Archives pour la catégorie «Review»


Prochaines résolutions : adopter un panda et se mettre au kung fu

Kung Fu Panda

De toutes les productions Dreamworks Animation, Kung Fu Panda est celui qui m’aura fait le plus jubiler, bien loin devant Shrek (surtout le dernier volet que j’ai trouvé misérablement famélique en bonnes idées).

Po, panda gourmand, balourd et maladroit, mais surtout des rêves héroïques pleins la tête, désire par dessus tout s’adonner à sa passion première : le Kun Fu. Au lieu de cela, c’est dans le restaurant de son père (une oie?!?) qu’il travaille. Fatalement, il se retrouve face à la réalisation de ses rêves les plus fous, le jour où il se voit soudainement projeter dans la peau du guerrier du dragon- par hasard- seul être enclin à battre le vilain de l’histoire. Mais il n’existe point de hasard n’est ce pas? Que faire si ce n’est faire face à son destin, même si maître Shifu, et ses disciples ne sont pas du même avis. Comment un balourd comme ce panda qui ne pense qu’à s’empiffrer pourrait vaincre ce bâtard de Tai Lung? 

Kun fu Panda réunit les ingrédients de la bonne fable initiatique, avec son lot de bons sentiments, étalant un combo honorable de qualités qui transformerait un panda en guerrier invincible : persévérance, croyance, confiance. Comme dans Shrek, on joue dans le registre du dépassement de soi-même, du respect imposé aux autres quel que soit son apparence. Shrek était vert et puant, Po n’en est pas moins gros et poilu. Même combat pour ces héros atypiques.

La trajectoire de Po est progressive, et les embûches qu’il rencontre se situe à trois niveaux : un dilemme personnel (vendre des nouilles et satisfaire son père ou vivre son rêve de faire du kung fu), un obstacle au sein de son propre clan (gagner le respect de maître Shifu et ses disciples) et enfin un adversaire extérieur, ennemi qui apparait comme l’application d’une théorie élaborée lors de la résolution des deux obstacles précédents.

Le scénario intelligent nous balade dans le cheminement de Po, auquel on s’attache bien vite. J’ai beaucoup ri (même s’il ne fallait pas rire trop fort, c’est toujours très gênant de montrer à quel point on peut vite régresser de quelques dizaines d’années devant ce genre de film). La réalisation est bluffante à tous les niveaux. Je me suis soudainement retrouvé moi aussi dans la peau d’une gosse de 8 ans, avec mes bonbons haribo et ma bouteille d’eau customisée pour l’occas, qu’on nous avait réservé dans cette salle de projo cosy.

Nous l’avons vu en français (avec dans la voix de Po, Manu Payet), mais je retournerai sans doute le voir en VO rien que pour entendre le timbre sensuel de Jack Black (dont je suis ouvertement amoureuse!) :) 

Je vous conseille également de jeter un oeil à l’advergame réalisé pour cette occasion : http://lesdefisdepo.fr/ 

Un grand merci à Marlène et Passage Piéton pour nous avoir invités à cette avant-première.

Extrait de 5 minutes


Seuls au monde, ou pas tant que ça

ERic et Ramzy

Mercredi 25 juin. Premier jour des soldes, mais également jour de sortie de la première réalisation signée par le duo Eric et Ramzy. Lundi, invitée par Rumeur Publique et Commeaucinema.com (dingue! ça fait déjà 5 ans depuis que j’ai bossé là bas!), j’assistais à l’avant première de Seuls Two dans la salle de projection de Warner Bros en compagnie d’autres bloggueurs.

A priori, j’y allais sans préjugé. J’adore ce qu’ils font  et toutes sommes faites ce ne pouvait pas être pire que Steack (dernier film que j’ai vu d’eux), sans doute à classer dans le Top Nul de l’histoire du cinéma français. J’avoue que je les préfère largement sur scène que sur grand écran.

Lorsque Gervais (Eric), flic nigaud, poursuit inlassablement Curtis (Ramzy), malfrat gentleman, dans les rues de Paris et qu’ils se retrouvent du jour au lendemain dans une capitale vidée de ses habitants, cela conduit à des situations burlesques qui se prêtent à une série de gags en cascade. L’ouverture nous donne immédiatement le ton d’un film qui leur ressemble.

Clairement, les deux compères se sont fait plaisir, tant au niveau du casting (Kristin Scott Thomas, Benoît Magimel, Elodie Bouchez, Omar et Fred…), que les fantaisies que la magie du cinéma pouvait leur offrir. Voir un Paris vide est aussi impressionnant qu’un Londres dépeuplé à la manière de 28 jours plus tard. Pour le coup, il faut dire que côté réal, on est agréablement surpris et bluffé par les moyens qui ont dû être mis en oeuvre pour obtenir un tel résultat. Il faut préciser que les rues de Paris ont réellement été bloquées quelques heures (ou les scènes ont été tournées très tôt le matin) pour donner l’illusion d’une capitale déserte.

