Last days

Amanda Bynes
   Amanda Bynes

Vous souvenez-vous de la dernière fois. Du dernier regard, du dernier baiser, de la dernière étreinte, du dernier soir où vous avez écouté cette chanson. La dernière fois que vous avez pleuré, aimé, regretté, manqué de passer à côté de la vie, attendu quelque chose d’elle. La vie. Celle qu’on gagne, qu’on perd, qu’on contemple sur un banc de touche dans le rôle de l’éternel remplaçant.

L’espoir est anorexique, j’ai un sourire qui crève la dalle, mais il y aura toujours un badaud ou deux pour tendre une main charitable. Un ami, un collègue, une soeur, un père, une mère, un grand-parent même malade, au fond de son lit.

Arrête de pleurer. Arrête de pleurer. Arrête de pleurer. Quand me lasserai-je. Je ne me fatiguais pas à cracher cette tristesse intarissable. Sans fin, la rengaine s’évertue, la complainte sans issue, qui tourne en boucle sans rater une note. Il y a pire. Il y a pire oui. Il y a la guerre, la faim dans le monde, la mort tout ça, les excuses à deux balles pour relever la tête au milieu de sa propre détresse. On se sent seul, on ne l’est pas. On croit être incompris, on ne l’est pas. On pense ne pas pouvoir sortir de là, on en est là. L’espoir, tapi entre deux nuages et trois notes jouées par John Lennon au milieu d’une nuit sans lune. Imagine.

Ne pas écouter, ne pas regarder, ne pas penser à ce qui renvoie à cette époque révolue. Cryogénisons les souvenirs.

Quelques êtres vous manquent et…

La suite on la connait. La suite est incertaine, teintée de nostalgie et d’envies.

Je ne suis pas un ersatz. De quelque chose. La solitude. De quelqu’un. Je ne sais qui. Je ne suis pas de celles qui attendront l’éternité, celle qui nous illusionne, et qui nous fait croire que la vie est assez longue pour être gâchée.

C’est ce que je fais. Pleurer. C’est ce que je n’ai cessé de faire. Attendre. C’est ce que j’ai oublié dans une histoire passée. Ma vie. Je vis par caprice.

Il n’y a rien de pire qu’une séparation physique avec les gens que vous aimez pour vous renvoyer à cette réalité que vous auriez voulu renier encore un temps.

Me voilà bien redescendue sur terre. Et comme j’ai les pieds plats, ça me fait bien mal aux genoux.


3 responses so far, want to say something?

  1. lee says:

    Miss, tes dernieres photos dans la rubrique shooting (je pense aux toys), ont été prises chez Colette, je me trompe? Sinon bisous. Toujours aussi chouette par ici =)

  2. nina says:

    ce post m’a vraiment touchée. j’essaie de te comprendre un peu, je te lis depuis plus d’un an maintenant. je regrette seulement cette tristesse qui reste là alors que tu sembles posséder un grand potentiels de sourires à prendre et à donner…
    tu trouveras la bonne voie, c’est obligé !
    bonne continuation

  3. sukie says:

    Lee > Non ce n’était pas chez Colette. Mais un magasin de Toyz sur la route du Marais :) Merci aussi :)

    Nina > Je suis persuadée qu’avec le temps, on finit par se relever. Il manque encore un ptit quelque chose. Mais y a la vie devant pour le trouver :) merci en tous cas pour ce petit mot qui m’a touché!

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