Post-it n°15: Whatever

Private Practice
   Private Practice

Est-ce que mes parents ont vu que dans ma bibliothèque j’avais un dvd intitulé Pervert. Un petit bijou acheté une semaine plus tôt dans la boutique officielle de Mad Movies, Movies 2000. Un film, soi-disant d’horreur, avec des nichons à tous les plans, du sexe, du sang, des filles nues, du drapeau américain flottant en plein désert, un pénis qui parle, de la réplique culte (Mon pénis l’a tuée!), des fous rire en sachets, et surtout en tête d’affiche, la fameuse Mary Carey, candidate aux élections pour devenir gouverneur de la Californie (si si rappelez-vous!). A prendre au 298ème degré, cette petite pépite issue de la sexploitation mérite son coup d’oeil. Il dort bien au chaud entre mon coffret collecteur Ghost of Mars et celui de David Lynch. A me demander si vous êtes dans le coin ;) Le site officiel est aussi kitch que le film…

Pervert

Ma mère pense que je m’affame. Ma mère qui m’a trouvé trop grosse, me trouve maintenant trop maigre pour être honnête. Ma mère fouille dans mon frigo pour voir si je m’alimente, veut faire ma vaisselle, repasser mon linge, me prend dans ses bras c’est tout ce que j’aime.

Le week-end. Ce moment privilégié où l’on peut passer du temps à se prélasser dans un fauteuil et regarder des séries américaines jusqu’à l’overdose. Mon petit top de cette fin de semaine :
1. Grey’s Anatomy (OMG!)
2. Private Practice (it rocks!)
3. Californication (mon vrai coup de coeur! Je préfère Hank à Mulder et puis sa fille, copié-collé d’Emilie the Strange, so sweet…)
4. How I met your mother (always funny)

Californication
   Californication

Il m’en reste quelques unes sous le coude, dont Big Shots, Samantha who, October Road.
Que j’aime ces moments girlys, passées avec moi et moi-même… A danser, rire, chanter, pleurer devant des trucs à la cons, me retrouver, faire un break, souffler, m’apaiser. C’est mal d’aimer la solitude? Je me suis même surprise à éclater de rire en mangeant un Flamby. Ca doit être bon signe non?

Il y a beaucoup de choses derrière moi désormais. Un bout de vie que je ne veux pas remuer toutes les 48 heures. Un ami m’a appelé hier pour prendre des nouvelles, s’inquiètant de l’annulation de ma crémaillère. Certaines de ses paroles m’ont secouée. Et c’est dans ces moments-là où vous vous dites que vos amis sont le meilleur miroir de vous même. "La fille que je vois lorsqu’elle est au plus mal, c’est une fille désespérée qui ne tient plus à la vie. Tu as perdu cette petite flamme." La seule chose que je voulais réellement c’était la rallumer, au plus vite, pour ne pas gâcher tout ce temps. Tout ce foutu temps. Je tenais à la vie, je haissais le fait de m’enliser dans la banalité, le pathos, dans une vie trop ordinaire.

J’ai fait une liste. Faire des listes aide à visualiser les objectifs que l’on souhaite atteindre. Visualiser ce que l’on veut, c’est déjà faire un premier pas vers son obtention (ça se voit que je me suis bourrée de bouquins de psycho non?) Cette liste est constituée de 10 points, tous réalisables. Je me donne entre 6 mois et un an pour y arriver. Pas un jour de plus. Car dans un an, j’aurais d’autres envies, d’autres désirs, d’autres départs.

Chez moi, j’ai l’impression que rien ne peut m’atteindre. Je me sens comme dans un cocon, un cocon dans lequel j’élabore des rêves, des plans, pas sur la comète. Home sweet home, c’est bon de se sentir chez soi.

Ca m’a fait du bien de revoir mes parents, après ce qui s’est passé ces derniers temps. Ils ne savent pas, mais je sais qu’ils sont là. Ma soeur, à Istanbul pour les vacances, me soutient de loin, mais le réconfort est bien là. Si pour certains les valeurs familiales étaient obsolètes, je ne pouvais manquer de penser que j’avais grandi dans une ambiance où cette dernière était omniprésente. Depuis toujours je suis choyée jusqu’à l’étouffement, et mon père, devenu orphelin très jeune a toujours su me guider, même si je ne l’ai pas toujours écouter. C’est normal de se sentir étouffée lorsque vous avez des parents qui vous appellent tous les jours, trois fois par jour, mais après tout, sans doute, quelque part, j’avais besoin de cette présence.

On finit par des images kro meugnonnes?


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