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Le résumé de la semaine en images

BaltardNouvelle Star
   Le Pavillon Baltard : La Nouvelle Star

Les cris féminins, suraigus, franchirent un octave supplémentaire lorsque Jules fit son apparition. Les gamines semblaient avoir entre 14 et 20 ans, très maquillées, habillées un peu toutes pareil, style fashion je me la pète grave. Nous, on n’a presque pas attendu pour entrer. Presque, un peu quand même. R. my best friend connait un tas de gens, je suis impressionnée. Les pompiers, les mecs de la sécu, les gens de la prod. Dans la file d’attente, on papote avec la cousine de Cédric (pour qui j’avais pris une pancarte de soutien au passage, distribuée par son père à l’entrée…), une grande blonde sympathique et on côtoie la mère de Benjamin que l’on retrouvera un peu plus tard. A l’intérieur, ce n’est pas comme à la télé, c’est plus petit, on se dit ah mais c’est de là qu’ils descendent quand ils chantent? Devant notre petit écran, on croirait une échelle de pompier, en vrai, on aurait dit un tabouret surélevé. Avec tous ces spotlights, il fait très chaud. Le chauffeur de salle s’agite, remue les bras, la voix. Je suis fatiguée pour lui. Dans les fosses, les gamines sont surexcitées de voir leurs idoles, font la mou amoureuse des groupies en transe, brandissent des pancartes Votez pour Benjamin. D’ailleurs, un tas de voix féminines scandent Benji Benji Benji. Quelques unes lancent des regards enamourés en direction des garçons situés derrière nous. Il faut dire qu’un peu par hasard, on s’est retrouvé dans le carré famille de Benjamin, juste derrière sa mère, à côté de ses potes. Donc les filles s’extasiaient devant ces éphèbes du 16ème et mendiaient de loin leur numéro de téléphone. Les filles d’ici défendent leur territoire. Je les entends dire: Ce sont nos copains, ce ne sont pas vos amis, laissez les tranquilles. Je pouffe discrètement de rire. Je crois que certains nous en n’ont voulu d’être là: elles ne font pas partie de la famille, elles ont pris la place de S., on n’arrête pas de les filmer.  Heureusement, au milieu de ce remue-ménage bourgeois, on a vu passer Ycare, et Julien Doré a fait son show (il est d’ailleurs en concert au Café de la danse le 2 juillet prochain pour les fans que ça intéressent…).  On  aura également remarquer que Lio a oublié de s’habiller ou que sa costumière lui en voulait pour quelque chose. Mais c’était quoi cet affreux body! Comme disait mon voisin, on aurait dit une grenouillère qu’elle ne remplissait que trop.  Une soirée sympa, pas très instructive, mais qui vaut la peine d’être vécue au moins une fois.

Roland GarrosRoland GarrosRoland GarrosRoland Garros

L’odeur de la terre battue, les cris sportifs des joueurs, les clameurs du public, l’ambiance des courts de tennis, jeudi j’ai eu la chance d’assister à la demi finale dame opposant les deux serbes Ana Ivanovic et Jelena Jankovic. Un match serré avec de beaux échanges qui suscitèrent des oh et des ah, des applaudissements et autres manifestations de ferveur. Il n’y a aucun doute, le tennis est un sport qui a la classe. 

Open BedOpen BedOpen Bed

Jeudi soir, au Théatre des Bouffes Parisiens, on assistait avec R. à la représentation de Open Bed, car l’un de ses amis de lycée avait un rôle dans cette comédie théâtrale.  Adaptée d’une pièce espagnole à succès par Laurent Ruquier, la mise en scène est signée Charlotte de Turckheim. A l’affiche on retrouvait entre autres Titoff ou encore Elisa Tovati (mais quelle bombasse!). Pendant 1h30, ça parle d’amour, d’amitié, de tromperies, ça raille gentillement sur l’homosexualité, ça chante, avec des musiciens en live. On passe un bon moment, on rit, même s’il y a pas de quoi réveiller un mort. J’ai beaucoup aimé la gestion de l’espace scénique plutôt ingénieuse. Dans un théâtre somptueux, au prix des places, il valait mieux rire, même un peu. 
Théâtre des Bouffes-Parisiens • 4, rue Monsigny • 75002 Paris • Du 12 février au 14 juin.


BoissierBoissierBoissier

En bas de nos nouveaux locaux, on a un Nicolas et un Boissier, ce qui donne deux fois plus de raisons pour se bourrer la gueule et se goinfrer de chocolats. Il parait qu’il fait les meilleurs chococos de la capitale. Et nous on n’a pas l’air ridicule avec nos jouets Kinder Surprises qui s’accumulent sur nos bureaux? Comme on voulait goûter les petites douceurs du meilleur chocolatier de Paris, on a fait style qu’on était blindés d’argent à dépenser en calories supplémentaires. Non content d’être ressortis avec ces merveilles que vous pouvez admirer ci-dessus, je ne vous dis qu’une chose, ces chocolats aux amandes sont une pure folie gourmande et leur spécialité, les pétales sont juste ravissantes pour les papilles. Pour le test, j’ai préféré les pétales aux fruits plutôt que celles aux fleurs. Mais de toutes façons à goûter si vous en avez l’occasion.  


