sais pas combien de temps le concert a duré, mais tout est passé trop vite à vrai dire. J’ai souri bêtement tout le long et c’était tellement bon que je me suis dit que c’était le concert dans lequel vous pouviez avoir un orgasme juste en écoutant ce qui se passe. OMG. Le chanteur, Irwin Sparkes (mix entre David Pujadas et Ben Stiller) a une voix à tomber par terre. Non sans blague, mon âme de groupie s’est violemment réveillé hier soir.
Quand j’entends Goodbye Mr A je me repasse la pub SFR :)
Le groupe a fait savoir qu’il serait aux Solidays cette année. Moi aussi diantre!
Il y a quelque temps, Angie me parlait de The Teenagers. Je file écouter leur MySpace, trouve les zigotos rigolos, chope ma place de concert pour l’y accompagner.
En arrivant à la Maroquinerie, je suis presque déçue du peu de monde présent, en comparaison de la salle bondée venue applaudir Colbie Caillat il y a un mois de cela. Ce soir, trois groupes tiennent le haut de l’affiche: The Teenagers, Racine, et Mai, réunis à l’occasion des Inrocks Indie Club, événement présentés par Les Inrocks et Alias tous les troisièmes jeudis du mois.
Les gens arrivent peu à peu, mais restent timidement parqués au font de la salle. L’ambiance est froide, trop pour une soirée rock qui devrait faire pulser les murs de la Maroquinerie.
C’est Mai qui ouvre les festivités. Sur scène, ils sont trois, un guitariste, un claviériste/second guitariste et la chanteuse, Johanna Wedin, jolie suédoise à la chevelure parfaitement blonde, et à l’accent perceptible. Avec Angie, on tombe immédiatement sous le charme de sa voix douce et de ses chansons aux sonorités pop-électro-folk. Le style est facilement reconnaissable, je pense tout de suite à une version fémine de Air, et c’est sans surprise qu’on lit à la sortie du concert sur l’affiche que le premier album de cette charmante conteuse venue du nord, Still need a kiss, a été mixé par Stéphane Briat (Air, Phoenix). C’est une belle découverte que nous avons faite ce soir. Jolie voix, mélodies planantes, instruments divers qui font voyager. A découvrir d’urgence. Le MySpace de Mai.
Puis vint le tour de Racine, groupe à tendance New-Wave mené par une blonde péroxydée déjantée (ex Transvision Vamp). Elle arrive sur scène la clope au bec, le slim parfaitement taillé, une dégaine tout droit sortie des eighties, le t-shirt engagé : Every song is dope, signé herself. Elle est également escortée par des musiciens semblant porté l’étiquette made in London : aux percus, j’aperçois le sosie de Sébastien Tellier, à la gratte un mec qui ressemble à un ado aux cheveux gras mais qui devait être certainement plus âgé que moi, à la basse, un espèce de jeune lord anglais avec le foulard noué autour du cou (et pour le coup, un slim qui lui tenait bien chaud les fesses aussi) et au clavier un goldenboy complètement absorbé par son jeu de scène, à fond dans son tambourinage de notes. La bande ne tarde pas à mettre le feu à la salle, qui s’est remplie au fur et à mesure et qui s’est mis au diapason. La chanteuse, tantôt braillant, tantôt chantant dégage une énergie communicatrice. T’as les hanches qui commencent à faire des mouvements circulaires, puis tu te mets à taper des pieds, pour finalement t’apercevoir que ta tête se balance, fait des oui, puis des nons. Attention, furieusement dansant. Leur MySpace.
The Teenagers ont cloturé le spectacle et étrangement, bien qu’ils furent sensés être les stars de la soirée, c’est le groupe avec lequel j’ai le moins accroché. C’était bien trop court, les musiciens semblaient se faire royalement chier et le chanteur, encore un en slim (!) dansait d’une manière mono gestuelle. J’étais en train de penser que The Teenagers incarnaient parfaitement l’art de parler dans un micro pour faire brailler les filles. Ma voisine, jeune groupie aux mouvements capilaires épiques (merci pour les coups de cheveux dans la tronche), semblait, ELLE, ne pas être déçue du spectacle. Après un rappel, ils revinrent une troisième fois sur scène, mais n’ayant pas assez de chansons à leur répertoire, ils ont fait monter la moitié de la salle sur scène pour chanter leur titre phare, Homecoming. Durant trois heures, le public, aussi statique que des piliers de temple, s’est seulement lâché sur les deux dernières chansons, pogotant à tout va à la demande du guitariste, qui d’ailleurs portait un t-shirt I love Fallout boy. Ouuuuuuuh, c’est nuuuuuul.
Une soirée donc riche en wah putain c’est vachement bien. A renouveler.
Prochain Inrocks Indie Club le 17 qvril prochain. Le programme.
