Concerts
Paloma Faith, la Lady Gaga de la soul
3/12/09
Paloma Faith
Mais non je ne suis pas obnubilée par Lady Gaga. J’aime tout simplement son univers, sa voix, son personnage qui me happent dans un espèce de tourbillon sans fin. Hier soir, au Nouveau Casino, je suis restée de la même façon béat devant Paloma Faith que j’ai trouvée délicieuse et captivante. Quelle énergie, quelle vigueur dans la voix, quel enthousiasme! Ce fut malheureusement trop court (45 minutes de concert, rappel compris), mais pour une première rencontre, je suis tombée sous le charme et je vous recommande d´aller la voir et de guetter le prochain concert de Lady Gaga dans votre région.
J’avoue que j’assiste rarement à un concert sans avoir préalablement écouté l’album de l’artiste, mais une chanson a suffit pour me séduire, je me suis laissée tenter. Le pari était gagné dès la première chanson.

En première partie j’ai découvert l’excellent Josh Weller, que je comparerais bien à un Patrick Stump qui aurait changer de style (musical hein parce que physiquement ils n’ont rien en commun, du fond de la salle, on aurait dit un Slimmy pas slim). (son MySpace)
Et puis Paloma est arrivée, avec ses airs de fée, sa voix à la Motown, son énergie communicative, son français hésitant. Tout de suite, on est comme des enfants.

Ce fut court, mais intense. Je pense que c’est le genre d’artiste qu’on apprécie voir sur scène, parce c’est là qu’elle révèle vraiment son univers, pas forcément perceptible à l’écoute de son premier album, Do You want the Truth or something beautiful ? C’était comme un miracle au milieu d’une nuit pluvieuse et sombre. J’adore la chanson Play on, même si je n’ai pas pu la filmer.
Et surtout j’ai adoré son cover de Sexy Bitch (David Guetta feat. Akon)!

En prime, le duo avec Josh Weller, sur cette chanson rigolote intitulée It’s Christmas and I hate you.

soirée durant laquelle j’ai pu notamment faire la rencontre de @baxxx @hedia @earlybird2001 @virberg @yakamo @jabric @GorgitaB @jalilal
Festival Fnac Indétendances 2009 – le programme
20/07/09