Les blagues et les vannes s’enchainent, comme si on assistait à un sketch d’1h34. Ca chambre les arabes, ça prend l’accent chinois, ça se comporte comme de des ados neuneus réalisant des rêves fous comme faire de la Formule 1 sur les quais. Ce film est à prendre à la légère comme vous pouvez vous en doutez et si vous aimez l’humour des ces deux gaillards, vous rirez immanquablement à cette comédie populaire. Oui allez 7/10.


Van Damme je l’aime bien

JCVD

Con comme titre non?

"Je crois en Dieu……. un plus un égale un. Y’a Jean-Claude, y’a Dieu, dans le même corps. Si on peut s’unifier, on devient ce qu’on appelle les miracles, et chaque personne a le seigneur en soi. We’re all one. Je crois VRAIMENT en Seigneur".

C’est sûr, lorsqu’on pense à Jean-Claude, on pense Aware et toutes ces petites phrases à la con qui nous font bien marrer. Mais pas que. Gosse, comme ma mère aime les grosses machines hollywoodiennes où ça se fighte dans tous les sens, en bonne fan de Steven Seagal qu’elle est (oui oui vous avez bien lu, ma mère est fan de Steven Seagal), je regardais sur ses genoux les tribulations de Chuck, Bruce, Steven, Silvester, Schwarzie et bien entendu Jean-Claude. Les muscles, les coups de pieds et de poings trop stylés, on se pâmait devant ces action men en sueur, partis au Vietnam, en Irak sauver la veuve et l’orphelin, et tous les autres endroits du monde où l’on pouvait parachuter ces pauv’ types pour les faire bastonner contre des bad guys. Comme le dit si bien un des mecs du film, avant c’était les vietnamiens, maintenant ce sont les rebeux. Bref. 

Avec JCVD, je ne savais pas trop quoi m’attendre. Quoiqu’après la lecture d’une excellente interview de l’acteur dans Libé, je me suis convaincue de jeter un oeil sur ce film, fiction truffée de détails personnels. Parce qu’ici, Jean-Claude se met à poil devant nous. On se comprend n’est-ce pas. Il n’est pas là pour exhiber ses muscles ou pour sauver je ne sais qui, quoique, y a de ça aussi. C’est un film intimiste avec un scénar qui fonctionne à mon sens assez bien. J’ai bien aimé le côté scénario prétexte à l’introspection, qui finit par nous dévoiler tout un pan de Van damage qu’on ne connaissait pas forcément.

La scène du monologue a réussi à m’émouvoir. Non, vraiment. Une scène que l’acteur a tourné, one take, sans préparation, à coeur ouvert, comme si cette scène était une auto-dissection qu’il nous offre avec beaucoup de sincérité.

J’ai passé un bon moment à rire de cette auto-dérision et d’apprécier un travail d’acting qui change des films ordinaires dans lesquels il pousserait deux- trois cris pour kickboxer son ennemi. Un film qui ne prend pas la tête, qui ne se prend pas au sérieux, mais finalement qui donne envie de le prendre un peu plus au sérieux ce Jean-Claude. Un personnage résolument attachant. A voir. 

 Le site officiel.


Maroon 5 à l’Olympia

Maroon 5 à l’Olympia

Hier soir, en première partie des Maroon 5, Sara Bareilles a illuminé l’Olympia. Vous avez sans doute déjà entendu sa chanson Love Song qui a récemment envahi les ondes. Ce fut un délicieux moment, quoiqu’un peu court. Cette talentueuse artiste a une voix tout simplement sublime. On se laisserait bercer pendant des heures. J’espère vraiment qu’elle reviendra à Paris pour son propre concert. J’ai entendu une fille à côté de moi dire: même si elles chantent super bien les filles me touchent beaucoup moins que les mecs. Mets tes hormones en berne pour apprécier la musique, avais-je envie de lui dire.

Sara BareillesSara Bareilles

Maroon 5 à l’OlympiaLorsque vous assistez à un concert comme celui des Maroon 5 où la gente féminine est largement majoritaire, prévoyez des boules quiès, non pas pour la musique (quoique), mais surtout pour éviter à vos oreilles des assauts des cris hystérico-stridents. C’est fou comme tous les concerts pour minettes se ressemblent. Enfin, je ne leur en veux pas, j’ai émis également mon petit de joie lorsqu’ils sont arrivés sur scène. Pendant plus d’une heure et demi, le groupe a égrené les morceaux de son dernier album It won’t be soon before long. Sur scène, Adam Levine, le chanteur est une boule d’énergie ambulante. Le reste du groupe ne s’en sort pas trop mal non plus. Les digressions musicales à la guitare sont un régal. Les balades succèdent à des morceaux qui font trembler le plancher de l’Olympia. On passe un très bon moment. Ca danse, ça chante, ça se souvient parce que forcément les chansons comme I won’t go home without you m’ont faite pleurnicher comme une ado devant son feuilleton favori. Oh oui c’est beau. On ne manquera pas de reprendre les deux succès du premier album que sont She will be loved et This Love.
Won’t go home without you
Entrée - Harder to breathe
She will be loved
Little of your voice
Kiwi
If I never see your face again
Maroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’OlympiaMaroon 5 à l’Olympia


