Cheveux blonds, Slims et Rock’n'roll

Il y a quelque temps, Angie me parlait de The Teenagers. Je file écouter leur MySpace, trouve les zigotos rigolos, chope ma place de concert pour l’y accompagner.

En arrivant à la Maroquinerie, je suis presque déçue du peu de monde présent, en comparaison de la salle bondée venue applaudir Colbie Caillat il y a un mois de cela. Ce soir, trois groupes tiennent le haut de l’affiche:  The Teenagers, Racine, et Mai, réunis à l’occasion des Inrocks Indie Club, événement présentés par Les Inrocks et Alias tous les troisièmes jeudis du mois.

Les gens arrivent peu à peu, mais restent timidement parqués au font de la salle. L’ambiance est froide, trop pour une soirée rock qui devrait faire pulser les murs de la Maroquinerie.

Mai

C’est Mai qui ouvre les festivités. Sur scène, ils sont trois, un guitariste, un claviériste/second guitariste et la chanteuse, Johanna Wedin, jolie suédoise à la chevelure parfaitement blonde, et à l’accent perceptible. Avec Angie, on tombe immédiatement sous le charme de sa voix douce et de ses chansons aux sonorités pop-électro-folk. Le style est facilement reconnaissable, je pense tout de suite à une version fémine de Air, et c’est sans surprise qu’on lit à la sortie du concert sur l’affiche que le premier album de cette charmante conteuse venue du nord, Still need a kiss, a été mixé par Stéphane Briat (Air, Phoenix). C’est une belle découverte que nous avons faite ce soir. Jolie voix, mélodies planantes, instruments divers qui font voyager. A découvrir d’urgence. Le MySpace de Mai.

MaiMaiMai

Puis vint le tour de Racine, groupe à tendance New-Wave mené par une blonde péroxydée déjantée (ex Transvision Vamp). Elle arrive sur scène la clope au bec, le slim parfaitement taillé, une dégaine tout droit sortie des eighties, le t-shirt engagé : Every song is dope, signé herself. Elle est également escortée par des musiciens semblant porté l’étiquette made in London : aux percus, j’aperçois le sosie de Sébastien Tellier, à la gratte un mec qui ressemble à un ado aux cheveux gras mais qui devait être certainement plus âgé que moi, à la basse, un espèce de jeune lord anglais avec le foulard noué autour du cou (et pour le coup, un slim qui lui tenait bien chaud les fesses aussi) et au clavier un goldenboy complètement absorbé par son jeu de scène, à fond dans son tambourinage de notes. La bande ne tarde pas à mettre le feu à la salle, qui s’est remplie au fur et à mesure et qui s’est mis au diapason. La chanteuse, tantôt braillant, tantôt chantant dégage une énergie communicatrice. T’as les hanches qui commencent à faire des mouvements circulaires, puis tu te mets à taper des pieds, pour finalement t’apercevoir que ta tête se balance, fait des oui, puis des nons. Attention, furieusement dansant. Leur MySpace.

RacineRacineRacineRacine

The Teenagers ont cloturé le spectacle et étrangement, bien qu’ils furent sensés être les stars de la soirée, c’est le groupe avec lequel j’ai le moins accroché. C’était bien trop court, les musiciens semblaient se faire royalement chier et le chanteur, encore un en slim (!) dansait d’une manière mono gestuelle. J’étais en train de penser que The Teenagers incarnaient parfaitement l’art de parler dans un micro pour faire brailler les filles. Ma voisine, jeune groupie aux mouvements capilaires épiques (merci pour les coups de cheveux dans la tronche), semblait, ELLE, ne pas être déçue du spectacle. Après un rappel, ils revinrent une troisième fois sur scène, mais n’ayant pas assez de chansons à leur répertoire, ils ont fait monter la moitié de la salle sur scène pour chanter leur titre phare, Homecoming. Durant trois heures, le public, aussi statique que des piliers de temple, s’est seulement lâché sur les deux dernières chansons, pogotant à tout va à la demande du guitariste, qui d’ailleurs portait un t-shirt I love Fallout boy. Ouuuuuuuh, c’est nuuuuuul.

The TeenagersThe TeenagersThe TeenagersThe Teenagers

 Une soirée donc riche en wah putain c’est vachement bien. A renouveler.

Prochain Inrocks Indie Club le 17 qvril prochain. Le programme.


5 responses so far, want to say something?

  1. Jenova says:

    Je risque de perdre toute crédibilité en disant ça mais ils écrivent des putains de bonnes chansons les fall out boy… C’est un peu à la mode de leur cracher dessus (parce que Pete Wentz) mais je comprends pas trop, ils écrivent des mélodies accrocheuses et les paroles sont plus recherchées qu’une majorité de leurs contemporains. Leur seul péché serait-il donc d’être trop glamour? :p (oui enfin surtout le Wentz, les autres sont loin d’être des beaux gosses)
    Je comprendrais plus qu’on se moque de plain white t’s O.o

    Sinon, the Teenagers… Encore un groupe en The, ça se multiplie à une vitesse! Mais je vais voir /écouter ce que ça donne.

  2. sukie says:

    Jenova > Je me moque surtout du T-shirt mais les Fall Our Boy je les aimais bien jusqu’à les voir en concert et franchement ça déchirait moins du slip que sur leur CD. Ils sont dans ma playlist et je revendique le droit de cracher sur des groupes que j’écoute :p (et j’écoute les Plain White T’s sans nier que c’est un groupe pour minettes). Dans les le même style le matin j’écoutais One Republic et je me disais ptain mais qu’est ce que j’en écoute de la soupe (et j’aime ça)

  3. Romain says:

    Fallout Boy c’est très bien.

    Les Plain White T’s c’est rigolo, sans chercher trop loin…

    Et tout groupe qui chante autre chose que la mort pour tous n’est pas forcément un groupe pr minettes nondidjou ^^”

    Sinon nous on a bien apprécié Max Boublil hier soir…je comprends pas bien ce que t’aimes pas chez lui d’ailleurs ! (à part une vulgarité omniprésente, certes…)

  4. sukie says:

    Romain > Oui heureusement, y a des groupes qui chantent tellement la viiiiiiiiie, l’amuuuuuuuur, la joiiiiiiiie :)
    Ce n’est pas que je ne l’aime pas… mais je t’avouerai que j’ai du mal avec les humoristes français en général, à part quelques rares exceptions.

  5. Jenova says:

    Alors je suis d’accord avec toi sur ce point: oui au crachage sur les groupes qu’on connaît! [je dois bien avoir quelques good charlotte qui traînent par-ci par-là... hum]

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