Mercredi tout est permis

Dans l’ordre, il y eut le concert de Feist, puis la nuit, ensuite le petit jour du mercredi matin, arrivé comme un cheveu sur la soupe, je ne sais plus quel jour vient après, le temps se destructure, seul les évènements mis bout à bout témoignent des semaines qui passent. Hier soir c’était vraiment beau au Grand Rex. J’attends de décharger toutes les photos et les vidéos pour vous montrer ce concert plein de poésie.

Feist - I Feel it all (clip)

Depuis qu’on a déménagé les locaux dans le 16ème, je mets beaucoup plus de temps pour aller travailler, presque trois quart d’heure, mais ça m’est égal car dans le métro, j’ai le temps de révâsser, de bouquiner, de penser au pitch de mon roman qui s’établit. Enfin, j’ai trouvé la trame, une histoire qui ne s’apparente en rien à ma vie, je voulais m’écarter du genre autobiographie. Mon premier roman ne sera pas une histoire de divan.

J’ai acheté mon Libé à Châtelet ce matin, pour éviter la déconvenue rencontrée hier, lorsque je me suis rendue compte de la difficulté à trouver ce journal dans le 16ème à partir de midi. Ne restait plus que Le Figaro mais c’est no way. Peut être que qu’ils ne commandent que 10 Libé par jour ici comme dirait mon collègue. Ca ne m’étonnerait guère. De l’ironie à la réalité, il n’y a qu’un pas.

Mange Prie Aime

Note pour plus tard : vous parler du roman que je suis en train de finir de lire : Mange, Prie, Aime d’Elizabeth Gilbert. Ce livre est une vraie petite merveille. En ce moment, en parralèle, je lis Pour en finir avec Dieu en écoutant le nouvel album d’Ashlee Simpson. Non c’est sûr, il ne faut vraiment pas croire en Dieu pour écouter la nouvelle femme de Peter Wentz (Fall Out Boy) balancer de la soupe. [Fin de la digression] Pour en finir avec Dieu est un essai très intéressant écrit par Richard Dawkins, biologiste, qui s’attaque à la religion de manière virulente avec l’oeil d’un scientifique profondément athé. Passionant.

Ashlee Simpson - Outta my head (clip)

Mon nouveau bureau fait la taille de mon studio, j’ai l’impression que cet espace est trop grand pour nous. En tout, on se ballade dans 360m². Des moulures au plafond, je les regarde souvent en soupirant, ça sent encore les travaux frais, mes talons claquent sur le paquet, la salle résonne, et pour fumer, on va à la fenêtre. En regardant les volutes de fumée virevolter dans l’air gris, on zieute en bas, de notre quatrième étage et ça nous donne le vertige.

Pour les nouvelles, j’ai été déçue d’apprendre qu’en raison d’un emploi du temps chargé, Charlotte Gainsbourg ne fera finalement pas partie du casting de Terminator 4 et qu’elle sera remplacée par Bryce Dallas Howard (vue dans Le Village, Lady in the water, Spiderman 3).

Bryce Dallas Howard

J’ai vu que In Flames passait le 8 octobre au Zénith, avec en première partie, l’excellent groupe français de métal Gojira. Je pense que j’irai, surtout pour Gojira, même si In Flames peut être sympa à voir sur scène.

Gojira

In Flames

J’ai maté le dernier épisode de How I met your Mother. Encore une longue coupure qui va nous faire trépigner d’impatience. Ah ces scénaristes, quelle bande de rigolos.

Sous la douche ce matin, je réfléchissais au moyen de changer de carrière, pourquoi pas retrouver le journalisme, comme au bon vieux temps ou voyager et écrire des bouquins sur la route. A méditer.

Hier soir, on a mangé un kébab à une heure du mat’, j’ai fumé sous la pluie, tu as voulu m’abriter sous ton parapluie, j’ai trouvé ça touchant. 

Ce soir je serai au pavillon Baltard. Pratique d’avoir sa meilleure amie qui bosse dans la prod. Allez, je claquerai la bise au jury de votre part. Quoique. Ou pas. Je t’aime ma R.

La onne journée à vous et des bises sur les joues.


Bières et toasts

Culture bière

Boire un verre et manger (même dans un Quick) sur les Champs Elysées, ça fait un peu bling bling non? Sauf bien entendu lorsque c’est en compagnie d’un blogueur influent ;) Summum de la hyptitude… Ou pas. Quelle belle invention ce Culture bière tout de même. Ce soir je me suis essayée au Double Effet. Amstel+menthe forte. L’effet kiss cool instantané qui raffraichit les neurones après une journée de boulot épuisante, avec le moral collé sous la semelle en sus. La prochaine fois je teste le mojito à la bière!

Double effet
Couleur chimique, une douceur une fois testée

Au Quick, j’ai goûté pour la première fois le Quickn’toast. Forcément, son interview donnait trop envie hahaha. Toutes les premières fois étant accompagnées d’une vive émotion, j’ai reluqué le bidule sous tous les angles avant de l’essayer non sans une certaine appréhension. Hum. Peut mieux faire. Le Quickn’Toast des Champs, je ne vous le conseille pas… Rien ne vaut le burger de Breakfast in America… On mangera ça ensemble next time ok?

Quick
   Ca a l’air bon comme ça non?


Quick
   Vu comme ça…

On finit la journée avec Sharon Jones, on enlève ses chaussettes, se glisse dans le lit et on se laisse doucement bercer en glissant dans la nuit. Good night buddies.


