Le Paris que j’aime

Carousselle

J’ai beaucoup marché, longé les rues, traversé Paris, regardé la capitale du haut d’un pont, les yeux brillants. De la place des Vosges jusqu’à Charles de Gaulle Etoile, je n’ai pas repris mon souffle. La musique à fond la caisse, j’ai tracé, ne décélérant jamais le pas. J’ai fait une rétrospective de cette dernière année dans un flashback de deux heures, le temps d’user mes jambes. Je me suis rendue compte à quel point on pouvait se mettre à hair Paris en vivant avec quelqu’un qui détestait tout autant cette ville. Et puis ce week-end, j’en suis retombée éperdument amoureuse. La foule, les coins inexplorés, les boutiques inconnues, les moments passés seule ou avec ceux que j’aime ou que j’aimais, tous ces souvenirs qui découlent des murs de pierre, des ruelles tortueuses, décors indémodables de mes réflexions et de mes souvenirs ressuscités.

Pont

Ici, je réapprends à vivre et sur le Pont Neuf, je ne me suis jamais sentie aussi vivante. C’est ici qu’a été jouée ma plus belle scène d’amour. On en vit tous une, un jour, et je vous le souhaite de tout mon souffle. Je me suis posée là, j’ai regardé au loin la Tour Eiffel imposante, cliché en ferraille du romantisme parisien. A côté de moi, un couple s’embrassait comme si la capitale leur appartenait, les chanceux. Puis un homme m’accoste, alors que je poursuis sur ce pont mythique l’écriture de ma lettre, les yeux mouillés. Il me demande si je suis écrivain. Je réponds non, mais que j’aimerais bien. Je ne faisais qu’écrire une lettre d’amour destinée à l’homme que je souhaite reconquérir. Lui me raconte qu’il en rencontre parfois de manière fortuite des écrivains, le dernier en date c’était Nicolas Fargues dans un cybercafé. Je suis fan. Puis, cette magie de l’altruisme nous amène à nous raconter nos vies, lui du haut de ses 42 ans, me relate sans détour comment il poursuit le rêve de reconquérir la femme qu’il aime pour passer le restant de sa vie avec. Nos vies se croisent avant de se séparer. Eh oui, Paris, capitale des rencontres et des petits riens qui font plaisir. Tu t’arrêtes au coin d’une rue à Saint Michel, tu regardes ces jeunes danser, tu admires ces autres chanter, tu frappes des mains, tu fredonnes des airs connus avec les touristes et les Parisiens. Tu vis dans l’insouciance et Dieu que c’est bon.

Paris, capitale des amours déçus. Aujourd’hui, je l’ai encore fait pleuré. Mais que voulez vous que je vous dise. Que faire pleurer un homme sur les quais de Seine alors que l’hiver se meurt, c’est tout de même beau à vivre. Ha oui beh oui.

Et puis, j’ai passé du temps avec des amies, et Dieu que ça aussi c’est bon, les amitiés véritables et pas celles que tu chopes à deux euros à la brocante pour que l’instant d’après l’autre te foute à la benne. 

Je suis rentrée chez moi, dimanche soir, week-end parisien de folie, j’ai terminé ma lettre que je posterai demain sans savoir si elle arrivera à destination. Je me suis mise à chialer comme une folle après avoir parlé deux minutes avec un ex. No comment. Quel qu’en soit l’issue, il n’existe pas d’échec comme dit mon précieux bouquin, seulement des résultats. Des résultats en découle l’expérience, un pavé supplémentaire sur le chemin que nous construisons. P’tain cette psycho à…

Bref, la vie est formidable car le jeu est de faire des choix. On joue, on s’amuse à vivre, à prendre des risques, à perdre gros, à gagner le gros lot. Le principal ce n’est pas de participer, c’est de tenter de décrocher le jackpot sans jamais avoir peur de l’échec.

Et comme dit mon pote Carl Sandburg Tout ce qui se produit commence par un rêve.

Bonne nuit les petits :)

PS : Avec R. en nous promenant, on est tombée sur une boutique incroyable avec pleins de choses incroyables à l’intérieur. Style gothique, mais tout était très classe, rien de gotho-pouffe. J’ai craqué pour ces escarpins que j’achèterai à l’occasion. L’adresse : Black Norns 37-39 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Chaussures


2 responses so far, want to say something?

  1. Jenova says:

    Je suis pas très escarpins d’habitude, même pas du tout, mais là je dois dire que ça me convertirait presque!
    C’est beau comme tu racontes Paris. ça me redonne l’espoir de l’aimer vraiment un jour…

    Ah et quand je pourrai respirer un peu niveau emploi du temps, ça me ferait plaisir de te revoir à propos… Enfin je sais pas toi mais bon. Moi oui.

    des bizz!

  2. Travel to Paris says:

    Travel to Paris…

    I think you could be right, but … still ……

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