Dolce vita, prières et recherche de ce foutu bonheur

Mange Prie Aime

En bouquinant la fin du livre dans le métro, je me disais que Mange Prie Aime pourrait faire l’objet d’une merveilleuse adaptation cinématographique. Je pensais que c’était mon idée géniale de cette fin de semaine, et qu’est ce que je viens de lire, là, à l’instant? Que c’est en cours, avec Julia Roberts dans le rôle principal? Je suis terriblement déçue. Julia Roberts! Et moi qui voyais déjà une jeune actrice dynamique, un peu tendance, blonde et irradiant l’écran… Chers producteurs, je tiens à vous dire que l’héroïne est blonde. Depuis quand Pretty Woman est blonde? Quelqu’un a la réponse? Et depuis quand Julia a 31 ans? Je revendique la présence de Katherine Heigl dans le rôle d’Elizabeth! Relisez le livre bordel!

Je me suis posée devant Beaubourg pour déguster les 150 pages restantes. Il fallait que je fasse l’exercice en plein air, avec la bande son adéquate dans les oreilles. C’est avec la B.O de Little Miss Sunshine, que j’ai littéralement englouti la fin de l’histoire. Ce livre, traduit dans 36 pays, vendu à plus de 4,5 millions d’exemplaires à travers le monde, ne démérite pas son titre de Livre de l’année attribué par le New York Times. 

Ca fait un bail que je n’avais pas eu le sentiment, en refermant un livre, d’avoir autant envie de prendre la vie à pleine bouche. C’est comme si j’avais vécu ces 108 perles de vie avec l’auteur. Ce chiffre fait référence, comme expliqué au début du roman au japa mala, un collier de prière hindou. Scindée en trois grandes parties et 36 chroniques, on suit tout le long de ces 454 pages le formidable périple d’Elizabeth Gilbert. Je trouve la base line un peu niaise: Changer de vie, on en a tous rêvé. Elle a osé! On dirait vraiment le slogan d’une énième comédie romantique puant la praline. C’est sûr, ce livre attirera sans doute plus l’attention des demoiselles, mais les garçons, sachez que même si la couverture fait roman pour filles, il n’en reste pas moins que c’est un incroyable roman initiatique, qui fera frétiller vos papilles littéraires. Open mind please.

Donc elle fait quoi cette Elizabeth au juste pour être aussi merveilleuse et nous donner envie de suivre ses aventures à l’autre bout du monde au point qu’on lâcherai bien tout du jour au lendemain pour aller la rejoindre. Déjà, elle a tout pour elle : mari, job formidable, maison canon, vie de rêve. Sauf qu’un jour, tout cela ne lui va plus, et ça lui pète a la gueule. Dépression. Elle laisse tout derrière elle, divorce, entreprend un liaison qui finit en eau de boudin puis trois voyages qui vont changer son existence : en Italie où elle prendra les 12 kilos les plus heureux de sa vie, en Inde, pays dans lequel la quête spirituelle aura une importance majeure et enfin l’Indonésie. Mon dieu, comme ça m’a donné envie de prendre un billet d’avion direct pour Bali. C’est incroyable comme elle raconte ce bout de terre, ses habitants, son histoire. C’est dans cette dernière escale qu’elle va essayer de réconcilier sa tête, son coeur, et son corps, et sa recherche du bonheur m’a profondément ému. Toute cette progression à mesure que le livre avance, c’est comme si on la vivait avec l’auteur. L’enthousiasme dont elle fait preuve est clairement communicatif. On plonge sans hésitation dans sa vie comme on aimerait construire la nôtre sur un schéma aussi palpitant.

En fait, je crois que ce genre de bouquin ne se raconte pas. Il suffit de le conseiller pour que vous puissiez aller à la rencontre de cette galerie de personnages attachants, d’émotions, de paysages et de sensations multiples. Tout ça, c’est comme une bouffée d’air à chaque page qui se tourne avec la sensation de quitter le sol et de palper des choses merveilleuses à travers les mots d’Elizabeth Gilbert. A travers ce livre, j’ai vécu une espèces d’expérience culturelle, personnelle et spirituelle unique. Est-ce ridicule de dire ça? Je ne pense pas, parce qu’à la fin, je souriais niaisement comme si j’avais fini un voyage d’un an.

Je ne vous en dis pas plus et préfère vous mettre l’eau à la bouche avec ce passage:

"Je ne cesse de me remémorer un des enseignements de mon guru à propos du bonheur. Elle dit que les gens, universellement ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut-être dessus sans crier gare, comme le beau temps. Mais le bonheur ne marche pas ainsi. Il est la conséquence d’un effort personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois jusqu’au bout du monde. Chacun doit s’activer pour faire advenir les manifestations de sa grâce. Et une fois qu’on atteint cet état de bonheur, on doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter sur ses crêtes. Sinon ce contentement acquis s’échappera de vous, goutte à goutte. C’est assez facile de prier à un moment de détresse, mais continuer de prier même quand la crise est passée, c’est comme vouloir sceller votre acquis, comme aider votre esprit à se cramponner aux bienfaits qu’il a conquis."


