J’écoute le dernier album de Julien Doré et c’est juste une petite perle qui roule sur un tobogan

Julien Doré - Ersatz

C’est beau, c’est doux à l’écoute, écorché dans la voix et dans les textes, ça s’écoute tranquillement, comme on siroterait un p’tit dijo un soir d’été alors que le jour décline en se reflétant dans tes glaçons. C’est ce que je me suis dit d’entrée de jeu lorsque j’ai écouté le premier titre de l’album, Acacia.

Ersatz nous emmène là où le Julien n’avait pas l’habitude de nous conduire. Sa reprise de Lolita, je n’avais pas aimé. C’était trop. Trop surfait, trop je me la pète en reprenant des chansons à ma sauce. Et là, en écoutant quelques chansons de son premier album, c’est comme s’il nous faisait un gros bras d’honneur en nous montrant ce qu’il savait vraiment faire, sans prétention. On en doutait pas, ou presque, vous savez bien, ces stars du télé-crochet qui ne durent que le temps d’un album ou pire, ne décollent jamais. Sur les ondes, je n’accroche pas tout de suite avec Les Limites, mais petite à petit, je me laisse séduire. J’aime les artistes qui savent surprendre, se défaire des étiquettes, à l’instar d’une Olivia Ruiz qui serait parvenue faire oublier quelle a participé à une émission de télé pourrie. Tu le crois ça, que j’ai eu la chair de poule en écoutant du Julien Doré et que j’ai eu envie de pleurer sur Pudding Morphina? Sur cet album, même si Julien confie à un magazine que "Tout ça est trop jeune pour que je me considère comme un chanteur. J’aime utiliser ma voix comme un narrateur, un auteur". J’adore les histoires que j’écoute avec une voix qui lui donne quelques années de plus, générations de quadra sexy, mélange de Murat et d’Arno. Merci aZZed pour le lien. Et tant pis si Philippe (Manoeuvre) n’a pas aimé cet album, parce que pas assez personnel, ni assez rockn’roll.

Le concert du 2 juillet au Café de la Danse est bien entendu complet et sur la Fnac.fr j’ai cru faire un arrêt cardiaque en voyant que la date du 3 décembre à l’Elysée Montmartre l’était aussi. Heureusement, sur les conseils de aZZed, je suis allée sur Digitick, et j’ai réussi à en récupérer une place pour la fin de l’année :)


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  1. Kalenovsky. says:

    “j’ai cru faire un arrêt cardiaque en voyant que la date du 3 décembre à l’Elysée Montmartre l’était aussi.” NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON déjà o_0 ?!!!! Deg’ :’(.

  2. © a Z Z e d says:

    C’est dans trop longtemps, mais va falloir être patiente….

  3. aWa says:

    Je n’aime pas trop Acacia ni les autres de même style, mais par contre, Pudding Morphina, quelle surprise terrible !
    Pas pu désscotcher pendant tout la durée de la chanson…

  4. sukie says:

    Kalenovsky >t’as réussi à voir s’il en restait sur Digitik? Y a moyen!

    aZZed > pfiou, plus que 6 mois et demi à attendre… vivement!

    aWa > c’est vrai qu’elle est superbe cette chanson, contente que t’ai réussi tout de même à trouver ton compte dans cet album :)

  5. Laure de Létang says:

    1. Philippe Manoeuvre a dit qu’il avait écouté l’album entièrement avec plaisir : que voulez-vous de plus pour un journaliste de Rock’n roll disant ce qu’il pense de la variété ?

    2. Acacia pour ouvrir l’album et De mots pour le fermer ce sont deux chansons à deux voix mêlées comme une seule double pour Acacia et dédoublée pour De mots. C’est grand. Acacia musicalement le vent quand il transporte chez moi les sons d’ailleurs avec lui. De mots : tout, à savoir qu’il n’y aura bientôt plus de mégots sur les trottoirs du monde, et comment le dire ?

    3. C’est vachement bien de projeter des modèles pour les retrouver partout où on se trouve, mais aussi ne pas oublier d’écouter pour les défaire, caar cet album est iconoclaste de ses genres de référence, comme le bandeau du digipack, et les clips;-)

    Lov

  6. Laure de Létang says:

    1. Philippe Manoeuvre a dit qu’il avait écouté l’album entièrement avec plaisir : que voulez-vous de plus pour un journaliste de Rock’n roll disant ce qu’il pense de la variété ?

    2. Acacia pour ouvrir l’album et De mots pour le fermer ce sont deux chansons à deux voix mêlées comme une seule double pour Acacia et dédoublée pour De mots. C’est grand. Acacia musicalement le vent quand il transporte chez moi les sons d’ailleurs avec lui. De mots : tout, à savoir qu’il n’y aura bientôt plus de mégots sur les trottoirs du monde, et comment le dire ?

    3. C’est vachement bien de projeter des modèles pour les retrouver partout où on se trouve, mais aussi ne pas oublier d’écouter pour les défaire, car cet album est iconoclaste de ses genres de référence, comme le bandeau du digipack, et les clips;-)

    Lov

  7. L'or de Létang says:

    ah ! pardon.. juste cru avoir corrigé une tite faute sans faire de doublon : erreur.. ;-)

  8. Divine ... says:

    hum…. Non décidemment, j’accroche pas à son monde.
    Ca m’énerve un peu même …Au risque de faire sourire tout le monde, j’accroche plus à l’univers de Sinclair mdr … Ca doit être mon côté glam/paillette/jemelapète.

  9. sukie says:

    Merci Lov pour ton analyse! Je suis persuadée qu’on peut être journaliste Rock’n'roll et aimer la variétoche. Je m’écoute en boucle Los Angeles, j’adore cette chanson.

    Divine > Julien Doré et Sinclair, c’est sûr que ce n’est pas le même univers. Perso, j’adhère au deux, en alternance, selon l’humeur et l’état d’esprit :)

  10. Ahmed says:

    Merci pour ce texte , j’ai aimé cet album que je trouve arrangé au cordeau, mélodiquement léché et je l’écoute en boucle parce que je le trouve rare dans le musique française actuelle par sa qualité musicale.
    Je n’avais pas d’à priori et je dois dire que j’ai acheté l’album pour encourager ce musicien à continuer, j’aime le beau travail !

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