Everybody’s changing

Trouver sa place, il n’est pas si facile. Courir après les autres, je ne veux. Etre déçue, à quoi ça sert. C’est à trop attendre qu’on finit par se lasser des réponses muettes ou des hésitations qui veulent tout dire. Une fraction de seconde, une claque légère, qui ne marque même pas, et le cours des choses reprend. Rien n’est grave. Nous vivons à une époque où il est préférable de se taire parfois car ce qui est dit peut être interprété. Se la fermer pour éviter d’être confus, mal compris, stigmatisé. Se taire. Un mot de trop, de travers. T’es fucké la seconde d’après d’en avoir trop dit, ou dit tout court. Non se taire. Faire des efforts, mais dans quel sens. Pour qui, pour quoi, vivre avant tout, je l’ai compris, pour soi. Et puis les autres, ceux qu’on aime, ceux qu’on admire, ceux qu’on veux garder proches à travers le temps. Ceux dont la distance et la vie n’écorchent pas les relations. Ceux là sont rares. On ne les choisit pas, on les trouve avec naturel, sans démonstration, cela coule de source. Qui se soucie de vous. Qui s’en soucie plus que vous. Qui est là, puis plus là l’instant d’après comme dans un tour de magie. Ceux qui vous soutiennent mais en même temps restent en dehors du cercle. Ceux qui croient en vous avec une certitude proche de zéro. Ceux que les épreuves éloigneront jusqu’à les perdre. La jeunesse nous séparera. Parfois rien ne semble naturel. Par circonstances, la vie peut devenir artificielle, avec un goût acide de tête brulée qui chatouille le palais, puis le consume. Je n’ai plus envie de tourner en rond. Je trace. Je ne pose pas de questions, j’acquiesce, j’accepte les faits, j’abandonne ce qui n’en vaut pas la peine, je poursuis cette existence d’aujourd’hui qui me sied bien. L’espoir nait dans le renouveau, les nouvelles rencontres, les nouvelles expériences, les surprises, la confiance des autres, celle que vous n’attendiez plus. Mais qu’on ait la notre et qu’on s’y accroche, c’est déjà bien. C’est déjà plus qu’on ne le croit. Même si votre volonté de changer peut rendre sceptique les autres parce que vous l’aviez promis cent fois, quelle plus belle victoire que de n’être enfin plus celle ou celui qu’ils ont connu(e) autrefois. Qui a le droit de vous refuser une seconde chance.

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2 Comments on "Everybody’s changing"

  1. lolo
    30/11/2007 at 11:49 Permalink

    en 4 tomes de finlande :-)

    1- tu as raison, toi seule peux te connaître suffisamment pour comprendre le fond de tes déceptions. Ceux qui te veulent du bien ne sont généralement pas ceux qui te l’apporteront … ou alors comme tu dis, ils seront rares. Parfois, le sourire d’un(e) inconnu(e) te touchera plus que que celui d’un proche. Qui regarde la Joconde cherche la raison du sourire mais forcément s’y perd car la justesse d’un sentiment ne se prend pas, elle se surprend.

    2- je ne suis pas vraiment d’accord avec ton “impartial” accolé au “Royaume”. La fin ne justifie pas le moyen niveau du film. La plupart des gens que je connais et qui l’ont vu ont tous scotché sur cette fin à priori impartiale. Match nul ? La morale du film serait-elle qu’il yaurait finalement des à prioris dans toutes les civilisations à l’égard des autres ? Facile et pas si simple … surtout que finir comme ca peut dangeureusement faire oublier la condescendance intolérable des américains à l’égard des us et coutumes d’un peuple que de toute façon on ne comprend pas si on l’aborde de cette manière. Que dire également du fait que le seul saoudien qui semble flirter du côté clair-obscur de l’Occident, meurt!? Est-ce à dire que le mélange de cultures aussi éloignées est impossible ? Triste de représenter ainsi le mélange des peuples… et inutile aussi. Bien sûr que ce film témoigne d’une certaine réalité, à savoir qu’une étroitesse d’esprit peut faire dire des choses comme:”On les tuera tous!”, mais est-ce qu’il ne faudrait pas commencer à tenter l’aventure de l’ouverture culturelle plutôt que de stagner dans une ambiance anxiogène avec des films comme ca? L’inventivité avérée des scénaristes n’a pas le droit de céder à la facilité de façonner un film de telle manière que l’on a l’impression de découvrir une nouvelle facette de la xénophobie, surtout aussi basiquement.

    bon sinon, je suis partisan de tes autres avis sur les films du moments :-D

    3- Bon, quand est-ce que tu t’y mets à ton bouquin ??

    4- le dessin tout en bas de ton site, c’est toi qui l’a fait ??? j’adooooore !! si c’est de toi, il faut que tu songes à de la BD. Perso, je suis un grand amateur du 9eme art, et pour griffonner moi-même, je sais m’incliner devant des styles comme le tien ! (Mais je ne m’incline devant toi que si il est de toi :-))) )

    bee zzz
    lolo

  2. ninix
    30/11/2007 at 11:56 Permalink

    comme je le dis souvent, je ne sais pas si on change vraiment à proprement parler. Et je pense qu’il n’y a rien de déprimant ou pessimisme à penser cela car je crois profondemment en l’évolution. Alors présentez comme cela évolution changement semblent signifier la même chose. Je m’explique:
    on évolue tout au long de notre vie grâce à nos expériences, nos rencontres qu’elles soient bonnes ou mauvaises. C’est pour cela que l’on cotoie différentes étapes dans notre vie. Néanmoins le changement me semble bien plus radical. Comment réussir à changer littéralement ce qui te fais toi, me fait moi Anaïs L ? J’ai une identité. Ma personnalité et ma nature profonde ne peuvent pas vraiment changer sinon ce ne serait pas vraiment moi. Alors je ne dis pas que l’on restera toujours le même tout au long de notre vie car on évoluera mais ce qui me fait moi au plus profond de moi-même et ce pourquoi les gens me connaissent ne change pas vraiment. Peut-êtr eun petit peu… enfin je dis ça je dis rien, c’est juste ma vision des choses. Je me base sur ma propore expérience et celle de gens qui me sont proches.

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