Boite à musique
L’hymne hivernal des Fleet Foxes
9/12/08

La neige passe sans laisser de trace, mouille le bonnet et les gants furtivement, le temps d’un placage de nez contre les vitres pour regarder virevolter les flocons. Ephémère comme une étoile filante au ralenti, on aura eu le temps de crier/twitter/bloguer qu’il neige sur Paris et dans sa région! Aussi fugace qu’un éternuement, qu’une boule à neige qu’on secoue d’un geste nonchalant, on file vite récupérer le son des Fleet Foxes, qui est arrivé trop tôt dans l’année et qui semble parfait pour cet hiver, à écouter en agitant ses mains devant la cheminée, le nez chatouillé par l’odeur du sapin normand mêlée à la bougie au pain d’épices.
White Winter Hymnal:
A lire également sur la Blogothèque.
C’est quand même mieux que Coldplay qui repompe Satriani non? (j’avais ça dans la tête depuis ce matin, il fallait une parade pour me l’enlever!)
Julien, elle est passée où ta barrette?
8/12/08

Puisque ce matin tout le monde papote déjà du classement Elle-Wikio (qui se soucie des classements à part ceux qui sont classés?), je prends le parti de vous parler de Julien Doré. Bah oui, c’est comme ça. C’était mercredi soir à l’Elysée Montmartre. Je suis arrivée en retard, suis partie avant la fin du concert, bref, la totale. Ma place avait été prise six mois à l’avance, après avoir écouter l’album que je n’avais pas trouvé si mal. Ersatz. De quoi, de qui? L’Elysée Montmartre affichait complet depuis belle lurette et je m’attendais au même public que la Nouvelle Star (Comment ça ooouh le cliché). Des midinettes dont l’adolescence s’achevait à peine, ou des badauds égarés, entrés par hasard là où il y avait de la lumière, attendant d’être surpris, craignant d’être déçus.

J’ai constaté, contre toute attente un public somme toute assez homogène. Des filles, des garçons (les petits amis? ceux qui se sont plantés de concerts? les fans de Marcel Duchamps?), des ados, des trentenaires, des vieux aussi, qui tous en coeur chantaient lasciate mi cantaaaaaare. Ce qu’il faut savoir c’est que généralement entre la première partie et le concert, on vous sert de la musique d’attente généralement pas trop dégueu. Lorsque vous allez voir Julien Doré, attendez vous à de superbes tubes italiens qui vous font oublier l’hiver dans vos chaussettes.

Il faut avouer que j’y suis allée un peu à reculons. Vous savez, c’est un peu comme ces fêtes d’anniv’ auxquelles on vous invite, et où vous rechigner un peu d’y aller, avant de vous dire finalement que c’était moins pire que prévu.
Je l’ai trouvé péchu le Juju. Il avait laissé la barrette à la maison, préférant une coupe gominée, la veste qu’il a vite fait de tomber également pour découvrir un débardeur, laissant apparents des tatouages sur lesquels les filles bavaient de loin. Il a essayé de faire son show, de nous faire rire, de jouer sa lolita:

On a également eu droit à un arrangement inattendu d’une chanson que je trouve très belle, Pudding Morphina.


J’ai beaucoup aimé ses duos avec Mélanie Pain. C’était tout doux, tout bien et surtout Mélanie, c’est une sacrée découverte.

Enfin, Julien. Même si tu ne sauveras pas le monde, tu auras sauvé une soirée. C’était pas si mal. Allez, pour la peine je te mets 7/10.
Week-end in my pocket
3/12/08

Hier soir, on a assisté à un très chouette concert de Jazz dont je dois vous poster quelques photos et vidéos, mais pour l’heure, je vous dire peut-être à ce soir ou à dans quatre jours. Bonne fin de semaine!
Ah tiens je viens juste de trébucher sur ça sur Deezer et je trouve ça tout frais, tout mignon. Pourquoi pas. Des bisous les loulous.
PS:Autrement mon coup de coeur girly-pop-soupe du moment, que j’assume pleinement, c’est Stanfour. Ils sont allemands, mais promis, ne jouent pas dans ma même court que les autres zozos, dont je n’ose pas citer le nom de peur que leurs fans ne tombent sur mon blog. (Oh mince, en regardant le clip, j’ai cru déceler une pointe de Kyo, mes excuses)
Unfaithful made in India
28/11/08