Ma question du jour est : Comment faire un tour Paris Plage intelligemment sans être rapidement dégouté par son attroupement de familles nombreuses et de touristes (ou de Parisiens qui s’ennuient) venus chercher l’exotisme sur un coin de plage artificielle piqués de palmiers plantés sur les quais de Seine et agrémenté de ses 1.350 tonnes de sable importé pour faire plus vrai que vrai- et dire que les gens osent toujours y croire en récupérant leurs bagnoles ou leurs motos d’occasion parisiennes à la sortie… La réponse : choisir un bonne raison d’y aller et pas seulement pour “voir à quoi ça ressemble” (globalement vous serez déçus, enfin chais pas , je suppute ). Comme chaque année, je vous conseillerais d’aller faire un tour au Festival Fnac Indétendances qui chaque week-end accueille à Paris et sa plage (presque, à côté en fait cette année), pour sa 6ème édition, des artistes que vous pourrez voir jouer gratos. Chaque année, j’dis que je vais y aller mais ne trouve jamais le temps. Cette fois le programme incite au déplacement. Et c’est pô mal du tout. De mémoire les autres années, ça se passait sous le Pont de Sully, cette fois, c’est sur le parvis de l’Hotel de Ville. Les festivités commencent dès ce week-end (vu que Paris Plage vient de débarquer today je crois) et ce, jusqu’au 15 août. Bon ok, ça manque encore de son qui bourrine mais on ne va pas cracher dans la soupe tout de même. Par ici le programme :
Samedi 25 juillet 2009 de 18h à 22h
La Casa
Piers Faccini
Joseph d’Anvers
Joseph Arthur & the Lonely Astronauts
Dimanche 26 juillet 2009 de 14h à 16h
MINO
Geneviève Laloy
Alain Schneider
Dimanche 26 juillet 2009 de 14h à 16h de 17h à 22h
Guillaume Cantillon
H-Burns
Cécile Hercule
miCkey [3d]
Vendredi 31 juillet 2009 de 17h à minuit
Fight du soir : Bordeaux contre Clermont-Ferrand, quelle est la ville la plus rock?
Adam Kesher
Collectif Kütu Folk (The Delano Orchestra – Leopold Skin St Augustine)
Kid Bombardos
Mustang
The Hyènes
The Elderberries
Magnetix
Cocoon
Samedi 1er août 2009 de 18h à 22h
Steeple Remove
The Bewitched Hands on the Top of our Heads
Peter von Poehl
Stuck in the Sound
Mercredi 5 août 2009 de 17h à minuit
Housse de Racket
Amadou & Mariam
Africa Express
Vendredi 7 août 2009 de 18h à 22h
Krystle Warren
Fujiya & Miyagi
Charlie Winston
cirKus avec Neneh Cherry
Samedi 8 août 2009 de 18h à 22h
Arlt
Imbert Imbert
Marjolaine Babysidecar
Monsieur Lune
MeLL
Bams
Vendredi 14 août 2009 de 18h à 22h
Karimouche
Flow
La Ruda
La Rue Kétanou
Samedi 15 août 2009 de 19h à minuit
Soldout
Beat Torrent
Chinese Man
Naïve New Beaters
Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil sur le site.
Britney fait son Circus à Bercy
8/07/09
V’la ma bonne dame que l’on s’est retrouvé dimanche dernier au concert de la Brit Brit, tout sourire, consentants, contents. Bercy, 20 heures, on s’est enfilé un kebab, puis investi les lieux au milieu de plusieurs milliers d’autres. Jeunes, moins jeunes, pas mal d’ados ne nous le cachons pas. Bercy n’était pas plein, malgré les dires et les mouvements de foule qui faisaient illusion. Les gens étaient bien excités. Il y avait de quoi vu les prix des places, c’était insolent. On avait payé les nôtres au prix d’environ 25 kebabs (faîtes le calcul). Assis face à une scène centrale qui allait bientôt accueillir la princesse de la pop, si on peut encore l’appeler comme ça, les uns attendaient patiemment, les autres tiraient un peu la tronche (à l’instar du petit ami de ma voisine, contrairement au mien qui se portait très bien et qui trépignait autant que moi).
Au menu des festivités, vente de chapeau haut de forme et de programmes, fournis avec un masque décoré de plumes (coquin) pour la modique somme de 20 euros. 20 euros de livret photos (dans le genre d’un Star Club hors série)… et le masque qu’ on aurait pu trouver à 2 euros dans un magasin de bric à brac. C’est ce qu’on appelle la magie du spectacle.
En première partie de soirée, Bercy s’est transformé en boîte de nuit sponsorisée par Fun Radio. Aux commandes des platines une DJette blonde, hauts talons perchées, sautillante et rutilante comme une nettoyeuse de carosserie de décapo dans un clip de gansta rap. Donc. DJ Havana Club nous a concocté le pire et le meilleur en passant par Rihanna, clin d’oeil à MJ, Bob Sinclar & Co. Manquait plus que les boules à facette et les glaçons dans un double mojito. S’il vous plait.
Bercy me paraissait encore mou vers les 20h30. Mais bon.
J’avais lu deux trois trucs sur le spectacle et la presse française n’avait pas réellement épargné Britney. Il faut dire que le playback ça dessert. Surtout lorsqu’on prétend donner un concert. Disons plutôt que l’on a assisté à un show et rien de plus. Dans cette optique là, il y avait moyen d’être moins déçu.
Pour le show, on a eu du show (et chaud). On se serait cru au cirque et pas étonnant, le dernier album de Britney s’intitule Circus. Tours de force, acrobates, clowns, magiciens, les festivités furent fastes. Le rythme de cette heure et demi de spectacle ne perdit jamais de mordant ni de rythme, même lorsque Britney s’éclipsait pour s’habiller, on nous donnait à bouffer des images ou des chorés interprétés par les danseurs de la troupe que j’ai trouvé tout simplement prodigieux. On a découvert une Britney brune, avec un joli 38, mais un peu moins agile que ses propres danseurs, disons le franchement.
On a passé un bon moment, n’ayons pas de honte à le dire. On en a pris pleins les yeux, mais une fois de plus je le répète ce n’était pas un concert. Du playback, et à peine deux “hello Paris” balancé à la volée de la part de la performeuse, disons le comme ça, c’est un peu léger.
Séquence d’ouverture :
Il faut néanmoins saluer les décors, l’organisation, les danseurs, les chorégraphies, avec un coup de coeur à la version Bollywood de Me against the music (assez génial je tiens à préciser). Déception cependant de ne pas avoir eu moins de la moitié des chansons du dernier album dans le spectacle, mais on a eu droit à Baby One more time, le langoureux Everytime (putain mais chanter en playback un slow sur une balançoire à 2 mètres du sol ça ne se fait pas) et bien sûr Toxic.
Pour vous rien que pour vous lecteurs chéris qui n’êtes pas fan de la Britney, je vous ai fait un medley de ce que j’ai vu :
Allez, on a passé un bon moment tout de même, même si oui c’est un peu scandaleux de ne pas voir une chanteuse chanter… On ne regrette pas le déplacement. Et puis de toutes façons, j’ai entendu dire qu’elle ne reviendrait pas de sitot en France. Ca veut dire que la prochaine fois, pour la voir, il faudra payer 250 kebabs!