En direct du Paradis


De là haut,  on pouvait voir
Vue du ciel


Envie d’un mojito au milieu de Central Park

Jessica Simson
   Jessica Simpson

Comme quoi, gagner sa vie, ça veut tout et rien dire. Vous pouvez empocher à la fin du mois un salaire décent et continuer de vous dire que ce n’est qu’alimentaire. Là tout de suite, je suis un peu blasée, c’est pour ça que je vous écris au lieu de finir le PO (comprenez Purchase Order ou encore bon de commande) pour mon client viennois. Su-per bandant. 

J’ai fait mon planning :

  • Attendre septembre et prendre mes trois semaines de vacances au Vietnam comme prévu.
  • Chercher un nouveau taff au retour dès octobre.
  • Partir à l’étranger en 2009 si un boulot formidablement fabuleux ne me tombe pas dessus.

En ce moment, j’ai des problématiques hy-per captivantes.

  • Je grogne parce que je ne peux pas boire d’alcool (je suis sous antibiotiques)
  • Je grogne parce qu’on m’a invité au Printemps de Bourges voir Vitalic+Justice+The Hives et que je serai à ce moment là en séminaire en Crête avec la boite

Je grogne aussi parce que…

Ah non, en fait on m’appelle. J’ai pleins de choses à raconter. Pfiou, je suis fatiguée, j’ai envie de spleener, mais je n’y arrive qu’à moitié, j’essaie de donner des conseils aux copines, mais depuis quelques temps je suis devenue un vrai connard, alors c’est comme si j’étais leur mec, j’ai envie de leur dire "tu me saoules à être aussi chiante" ;)

Mais non, en fait, ce soir, je vais rentrer chez moi et je vais pleurer comme une fille devant la Nouvelle Star.

*en mode improductif*



On se connait?

Jaime Presley

Quand tu bosses dans le web, le monde est toujours trop petit, trop drôle, trop salaud, trop j’me la pète, trop chuis overbooké comme un ministre tsé ou encore trop j’vais à quelle soirée de bloggueurs ce soir, je ne sais plus où donner de la tête. L’autre soir, j’ai expérimenté le trop petit et trop drôle, car j’ai omis de vous raconter un épisode assez sympa lorsqu’on est allée voir avec So, Whatever Lola wants (p’tain j’avais presque le cafard en repensant à l’époque où j’allais en projo en tant que journaleuse, il faudrait que je pense à me re-re-convertir).

Le film fini, on repart dans la salle d’à côté papoter, échanger nos avis, reprendre un petit verre, dérober quelques pâtisseries et puis pour socialiser, je me tourne vers un mec pour faire connaissance. Première et mauvaise approche, je le vouvoie. Sbam la sentence, sur son blog il me traite de salope pour ça ;) Quoiqu’il en soit, j’ai adoré lorsqu’il nous a dit qu’il avait probablement été invité parce qu’il était gay et que dans le film, il y avait des gays. C’est une façon de voir :)

On passe au tutoiement, on s’échange nos petits pseudos, on fait les présentations et ô c’est rigolo, So le connait par le biais d’un autre bloggueur avec qui elle joue en ligne. Ah ouais. Bon ok, ça arrive. Donc je lui demande ce qu’il fait dans la vie. Et oh, deuxième coïncidence, il travaille chez un de mes clients. Je bosse peut-être avec ses collègues proches?  La conversation avance, et non, mieux! on se rend compte qu’on s’est déjà eu au téléphone et que c’est le boss d’un mec avec qui je suis souvent en contact. Merde alors! Non mais là j’ai bien ri lorsqu’il nous sort que son collaborateur-esclave (dixit Matoo) lui a dit que j’étais chelou de l’avoir ajouté sur Facebook. Haha… Hum. Bref. Je vais faire gaffe à l’avenir à ce que je dis/fais et avec qui.

On ne sait jamais, vous qui me lisez, je vous ai peut-être déjà eu au téléphone…



Ce bout de conversation msn me rappelle que je me suis dit 1000 fois “J’aurais du le quitter avant”

Milla Jovovitch
   Milla

 (contexte : ça fait un an et demi qu’ils sont ensemble)

Moi dit :
t’es heureuse?
A.dit :
bah pas toujours
A. dit :
mais en fait il change d’humeur souvent
A. dit :
il est bizarre des fois
A. dit :
donc ça peut aller très bien et d’un coup
A. dit :
il peut péter un câble
Moi dit :
et ça ne te fait pas chier?
Moi dit :
t’as jamais eu envie de le quitter
A. dit :
si bien sur
A. dit :
lui m’a dit plusieurs fois que nous deux c’est que passager
A.dit :
qu’il fallait que je m’attende à une fin
A. dit :
c’est ce qu’il m’a dit hier
Moi dit :
!!!
Moi dit :
pourquoi tu ne le quittes pas
A.dit :
parce que je l’aime
A. dit :
c tout
Moi dit :
oui je comprends bien
Moi dit :
mais c’est quoi le pire
Moi dit :
d’avoir le choix de partir
Moi dit :
ou de se voir larguée en étant prévenue
Moi dit :
je sais bien mais en même temps je l’aime et la fierté j’en n’ai pas
A. dit :
alors le quitter par fierté
A. dit :
c’est nul

Aheum…


Nos plus belles années

Kate Beckinsale
   Kate Beckinsale

Dimanche matin, j’écoute les Ronettes à fond, Be myyyy be my babyyyyyy, alternant de temps à autre avec la voix chaude d’Adèle, la dernière song-writteuse folk à la mode. Dans une heure, je décolle pour le Salon du Livre pour aller faire dédicacer mes bouquins, avec un groupie style en mode on. J’ai envie de demander à Nicolas Fargues si c’est un homme heureux, pourquoi Yann Queffélec écrit des bouquins qui me font pleurer depuis l’adolescence, et à David Foenkinos si sa femme a réellement un potentiel érotique.