Je me devais de partager ça avec vous. Comme c’est la petite forme de mon côté depuis quelques jours, outre la vitamine C et les omégas 3, je cherchais un remède radical pour m’extirper un sourire. Mission accomplie avec cette reprise lé-gen-dai-re en tamoul du titre Unfaithful de Rihanna. Si cette dernière se permet, sans connaitre le ridicule de reprendre l‘amour sous un tilleul- Dragostea din teï- des Roumains Ozone, via Live your life, on se s’étonnera donc pas du clip de Kadhalil Vizhunthen Vizhundhen, s’est mise sur les rails de l’amour (haha). So kitch. So Bollywood. So funny!
Circus, le nouvel album de Britney Spears en écoute intégrale
26/11/08
J’ai un cadeau pour vous. Empoisonné? Oui peut-être. C’est le sixième et nouvel album de Britney Spears, qu’on s’écoute en intégralité dans ce post et avec lequel elle signe un petit retour, parce qu’à priori, à part être méga photoshopée sur la pochette de son disque, ce n’est pas encore l’album du grand come back. Je vous avais déjà dit que Womanizer n’avait pas charmé mes oreilles à la première écoute, son nouveau single, Kill the lights encore moins. Ci-dessous la playlist complète de Circus à découvrir. J’ai complètement décroché à la moitié de l’album, mais par curiosité, c’est à y jeter une oreille furtive. Bonne écoute.
Rétrospective
25/11/08
Je n’ai pas toute ma vie eu envie de travailler dans le web.
J’ai toujours, comme certains le savent, entretenu le désir de devenir écrivain.
Je rencontre quelques difficultés à écrire un premier livre. Procrastination. Paresse. Manque de confiance. Et les débuts de romans que je stockais sur un de mes disques durs externes sont partis en fumée lorsque la semaine passée, mes 500 go de données ont crashé dans une chute mortelle. Comme quoi, il n’est jamais inutile de faire des back-up de back-up. Tant pis. Je recommencerai à écrire des histoires inachevées et à les stocker quelque part jusqu’à ce qu’elles aillent mourir dans les méandres d’un paradis électronico-onirique.
Au collège, j’ai commencé à shaper l’idée de devenir journaliste. Mais à cette époque-là, je m’intéressais bien plus à mes amours compromis avec B., plutôt qu’à mon avenir professionnel. En 5ème, j’ai écrit ma première fiction policière, en 3ème ma première nouvelle fantastique qui me donna beaucoup d’espoir. Mais l’histoire s’arrête là.
Internet est arrivé très tard dans ma vie. J’étais déjà au lycée. J’ai découvert les chats, les forums, mon premier pseudo Caramail qui s’inspirait d’une série américaine en vogue, les mails téléchargés à 56 ko, la privation à la fin du mois lorsque le forfait 20 heures s’était écoulé. 20 heures, c’est le temps que je passe devant mon écran aujourd’hui en un jour et demi. Pour moi, c’était en ce temps-là plus un outil de socialisation qu’autre chose, étant issu d’une famille plutôt stricte qui surveillait mes sorties à la loupe, pour ne pas dire, me gardait captive chez moi. J’avais 16 ans, et je faisais principalement quatre choses dans la vie : lire – écrire – aller au cinéma – surfer sur internet. J’ai rencontré Jeb qui m’a fait découvrir le cinéma de genre. Et je suis tombée amoureuse du cinéma de genre.
Mon premier stage en rédaction s’est effectué dans une référence en la matière. J’appris un tas de noms de films obscurs et de pin-ups qui ornaient le fond d’écran de mon rédac chef, traduisit une interview d’Eli Roth sans savoir à l’époque qui était ce type (Cabin Fever, Hostel), me nourrissais de films gore, sf, indé, appris même qu’il existait des films de peur gays, dont le maître incontestable est David de Coteau, cotoyais des mecs qui aujourd’hui réalisent des docs et films qui font bander le public geek, écrivis ma première critique sur Les Lois de l’Attraction que j’avais dé-tes-té. J’aime bien ce cinéma incompris du grand public, les séries B, Z, qui amusent et nous font nous prendre un peu moins au sérieux. Dans ma dvdthèque, on trouve du Lynch, du Carpenter, du Kitano, du Jackson, et de la sexploitation avec un film nommé Pervert dont je vous ai peut-être déjà parlé.
