Way of Life
Ne plus savoir à quel saint se vouer
12/12/11

J’adore ma mère. Elle a quelque chose qui ne s’invente pas. Elle ressemble à un personnage de roman, entière, tirée par les cheveux, imprévisible. Quand elle fait une bourde, c’est difficile de lui en vouloir, ça va souvent au-delà du réel.
Pour affronter ce Godzilla de maladresse, il faut se mettre dans la posture d’un gardien de but qui encaisse avec le sourire. On se sent mieux après, comme si on avait été buddha, le temps d’une vanne.
On aurait pu être les protagonistes d’un film : Ma belle-mère et nous. L’homme de ma vie dans le rôle de Ben Stiller et ma mère, sorte de Robert de Niro au féminin. Tout en finesse.
Ma mère est une femme d’exception, elle ne fait jamais rien à moitié. C’est ce qui donne du cachet à nos repas de famille.
- Gnagnagnagnagna, Nicolas ?
Avec ma soeur, nous la reprenons, non sans agacement. Seul l’intéressé ne sourcille pas.
Elle comprend tout de suite. Ce n’est pas la première fois. Qu’est ce qui se passe dans sa tête à ce moment-là ?
1) je l’aimais bien ce Nicolas
2) zut il ne s’appelle pas Nicolas
3) je l’ai encore appelé Nicolas…
Depuis trois ans et demi, j’essaie de trouver une explication rationnelle à cet acte manqué récurrent
1) elle aimait bien ce Nicolas
2) il a une tête à s’appeler Nicolas
2) Nicolas est le premier garçon que je lui ai présenté
Cela aurait été bien moins embarrassant si j’étais en couple avec un grec (Nikos) ou un américain (Nick). Or, je suis pacsée à un ardéchois. Et il s’appelle Laurent. L’homonymie parait peu probable.
Ce ne serait pas drôle si c’en était resté là. C’était l’heure du dessert, il manquait encore la cerise sur le gâteau.
- J’ai pensé à vous récemment. J’ai failli vous appeler la semaine dernière pour vous souhaiter votre fête.
J’ai aimé la façon dont il a calmement fait remarquer que la Saint Laurent était en août (le 10, plus précisément)
En tout état de choses, la semaine dernière, c’était la Saint Nicolas…
- Heureusement que je ne vous ai pas appelé !
Applaudissements.
Tadaaa
15/11/11
J’ai profité de ce long week-end de quatre jours pour :
- Découvrir quel était mon groupe sanguin
- Aller voir l’expo Game Story au Grand Paris (Allez-y en semaine pour profiter des consoles)
- Voir Forces Spéciales au cinéma et attendre le générique pour avoir la satisfaction de voir le nom de notre pote Q.
- Me promener dans les allées d’un salon bio
- Profiter
du printempsde l’automne en plein air - Manger au Petit Marché avec la famille et découvrir l’asian-fusion food (pour ceux que le millefeuille de thon cru tente…)
- Me remettre au sport avec un vrai coach
- Jouer aux tarots en mangeant des pizzas
- Manger de la raclette en faisant des abdos
- et surtout… j’ai enfin fini la vidéo de mon voyage à New York. La voilà !
Untitled
31/10/11
A ton anniversaire, il y aura un dessert
6/09/11
Tous les jours, j’ai conscience que je fais un métier bullshit… Travaillant dans le marketing et pourtant insensible en général aux campagnes auxquelles je suis exposée au quotidien, je me dis qu’attirer l’attention de l’individu lambda relève à la fois d’un effort intellectuel et d’une certaine ingéniosité bien placée. On a beau faire émerger des brainstormings créatifs pléthores d’idées, je pense souvent – d’une idée – qu’elle passera inaperçue tant qu’elle n’offre pas un bénéfice consommateur fort, à savoir, soit une gratification matérielle, soit une stimulation d’un tout autre ordre, tout aussi motivante.
Je suis sensible à plusieurs choses, disons le clairement, pouvant relever de la tactique marketing pure : les beaux packagings (j’ai failli craquer pour un nouveau jambon cru la dernière fois à la supérette parce qu’il avait un emballage d’un violet que j’aimais bien). L’objet du crime :
Ce matin, je n’ai pas pu résisté au charme de Monsieur Biscuit (si ça c’est pas du marketing ma bonne dame…)