Vendredi soir, avec ma meilleure amie, on a écumé les bars et restaus pour noyer notre spleen dans des conversations de comptoir. Aucune beauté masculine croisée ce soir là n’était assez flagrante pour nous faire oublier la galère sentimentale qu’on traversait depuis des mois. J’en perds mes rames, j’ai mal au bras, mais j’aime ça, c’est sportif de vivre dans la patience. On s’essouffle un temps, puis on repart, gonflé à bloc, je trouve géniale l’idée qu’il nous reste toutes ces années devant pour être heureuses. Il y a des soirées loose bénéfiques pour se remettre en question et relativiser en se disant que dans dix ans, on rira bien de tout ça. Foncièrement, on ne déteste pas les hommes, mais on se lassait de leur inconstance, sans nier que nous étions de sacrées garces nous aussi. Enfin, le plus dur, c’était surtout pour elle, trois mecs à gérer c’est pas toujours simple. Moi, en tant que célibattante, trop heureuse de mon indépendance, je vis bien, ca change d’il y a quelques mois, même si certains souvenirs sont encore douloureux, l’amertume se délave lavage après lavage, et dans quelques mois, cet amour mort n’aura plus aucun éclat. Je suis heureuse, les soirs de ciel clair, même en plein déprime, les yeux rivés sur les étoiles, j’ai l’impression que rien ne peux m’arriver.

Hier soir, j’ai fait la rencontre d’une blogueuse, connue grâce à mon ex. On a papoté sur son lit encore puceau et cette soirée m’a vraiment fait du bien. Voir des gens heureux et amoureux, c’est comme être en face de quelqu’un qui te crie : un jour ça t’arrivera aussi. M’enfin. Elle m’a dit, en citant un de ses amis que certaines personnes étaient irremplacables. J’en étais également persuadée. Même les salauds le sont, que veux tu. Je suis restée trois ans avec l’un deux et la seule preuve de mon deuil est que je ris de tous ces souvenirs. Les gens bien, certains moins, ceux qui laissent sur vous cette trace indélébile et vous aident à grandir dans le meilleur et parfois dans le pire, ne s’oublient pas du jour au lendemain. Même ceux avec qui on finit par couper les ponts brillent par cette rémanence inscrite dans notre mémoire.

Happy Sunday!

Je vous laisse en compagnie de Justin Nozuka, mon coup de coeur musical de cette fin de semaine. Je vous en reparle au prochain post.



PAAM

Jenna Jameson

Rien à faire, deux trois broutilles, humeur maussade, pas envie de répondre aux clients, insatisfaction +100. J’ai souri devant le miroir ce matin en me brossant les dents, c’est l’exercice de l’année parce qu’il parait que ça rend joyeux de se sourire. Ca fait deux semaines que je joue à ça. J’ai l’air bête mais ça ne fait rien. + 1 fou rire tous les matins, ça me prépare à la bousculade du tram qui raye très vite le disque. Je joue bien la fille heureuse, je suis bonne actrice. Je fais la gueule devant l’écran, mais au téléphone j’ai la voix enjouée, comme si je vendais des fruits et légumes au marché, je fous des smileys dans les mails pour les clients pour les rassurer. Oui je suis bien votre copine, demander moi ce que vous voulez, justifiez mon salaire.

Je suis passée chez le libraire. J’ai acheté les Inrocks, MadMovies, Marianne, GQ et j’ai bavé devant Patrick Dempsey dans son costard Versace, en tirant la langue comme une vieille obsédée. J’en veux un comme ça. L’homme, pas le deux pièces et la chemise assortie. 

Tu sais quoi, ce matin je parlais encore à moi-même, je pensais que lorsque quelqu’un a de l’emprise sur toi, c’est foutu. Moi, ça fait longtemps que je suis foutue mais je le sais alors je m’en sors certains jours mieux que d’autres. On me malaxe et me tord dans tous les sens. On est un jour ou l’autre tous la marionnette de quelqu’un et cette connivence se transforme parfois en complaisance. Ca peut ne pas durer. Question de volonté. Je suis une fille facile, pas dans le mauvais sens. Je suis sympa jusqu’à un certain point. Celui où j’ai envie d’autre chose, cette autre chose qu’on nomme Indépendance. Donc. Je me laisse faire jusqu’à l’explosion. T’exploses, tu meurs, tu ressuscites et tu deviens quelqu’un d’autre. Je te le dis, c’est super sympa d’avoir plusieurs vies. C’est pas très compliqué de changer sa vision de la vie. T’appuies sur le bouton Reset et tu recommences. Je vis encore dans un monde un peu à part, je me fais des films, mais je m’en contrefous. Les mecs tordus me fascinent, et les normaux, bah je cours après quelques mois plus tard. Ma théorie du connard se confirme. J’ai pleins d’amies en ce moment dans ce cas-là. Ma meilleure amie sort avec deux spécimens d’ailleurs. Je propose que l’on forme un cercle, qu’on se dise bonjour en citant nos prénoms et qu’on se congratule de vouloir sortir de ce schéma. Il ne faut pas être dupe, j’ai arrêté de me mentir hier soir et la vérité a fait sbam dans la cage d’escalier, et ça, tellement fort que le mioche du voisin d’à côté s’est mis à brailler. Je suis foutue, mais plus pour très longtemps. Le week-end s’annonce rock’n'roll. Tise, bars, mecs, ivresse, écriture, n’importe quoi. Faut que j’oublie. Vacances j’oublie tout. D’ailleurs avec ma copine, on va aller à Deauville pour faire comme tous nos voisins et respirer l’air iodé qui pue le pot d’échappement parisien.

