
Vanessa Paradis - Johnny Depp
Les rapports humains sont ainsi fait. On projette ce qu’on veut, sur qui on veut. Pour les uns vous pouvez être le pote le plus formidable du monde, pour les autres, le plus vil et le plus égoïste. Tout cela n’est qu’une question de point de vue. L’important est de rester droit dans ce qu’on fait, avancer en essayant de ne pas blesser autrui. Mais à qui se fier? Pourquoi ressentir cette douleur lorsque l’autre nous traite de désespéré et de prendre les autres pour des cons alors que l’on sait que ce jugement est purement subjectif. Si cent personnes vous font part de ce profond sentiment, pourquoi ne pas essayer de se remettre en question. Mais une personne ou deux devraient-elles vous faire vaciller? Pourquoi accorde-t-on tant d’importance à ce que pense ceux qu’on aime et qui finalement…
Se détacher est la seule solution. Courir plus loin de que les invectives pour ne plus les entendre ou du moins les laisser couler, rester imperméable pour qu’elles ne nous submergent plus. Que vaut l’espoir et l’attente d’un revirement de situation. J’ai appris à changer de regard sur les choses pour qu’elles me fassent moins mal. Est-ce qu’on doit passer sa vie à se demander si on est dans le vrai ou le faux, si ce qu’on fait est bien ou mal, si nous sommes égoïste ou si l’autre projette sur nous une vision ternie de ce que nous sommes. Ne rendre de compte à personne, ne pas se justifier, rester correct et continuer de vivre. C’est déjà assez.
Hier, mon ex me reprochait de ne pas poursuivre ma thérapie parce que que je continuais d’être égoïste avec certains. Certains. Certains c’est qui. Lui? Le pluriel devient singulier. Et ce qui est singulier semble se transformer si facilement en généralité. Je ne sais pas. J’ai envie de vous dire honnêtement que si je m’allonge sur un divan, c’est avant tout pour être bien dans mes bask’ et pas pour rendre un ex ou un ami plus heureux. Pense à So’, pense à V. blablabla. Mais WTF? So est une amie, on se voit moins souvent mais qu’importe on est toujours amie. Et puis V., même des gens pas névrosés ont des relations compliqués. Je ne vais pas me forcer à payer un psy alors que je me sens bien dans ma vie. C’est quoi le problème. Oui, à l’époque où mon ex était le centre de tout, où je pleurais un matin sur deux au réveil, où je passais des soirées allongée dans la salle de bain, j’avais besoin d’un psy, aujourd’hui, j’ai juste envie de vivre, ce n’est pas plus compliqué. Je vais bien et j’emmerde ceux que ça dérange.
Etre perfectionniste, c’est déjà assez compliqué, mais vouloir devenir parfait pour contenter le plus grand nombre, je crois que c’est tout simplement impossible. Je me laisse une petite chance de ne pas devenir complètement inhumaine.












nina says:
je suis totalement d’accord avec toi. et franchement, j’espère que tu ne te laisseras pas influencer, parce que tu me sembles de plus en plus épanouie chaque jour =)
Feb 28, 2008, 16:43bises