Des livres et des hommes

Salon du livre

Arrivée 13h30. Il y a déjà foule à l’entrée. Une petite demi heure d’attente plus tard dans la file qui avance à pas de nabot, suivi d’un contrôle minutieux des sacs à l’entrée, j’atterris dans le Salon du Livre, petite ballade exquise en terre tant aimée. J’arpente les allées, regarde ici et là, feuillette et découvre les auteurs, surveille les heures de dédicaces. 

File d’attente

Des queues de forment déjà et il n’y a pas de doute, le nombre de personnes postées devant le stand est un excellent baromètre pour mesurer la côte de popularité d’un auteur. Surtout du côté des grands éditeurs, il y a toujours un embouteillage humain monstre. Je me faufile au milieu des fans par curiosité. Hop j’aperçois Bernard Werber. Clic. Prends la pose.

Bernard Werber
   Bernard Werber

Pour ma part, j’attends avec avec impatience l’arrivée de mon chouchou, Nicolas Fargues, dont l’écriture m’a littéralement séduite depuis J’étais derrière toi. J’achète son nouveau bouquin, Beau rôle un instant plus tôt au stand des éditions P.O.L. La file pour les dédicaces n’est pas démentielle mais se forme déjà doucement. Pour éviter de patienter, je regarde le spectacle de loin. Le ton est donné, il y a plus de nanas que de mecs. Il faut dire que Nicolas Fargues, il a son charme, c’est le genre d’homme qui fait paniquer les filles, enfin je suppose. Il arrive enfin avec quelques minutes de retard, je me pose dans la file. Il prend le temps de papoter avec les gens, reconnait des amis qu’il salue, je le vois de dos, me dis que je dois faire une photo que j’intitulerais J’étais derrière lui.

Nicolas Fargues

C’est enfin mon tour et j’ai le trac. C’est marrant d’éprouver ce petit quelque chose en se reteoubant devant quelqu’un dont on admire tellement le travail. Je lui pose deux petites questions et vous le verrez dans la vidéo, je suis toute tremblante, bégaie, ne trouve pas mes mots, c’est effroyable.


Nicolas Fargues
   Nicolas Fargues

En dédicace, j’ai droit à un Merci pour l’interview :) Et au passage je vous recommande vivement ses bouquins!

Je poursuis mes déambulations, croise de loin des auteurs plus ou moins connus, des solitaires aussi à leur stand dans l’attente d’une signature à poser. Ca ne doit pas être évident lorsqu’on ne s’appelle pas Amélie Nothomb ou Marc Lévy. En parlant de Marc Lévy, dans le même style, Guillaume Musso est à son poste, attirant également pas mal de lecteurs. Le seul livre que j’ai lu de lui, Et après (qui sera d’ailleurs adapté au cinéma), malgré le Marc Lévy-like, était moins mauvais que la version originale. Il faut que je teste Seras-tu là (Ca me rappelle le titre Où es tu de Lévy d’ailleurs).

Guillaume Musso
   Guillaume Musso

J’ai également croisé par hasard chez L’Ecole des Loisirs, celle qui a bercé mon enfance, Susie Morgenstern, cette californienne vivant en France. Je n’en croyais pas mes yeux, mon coeur s’est mis à faire des bons pas possible. Je me suis souvenue des longues heures passées à la bibliothèque et j’ai senti les larmes monter subitement. Je cours acheter un de mes bouquins préférés, Lettres d’amour de 0 à 10 et m’engouffre dans la file, au milieu des petits accompagnés de leur parents. Devant elle, je ne cache pas mon admiration, lui avouant que plus jeune, j’ai aimé à la folie ses romans. J’adore son collier de boutons. Qu’est ce qu’elle est gentille, j’ai le sentiment d’être une gamine. Je lui dit : J’ai 23 ans mais devant vous j’en ai 8. Elle a un geste de tendresse a mon égard et me dédicace les livres.

Susie Morgenstern

L’une d’elle est totalement de circonstances :)

Dédicace Susie Morgenstern

Dans les allées du salon, la foule se densifie.

