La terre est triangulaire

Madonna Vanity Fair

Pendant que certains sur Facebook se demandent s’ils relèveront le défi de la journée sans Twitter, j’essaie, tant bien que mal de garder les yeux ouverts. 

Je repense à la journée d’hier passée avec une espèce de boule au ventre et un trac inhabituel. Vers 18h, j’ai quitté le bureau et dehors, le ciel avait des allures de soir d’été. Ca aussi c’était inhabituel. Durant la journée, j’ai vécu en live J’étais derrière toi, prêté à So’ samedi, lu au boulot derrière son écran d’ordi. Oui ce livre est bien, achetez le, lisez le. Mais non, je n’essaie pas de vous vendre du Nicolas Fargues, qu’est ce que vous croyez ? <3

Hier j’ai appris une nouvelle expression. Etre en string dans la neige. J’aime bien. 

Mon collègue est fan de Madonna, alors on a écouté son nouveau single en duo avec Justin, 4 minutes, produit par Timbaland. Hyper reconnaissable. 

Blablatage téléphonique dans les transports en commun vers 19h30, la ligne 1 est trop bondée le soir, je regrette de ne pas avoir pu aller au Charbon avec ma meilleure amie hier pour le tournage de Café Picouly avec Grand Corps Malade et Alexandre Jardin (<3²) entre autres.

Le cinéma des Halles est également blindé comme d’habitude, je croise avant d’y arriver une copine bloggueuse récemment débarquée à Paris. Ah oui c’est chouette de voir que la capitale n’est pas si grande.

Je retrouve K. devant le ciné, on se claque la bise. Normal.

Un film, et quelques verres dans un bar à vin un peu hype près de la rue Montorgueil plus tard, les rues de Paris et les quai de métro déformés par l’ivresse nous accueillent à bras ouverts peu après minuit.

Le temps est passé très vite entre 18 heures et 3 heures du mat’. A 3h15, dans les rues désertes de la capitale, je salue les quelques noctambules que je croise. Il ne fait pas très froid, j’ai la tête qui tourne, j’essaie de marcher droit, tout va bien jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y a vraiment personne sur la route. Je me mets en plein milieu, hèle un taxi et par chance, j’en trouve un pas très loin, pas très longtemps après mon irruption sur le grand boulevard, lequel je ne sais plus. Dans le taxi je check mon téléphone et lis un texto de ma meilleure amie qui n’est pas des plus heureux. Je me dis merde faut que je l’appelle. 3h30 déjà, c’est mort. Sur le chemin du retour, je papote avec le chauffeur, tout en regardant le paysage parisien qui défile au ralenti. Mon papa aussi était chauffeur de taxi, faisait des horaires à la con, je ne le voyais que le week-end, c’était chiant. Par la fenêtre, je regarde les routes vides, je trouve ça beau, ça donne envie d’en faire une scène de fin de film.

Lorsque j’éteins la lumière alors qu’il est bientôt 4h, je me repasse certains dialogues de la soirée.

- Tu sais bien que je ne peux pas tomber amoureux de toi.
- Ah bon.

- Je veux une relation franche et honnête entre nous. On se dira tout.
- Bah oui.

- On est presque un couple alors?
- Pourquoi presque, je n’irais pas voir ailleurs.
- Ah bon.

- Je pars en vacances avec mon ex la semaine prochaine. On part en Tunisie, mais il ne se passe plus rien entre nous.
- Ah ouais.

- On ne se revoit donc que dans trois semaines.
- Mes vacances, ton séminaire, nos emplois du temps de ministres. He oui.

Je me suis trouvée très loquace. Oui bien sûr.


3 responses so far, want to say something?

  1. Romain says:

    Je sais pas trop si tes réponses sont dues à l’émotion ou à l’incrédulité, mais ça fait bizarre, raconté comme ça…

  2. sukie says:

    non ce n’est pas l’émotion… c’est l’alcool :p

  3. So' says:

    Mouhahahaha !! Nicolas Fargues

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