
Juan Carlos Fresnadillo (Intacto) ne décoit pas et succède dignement à Danny Boyle. Quatre ans après 28 jours plus tard, le réalisateur espagnol nous fout les jetons en beauté. Pour un mec pas forcément fan de cinéma d’horreur et surtout qui n’avait jamais mis un pied à Londres auparavant, on ne peut être qu’admiratif. Le plus saisissant et le plus terrifiant dans l’histoire, c’est sans doute le réalisme qui caractérise ce film de zombies, qui à aucun moment ne semble "tiré par les cheveux", malgré son caractère science-fictionnel. L’acteur Robert Carlyle est plus que convaincant dans son rôle de mari/père lâche. Lorsqu’il retrouve ses enfants quelques semaines après la dévastation de Londres, il n’ose pas leur dire qu’il a bassement abandonné leur mère, la laissant aux mains des zombies, jusqu’au jour la vérité éclate. L’action se déroule sous nos yeux comme si on assitait à une espèce de reportage-fiction et on se laisse prendre complètement au jeu, happé par une musique puissament adéquate aux images. A mon avis, plus sanglant et plus violent qu le premier volet, 28 semaines plus tard n’en sera pas moins culte. A voir de toute urgence.