Les gens faut les prendre avec des pincettes, sinon ils font la gueule et ils t’imputent leur malheur. Moi aussi faut me prendre avec des pincettes parce que sinon je fais la gueule et je vous impute mes malheurs.

Cette nuit, j’ai rêvé que je jouais dans Mars Attacks.

Ce soir on va voir Fatal Bazooka en show Case. J’en profiterai pour vomir sur Michael Youn.


Sois sympa, ferme là

En fait je suis contrariée là. Mais je vais me la fermer, ça changera. On fait avec, on respire un bon coup, on va aller voir Gondry ce soir à la Défense pour Be Kind Rewind. (Traduit ridiculement par Soyez sympas Rembobinez). Il y a encore des places donc réservez sur le site UGC si vous voulez venir. Séance à 19h45 suivie d’un débat avec le réal.

 

 


Le Paris que j’aime

Carousselle

J’ai beaucoup marché, longé les rues, traversé Paris, regardé la capitale du haut d’un pont, les yeux brillants. De la place des Vosges jusqu’à Charles de Gaulle Etoile, je n’ai pas repris mon souffle. La musique à fond la caisse, j’ai tracé, ne décélérant jamais le pas. J’ai fait une rétrospective de cette dernière année dans un flashback de deux heures, le temps d’user mes jambes. Je me suis rendue compte à quel point on pouvait se mettre à hair Paris en vivant avec quelqu’un qui détestait tout autant cette ville. Et puis ce week-end, j’en suis retombée éperdument amoureuse. La foule, les coins inexplorés, les boutiques inconnues, les moments passés seule ou avec ceux que j’aime ou que j’aimais, tous ces souvenirs qui découlent des murs de pierre, des ruelles tortueuses, décors indémodables de mes réflexions et de mes souvenirs ressuscités.

Pont

Ici, je réapprends à vivre et sur le Pont Neuf, je ne me suis jamais sentie aussi vivante. C’est ici qu’a été jouée ma plus belle scène d’amour. On en vit tous une, un jour, et je vous le souhaite de tout mon souffle. Je me suis posée là, j’ai regardé au loin la Tour Eiffel imposante, cliché en ferraille du romantisme parisien. A côté de moi, un couple s’embrassait comme si la capitale leur appartenait, les chanceux. Puis un homme m’accoste, alors que je poursuis sur ce pont mythique l’écriture de ma lettre, les yeux mouillés. Il me demande si je suis écrivain. Je réponds non, mais que j’aimerais bien. Je ne faisais qu’écrire une lettre d’amour destinée à l’homme que je souhaite reconquérir. Lui me raconte qu’il en rencontre parfois de manière fortuite des écrivains, le dernier en date c’était Nicolas Fargues dans un cybercafé. Je suis fan. Puis, cette magie de l’altruisme nous amène à nous raconter nos vies, lui du haut de ses 42 ans, me relate sans détour comment il poursuit le rêve de reconquérir la femme qu’il aime pour passer le restant de sa vie avec. Nos vies se croisent avant de se séparer. Eh oui, Paris, capitale des rencontres et des petits riens qui font plaisir. Tu t’arrêtes au coin d’une rue à Saint Michel, tu regardes ces jeunes danser, tu admires ces autres chanter, tu frappes des mains, tu fredonnes des airs connus avec les touristes et les Parisiens. Tu vis dans l’insouciance et Dieu que c’est bon.

Paris, capitale des amours déçus. Aujourd’hui, je l’ai encore fait pleuré. Mais que voulez vous que je vous dise. Que faire pleurer un homme sur les quais de Seine alors que l’hiver se meurt, c’est tout de même beau à vivre. Ha oui beh oui.

Et puis, j’ai passé du temps avec des amies, et Dieu que ça aussi c’est bon, les amitiés véritables et pas celles que tu chopes à deux euros à la brocante pour que l’instant d’après l’autre te foute à la benne. 

Je suis rentrée chez moi, dimanche soir, week-end parisien de folie, j’ai terminé ma lettre que je posterai demain sans savoir si elle arrivera à destination. Je me suis mise à chialer comme une folle après avoir parlé deux minutes avec un ex. No comment. Quel qu’en soit l’issue, il n’existe pas d’échec comme dit mon précieux bouquin, seulement des résultats. Des résultats en découle l’expérience, un pavé supplémentaire sur le chemin que nous construisons. P’tain cette psycho à…

Bref, la vie est formidable car le jeu est de faire des choix. On joue, on s’amuse à vivre, à prendre des risques, à perdre gros, à gagner le gros lot. Le principal ce n’est pas de participer, c’est de tenter de décrocher le jackpot sans jamais avoir peur de l’échec.

Et comme dit mon pote Carl Sandburg Tout ce qui se produit commence par un rêve.

