Jusqu’où pouvais-je m’en foutre? D’ailleurs, le pourrais-je? M’en foutre tout court bien sûr. La réponse est non. Parce qu’à la lecture de son post, j’ai hoché la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite, puis encore de stupéfaction, passant par de nombreuses émotions comme la colère, la tristesse, l’indignation, l’incompréhension, le mal de coeur. Je tanguais effrontément et mes pensées se sont mélangées jusqu’à ce que je jette une bouteille à la mer, dans lequel se trouve ce message, que je vous écris, pour le balancer au loin et laisser s’échouer vers d’autres contrées que la mienne.
Ce matin, alors que je noyais mon optimisme dans l’eau du bain, j’ai répété tout haut Ne fais pas quelque chose que tu regretterais. Soupir. Calme toi, ce n’est pas si grave. Soupir. Laisse pisser. Mais ne pisse pas debout. Re-soupir. J’ai cogné ma tête contre le mur, mais ça ne m’a pas donné la solution, la vraie, pas celle qui brandit la rancoeur victorieuse, mais l’autre qui te chuchote que c’est ze best thing to do. Puis ça m’a travaillé au corps d’hier soir jusqu’à maintenant, le long de tous les chemins que j’ai empruntés, les sentiers, les couloirs de métros, les rues sous une nuit sans lune et les carrefour ce matin qui sentait l’orage.
En réalité, je ne voulais voir personne évoquer mon passé ou déterrer ce qui était mort. Je ne parle pas des relations, mais bien celle que j’étais. Je refuse de lire toutes ces choses qui appartiennent à un point antérieur de ma frise historique . Ca me rappelle la maternelle lorsqu’on me jetait du sable dans les yeux et que je tendais la tête pour qu’on m’en foute dans les cheveux. C’est une ineptie. Le pire que je puisse faire, c’est coucher ici quelques étranglements et des sanglots uniquement tangibles sur papier. Je ne suis pas rancunière. Je voudrais n’en avoir cure de tout ça. Mais ça fait aussi mal que les ruptures collégiennes des camaraderies foutues en l’air pour le beau gosse de la promo.
Nos histoires personnelles ne devraient appartenir qu’à nous même. On ne devrait mêler personne d’autre dans nos conflits et nos dérives, nos escapades en terre d’insultes et tout le reste blablabla.
Pour vivre heureux, vivons discrets. J’ai envoyé un message FB et j’ai refermé le chapitre. La rancune est effroyable lorsqu’elle commence à s’insinuer pernicieusement dans vos intentions.
Je voudrais m’en foutre et pourtant. Je veux juste qu’on me foute la paix.
Comme je le lui ai écrit, il y a bien longtemps que je n’en veux plus à mon ex. et couper les ponts avec quelqu’un n’est pas forcément signe de rancoeur. Le jour où je me suis rendue compte qu’en me voyant il devait se chanter "Loving you was loving the dead", j’ai simplement déserté sa vie pour ne pas devenir celle qu’on hait. Je préfère être celle qu’on oublie peu à peu.
Extrait d’elle.
"Hier j’ai redécouvert Facebook, ses applications à la con qui occupent les après-midis de détresse au boulot, les gens qui nous rajoutent comme amis … Fait étonnant, quelqu’un qui avait décidé de me virer de sa vie "pour tourner la page" (mais sans animosité selon certains, tout en s’étant fait plaisir sur ma gueule, notamment sur mon "fabuleux blog" dixit ses paroles …) m’a rajoutée à ses amis. Très sincèrement chais pas pourquoi. Il est clairement établi qu’elle et moi ne sommes plus amies, et connaissant ma rancune, qu’on ne le sera jamais plus … La question qui se pose réellement est : Est ce que je le regrette ? D’un côté oui, parce que j’avais une amie fille à Paris de laquelle je me pensais proche, autant que j’ai pu me sentir proche de C. un jour dans ma vie. Or, mon expérience des gens parisiens me montre pas mal de trucs. Déjà que je suis une conne sentimentale, parce qu’ici les gens t’aiment et te détestent dans la seconde qui suit sans que tu puisses y piger quoique ce soit. Ensuite si toi tu les apprécies, qui te dit, en fin de compte, que c’est réciproque. Servir de bonne copine qui n’allait pas en cours ou au taff pour décharger le copain déjà trop blasé par la névrose de sa copine, passer pour la meilleure amie une semaine sur deux pour rien en fait, et se retrouver virer parce qu’on a osé ne pas prendre de parti .. Moué … Ca me laisse un peu dubitative sur les relations humaines, déjà que de base chuis pas forcément super motivée mais là … Ce qui me fait le plus chier dans cette affaire, c’est pas tant de perdre cette personne qui s’est révélée somme toute plus que décevante, mais plutot de voir les conséquences annexes à tout ça !