Solidays J+2
30/06/09
Au deuxième jour des Solidays, j’ai vu / entendu / retenu pour vous :
Solidays 2009 – Ma-gi-que!
29/06/09
Fatigue. Euphorie. Du son plein les oreilles, de la poussière pleins les yeux, de la Despé plein le ventre et des sourires pelliculés sur nos photos et nos vidéos. Trois jours qui ont filé, mais filé! C’était une bien jolie fête qui n’a cessé de grossir de jour en jour jusqu’au pic du dimanche où il ne fallait pas être agoraphobe pour mettre les peds sur l’hippodrome de Longchamp. Les artistes se sont succédés sur les différentes scènes : Paris / Bagatelle / Le Dôme / César Circus. Les festivaliers se sont balladés de stand en stand, tenus par les assocs, faisant le plein de musique et d’énergie entre deux. C’était incroyable. Pour la première fois, j’étais beaucoup plus intéressée par l’ambiance, les gens, la cause, que les concerts à proprement parler même si évidemment, certains d’entre eux étaient magiques. Coup de coeur notamment pour Emir Kusturica et son No Smoking Orchestra et bien entendu Manu Chao qui a littéralement hypnotisé la foule et la faite danser jusqu’au bout du festival. Un truc de ouf
J’ai été également trés émue par la messe des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence que je vous montrerais très prochainement dans un sujet qui s’y consacrera.
En attendant mes résumés vidéos des deux dernières journées, un aperçu des photos de Laurent de samedi et dimanche.
Debout sur le Zinc – Interview
27/06/09
En attendant mon résumé en images de cette première journée à Solidays, je vous propose de regarder une interview de Simon (Debout sur le Zinc) réalisée par Laurent et moi-même hier quelques heures avant la montée du groupe sur scène.
Je vous rappelle qu’il reste des places pour ces prochains jours. Alors venez nombreux! Une bonne cause, une ambiance de folie, des concerts électrisants. N’attendez plus!
Suivez également les Solidays sur le blog officiel.
Les vidéos du concert d’Exsonvaldes à la maison
30/05/09


<3
9 invités (amis et blogueurs dont Greg, Jade, Cristian, Angie, So, et bien sûr Laurent) quatre musiciens, 20 m², un concert acoustique d’à peu près une heure, c’est le pari que nous avons relevé vendredi soir dans notre petit appartement de la rue V. pour le Exsonvaldes Blog You Tour. Dire que c’était incroyable reste un euphémisme. Lorsque les quatre garçons d’Exsonvaldes sont arrivés non sans avoir peiné pour trouver une place dans le quartier, la scène paraissait irréelle. Monter tout le matériel à pied jusqu’au troisième étage (il faut dire qu’ils étaient chargés!), pousser les meubles, démonter le lit et le mettre dans le couloir, siroter quelques bières pour se détendre, préparer le live, raconter quelques blagues et c’était déjà l’heure de se mettre en scène. Et là, grosse claque. En filmant, j’avais les poils qui se hérissaient. Tu te poses, tu écoutes et tu admires. Dans le public, il y avait des gens qui connaissaient à peine, un autre encore qui n’écoutait que de la musique classique ou ceux qui découvraient pour la première fois. Quelle claque. Un live, avec des musiciens à moins d’un mètre de toi, qui livrent un show quasiment parfait. 11 chansons au total dont trois en rappel. Applaudissements enthousiastes, clap et cris de soutien, on emmerde les voisins et pour sûr, on s’en souviendra longtemps de ce concert en appart. Depuis je ne cesse d’écouter Near The Edge of Something Beautiful en boucle et je vous conseille d’y jeter une oreille si vous ne connaissez pas encore. Photos de la soiree pris par Laurent :
Les vidéos du concert :
Vous pouvez retrouver l’intégralité des vidéos ici.
Encore un grand merci à Exsonvaldes et Canalblog.
Rachael Yamagata en concert à la Boule Noire
1/03/09