Bonne nuit les petits :)

PS : Avec R. en nous promenant, on est tombée sur une boutique incroyable avec pleins de choses incroyables à l’intérieur. Style gothique, mais tout était très classe, rien de gotho-pouffe. J’ai craqué pour ces escarpins que j’achèterai à l’occasion. L’adresse : Black Norns 37-39 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Chaussures


Tant qu’on rêve encore

Kylie Minogue
   Kylie Minogue

Dans le bus, je croise le regard d’un p’tit vieux assis en face de moi. Je sens soudain les larmes monter, j’ai le sentiment de me retrouver devant le souvenir de mon grand-père. Je tripote mon nouvel iPod nerveusement en essayant de trouver une chanson adéquate pour ne pas focaliser sur ma nostalgie. Je regarde vers la fenêtre, bouleversée. J’ai peur de voir qu’il a le bras qui tremble, de retrouver dans chacune de ses rides un souvenir différent, de bloquer sur le logo Lacoste de sa veste. Mon papy, il était hype, il mettait de l’Adidas. Ne pas pleurer. Ne pas pleurer. Ne pas y penser.

J’ai ma place pour aller voir Beirut le 26 juin à l’Olympia.

J’ai acheté le dernier album de Girls in Hawaii, Plan your Escape. Toujours aussi bon. C’est le genre d’album que vous écoutez d’un trait, sans sauter aucune chanson. Une musique apaisante qui vous berce confortablement pour finir une soirée d’hiver trop longue, juste le temps de soulager votre fatigue. Vivement le 7 mai pour les revoir sur scène.

J’ai vu le dernier Klapisch, Paris et je suis un peu déçue. Je m’attendais à… mieux, même si l’on y retrouve une galerie de personnages assez exceptionnels, mention spéciale à Fabrice Luchini et Juliette Binoche. J’ai aimé ce côté vies croisées qui se croisent également avec les nôtres. On aurait pu être eux, ils auraient pu être nous. Mais ce qui m’a irrité, c’est cette vision très bobo de Paris, pleine de plans déjà vues. Emouvant mais pas de quoi sortir bouleversé de la salle. Est ce que le film donne envie de profiter de la vie? Sans doute. Moi j’ai envie de vivre la dernière scène. A voir quand même. J’ai juste envie de savoir ce que les non-Parisiens penseront de ce film. Je connais trop bien les quartiers évoqués pour être objective.

Dernier jour de la semaine. Hier soir j’ai donc raté la nouvelle star. Mais heureusement que j’ai appris que Paula Abdul (jury d’American Idol) avait sorti un nouveau single -_- Complètement inutile. T’as encore l’âge pour faire ça cocotte?



Méthode Coué, aide moi à relativiser

Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. 

En fait je viens de perde mon iPod. Je crois que je suis un peu sous le choc. Mais ce n’est pas grave :( 


C’mes manies

Angie, ma jumelle dans l’âme m’a taguée (à force de passer du temps ensemble on s’est rendue compte qu’on avait vraiment les même goûts et que l’on pense la même chose, diiiiingue).

Bon si je suis dans l’ordre les instructions :

a/ Mettre en lien la personne qui vous tague : Hop ça c’est fait : angiesweethome.com

b/ Mettre le règlement sur le blog. Je crois que c’est ce que je suis en train d’écrire. 

c/ Mentionner les six choses/manies/habitudes de votre petite personne

d/ Taguer six personnes en mettant le lien de leur page perso

e/ Avertir directement les personnes taguées

Allé, c’est parti :

1/ Mon premier geste du matin, c’est l’allumage de mon ordi. Avant même d’avoir les yeux ouverts, j’ai le logo Windows, maintenant c’est une Pomme dans la rétine. Une bonne journée ne commence jamais sans un bon check de mails et un tour sur la Toile. Droguéééééée.

2/ Je ne dors quasiment jamais les volets fermés. J’aime me réveiller avec la lumière du jour et voir les reflets nocturnes lorsque je m’endors.

3/ Je fais des petits paris à la con pour déterminer mon avenir. Genre : si je mets cette boulette de papier dans la poubelle, il voudra bien sortir avec moi. J’adore, même si ça ne marche jamais. Heureusement, sinon je n’aurais pas eu mon bac!

4/ Dire "ou pas" tout le temps, tout le temps, même tout le temps. J’ai chopé ça à cause de Lui. Maintenant les mecs que je rencontre me le font remarquer. "On sort ensemble?" "Ou pas."

5/ Bourrée, j’éclate de rire lorsqu’on me pince le nez. Pour Lui, c’est mon test ultime d’alcoolémie. Imparable.

6/ Je garde tout, mais tout! Je suis une fétichiste des petites choses qui ne servent à rien mais qui vont me rappeler telle ou telle époque. Je cumule tout dans des boîtes à chaussures : flyers, tickets de métro, capsules, cahiers, papiers de malabar etc.

A vous!

- Isatys

- Milou

- Gaïa

- Ysil

- Jenova

- Célinette


Epicée

Restau Thai sur les Champs

On a mangé, comme chaque fois pour se raconter nos vies. On s’emmenait dans des endroits un peu chic pour se confesser, en espérant qu’un jour nous y retournerions accompagnées d’un autre. On s’était dit qu’elles étaient un peu complexes nos vies, qu’on ne savait jamais trop bien ce que l’on voulait ou du moins le découvrions nous un peu trop tard. On courait après ce qui n’existait plus mais qu’on projettait de faire dans les mois à venir, dans même plusieurs années. On y croyait. Je lui ai confié mon plus lourd secret, le pire de tous. On sera deux à l’emporter dans notre tombe, je ne me sentais pas de porter seule ce poids-là. Il était trop lourd, le voilà un peu moins. Nous nous extasions sur le décor, les couverts, les poissons de l’aquarium pour faire passer nos regrets. On a balayé nos vies et ça sentait la poussière à certains passages.