Par manque de temps, j’ai monté le sujet à l’arrache. En plus je n’ai même pas encore la première partie du concert que j’avais pas mal appréciée. Puisque je n’ai pas non plus le temps d’écrire un article complet (oui je sais j’abuse), je vous laisse lire celui d’Angie, ma jumelle adoptive, en attendant une review plus complète du concert et de l’interview que vous retrouverez dans les prochains jours ici. Allé hop la vidéo.
C’est plein de musique, de concerts, de vagabondages dans les salles bondées. En ce moment, j’aime ça, aller voir les artistes en vrai, ça rattrape les 10 ans durant lesquels j’ai snobbéle CD audio. Je préfére payer pour un live. C’est mal? Ce n’est pas toujours bon, mais au moins c’est pas de l’argent foutu en l’air, il faut se faire plaisir.
Mardi soir, au Trabendo, il y avait les Plain White T’s. Je les connaissais avant qu’ils ne cartonnent avec leur Hey there Delilah qui a envahi les ondes depuis quelques semaines. Ca fait toujours chier quelque part lorsqu’un groupe que vous aimez bien commence à exploser. Y a toutes ces minettes qui vous hurle les paroles comme si elles s’endormaient tous les soirs en fredonnant cet air-là. Moyenne d’âge de la soirée, encore 15 ans à peu près. Les seuls vieux, c’étaient les parents ou des un peu plus agés, comme nous perdus dans cette foule juvénile. Je vais au bar pour prendre un whisky, on me demande de nouveau mon âge. J’en ris. Oui le concert était pas mal, mais je suis toujours un peu déçue lorsque cela ressemble à une copie conforme du CD. J’aime les variations, les digressions musicales, ça sert à ça un concert non? 17 chansons, un peu plus d’une heure de concert, avec en première partie un groupe qui venait du Dakota du Sud,c’est tout ce que j’ai retenu. Ca ressemblait à ce genre de boum qu’on voit dans les séries pour ados (Dawson & co). D’ailleurs ça ne m’tonne pas, l’autre jour à la télé, j’avais vu les Plain White T’s dans une série de ce genre, Greek je crois, diffusé sur Virgin 17. M’enfin, ça fait du bien parfois de retrouver son adolescence.
Mercredi soir, c’était plus musclé à Bercy. On est allé voir les Smashing Pumpkins. Plus de 2h30 de concert non stop, ils se sont vraiment fait plaisir. C’est vraiment bon, mais j’ai trouvé ça froid. Peu communicatifs les artistes, chacun semblait se masturber avec son intrument dans son coin. La bassiste était jolie, j’aimais bien sa jupe qui était plutôt une non-jupe. A la fin, on était devenu sourd. Ils ont cloturé par Cherub rock, le truc qui te donne l’impression de jouer à Guitar Hero devant ta télé.
Vendredi dernier à La Boule Noire. Jadallys ouvre le bal. C’est la première partie la plus insupportable à laquelle j’ai pu assister. La chanteuse, certainement sous acides, piaillait à n’en plus finir des chansons dont je ne me souviens ni l’air, ni les paroles. Je souhaitais seulement que cela finisse au plus vite. Exhortant le public à faire des gestes de la main pour rentrer dans son univers, nous restions de marbre, sans bouger d’un pouce si ce n’est pour nous frayer un chemin entre deux bousculades, car la salle, comble, laissait peu de marge de manoeuvre.
Delain est arrivée et là, ce fut le coup de foudre. Hypnotisée par le charme naturelle de la chanteuse, Charlotte, j’étais littérallement captivée par son charisme. Elle semblait timide, sourait avec un trac palpable, remerciait à tour de bras le public qui acclamait le groupe (qui d’ailleurs avait fait la première partie de Within Temptation l’année dernière). Le concert s’est achevé trop rapidement, malgré le fait qu’ils aient interprété l’intégralité de leur album, Lucidity. Seul regret, la musique était trop forte et parfois je me demandais si ça ne chantait pas faux. Bref, même avec ça, j’ai sur-aimé le show. Très bon public, loin de ce que j’imaginais. Ce fut un agréable moment que je n’hésiterais pas à réitérer s’ils repassent.
A la fin du concert, avec So’, on est même acheté leur album (oui très bon public j’avoue), et séance de dédicaces à l’appuie, j’ai récupéré le dernier poster du concert.
Petite salle : l’Elysée Montmartre. Ambiance intime. Artiste proche de son public. Vanessa Paradis radieuse, accompagnée par des musiciens hors pair, dont Mathieu Chédid et Albin de la Simone. Entre les riffs de guitare entrainants et quelques déhanchés sulfureux, c’est plus de deux heures de concert durant lesquelles on chante et on tape des mains. Mélange de chansons du dernier album et d’anciens succès, on ne se lasse pas. Après un rappel qui a mis le feu dans la petite salle, on a même eu le droit à une petite cession acoustique. Pas mal du tout. C’est Maxime Nucci (mari de Jenifer), qui a assuré la première partie du spectacle. Sans doute l’un des meilleurs concerts de cette année après Mass Hysteria. PS pour Gaïa : mais non, elle n’a pas un gros cul! -_-