Vendredi soir, une poignée d’initiés s’étaient réunis à la Boule Noire pour assister au concert de Rachel Yamagata. Avec une seule date en France, la première depuis quatre ans, cette auteur-compositrice-interprète italo-allemano-japo-américaine de 32 ans, revient avec un nouvel album, Elephants, Teeth sinking into heart.
J’ai découvert Rachael il y a quelques années, alors qu’elle faisait encore partie du groupe Bumpus, avant qu’elle n’entame en 2001 une carrière solo. Je me demande pourquoi cette artiste qui tourne depuis déjà pas mal d’années, connue et reconnue dans son pays d’origine, les Etats-Unis, bénéficie d’une telle confidentialité dans nos contrées, alors que son talent mérite que l’on s’y attarde un temps. Elle a collaboré avec des artistes tels que Jason Mraz, Ray Lamontagne et Mandy Moore. Il n’est pas improbable que vous ayez déjà entendu ses chansons dans des films et ou des séries sans même le savoir (Petites Confidences, In her Shoes, Rencontres à Elisabethtown, The Last Kiss, The L World, Grey’s Anatomy…).

Alors que j’attendais impatiemment Rachael, j’ai découvert un Gaspard Royant qui nous offrit une première partie folk digne des artistes anglophones du genre, que nous connaissons déjà. Il avait du James Morrison dans l’allure et dans la voix, de la mélancolie dans les mélodies, et du spleen dans ses chansons. Gaspard qui a manqué de s’étrangler avec son cordon ombilical à la naissance (c’était en 1979), intègre son premier groupe de rock en 95 (Blink), passe par la case journaliste sur MCM au début des années 2000, en est dèjà a son troisième groupe en 2003 (Spleet), devient chroniqueur sur Canal + en 2004. Depuis 2005, c’est tout seul comme un grand qu’il nous déverse ses chansons, et on lui souhaite une jolie carrière.




Puis Rachael est arrivée avec ses musiciens, ses titres que j’écoute dès le deuxième la larme à l’oeil et le sourire humide. C’est joli comme tout. Elle tente quelques interactions en français avec le public, semble émue,certains moments où dans ses chansons elle évoque des erreurs passées. Les musiciens étaient incroyable, avec une mention spéciale pour le guitariste. Et si on s’écoutait ça de toute urgence?




Julien, elle est passée où ta barrette?
8/12/08

Puisque ce matin tout le monde papote déjà du classement Elle-Wikio (qui se soucie des classements à part ceux qui sont classés?), je prends le parti de vous parler de Julien Doré. Bah oui, c’est comme ça. C’était mercredi soir à l’Elysée Montmartre. Je suis arrivée en retard, suis partie avant la fin du concert, bref, la totale. Ma place avait été prise six mois à l’avance, après avoir écouter l’album que je n’avais pas trouvé si mal. Ersatz. De quoi, de qui? L’Elysée Montmartre affichait complet depuis belle lurette et je m’attendais au même public que la Nouvelle Star (Comment ça ooouh le cliché). Des midinettes dont l’adolescence s’achevait à peine, ou des badauds égarés, entrés par hasard là où il y avait de la lumière, attendant d’être surpris, craignant d’être déçus.

J’ai constaté, contre toute attente un public somme toute assez homogène. Des filles, des garçons (les petits amis? ceux qui se sont plantés de concerts? les fans de Marcel Duchamps?), des ados, des trentenaires, des vieux aussi, qui tous en coeur chantaient lasciate mi cantaaaaaare. Ce qu’il faut savoir c’est que généralement entre la première partie et le concert, on vous sert de la musique d’attente généralement pas trop dégueu. Lorsque vous allez voir Julien Doré, attendez vous à de superbes tubes italiens qui vous font oublier l’hiver dans vos chaussettes.

Il faut avouer que j’y suis allée un peu à reculons. Vous savez, c’est un peu comme ces fêtes d’anniv’ auxquelles on vous invite, et où vous rechigner un peu d’y aller, avant de vous dire finalement que c’était moins pire que prévu.
Je l’ai trouvé péchu le Juju. Il avait laissé la barrette à la maison, préférant une coupe gominée, la veste qu’il a vite fait de tomber également pour découvrir un débardeur, laissant apparents des tatouages sur lesquels les filles bavaient de loin. Il a essayé de faire son show, de nous faire rire, de jouer sa lolita:

On a également eu droit à un arrangement inattendu d’une chanson que je trouve très belle, Pudding Morphina.


