It’s not so easy, but nothing is impossible

Grey’s Anatomy

On passe sa vie à courir après certaines choses, certaines personnes, sans jamais pouvoir obtenir ce que l’on désire au plus profond de soi. On essaie de se convaincre que ce que l’on poursuit est bon pour nous, jusqu’à ce qu’à ce que, le souffle court, on ne puisse plus faire le moindre effort, épuisé par une entreprise vaine et chimérique.

Ce week-end, j’avais compris trop de choses concernant ma vie pour ne pas vouloir la changer. Apprendre le divorce de ses parents à 23 ans, c’était comme se choper une maladie infantile à l’âge adulte, surtout lorsqu’on ne s’y attend pas, ça vous fauche comme un camion à 150 sur l’autoroute. Ca m’a laissé K.O sur le bitume. Après plusieurs heures de discussion en famille qui mirent en lumière nombre de non-dits, moult réponses aux questions que je me posais, un certain éclairage même sur la fille que j’étais, certaines de mes inquiétudes disparurent tandis que d’autres remontaient à la surface.

Il fallait que j’accepte la vie actuelle, affectée par mon passé, ma culture, les gènes transmis par mes parents. Certains de mes comportements m’apparurent normaux après tout ce qui avaient été dit, d’autres allaient être férocement combattus par moi-même pour ne pas reproduire certains comportements que l’on me projetait sur écran géant. Je ressentais un certain soulagement après toutes ces découvertes. J’avais en tête de nouveaux plans de vie pour ne pas me laisser mener en bateau par quiconque.

Les trois personnes vers lesquelles je me suis tournée à ce moment-là étaient représentatives de ce qu’était ma vie du moment. Des relations à redéfinir ou surtout la redéfinition du terme "ami". Même s’il est excitant d’avoir un nombre incalculable de potes, c’est aussi réconfortant d’avoir quelques amis de confiance. Il y a ceux de longue date qui vous connaissent par coeur et ceux plus récents dont vous savez les rapports sincères.

35 ans de mariage et j’avais l’impression de voir voler en éclat mon dernier modèle affectif.

23 ans et je me dis qu’il n’est pas encore trop tard pour prendre un virage.

Merci L., R. et R.


3 responses so far, want to say something?

  1. saab says:

    A 23 ans quelle belle maturité, la discussion que tu as eu avec tes parents représente un tournant dans ta vie, cela a en quelque sorte éclairer ta lanterne, c’est vraiment positif même si c’est à la suite d’un événement particulier.

    En ce qui me concerne j’ai 27 ans et ma vie familiale est un désastre heureusement que j’ai mon fiancé aussi non j’aurai déjà perdu la tête. Je viens de découvrir hier à la suite d’une conversation avec ma mère que l’on pouvait de moins en moins aimer ses parents un peu comme un parfait inconnu, cela me brise le coeur mais c’est la vérité je n’arrive pas à croire qu’avec les années (je suis partie de mon domicile il y a près de 10 ans) et suite à de nombreux comportements de ma mère que je réprouve on puisse moins aimer. Je lui ai proposé mon aide, l’ai soutenue pendant plus de 20 ans niveau psychologique, mais rien n’y fait elle continue à faire des choses que je réprouve et qui sont mauvaise pour sa santé et son avenir.

    Et oui on peut ne plus aimer ses parents, en particulier sa maman qui m’a élevée seule mais qui n’a jamais évoluée, pris des risques, s’affirmer, qui m’a fait subir 14 ans de cohabitation avec un beau-père violent et qui n’a jamais fait de mea culpa. J’étais prête quelques années après mon départ à lui pardonner et aborder une nouvelle relation avec elle mais rien n’y fait elle s’entête à laisser son habitation se dégrader, à accueillir des chats sans en prendre soin correctement, à nuire à sa santé avec une mauvaise alimentation (et un début de diabète, la fameuse nouvelle d’hier)j’ai beau tout faire elle est de pire en pire avec l’âge. Je crois que je viens de tirer un trait sur elle.

  2. _mina_ says:

    tu es encore chanceuse, on t’a épargné ca le jour de Noel.
    Bisous

  3. sukie says:

    saab> Je suis contente en effet d’avoir eu cette discussion à cet instant précis avec mes parents, car j’avais besoin d’y voir plus clair pour avancer dans ma vie. Je ne crois pas qu’on puisse tirer un trait sur ses parents malgré toutes les raisons qu’il peut y avoir. Parfois, nos épaules ne sont pas assez solides pour porter le poids de leurs soucis, c’est pourquoi on craque et on tend à fuir. Il faut faire appel à une aide extérieure plutôt que de s’avouer vaincu de n’y être pas arriver seul. Je pense que la situation est difficile à vivre pour toi saab et je t’envoie tout mon courage. Les parents ne deviennent jamais tout à fait des étrangers même si on peut leur en vouloir pour certaines choses. Je suis sûre qu’avec le temps, on peut rétablir un certain équilibre. Il faut juste du travail. Courage!

    Mina > Oui en effet! Ca aurait été un cadeau empoisonné!

    bisoux les filles

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