
Mena Suvari
J’étais retombée dans l’anonymat le plus parfait. Un amour douloureux, une amitié éphémère, je m’étais faite à l’idée de n’être qu’une présence utilitaire. Les gens vous oublient vite. Je m’efforce de faire de même. Ce phénomène m’avait toujours un peu choqué, m’étonnait cependant de moins en moins. Etait-ce mieux ainsi, regrettable, décevant? Les gens me déçoivent. Certains jours je me déçois moi-même, ai envie d’être égoïste, de vivre dans ma bulle, pour ne pas subir ces désillusions comme des coups de massue. L’amour, c’est comme la grippe. On l’attrape, on en guérit, on finit par oublier qu’on a été malade comme un chien.
Je t’ai aimé du mieux que je pouvais. J’ai essayé d’être moi-même, de m’efforcer à changer, mais comme tu m’as dit un
jour, tu n’aurais jamais pu aimé plus longtemps celle que j’étais. Merci. Etait-ce triste
d’aimer quelqu’un qui ne vous rendait pas ce bonheur que vous attendez
et qui n’accepte pas ce que vous êtes. Pouvait-on accepter
l’acharnement sur une histoire qui vous fait pleurer un soir sur
quatre. A quoi s’accroche-t-on, à qui. Etait-ce pour fuir cette
effrayante solitude qu’on se mettait en en couple et qu’on se mentait à
soi-même. Une semaine, six mois, quelques années, puis la rupture.
L’auto-persuasion n’était guère difficile. L’amour ressemblait à une
arnaque, une illusion, une balle qu’on se tire dans le pied lorsque les
sentiments amoureux sont ceux qu’on s’invente pour éviter de se
réveiller seul dans un lit deux places un matin d’hiver où la seule
chose contre laquelle vous pouvez vous blottir est un oreiller froid. A
22 ans, je n’avais jamais connu l’amour sans souffrance. Les amours
passagers, ceux d’un soir ou d’une semaine, étaient une accumulation de boutades. Je ne
les prenais pas au sérieux. Pour moi, il n’y aura eu que trois hommes
dans ma vie. Les autres étaient de pâles épisodes tronqués. Les prénoms
ont été subtilement passés à la trappe par ma mémoire. Certains jours,
je doute d’avoir réellement aimé. Au fond, on devait le savoir. Quand
je relis mon âge, je me sens un peu ridicule. Il y avait plus
intéressant à faire que de morfondre pour si peu. Mais comment s’en
convaincre lorsque ce sentiment de tristesse et d’anéantissement vous
submerge spontanément sans que rien ne puisse vous soulager sur
l’instant.
Hier soir, nous sommes allées Chez Clément pour l’anniversaire d’une amie. Emerveillées par le lieu, on a mitraillé de photos, même les assiettes, un peu comme notre voisine de table, une touriste chinoise qui s’entretenait avec un ami francophone, baragouinant dans un anglais hésitant. J’ai ri en douce lorsqu’elle lui a demandé "When was your last girlfriend?". Je n’ai pas écouté la suite, à ma gauche c’était beaucoup drôle "On ne comprend rien aux livres de Bernard-Henri Lévy. Il descend le PS alors qu’il prétend être de gauche".
Puis j’ai passé un bon moment au téléphone avec mon père aussi. Mais ça, c’est pour un peu plus tard.
Bonne journée.
Ce soir, concert de Girls in Hawaïi à la Cigale!












Tin says:
T’as bien de la chance d’aller voir Girls in Hawaii en concert… Je crois même que c’est la seule date en France.
Oct 30, 2007, 12:02Leur 2eme album est en préparation pour une sortie l’année prochaine ^^.
Régale toi bien vénarde ! Founnnnnd in the grounnnnd !
sukie says:
Oui en plus le concert était déjà complet lors que j’ai appris qu’ils passaient! J’ai fait des pieds et des mains pour réussir à avoir des places
je prendrais bien entendu photos et vidéos!
Oct 30, 2007, 12:17Lin. says:
Mais une nouvelle date a été rajouté (à Paris encore !) mais à L’Olympia cette fois-ci en Mai prochain ;).
Oct 30, 2007, 14:50TheCélinette says:
J’ai connu tant d’amours difficiles, source de souffrances… Un jour je me suis dit : allez hop fini les conneries.
Je ne peux pas t’aimer toi, je trouve que c’est affreusement dur à entendre.
Je me dis que quand les sentiments ne sont pas là, j’arrête tout parce qu’un amour non réciproque c’est dur, mais un amour vide de sens c’est pire.
J’ai accepté avec le temps que des hommes que j’aimais d’un amour fort et sincère n’avait pas le moindre frisson en me voyant. Mais je n’ai jamais accepté de me contenter de cela.
S’il ne m’aime pas, je retourne au reste de ma vie du mieux que je peux. Mais surtout je ne confonds pas “non réciprocité” avec l’amour c’est nul.
Oct 30, 2007, 19:49C’est l’amour avec la mauvaise personne qui est nul