Poissons

Et puis j’ai repensé à l’autre, que je n’arrivais pas à quitter. En faire trop, ça m’écoeure, me fait peur, me fait fuir, très vite, très loin, me refroidit. Déjà malade, je me sens cadavéreuse en repensant à tout cela. Les amis avaient beau pronostiquer sur mes nouvelles relations, je savais au fond que je n’allais pas me forcer pour contenter autrui. Certains pensaient encore que je souhaite rendre l’ex jaloux, ou pire, l’acheter certains jours. Deux jours, deux semaines, deux mois, un an. Tandis que les uns jubilaient sur une rupture, l’autre comptait les jours, moi j’avais fini par banaliser les relations. Tout cela n’avait rien de mathématique, il fallait y aller au feeling. Si certains cherchaient à se caser comme on cherche du boulot, je n’accordais qu’une importance moindre à la durée d’une relation, je ne vivais pas pour autrui, je vivais pour être heureuse, être bien, point. peu importe, CDD, CDI ou intérim. Je ne cherche pas à tout prix à m’engouffrer dans une relation sentimentale pour combler un vide quelconque. Si ca vient tant mieux, si ça repart, tant pis. La mièvrerie et l’ultra-romantisme avaient fini de me dégouter des histoires à l’eau de rose trop rose. Ca me tuait les yeux. Je préférais le subtile, le flirt, le jeu de la rencontre. La facilité avait l’art de m’éloigner de toute implication. J’en avais trop entendu durant ces deux premières semaines de relation. Il avait réussi à me dégoûter du sentiment amoureux.
Les écueils entendus en ce début de relation : Génial, la St Valentin, on fait quoi? (no way…), j’ai parlé de toi à ma mère! (pas moi), bientôt j’aurais ma brosse à dent chez toi (au fond de ma poubelle oui…), mon appart est très bien pour vivre à deux! (j’aime vivre seule dans le mien), j’aimerais me réveiller à côté de toi dans 20 ans (hum…), tu es celle que je cherchais etc. Et là je dis stop, je vais aller vomir un coup, je reviens. Au fond, on cherche toutes des mecs romantiques, je me suis toujours dit que le jour où un mec m’offrira des fleurs, celui là… Mais là, ce n’était pas possible, je n’en pouvais plus plus. Je criais sans cesse au secours dans ma tête. Je cherche une porte de sortie

Je travaille sur ma lettre et je ressasse les phrases sans jamais leur trouver le bon sens, les bons mots. Parce que le pire c’est qu’en ce moment je suis obnubilée par autre chose, par quelqu’un d’autre, par un amour passé derrière lequel je cours. Je fais partie de ce qu’appelle mon copain les romancières. Heureusement qu’il ne les aime pas, je vais jouer sur ça pour fuir. Eternelle insatisfaite, en perpétuelle création d’histoires. Pour moi l’amour et le bonheur doivent être simples. Lorsqu’ils ne sont pas mis en évidence dans une situation, c’est que c’est mort. Là, c’est mort.

Est-ce que j’ai peur de m’emmerder dans la vie? Est-ce pour ça que je cours après toutes ces aventures. Non pas vraiment. Je me sens assez stable, sauf qu’en amour, je n’ai plus 18 ans. L’eau a coulé sous les ponts et je continue de croire qu’il est possible d’être heureux à deux. Ici ma relation s’impose comme une contrainte, c’est pour cela que je souhaite en sortir et non pas par plaisir de faire du mal à quelqu’un.

J’ai allumé neuf bougies, fait neuf voeux, tous réalisables, je suis en quête de leur réalisation. 

Bougies

Bref, la vie continue avec son lot d’histoires et moi je vais aller faire joujou avec le MacBook pro que mon collègue m’a ramené de Miami Beach. *soupir*

Mac Book Pro

Ce soir on va voir Kavanah au Bataclan. On va s’marrer, hein!

Sur mon tableau noir, j’ai écrit ça, persuadée que c’est vrai.

Changes

J’ai refermé le tome 22 de 20 the Century Boys, la meilleure série de tous les temps. Je les ai tous bouffé en 2 semaines, squattant la Fnac tous les deux jours. A la dernière page, j’ai pleuré. Et puis j’ai appris qu’il y avait une suite alors ça m’a soulagée. 

20th century boys

On s’écoute T-Rex pour le coup.

 


 

J’ai entamé Survivant de Chuck Palahniuk. J’adore les romans qui commencent au Chapitre 47, page 365. Original.

Je vous conseille PS : I love you parce que c’est pas trop niais, mais assez quand même pour qu’une nana puisse chialer devant sans complexe.

Autrement, j’ai pas aimé Cloverfield. Trouvé ça chiant à mourir.

Bonne journée!