Le résumé de la semaine en images

BaltardNouvelle Star
   Le Pavillon Baltard : La Nouvelle Star

Les cris féminins, suraigus, franchirent un octave supplémentaire lorsque Jules fit son apparition. Les gamines semblaient avoir entre 14 et 20 ans, très maquillées, habillées un peu toutes pareil, style fashion je me la pète grave. Nous, on n’a presque pas attendu pour entrer. Presque, un peu quand même. R. my best friend connait un tas de gens, je suis impressionnée. Les pompiers, les mecs de la sécu, les gens de la prod. Dans la file d’attente, on papote avec la cousine de Cédric (pour qui j’avais pris une pancarte de soutien au passage, distribuée par son père à l’entrée…), une grande blonde sympathique et on côtoie la mère de Benjamin que l’on retrouvera un peu plus tard. A l’intérieur, ce n’est pas comme à la télé, c’est plus petit, on se dit ah mais c’est de là qu’ils descendent quand ils chantent? Devant notre petit écran, on croirait une échelle de pompier, en vrai, on aurait dit un tabouret surélevé. Avec tous ces spotlights, il fait très chaud. Le chauffeur de salle s’agite, remue les bras, la voix. Je suis fatiguée pour lui. Dans les fosses, les gamines sont surexcitées de voir leurs idoles, font la mou amoureuse des groupies en transe, brandissent des pancartes Votez pour Benjamin. D’ailleurs, un tas de voix féminines scandent Benji Benji Benji. Quelques unes lancent des regards enamourés en direction des garçons situés derrière nous. Il faut dire qu’un peu par hasard, on s’est retrouvé dans le carré famille de Benjamin, juste derrière sa mère, à côté de ses potes. Donc les filles s’extasiaient devant ces éphèbes du 16ème et mendiaient de loin leur numéro de téléphone. Les filles d’ici défendent leur territoire. Je les entends dire: Ce sont nos copains, ce ne sont pas vos amis, laissez les tranquilles. Je pouffe discrètement de rire. Je crois que certains nous en n’ont voulu d’être là: elles ne font pas partie de la famille, elles ont pris la place de S., on n’arrête pas de les filmer.  Heureusement, au milieu de ce remue-ménage bourgeois, on a vu passer Ycare, et Julien Doré a fait son show (il est d’ailleurs en concert au Café de la danse le 2 juillet prochain pour les fans que ça intéressent…).  On  aura également remarquer que Lio a oublié de s’habiller ou que sa costumière lui en voulait pour quelque chose. Mais c’était quoi cet affreux body! Comme disait mon voisin, on aurait dit une grenouillère qu’elle ne remplissait que trop.  Une soirée sympa, pas très instructive, mais qui vaut la peine d’être vécue au moins une fois.

Roland GarrosRoland GarrosRoland GarrosRoland Garros

L’odeur de la terre battue, les cris sportifs des joueurs, les clameurs du public, l’ambiance des courts de tennis, jeudi j’ai eu la chance d’assister à la demi finale dame opposant les deux serbes Ana Ivanovic et Jelena Jankovic. Un match serré avec de beaux échanges qui suscitèrent des oh et des ah, des applaudissements et autres manifestations de ferveur. Il n’y a aucun doute, le tennis est un sport qui a la classe. 

Open BedOpen BedOpen Bed

Jeudi soir, au Théatre des Bouffes Parisiens, on assistait avec R. à la représentation de Open Bed, car l’un de ses amis de lycée avait un rôle dans cette comédie théâtrale.  Adaptée d’une pièce espagnole à succès par Laurent Ruquier, la mise en scène est signée Charlotte de Turckheim. A l’affiche on retrouvait entre autres Titoff ou encore Elisa Tovati (mais quelle bombasse!). Pendant 1h30, ça parle d’amour, d’amitié, de tromperies, ça raille gentillement sur l’homosexualité, ça chante, avec des musiciens en live. On passe un bon moment, on rit, même s’il y a pas de quoi réveiller un mort. J’ai beaucoup aimé la gestion de l’espace scénique plutôt ingénieuse. Dans un théâtre somptueux, au prix des places, il valait mieux rire, même un peu. 
Théâtre des Bouffes-Parisiens • 4, rue Monsigny • 75002 Paris • Du 12 février au 14 juin.


BoissierBoissierBoissier

En bas de nos nouveaux locaux, on a un Nicolas et un Boissier, ce qui donne deux fois plus de raisons pour se bourrer la gueule et se goinfrer de chocolats. Il parait qu’il fait les meilleurs chococos de la capitale. Et nous on n’a pas l’air ridicule avec nos jouets Kinder Surprises qui s’accumulent sur nos bureaux? Comme on voulait goûter les petites douceurs du meilleur chocolatier de Paris, on a fait style qu’on était blindés d’argent à dépenser en calories supplémentaires. Non content d’être ressortis avec ces merveilles que vous pouvez admirer ci-dessus, je ne vous dis qu’une chose, ces chocolats aux amandes sont une pure folie gourmande et leur spécialité, les pétales sont juste ravissantes pour les papilles. Pour le test, j’ai préféré les pétales aux fruits plutôt que celles aux fleurs. Mais de toutes façons à goûter si vous en avez l’occasion.  