J’ai beaucoup aimé ses duos avec Mélanie Pain. C’était tout doux, tout bien et surtout Mélanie, c’est une sacrée découverte.

Enfin, Julien. Même si tu ne sauveras pas le monde, tu auras sauvé une soirée. C’était pas si mal. Allez, pour la peine je te mets 7/10.
Sophie Delila en concert privé
10/11/08

Jeudi soir, on prend le métro jusqu’à Parmentier. On s’engouffre dans une ruelle qui donne accès à un petit théâtre nichée dans une cour cachée aux regards indiscrets des badauds. On prend deux sièges au Théâtre Côté Court, lieu étonnant, lumineusement intimiste, éclairé à la bougie. Une poignée de privilégiés est invité durant plusieurs semaines à venir découvrir Sophie Delila dont je vous avais déjà parlé sur ce blog.

Une voix, qui tout de suite interpelle, surtout lors de ce concert acoustique, sans ampli, sans micro et durant lequel elle ne sera accompagnée que de son guitariste ou sa propre guitare (c’est la crise, comme ce fut dit). Elle enchaine les titres, qui tantôt font sourire, tantôt émeuvent doucement. Sophie Delila parait très abordable, charme par son sourire et sa fraîcheur, évoque dans ses chansons des thèmes familiers: un monde dans lequel ceux qui nous sont chers s’en vont lorsqu’ils nous quittent (Another world), les nuits d’insomnies où l’on grossit les soucis et qui disparaissent au petit jour (In the morning), l’ex-petit ami qui revient et qu’on repousse gentiment (Hey Mister)…
Son album Hooked sort aujourd’hui dans les bacs et vous pourrez la retrouver en concert le 9 décembre prochain sur la scène de La Flèche d’Or avec tous ses musiciens.

Le concert s’acheva avec une jolie reprise que je vous laisse le soin de découvrir.
I woke up this morning A rainbow filled the sky
10/07/08



Jack Johnson n’est pas un showman, ne saute pas partout, n’est pas très bavard, lance quelques merci beaucoup après certaines chansons, n’est pas flatteur comme ces artistes qui essaient de vous faire croire que vous êtes le meilleur public de leur tournée. Jack Johnson arrive sur scène avec sa guitare, ses musiciens, déclenche les cris de la foule, qui ne vire presque jamais à l’hystérie, excepté chez quelques midinettes, hypnotisées par le charme du surfeur hawaïen. D’habitude je crie beaucoup, mais il m’inspirait trop de respect pour ça, je me suis contentée de sourire niaisement et béatement au loin.
J’étais là, sur mon siège, je ruminais le vague à l’âme d’une semaine splénétique et lorsqu’il s’est mis à jouer Sitting Waiting Wishing, mes yeux se sont bordés de larmes. Ce n’était pas un débordement de tristesse, mais une déferlante d’un je ne sais quoi de serein et d’apaisant. La morosité avait laissé place à une euphorie douce qui traversait Bercy de bout en bout. Sur les écrans défilaient des paysages, Jack et ses musiciens en surex. Parfois vous fermez les yeux juste pour vous imaginez autre part et votre corps ondule légèrement comme pour mimer le mouvement d’un hamac.
Jack vous emporte loin, très loin, dans une simplicité qui inspire un profonde plétinude. On aurait pu entendre le bruit des vagues et sentir l’océan venir nous chatouiller les doigts de pieds. Le pianiste s’est mis à sautiller devant le public, puis à chanter langoureusement, entre deux clapotis des vagues, le son de l’accordéon a décuplé le charme.
Les lumières se balançaient dans la foule, une ola souleva le public. C’était bon. Très bon.
Il a fini dans les étoiles et nous l’avons suivi jusque là. Avec son ami G-Love, ils ont interprété Rainbow et la combinaison étoile arc-en-ciel a mis définitivement KO mon spleen. La dernière chanson, il l’a dédicacé à sa femme et pour sûr, nombreuses ont rêvé d’être à sa place.
Ce qui m’éclate dans la vidéo postée ci-dessous, c’est qu’un mec derrière moi crie “enfoiré, je te hais“. Y a de quoi… 10 000 personnes en furie pour un seul homme… Quel talent! Du coup, j’ai ajouté sur ma to-do-list : apprendre à jouer de l’harmonica, du surf, et…
Final – Angel + Better Together
Feist poétise le Grand Rex
7/06/08

