Road Trip

Go!

Valises bouclées. Décollage dans 3h30. Je vous dis à dans 10 jours !

Trevor Hall – Everything Everytime Everywhere by Vanguard Records





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Escapade bourguignonne

Nous roulions vers la Bourgogne jusqu’à atteindre le département de la Côte d’Or. L’émotion me gagne lorsque nous longeons la Route des Grands Crus. C’est ma première route des vins de France. Alors que les kilomètres s’égrènent, nous croisons des noms de villes aux sonorités familières : Chablis, Poully, Vosnes-Romanée, Nuits-Saint-Georges. Autant de nom de bonnes bouteilles que de petits villages bourguignons. Nous faisons escale aux Paulands, charmant hôtel typique, situé à l’orée de la ville de Ladoix-Serigny. Je n’ai qu’un conseil. Si vous cherchez un jour un joli cadeau pour un couple (je pense aux parents ! mais également aux potes fraîchement mariés, c’est de saison, ou à votre moitié pour un week-end romantique), foncez pour un petit séjour aux Paulands (une nuit + un diner). On y mange délicieusement, le vin y est exquis (la bouteille d’Aloxe Corton est à tester absolument). On a évidemment fait un détour à Nuits-Saint-Georges pour y boire un verre du vin éponyme, puis à Vosnes Romanée où l’on fait quelques petites courses (c’est sur ces terres que l’on peut trouver le fameux Romanée-Conti, vu dans les Gouttes de dieu!). Nous avons roulé, roulé, admiré ces paysages luxuriants sous la pluie. Dernier conseil : ne suivez pas le panneau Circuit touristique des Hautes Côtes, on a fait des kilomètres avant que le panneau ne disparaisse sans nous emmener nul part… Autrement, à la vôtre !





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Three days in Lisbon

La ville blanche a des formes généreuses, un visage souriant même lorsque la pluie ruisselle sur ses joues.  Elle s’est révélée comme on me l’avait décrite : enjouée, affable, gourmande. Il faut aller à sa rencontre, l’explorer, s’y perdre jusqu’au bout de la nuit dans ses ruelles escarpées qui changent autant d’ambiances qu’il y a de quartiers. A peine arrivés, nous avons mis les pieds sous la table et avons goûté aux spécialités locales, ses sardines grillées, ses pasteis de bacalhau (beignets de morue) et sa sagres, parfaite pour consoler la soif des marcheurs. C’est ainsi que nous avons fait sa connaissance. En la sillonnant durant des heures, la grimpant, prenant la pause en haut des belvédères d’où l’on pouvait admirer, d’une vue imprenable,  ses paysages, ses maisons aux couleurs pastels, ainsi que le calme du Tage sur lequel est érigé le pont du 25 avril, qui rappelle, comme ça, planté là, celui de San Francisco.

On s’arrête de temps en temps, reprendre son souffle, puis scotcher sur les inscriptions qui ornent les murs, sourire devant le linge suspendu, écouter le crépitement des sardines grillées tout en  visitant les boutiques vintage, et voir le tram 28 passer, cahin-caha, souvent bondé de touristes. Parfois on baisse la garde, le guide au fond du sac, la marche en mode automatique. On se remémore des quartiers historiques à visiter ab-so-lu-ment, réminiscence des incontournables préconisés par le guide du routard : Alfama, Barrio Alto, le Chiado, mais on finit par vagabonder sans trop savoir où l’on va, tombant sur un château, une cathédrale, une pâtisserie japonaise, une rue commerçante, une brocante, un groupe d’allumés qui joue du tambour, vraiment par hasard.

Lisbonne mélange les décors de cartes de postales et ceux des tableaux pittoresques. On se sent aussi bien sur une terrasse que dans un ancien monastère converti en restaurant géant dans lequel on déguste des poêlées de crevettes sautées à l’ail et des pièces de boeufs goutues. Le premier soir, on a même mangé en écoutant du fado, ces chants portugais mélancoliques interprétés par des artistes à la voix puissante.

On reviendra la voir, changer de couleur, car on a trop souvent vu la pluie, deux jours sur trois. On prendra le temps de visiter Belem, prendre le bateau pour aller jusqu’au Cristo Rei, et manger plus de pastéis de natas.

Je comprends dès lors ceux qui sont tombés amoureux de cette ville et qui en vanteront ses charmes. Car moi aussi à mon tour, je peux les énumérer.





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Snow Parade

Enfin de retour après quelques jours passés à la montagne avec les collègues et les boss! Il fait étonnamment plus frais en soirée à Paris qu’aux Arcs. Un ciel parfaitement bleu pour des températures très douces pour cette saison. Il n’a pas neigé depuis un mois, les pistes sont quelques peu verglacées. Attention à la chute qui fait mal !

Un « séminaire » détente sous le signe de la bonne humeur : ski, descente de luge nocturne, bowling, boîtes de nuit, raclette, fondue au Mont d’Or (miam) chiens de traîneaux, restaus, bars et grosse chouille. Je reviens sur les rotules, avec quelques bleus (j’ai pris mes premiers cours de skis et je me suis fais quelques frayeurs sur les pentes) et courbatures (ça c’est davantage dû au bowling), mais ravie de ces quelques jours à l’air frais. Plus que trois jours avant filer à Lisbonne, en amoureux cette fois-ci. Mais pour l’heure de vous fais profiter d’un aperçu de ce séjour qui m’a pratiquement fait oublier le stress de Paris. Pfiou!