Foule

Chez Gallimard, je me fais dédicacer Sur ma mère, dernière création de Tahar Ben Jelloun. Je lui avoue avoir pleuré sur La Nuit Sacrée, superbe bouquin que je vous conseille de lire si ce n’est déjà fait. Sa dédicace fait plaisir : Pour que T. ne pleure pas.

Tahar Ben Jelloun
   Tahar Ben Jelloun

Mathias Malzieu
   Mathias Malzieu

Mes pas me conduisent jusqu’à une salle de conférence où va se produire Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos. Il est là pour la promo de son livre La Mécanique du coeur dont il nous fera la lecture en musique. Le temps d’arriver, d’accorder sa guitare et son ukulélé, il commence sa lecture, l’entrecoupant de morceaux acoustiques pour illustrer. En tous cas, c’était une très bonne idée, ça m’a donné envie d’acheter son bouquin, l’histoire est en effet très belle. Je vous laisse écouter les premières pages.

Magistrale interprétation de Oh When the saints.

Un grand moment que celui où il a incité le public à crier Cunilingus mon amour! De quoi dérider la vieille du quatrième rang comme il dit.

Mais l’intervention de Mathias est rapidement écourtée par des consignes de sécurité, incitant exposants et visiteurs à évacuer les lieux. Les gens se lèvent sans se presser. Je continue ma promenade et personne ne semble se diriger vers la sortie. Je prends quelques clichés d’auteurs qui me sont inconnus au passage. 

Auteurs

Auteurs

Ah si, lui je le connais, c’est Olivier Adam, l’auteur de Je vais bien, ne t’en fais pas, adapté récemment au cinéma.

Olivier Adam
   Olivier Adam

Ah si lui, aussi, c’est Eric Zemmour.

Eric Zemmour
   Eric Zemmour

Il est près de 17h30, j’aurais du à cette heure aller voir David Foenkinos. Devant le stand Gallimard, les gens se sont dissipés. J’aperçois un mec qui me semble être l’écrivain que je cherchais à rencontrer, je lui trouve des airs de Ramzi avec des lunettes. Je vérifie quand même sur les photos de présentation accrochées derrière les tables de dédicaces (on ne sait jamais) et après confirmation, je m’approche de lui. Bonjour blabla, je lui demande si sa femme a toujours le même potentiel érotique. Il me répond que depuis, il a divorcé. Oups! Bref, le mec, très sympa, qui me dit qu’il n’y aura pas de dédicaces à cause de l’évacuation. Je n’ai même pas le temps d’acheter son dernier bouquin, Qui se souvient de David Foenkinos.

David Foenkinos
   David Foenkinos

Je regagne la sortie, comme tout le monde, j’aperçois Richard Bohringer qui s’éloigne.

Richard Bhoringer
   Richard Bohringer de dos

Ca y est, les gens ont compris, faut évacuer, la foule rejoint les portes. La dame au micro nous annonce un contrôle technique. Oui mais non, c’est une alerte à la bombe. Israël à l’honneur, on a eu droit au boycott, maintenant l’alerte à la bombe, c’est la cerise sur le gâteau.

Foule

Fin du Salon, il faut carrément sortir du périmètre. L’après-midi littéraire est écourtée, mais ce fut agréable. Dommage, j’ai raté Beigbeder. Ca sera pour la prochaine.

Sortie

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4 Comments on "Des livres et des hommes"

  1. Kalenovsky.
    17/03/2008 at 16:58 Permalink

    J’avais beaucoup aimé aussi “J’étais derrière toi”, j’ai essayé d’en lire un autre de lui récemment mais j’ai pas aimé, j’ai arrêté au bout de quelques pages. Tu y es allée quel jour ?

  2. Jenova
    17/03/2008 at 19:15 Permalink

    Ah merde, si j’avais su qu’il y avait Zemmour, j’y serais allée pour lui expliquer à quel point il est bête. Tant pis.

  3. sukie
    18/03/2008 at 9:16 Permalink

    Kalenovsky. > J’y suis allée dimanche. Avec quel titre n’as tu pas accroché?

    Jenova > En effet, c’était la parfaite occasion, rien de tel qu’un bon face à face :)

  4. Kalenovsky.
    18/03/2008 at 13:04 Permalink

    One Man Show.

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