Ce qui est extraordinaire, c’est que je ne connais toujours pas le nom du groupe qui a assuré la première partie du concert de Feist. C’était ma foi fort sympathique, assez péchu, quelque peu singulier également. J’aimais bien leur petit son pop-rock rétro qu’on entendrait bien dans un bal. Sortez les robes rétros. Le chanteur, l’air tout timide, grattait encore et encore tout en faisant des ooouuuuuu aaaaaaa très concentrés, en se balançant d’ avant en arrière. Il en allait de même pour le percussionniste qui secouait sa tête dangereusement au point que je me demandais si elle n’allait pas de détacher de son corps. En image cette première partie festive. Si une âme charitable a le nom de ce groupe…


Ce qui est dommage, c’est qu’au grand Rex, on est assis. Feist nous a même engueulé d’être un public trop sage. Je comprends à quel point ça doit être déstabilisant d’avoir en face de soi des gens tout silencieux qui la regardent chanter avec une molesse déconcertante. On avait envie de crier : non mais c’est pas un concert d’André Rieu tout de même! Certains s’étaient même assoupis lors de la première partie, c’est dire. Lundi soir, j’ai passé un moment magique. J’avais peur que ça soit trop lancinant, mais Feist m’a littéralement captivée. Grâce à une mise en scène pleine de poésie, je me suis laissée entrainer dans un univers teinté de douceur et de folie légère.
Deux jeunes femmes dans le fond de la scène manipulaient dans leurs mains des feuilles et autres instruments poétiques pour rendre sur un écran le décor mouvant. Jeu de lumières, jeu d’ombre, jeu de chansons racontées en image. Feist est une bonne conteuse, elle nous raconte des histoires à travers ses chansons qui nous emmènent un peu plus loin que le Grand Rex.
Ce bout de femme fait la pluie et le beau temps. Elle vous décroche un sourire, puis peut l’instant d’après vous tirer une larme. J’étais hypnotisée par sa voix, dont on ne peut détacher son regard, une fois posé dessus. Mais quelle voix! Des frissons me parcouraient à chaque fois qu’elle grimpait un peu plus haut ou saccadait ses notes. Le coeur battant, j’écoutais cette sirène verser ses chansons dans nos oreilles. J’ai tout bu cul sec et quel régal!
Feist in the red light








Plan your escape with Girls in Hawaii
9/05/08

Avant hier soir, Girls in Hawaii performaient à l’Olympia. Quelques mois après leur passage à la Cigale, je suis allée les revoir avec cette ferme intention de planer à nouveau. Et c’est ce qui se passa. Dans une salle comble, devant un public chaleureux qui accueillit le groupe comme il se doit, les gars de Girls in Hawaii nous ont une fois de plus emmener dans leur univers. La beauté et la sérénité qui s’en dégagent, se vivent pleinement en écoutant leurs chansons, les yeux fermés, le corps mouvant, les mains prêts à cogner l’une contre l’autre pour battre la mesure. Ca dura près d’une heure et demi, avec deux rappels et beaucoup d’applaudissements, des cris, des clameurs, un besoin insensé d’en vouloir encore plus. C’était incroyable. Les images défilaient derrière eux et c’était comme un grand voyage au dessus des nuages, d’où l’on pouvait observer ce microcosme musical. On ne s’en lasse pas. Mélange de leur premier et second album, on a même eu droit à a fin à une reprise des Beatles. Que du bonheur.

Je suis tombée amoureuse de Girls in Hawaii sur cette chanson, Bees and Butterflies.
J’aime commencer la journée avec celle-ci, 9:00 AM.

Celle-ci est parfaite pour se promener au grand air, Found in the ground.

J’adore le petit côté champêtre de Couples on TV.

Newton Faulkner is Legendary!
15/04/08

Je ne vais sans doute pas avoir le temps aujourd’hui de poster la review du concert de Newton Faulkner qui nous a fait un one man show extraordinaire hier soir à la Boule Noire. Ce mec est indéniablement passé à côté d’une carrière de comique. Ce mec est surtout un génie et un sosie de Barney (How I met your mother) dans sa période hippie. Mais bon, on l’aime aussi en folk singer talentueux. Newton Faulkner est un killer à la gratte et quand je repense à ce qu’il arrive à faire à 23 ans, je me pâme juste d’admiration en jetant des cris de fans hystériques à tout va
Ce soir, concert de Brisa Roché au Bataclan et demain je m’envole pour la Crête.
Je suis contente d’avoir trouvé la vidéo du cover Bohemian Rhapsody par Newton parce que malheureusement la batterie de mon apn avait déjà lâché à ce moment là.

