Oh non, pas encore une suite! Indiana Jones 4 est scan-da-leux

Indiana Jones 4

Je souhaiterais exprimer mon ras-le-bol à l’égard des suites de films cultes, qui donnent l’impression que les producteurs et réalisateur associés se foutent clairement de notre tronche et ne pensent qu’à se brosser les dents avec l’argent qu’on fout dans une place de ciné, pour se payer des sourires en or. Parce que ce soir, devant Indiana Jones 4, j’étais à peu près… atterrée. J’ai ri, oh oui beaucoup, non par hilarité, mais parce que tout ce spectacle était d’un grotesque et d’un ridicule, qui me cassèrent probablement un mythe! Les Indiana Jones, je les ai vus pleins de fois à la télé quand j’étais môme. J’en ai connu des jours fériés passés à la maison devant TF1! Je fantasmais d’avoir un père comme ça (et heureusement que le mien l’est héhé), héroique et farouche. Et ce soir, sbam. Un coup de vieux dans la tronche pour Harisson qui n’a perdu aucun charme certes mais qui semblait s’essoufler bien vite dans ses cascades, il se débattait comme un papy dans une histoire sans profondeur, proférant des dialogues qui donnaient envie de gueuler ‘Y-a-il un scénariste dans le coin?’. C’est du grand n’importe quoi. Par moment, je me demandais même si ce n’était pas un Disney produit par Bruckheimer en plus cheap. Mais non, Lucas était bien là avec ses Russes, Spielberg a mis aussi du sien (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler). Certainement qu’ils ont dû s’éclater ces deux-là, mais qu’on ne vienne pas me dire que c’est un bon film. Divertissant, un peu, mais pas digne d’avoir son badge "culte". Ceux qui ont apprécié auront sans doute aimé le côté revival de l’aventurier.

Et puis on s’est demandé avec A. ce que les Américains pouvaient nous faire comme dig up. Ouais parce qu’à ce stade là, ce n’est même plus du revival. Après Rocky, Rambo, Die Hard, ah oui, il restait Le Parrain, les Robocop, Les Dents de la mer également (j’adore). Et pourquoi pas un nouveau Chucky, la poupée de sang? Y a de la matière comme qui dirait. Tout ça pour en venir au fait que j’ai été horrifiée d’apprendre que Donnie Darko allait avoir une suite, dans laquelle la soeur de Donnie sera au coeur de l’intrigue. L’idée est aussi débile que d’avoir donner un second opus à L’Effet Papillon, que je n’ai jamais osé regarder justement pour ce côté cassage de bon film avec une suite pourrie. Au commande, de ce qu’ils appelleront S.Darko (la frangine s’appelle Samatha), Richard Kelly est abonné absent. On retrouve pour le coup l’illustre inconnu Chris Fisher, qui dirigera d’autres illustres inconnus (ou presque) : Daveigh Chase, Ed Westwick, Briana Evigan et Justin Chatwin. 10 millions de dollards ont été attribués à ce film dans lequelle lors d’un road trip à Los Angeles avec son petit ami, la soeurette aura des visions bizarre.

Me reste plus que mes yeux pour pleurer. Tiens, je vais aller remater Donnie Darko pour la peine. I love you Jake.

La fin du film sur le superbe morceau Mad World, version Gary Jules.

 




 


Plan your escape with Girls in Hawaii

Girls in Hawaii à l’Olympia

Avant hier soir, Girls in Hawaii performaient à l’Olympia. Quelques mois après leur passage à la Cigale, je suis allée les revoir avec cette ferme intention de planer à nouveau. Et c’est ce qui se passa. Dans une salle comble, devant un public chaleureux qui accueillit le groupe comme il se doit, les gars de Girls in Hawaii nous ont une fois de plus emmener dans leur univers. La beauté et la sérénité qui s’en dégagent, se vivent pleinement en écoutant leurs chansons, les yeux fermés, le corps mouvant, les mains prêts à cogner l’une contre l’autre pour battre la mesure. Ca dura près d’une heure et demi, avec deux rappels et beaucoup d’applaudissements, des cris, des clameurs, un besoin insensé d’en vouloir encore plus. C’était incroyable. Les images défilaient derrière eux et c’était comme un grand voyage au dessus des nuages, d’où l’on pouvait observer ce microcosme musical. On ne s’en lasse pas. Mélange de leur premier et second album, on a même eu droit à a fin à une reprise des Beatles. Que du bonheur.

Girls in Hawaii à l’Olympia

Je suis tombée amoureuse de Girls in Hawaii sur cette chanson, Bees and Butterflies.

 J’aime commencer la journée avec celle-ci, 9:00 AM.

Girls in Hawaii

Celle-ci est parfaite pour se promener au grand air, Found in the ground.