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Dans le port d’Amsterdam, y a des marins qui chantent

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Postcard from Istanbul

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Je ne vous écris pas d’Istanbul, je suis déjà rentrée. Le crachin, les 20 degrés perdus en l’espace de 5 heures de vol, le dépaysement en moins, les coucher de soleil dépecés de leur odeur de poisson grillé et la nostalgie déjà des quais qui s’animent lorsque le soir tombe et que les lumières au loin voguant sur le Bosphore accompagnent les badauds nocturnes. Ca fait drôle de rentrer. Ca chatouille quelque part sans faire trop rire. Déconnectée d’une culture, reconnectée à une autre. Des choses se passent à quelques 2250 km d’ici sans que l’on se doute vraiment de quoi c’est fait avant de l’avoir vu, touché, goûté. L’animation des rues, le visage de l’autre, ses manières de faire, les bruits, les cris, le chant expressif qui s’élève des mosquées plusieurs fois dans la journée, la densité de la foule qui ferait passer Paris les jours de soldes pour une île presque déserte. Toutes ces petites choses propres à un mode de vie différent de la notre qui prennent part de votre quotidien après quelques jours d’accoutumance. Istanbul, par son immensité, sa diversité, ses mille visages, surprend. Les yeux écarquillés, à chaque quartier, ses découvertes, ses splendeurs et sa réalité, là où les touristes ne s’aventurent pas, et où l’on croise de vieux hommes sur le pas de leur porte et les enfants courir en liberté sans se soucier des taxis et autres véhicules qui roulent trop vite dans les petites rues de la ville. Ici et là, on est allé, se débarrassant jour après jour des poncifs pour se concentrer sur le quotidien stambouliote. Et on a aimé. A suivre.

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Trois petits tours et puis j’reviens

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Les vacances, ça a quelle odeur? Ce petit parfum de liberté et d’évasion, de soleil caché par delà les mers et d’ivresse de vivre sans contrainte, si ce n’est celle de la bourse. Je pars. Je fais le grand écart, bercée par deux continents, regorgent d’histoire, ville qui affole par ses couleurs, ses bruits, sa culture. Je vous dis au revoir. Je vous souhaite une bonne semaine, un joli 14 juillet, un week-end exquis. Je m’envole demain, j’prends l’avion à 7heures, j’me pose à Zurich, ma destination finale c’est Istanbul. Je reviens dans une semaine, j’vous enverrai des cartes postales. J’vous embrasse aussi. A bientôt à l’ombre des regrets que ce soit passé si vite. xoxo





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We ‘re too old for that s***

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Le titre de ce post rend hommage à l’un des derniers épisodes de How I met Your Mother, dans lequel Barney s’engage à accomplir une série d’actions pour lesquelles Ted se trouve trop vieux.

Samedi soir, alors que nous avions rassemblé un sac à dos plein de motivation pour aller en Picardie fêter un anniversaire (sans voiture), nous avons passé une extraordinaire soirée dans laquelle chaque point semblait nous dépasser. Nous avons néanmoins conclu que tout cela nous valut quelques fous rires et des souvenirs loin d’être grotesques.

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Et si finalement nous n’étions pas trop vieux pour tout ça?

  • S’éterniser sur le quai d’une gare, dans l’attente d’un RER en retard, bondé d’une population typique de cette banlieue vers laquelle nous voguions gaiement
  • Voir un homme s’écrouler sur le quai d’en face et voir pour seul secours rappliquer quelques légionnaires égarés
  • Regarder s’écouler cinq longues minutes durant lesquels nous avons supputer une mort possible
  • Traverser les banlieues du nord sur lesquelles le soleil dégueule son coucher rouge-or en léchant les bâtiments gris des cités
  • Caresser du regard le paysage changeant à mesure que la ligne de chemin de fer grimpe dans le Nord
  • Découvrir que le RER D vous emmène jusqu’en Picardie en cahotant le long des routes bétonnées puis des campagnes à perte de vue
  • Nous rendre compte que le train nous a déposé au beau milieu d’une contrée inconnue, verdoyante et dans laquelle la 3G passe très mal
  • Se retrouver au milieu de nulle part et s’y enfoncer par esprit d’aventure
  • Marcher le long des nationales en faisant de l’auto-stop pour atteindre la prochaine ville en regrettant de ne pas avoir fait la location de voiture, noyer nos jambes dans les herbes hautes et piétiner les bouses encore fraîches
  • Demander notre chemin à l’entrée des PMU, le verre de bière accueillant et la mine bourrue des hôtes de ces villes désertes un samedi soir sur la Terre
  • Se faire finalement embarquer dans une voiture au beau milieu d’un village
  • Fêter un anniversaire dans une salle des fêtes qui ressemblent à toutes les salles des fêtes : lino moucheté, grandes vitres latérales, estrade accueillante, toilettes au fond, buffet des grands soirs
  • Arriver en jean baskets pour un dress code tenue de soirée
  • Dévorer du regard des danseuses brésiliennes à demi nues
  • Se retrouver dans la même soirée que Passe-Partout du Fort Boyard
  • Ecouter Passe-Partout chanter du Johnny Hallyday en sautillant au milieu de jeunes adolescentes en fleurs
  • Danser encore et encore jusqu’au bout de la nuit
  • Rentrer en co-voiturage avec un pilote qui roule à 50 km/h sur l’autoroute pleins phares
  • Etre encore en vie pour vous raconter que les soirées les plus improbables sont certainement les plus mémorables
  • Me dire que mes propres propres parents n’auraient jamais l’idée pour mes 25 d’organiser mon anniversaire dans une salle des fêtes en Picardie avec en guest stars des danseurs brésiliens et Passe-Partout mais que cela pourrait être drôle
  • Que tout cela était fort divertissant





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