Je suis restée quatre ans les fesses posées sur les bancs d’une école de communication. J’en ai bouffé de la désillusion, je n’ai jamais cessé d’aimer le cinéma, l’écriture, le beau dans sa création. On nous a dit qu’on allait devenir des chefs de projet multimédia. En ce temps-là, on n’arrivait pas bien à comprendre. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin. Dans l’ensemble je ne sais pas bien ce que font les autres aujourd’hui hormis mes proches camarades qui sont devenus monteurs, journalistes, présentateurs, chroniqueurs, d’autres ont continué les études. Et effectivement je suis partie dans le web après quelques tentatives dans le journalisme.
J’aurais aimé faire des docs, écrire des livres, bosser dans le cinéma, faire tout ça en même temps. Le web c’est chouette aussi. Ca te permet de connaitre le monde, les gens, ça en dit long sur l’être humain. Plus il se cache derrière son écran, plus il devient transparent et prévisible.
Tout ça pour dire qu’on fait un métier formidable. Et que dans un mois je change de travail. Une fois n’est pas coutume. Je bosserai dans le web
L’horreur américaine à la française.
24/11/08
Non vous déconnez là!? Pascal Laugier bosserait sur un remake de Hellraiser? Déjà qu’on se fout de la gueule des Américains à cause de leur manie de remaker tous les succès horrifiques asiatiques, je suis un peu déçue que nos réals s’exportent de la même façon Outre-Atlantique… en pondant des adaptations de cartons US. Des exemples? Fastoche. Alexandre Haute Tension Aja avec sa Colline a des yeux (merci Wes Craven), Louis Leterrier redonne une chance à Hulk, Maury et Bustillo - A l’Intérieur – planchent sur Halloween 2. Bonnes ou mauvaises nouvelles? Je ne doute pas du talent de nos cinéastes et je suis la première à revendiquer que les réalisateurs cités ci-dessus, pour en avoir déjà rencontré certains d’entre eux, sont avant tout des passionnés. J’imagine qu’à leur place, je serais flattée de réaliser un film adulé dans mon adolescence et que j’aurais aujourd’hui l’occasion de refaçonner à mon image sous les spotlights d’Hollywood. Bon, j’en ai finis de mon coup de gueule. Et qu’on ne vienne pas me dire la prochaine fois que Francis Weber est parti aux States réaliser une adaptation des Dents de la Mer! En attendant, je vais essayer de me procurer Martyrs, je l’ai raté à sa sortie et il ne passait pas sur les écrans vietnamiens. Tant pis. Scream Queen forever.
Plus l’infini
20/11/08
Gossip Girl
Le bonheur se construit avec le temps. Au départ, il a l’éclat d’une liseuse, qui dans l’obscurité la plus totale, permet d’apercevoir les premiers émois provoqués par cette sérénité nouvelle. La nouveauté se trouve dans cette sensation renforcée par l’honnêteté porté à l’autre et à soi-même. Puis tout devient plus clair, et d’une simple liseuse, la lumière devient plus pénétrante, réchauffe les jours de grand froid durant lesquels les souvenirs douloureux arrosent comme des pluies glaçantes. On a moins peur soudainement. De la solitude, de vieillir seul, des hivers vêtus de leur déprime de saison, des regards des autres qui dévisagent nos fragilités et les met à nue sans complaisance. Il suffit d’un rien, d’une présence qui contre soi, fait barrage contre les violences du monde, qui balaie d’un geste les dernières poussières dans l’oeil, d’une main qui se glisse dans la votre pour vous retenir, avant la chute malencontreuse, d’un baiser qui se dépose sur la joue et sent toujours le printemps, ce renouvellement perpétuel, tous les jours de la semaine, toutes les semaines de l’année, toutes les années à venir et plus encore. Plus l’infini. C’est ainsi que le bonheur se décline, hors-conjugaison, sans temporalité, avec une infinité de possibles.


