Girls in Hawaii

J’adore le petit côté champêtre de Couples on TV.

Girls in HawaiiGirls in Hawaii

 


Je décerne à Newton Faulkner le titre du meilleur artiste musical comique de l’année :)

La scène est nue. Un micro sur le devant, quelques cables et c’est tout, on attend les artistes, il est 20h à la Boule Noire.

Liam Gerner

C’est Liam Gerner, qui assure la première partie, un folk singer venu tout droit d’Australie. Il fait son show, humoriste jusqu’au bout des doigts, il nous chante des histoires de poney et de bateau, des chansons qui sentent l’ailleurs et nous entrainent dans son pays natal. Une petite balade champêtre pas désagréable.

Liam Gerner

Newton Faulkner

Je me suis bien amusée, comme dans une cours de récré, lorsqu’on se raconte des blagues entre potes. Newton débarque sur la scène avec une certaine prestance, ses dreads toujours à leur place. Raconteur d’histoires, blagueur, guitariste hors pair, il nous a emmenés sur une autre planète. Impossible de ne pas faire des oh et des ha lorsqu’on le regarde jouer de la guitare.

On est happé tout de suite par sa sympathie, son talent, et sa capacité à communiquer avec nous. Parce que s’il existe bel et bien des artistes qui viennent faire leur cuisine sur scène sans aucun échange avec le public on peut dire que Newton est un maitre de l’interaction. L’autre soir, j’ai vu un magicien, qui transformait avec sa guitare des tubes dance en arc en ciel.

Newton Faulkner

Et puis c’est chouette de voir en vrai de vrai celui qui vous réveille certains matins lorsque vous mettez la musique à fond pour fredonner ses airs sous la douche.



Variation musicale avec de vrais morceaux d’humour inside.



Quand il reprend Teardrop de Massive Attack, c’est également géantissime.



Comme c’est un magicien, il avait pleins de choses dans son chapeau, y compris une panoplie de guitares qui contenait cette choupinoute chose :



He bien, on a bien ri, avec un vrai faux rappel (il est juste parti dans un coin de la scène se marrer avant de revenir) et jusqu’au bout c’était vraiment un plaisir d’apprécier un artiste avec autant de talent et d’humilité. La classe intégrale.

Newton Faulkner


Le concert orgasmique de The Hoosiers à l’Elysée Montmartre

OMG. OMG. OMG. Quelle soirée! Le meilleur concert auquel j’ai assisté en ce début d’année. The Hoosiers ont fait danser l’Elysée Montmartre dans une ambiance festive. Dans la foule, on pouvait croiser des pom pom girls, des super-héros, des animaux fluos en tout genre. Et pour cause, le groupe avait invité son public à venir déguisé. Sur scène aussi, on a pu apercevoir un Spiderman qui sifflait bien, un chanteur rétro, un catcheur masqué, des sportifs…

QuidamQuidam
   Quidam

Quidam s’imposa comme une sympathique entrée en matière. Ce jeune trio made in Clermont Ferrand ont suscité un bel enthousiasme. Je les avais vu l’autre jour à l’enregistrement de Taratata et j’avais pas mal accroché déjà. Moi qui ne suis pas très rock français (dès que je vois des minets avec leur gratte, je pense tout de suite à BB Brunes), j’avoue que ces p’tits jeunes ont envoyé du bon son. Sous les lumières troboscopiques, ils nous ont interprété quelques titres de leur premier album En eaux profondes. Tiens je viens de lire sur leur MySpace qu’ils passent ce soir au Truskel en session acoustique. J’irais certainement faire un tour.

Après une petite pause, on a eu droit à un show durant lequel deux nanas se trémoussaient en faisant tourner des machins lumineux. Désolée pour l’imprécision, il y avait un grand môsieur devant moi qui me cachait la vue. Puis les membres déjantés de The Hoosiers ont débarqués, les lettres du groupe à la main. S’ensuivirent des cris hystériques de joie. Le show peut commencer. Je ne sais pas combien de temps le concert a duré, mais tout est passé trop vite à vrai dire. J’ai souri bêtement tout le long et c’était tellement bon que je me suis dit que c’était le concert dans lequel vous pouviez avoir un orgasme juste en écoutant ce qui se passe. OMG. Le chanteur, Irwin Sparkes (mix entre David Pujadas et Ben Stiller) a une voix à tomber par terre. Non sans blague, mon âme de groupie s’est violemment réveillé hier soir.

Quand j’entends Goodbye Mr A je me repasse la pub SFR :) 

The HoosiersThe HoosiersThe Hoosiers

The HoosiersThe Hoosiers
The HoosiersThe Hoosiers
The HoosiersThe Hoosiers

 

Le groupe a fait savoir qu’il serait aux Solidays cette année. Moi aussi diantre! 


My name is Samuel, hello

Mon rêve, c’est de jouer un zombie dans un film de Romero. 

