
Eva Mendes
On avait inventé deux nouvelles expressions. Marcher sur les murs et marcher dans les mures. Si la première (j’ai découvert ça en googlelisant ma trouvaille) était le titre de l’album d’un inconnu chanteur suisse normand, elle n’en était pas moins l’émanation de ma vision d’une vie prête à prendre un virage à 90 degrés. En janvier prochain, je marcherai sur les murs, en prenant un aller simple pour l’Australie (idée saugrenue de ma mère “ne prends pas de retour“, mais au vu des prix, j’opte pour la solution alternative) pour couper court à une vie jusqu’ici trop bien rangée dans les tiroirs. Matin câlin, midi répit, soir défouloir. Je commence juste à trouver une certaine cohérence à ma vie, dans les bras d’un jeune homme dont je mouillais l’épaule en pensant trop à l’avance à mon futur départ. Entre deux gorgées de mojito et quelques effluves mentholées, j’avais consolidé ma décision, mais n’en avais réellement pris conscience qu’hier soir, lorsqu’à la nuit tombée, j’eus la sensation de partir demain et de laisser derrière moi une existence bouleversée par une récente rencontre.
Enfin, ces dernières années avaient vu défiler les occasions manquées. Au sortir de l’école, tête bêche j’avais foutu les deux pieds dans la vie active, était tombée amoureuse, avais même fini par m’installer avec quelqu’un. Le temps voit tout s’effriter. Les rêves, les relations, les ambitions, les images d’une enfance heureuse enterrées dans une névrose d’adulte. Je ne regrette rien, j’avais bien grandi en deux ans trois mouvements, non sans douleur, ni fierté.
Partir il y a quelques mois aurait été le signe d’une fuite lâche, ersatz d’une résolution de problèmes qui pullulaient aux quatre coins de ma tête. Mais aujourd’hui, les soucis éradiqués, le voyage n’était plus que le fruit d’un rêve cultivé dans un jardin depuis trop longtemps mis en jachère.
Je ne suis pas douée pour faire des choix, mais celui là me semblait évident. Une évidence pleine de craintes et d’espoirs. Un mélange des genres à la fois répulsif et motivant.
Malgré le frein constitué par la séparation d’avec ceux et celui qui me sont chers, il n’en reste qu’une année, à l’âge qu’on a, se passe dans un battement de cil.
Non vraiment, c’est maintenant ou jamais.




















18/07/2008 at 0:30 Permalink
Il me manque le décodeur. On se fait un “La gare” samedi aprèsmidi pour décrypter ca avec psy Victor ?
18/07/2008 at 13:22 Permalink
mais toi aussi tu pars là-bas, au pays des kangourous ! qu’est-ce que vous avez tous donc à partir loin loin… tu vas retrouver Célcél ? ^^
je suis contente pour toi.
18/07/2008 at 20:20 Permalink
Pars Pars !
Profite
T as raison !
Vis ta vie a fond !
On se recroiseras.
18/07/2008 at 20:26 Permalink
Victor > nop sorry pas dispo ce ouik! next one!
zeni he oui l’australie c’est maintenant un peu la terre d’adoption des acomiens
et cél sera déjà de retour je pense
Kévin > ouiiiii je pars
19/07/2008 at 15:07 Permalink
no better place to learn surfing
24/07/2008 at 12:01 Permalink
génial ! Go go go ! Mais reviens
13/11/2008 at 3:23 Permalink
jf39qe2mupkc6chz