L’optimisme me brûle les mots

Naomi Watts
   Naomi Watts

Pareille à l’histoire du verre à demi vide ou à moitié plein, c’est une question de point de vue. On enterre 2007, essouflé, épuisé, heureux, soulagé. C’est une fin, aussi un recommencement, les deux mis bout à bout créent une happy end ou un joyeux beginning, selon. C’est dans la joie et l’excitation que je traverse la route et me retrouve désormais du bon côté, celui duquel on voit ce chemin tracé devant, sans se préoccuper le moins du monde des accidents personnels qu’on laisse derrière nous. J’ai passé le cap avec Lulu que j’embrasse fort. A minuit, j’étais à Lyon, j’ai pensé youpi, c’est fini, bonjour la nouvelle vie, les résolutions tenues cette fois-ci, les rêves à définir pour être accomplis. Dehors quelques klaxons, deux trois cris, intérieurement, c’était l’extase, le feu d’artifices, la lumière qu’on allume au fond des yeux sombres. Que pourrais-je vous souhaiter de mieux que d’aborder cette nouvelle année de manière positive, car c’est un premier pas vers une belle et heureuse année, puis comme d’hab’, une santé d’enfer pour pouvoir se permettre mille folies, assez d’étoiles dans les yeux pour vous éclairer la route en direction de vos rêves les plus chers, l’audace de vous dire heureux et l’être pour de bon, la bonne humeur constante pour braver les pires emmerdes. Des bisous, un sourire sincère et je lève mon verre à 2008! A vous, à nous, à la vie.


23.

C’est une fin d’année douce et légère, sans histoire, sans rebondissement particulier, sans amant, sans amour, sans emmerde. Je me réveille un matin et paf, ça fait des chocapics! Noël est passé avec son charme habituel, les bulles de champagne qui font plouf plouf au fond des yeux, ça pétille et ça hurle à la cantonade des gentillesses à des inconnus. Meilleurs voeux! Bonnes fêtes! Joyeux Noël! Je vous aime! Pas de sapin, pas de guirlande, pas d’épine à ramasser, mais une table remplie de mets et de cadeaux, pleins pleins. J’aime bien. J’aime bien tout ça, la famille, la grande bouffe, l’argent fuyant, liquidé sans amertume, le vin coulant à flot, le ventre rebondi après minuit. Je me rappelle chaque Noël, depuis toujours. C’est l’une de mes meilleures fin d’année, et je ne me demande pas pourquoi, ni ne pense que c’est étrange. C’est la vie qui revient et c’est bon comme du bon vin qui ennivre sans étourdir.

Je nage dans la foule des grands magasins, oubliant un instant cette année, j’ai les yeux qui font des étincelles devant la magie d’avant. 

Poupées

La table du salon est encore garnie de cadeaux rapatriés de chez les parents : champagnes/chocolats/réveil/parfum/tasse à thé/verres à vin/calendrier/la housse de couette est sur le lit/presse ail/bougies.

Je devais aller à la Fanny’s ce soir, mais faute de motivation, je suis allée faire à la place des emplettes chez Uniqlo, ouvert depuis début du mois aux Quatre temps. J’y ai dégoté un super jean, une nouvelle fois trop long (je ne suis toujours pas décidée à grandir) et un t-shirt Amer Béton que j’idolatre déjà. Ensuite direction le ciné pour aller voir Gone Baby Gone, excellente adaptation du bouquin d’un de mes auteurs fétiches : Dennis Lehanne (à qui l’on doit entre autres Shutter island, Mystic River…). Réalisé par Ben Affleck, on peut y voir les prouesses de son frère Casey, ma foi assez convaincant dans son rôle de détective épris de justice. A voir.

Amer Béton

En ce moment, je me fais plaisir. Après une période de pause, j’ai repris mes pérégrinations dans les salles obscures. Mis à part Edenlog avec lequel j’ai eu un poil du mal (distribué dans très peu de salles), les derniers films que j’ai vus m’ont plutôt bien rassasiée: Je suis une Légende/ Je suis un Cyborg/ Il était une fois/ Gone Baby Gone. Mon feu vert pour aller voir ces quatre films parfaits pour une fin d’année.

Dans ma série t-shirt, j’ai aussi celui de la Fraise Party.

T-shirt La Fraise

Dans la série je suis un boulet : j’ai de nouveau perdu ma carte orange du mois et manqué un concert  (celui de Therion) parce que j’avais oublié la place chez moi. Il était un peu tard pour y retourner. Dho!

Je prends très au sérieux mes 23 ans. J’ai le pressentiement que ça sera différent. Parce que d’une je ne pleure pas et que, de deux le comble, je suis heureuse.

C’est aujourd’hui, c’est demain, c’est tous les jours que ça va bien.

C’est la première fois qu’avoir un an de plus me donne des frissons. HBTM


Dès que.

Vanessa Paradis
   Vanessa Paradis

Dans ma rue, les flics alignent à 23 heures passées, dans le froid, jubilant sous les lampadaires, collant des prunes aux bagnoles mal garées. C’est en rentrant du concert que je les ai vus, et ça puait la prime de fin d’année sur les trottoirs.

Le concert était extraordinaire. J’avais compris ce que Johnny trouvait à Vanessa, cette nana dotée d’une classe et d’un charme naturels captivant. On avait tout de suite envie de sympathiser avec elle, pour qu’elle nous fredonne des airs au coin de la cheminée, les soirs d’hiver trop longs. Ajoutez Albin de la Simone et Mathieu Chédid à la guitare et on est tout bon. Des vidéos à venir.

Une semaine chargée en perspective. Ce soir, invités par So’ au concert des BB Brunes à la Cigale, demain la Fraise Party, vendredi soir entre amis, samedi concert de Therion, dimanche ciné parce que ça fait un bail que bouh, c’est nuuul.

Des projets, pleins de projets à venir.

Oh oui, oh oui, du fun après 5 longues années d’ennui et d’emmerdes! 


A Propos

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