Diary of the dead

J’ai trépigné d’impatience toute la journée. Mon premier geste au réveil fut d’aller réserver les places pour l’avant-première de Diary of the dead, dont je vous parlais il y a quelques mois. Excellente idée car à peine deux heures plus tard, c’était archi-complet. Je remercie d’ailleurs chaleureusement So’ de m’avoir averti de cette projo. Les places pour Sophia Aram qu’on devait aller voir hier soir avec Angie ont été passées au broyeur au profit d’une rencontre avec le maitre incontesté du film de zombies.

Mes collègues de bureau sont has been, ils ne connaissaient même pas Romero, me rangeant dans la case "geek" parce qu’il appartient - soi-disant - à un cinéma trop pointu. Portnawak’. Romero quoi…

500 privilégiés ont donc pu assisté à cette avant-première exceptionnelle en présence du réalisateur. Majoritairement composée de mecs, la salle finit par ressembler à une salle de concert de métal avec ses cris rauques fusant de part et d’autre, qui accueillirent notamment l’apparition de George. Quelle ambiance! Ca faisait plaisir. Le réal. semblait lui même troublé par cet enthousiasme excessif. J’étais également de la partie criant Geooooooooorge sans restriction sonore.

Diary of the dead

Les effusions de joie des fanboys et autre groupies, se transformèrent en acclamation lorsque Romero reçut en main propre le Prix de la Critique à Gérardmer, remis pour cause d’absence du l’homme au festival en janvier demain.

Le réalisateur s’est éclipsé rapidement et nous a laissé savourer son film qui s’ouvrit sur des cris, des rires et des applaudissements.

Diary of the dead surfe sur une tendance marquée ces derniers temps au cinéma, celle de la mise en avant des nouveaux médias, des oeuvres filmées caméra à l’épaule, celle du film dans un film, entrecoupé d’archives puisés dans des sources telles que des vidéos YouTube. Dans la veine des Blair Witch-like, on se souviendra du gerbant Cloverfield et dans le genre docu-fiction le Redacted, le dernier Brian de Palma.

Diary of the dead

Diary of the Dead (pas gerbant pour un sou), relate le journal vidéo d’un étudiant en cinéma sur l’invasion des morts-vivants. Lui et ses amis, accompagnés de leur professeur, qui au départ projetaient de tourner un film de momie pour un projet de fin d’études, se retrouvent à fuir et à capter cette effrayante expérience sur le chaos ambiant. Le film incite à une réflexion évidente sur les nouveaux médias, celle du citoyen journaliste qui uploade ses vidéos sur le web, mais également celle de la véracité de l’information ou encore du "faut il tout filmer". Pas plus politique que ça, j’ai trouvé ce film très drôle et très dvertissant, notamment le passage du vieil amish sourd muet, que je cite dans le titre. On retrouve un Romero moins commercial que dans ses derniers films Land of the Dead notamment), revenu au bon vieux cinéma qui l’a fait connaître et monter. Je n’ai pas retenu de ce film qu’il était gore, mais seulement qu’il fait parfois sursauter sans faire réellement peur (hum, n’est ce pas So’). Ce film contient indubitablement des morceaux culte et certaines scènes furent dans ce sens portées par les rires et les applaudissements.

Diary of the dead

Je ne peux que vous le conseiller à sa sortie le 25 juin prochain si vous appréciez le genre. 

En sus, à la sortie du film, So’ et moi sommes passées devant la caméra pour donner nos impressions, pour les bonus du DVD ;)

En attendant la sortie en salle, voici la présentation du film par le maître Romero (Le côté sombre, c’est pour être dans l’ambiance) 


Colbie Caillat : Interview + concert

Par manque de temps, j’ai monté le sujet à l’arrache. En plus je n’ai même pas encore la première partie du concert que j’avais pas mal appréciée. Puisque je n’ai pas non plus le temps d’écrire un article complet (oui je sais j’abuse), je vous laisse lire celui d’Angie, ma jumelle adoptive, en attendant une review plus complète du concert et de l’interview que vous retrouverez dans les prochains jours ici. Allé hop la vidéo.


Vanessa Paradis à l’Elysée Montmartre

Petite salle : l’Elysée Montmartre. Ambiance intime. Artiste proche de son public. Vanessa Paradis radieuse, accompagnée par des musiciens hors pair, dont Mathieu Chédid et Albin de la Simone. Entre les riffs de guitare entrainants et quelques déhanchés sulfureux, c’est plus de deux heures de concert durant lesquelles on chante et on tape des mains. Mélange de chansons du dernier album et d’anciens succès, on ne se lasse pas. Après un rappel qui a mis le feu dans la petite salle, on a même eu le droit à une petite cession acoustique. Pas mal du tout.
C’est Maxime Nucci (mari de Jenifer), qui a assuré la première partie du spectacle.
Sans doute l’un des meilleurs concerts de cette année après Mass Hysteria.
PS pour Gaïa : mais non, elle n’a pas un gros cul! -_-

Maxime Nucci

Le concert en images :

Vanessa Paradi - Elysée Montmartre


Be my Baby (ma préférée!)
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Pourtant
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Joe le Taxi
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Divine idylle
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Emmenez-moi
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Dis lui toi que je t’aime
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Tandem
Vanessa Paradis - Elysée Montmartre