Déjà je ne peux plus parler librement à mon meilleur ami qui, même s’il me soutient le contraire, prend ouvertement son parti face à moi. Oui c’est vrai, je suis la grande méchante avec les autres personnes du groupe, on l’a martyrisée avec notre amitié et notre envie de l’aider, on l’a virée du groupe quand elle a décidé toute seule de s’exiler et surtout ( !!! ) j’ai décidé de rentrer dans son jeu et de la virer moi aussi de ma vie. Décidément, je crois que je mérite le fouet. Tout ça me laisse un goût assez amer dans la bouche parce que maintenant si elle cotoie un mec dont elle parle souvent c’est un peu grâce à moi, si elle me squatte mon meilleur ami, ah ben tiens, c’est aussi parce que je lui ai présenté. Mais bien entendu, je suis encore et toujours la grande méchante. Bah pourquoi pas j’ai envie de dire ?! Mais qu’on vienne plus me péter les rouleaux sur les bienfaits d’être gentille avec les gens, qu’il faut pardonner, prendre sur soi et encore pas mal de ces conneries du genre. Comme dit ma mère, "Donne à Bertrand, il te le rend en chiant !" Parfaite illustration ici même dans ce cas précis. Enfin … Et encore, le plus beau, c’est quand je vois des gens qui se permettent de dire du mal de son ex copain devant moi, un mec qui est quand même un excellent ami à moi et qui mérite largement pas le quart de ce qui se dit dans son dos ! Là encore, il est on ne peut plus facile de dire "Tiens lui c’est un connard, il a été un vrai bâtard avec son ex". Il a ses torts oué. Mais simple question. Toute bête en plus ! Qui a pris la peine d’aller vers lui et lui demander "Tiens, j’ai su que tu avais ça ou ça … Tu peux m’expliquer ?" Pas grand monde je le crains en fait … Et ça me fous en rogne qu’une personne qui se dit adulte fasse encore ça, casser du sucre dans son dos pour le faire passer pour le gros fils de pute de service et se faire passer pour la victime histoire que l’égo s’en porte un peu mieux."
Amen.

















02/07/2008 at 19:36 Permalink
Trop de texte thien, trop de texte. met plus d’images inon moi je lis pas. strop compliqué
03/07/2008 at 13:31 Permalink
Je me suis fais violence pour te lire jusqu’à la fin, j’ai pas l’habitude des billets aussi long
Une seule chose à dire, apparemment je ne t’ai pas assez envoyé de bleu et de rose l’autre jour
03/07/2008 at 13:43 Permalink
Victor > J’en prends note… mais quel flemmard
Emilien > Rho c’est gentil de se faire violence pour finir un de mes textes
t’as oublié d’envoyer du vert c’est pour ça ^^
06/07/2008 at 17:22 Permalink
moi j’ai tout lu cra franchement tu as une des plus belles plumes blogesque :o)
alors moi je me lasse pas..
07/07/2008 at 10:24 Permalink
merci AmeliMelo, ça fait toujours plaisir
08/07/2008 at 12:50 Permalink
Tout est bien qui finit bien
Des bizoux ^^