Dès que je te vois
Vanessa Paradis - Elysée MontmartreMathieu Chédid

 


All we need is music

Once

En sortant de Once, je n’avais qu’une idée en tête, trouver la BA pour me la réécouter encore et encore. On pouvait oublier les films musicaux tels que Moulin Rouge, Dreamgirls ou encore Music & Lyrics, même si pour les beaux yeux de Hugh Grant, j’aurais bien fait une exception. Once n’a rien à voir avec ces machines Hollywoodiennes qui vous en foutaient pleins les yeux avec des chansons commerciales à faire frémir l’ado qui est en vous ou encore des histoires à faire rêver la ménagère de moins de cinquante ans. Tourné en deux semaines, Once est plein de sensibilité, de simplicité, de mélodies, d’espoir, d’amour, de rêves, d’airs à fredonner, à se raconter, à chanter à deux. Tout le long du film, je souriais la larme à l’oeil et j’aimais ça. La voix de Glen Hansard vous pénètre pour ne plus vous quitter durant des heures. C’est sans artifice que Once relate la rencontre d’un homme et une femme dans les rues de Dublin, réunis par leur amour de la musique. Once est comme un concert sur écran géant qu’on ne voudrait jamais voir s’arrêter. Ce film est un petit bijou musical. Sans doute mon coup de coeur de l’année.


En cloque et en toc

Knocked up

J’ai aimé. Knocked up (En cloque, mode d’emploi. Mais je trouve le titre français assez repoussant). Pas vu 40 ans, toujours puceau, le dernier film de Judd Apatow passé vite fait sur nos écrans. On pouvait sans doute craindre le pire. Surtout d’une comédie de 2h10! 2h10! En fait je viens juste de l’apprendre, parce que sur le moment, ça ne s’est pas senti. Les arguments pour aller voir ce film ? Katherine Heigl, beaucoup plus jolie que dans Grey’s Anatomy, moins cruche aussi. On retrouve notamment des visages familiers du petit écran, comme Marshall de How I met You mother, Maggie de Quoi de neuf Docteur (vieille série, mais restée culte dans mes souvenirs), même Paul Rudd, mais ouiiii c’est lui qui jouait Mike, le petit ami de Phoebe (Friends). L’histoire ne paie de mine (ce devait être un coup d’un soir, mais Ben, looser de son état, engrosse Alison, jolie présentatrice télé. Pour faire avec, ça donne : et si on essayait de s’aimer pour voir ? …). Parfois un peu mièvre, ou moralisant, même débile, les gags pourtant se succèdent sans forcément tomber dans le gras (si, parfois, mais ça reste drôle, ce qui est rare…). Non vraiment, c’est une comédie américaine comme on aimerait en voir plus souvent. Attendrissante, on s’y retrouve, on rit la bouche grande ouverte, on fait "pouaaah", puis "hahaha". Apatow, c’est un peu comme le troisième frère Farelly je trouve. Un bon four rire et c’est reparti.

Nightwish

J’ai pas aimé. Dark Passion Play, le dernier album de Nightwish. Passé la très bonne surprise de la chanson d’intro qui dure 13 minutes (The Poet and The Pendulum, magistral, épique, symphonique, puissant), le reste m’a fait mourir d’ennui, ou presque. Nightwish sans Tarja, c’est autre chose. Le charme du groupe finlandais résidait dans ce lyrisme qu’injectait la chanteuse dans les mélodies, ce que sa remplaçante, Anette oublie de faire avec la banalité de sa voix. On finira pas s’y faire. Je vais tenter une seconde écoute de l’album, avec plus de clémence. En attendant, jugez plutôt avec ce single Bye Bye Beautyful (eurkkk… j’exagère.)



L’infection continue

28 semaines plus tard28 weeks later

Juan Carlos Fresnadillo (Intacto) ne décoit pas et succède dignement à Danny Boyle. Quatre ans après 28 jours plus tard, le réalisateur espagnol nous fout les jetons en beauté.  Pour un mec pas forcément fan de cinéma d’horreur et surtout qui n’avait jamais mis un pied à Londres auparavant, on ne peut être qu’admiratif. Le plus saisissant et le plus terrifiant dans l’histoire, c’est sans doute le réalisme qui caractérise ce film de zombies, qui à aucun moment ne semble "tiré par les cheveux", malgré son caractère science-fictionnel. L’acteur Robert Carlyle est plus que convaincant dans son rôle de mari/père lâche. Lorsqu’il retrouve ses enfants quelques semaines après la dévastation de Londres, il n’ose pas leur dire qu’il a bassement abandonné leur mère, la laissant aux mains des zombies, jusqu’au jour la vérité éclate. L’action se déroule sous nos yeux comme si on assitait à une espèce de reportage-fiction et on se laisse prendre complètement au jeu, happé par une musique puissament adéquate aux images. A mon avis, plus sanglant et plus violent qu le premier volet, 28 semaines plus tard n’en sera pas moins culte. A voir de toute urgence.




A Propos

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