…les créations originales (tel que le chewing-gum au goût mystère qui n’en finit pas de titiller ma curiosité ou encore les céréales avec des formes bizarres), enfin, la surexposition. Je passe tous les jours presque deux heures dans les couloirs et les rames du métro. J’ai tout le temps de scruter les affiches qui valsent de semaine en semaine et laissent leur place à tour de rôle à de nouvelles annonces destinées à vous dépouiller de vos derniers euros, souvent en fin de mois. Mon oeil capte par ordre d’apparition : les affiches de films, les concerts (surtout), la mode, ainsi de suite. Le reste est un peu barbant (mis à part les pubs pour Invicta qui ont ce côté kitch-collector, inspirant une sorte de respect pour son créateur)

Ce soir, sur le trajet du retour, j’ai scotché sur une offre de la RATP. La promesse : « Pour votre anniversaire, la RATP vous offre une journée féérique à Disneyland Paris ». En gros, la RATP vous offre gracieusement une place pour Disneyland, sans effort (pas de tirage au sort, pas de quiz chiant, ni jeu concours fastidieux).Il suffit de s’inscrire sur le site (http://ratp.fr/privilege/) en laissant sa date de naissance, afin de recevoir un billet gratuit pour les deux parcs à utiliser la semaine de votre anniversaire. Premier réflexe : Où est l’arnaque ? Car c’est bien connu, les marketeux sont des escrocs. Je commence tout naturellement à chercher la petite mention en bas de l’affiche qui va faire s’écrouler le château de la Belle au bois dormant. Pourtant rien n’y fait, il est seulement spécifié qu’il faut s’inscrire avant le 30 décembre 2011 et que l’offre est valable jusqu’en 2013. De retour chez moi, je fais la manip et reçois une confirmation par mail qui me stipule que je peux me présenter au guichet avec mon petit mail imprimé pour récupérer ma place. En quelques clics, j’avais mon entrée gratos au parc. Il y a quand même un truc. Les mecs du marketing se sont certainement dit que cette campagne allait booster les entrées en incitant les parents à emmener leur gamin au parc la semaine de leur anniversaire.
Il n’y a pas de morale à cette histoire. Le marketing parfois ça marche. La preuve je vous en parle et ce n’est même pas un billet sponsorisé…
Ca marche surtout pour deux gosses qui fêteront leur 27 ans au parc qui ont la chance d’être nés à un jour d’intervalle. Mon mec et moi.
voyage voyage
5/09/11
Source : The Big Picture
«Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.» – Nicolas Bouvier
Comment ne pas être excité à l’idée de partir ? Je ne me sens pas sédentaire dans l’âme, même si j’ai presque toujours vécu au même endroit dans un rayon de 50km à la ronde. Le voyage devrait être un besoin primaire. Manger, dormir, sillonner les routes. L’idée d’ailleurs est un aimant à idéaux, accélérateur d’ambition. Elle fait partie d’un processus de construction. Je ne me sentirais pas complète tant que je n’aurais pas vécu ailleurs. A quelques jours du départ, j’ai l’impression d’être sur une rampe de lancement et que d’un moment à l’autre, on va me propulser sur la Lune. Ca vous mord le ventre, comme un trac d’avant scène, une première rencontre, on a envie que tout soit parfait. Il n’y a pas grand chose à dire. La feuille de route est blanche. Pas de planning, ni de programme. Je n’ai en tête que l’itinéraire de notre avion et la localisation de l’appartement qu’on a loué à Soho. J’ai quelques désirs banals qui se concrétiseront sans mal : aller au cinéma, voir une comédie musicale à Broadway, marcher des heures et capturer l’essence de la Big Apple avec ma petite caméra fraîchement acquise. Ce ne sont que des vacances, mais qui s’annoncent comme les préliminaires de notre départ définitif dans quelques mois. L’excitation, l’appréhension, l’idée qu’il faut que nous nous plaisions. Avoir peur d’être déçu, mais en même temps gonflé d’un enthousiasme qui surpasse le fantasme.
Cracks feat. Belle Humble { Flux Pavillion Remix }
En attendant, pas besoin de traverser l’Atlantique pour faire un beau voyage. Les paysages de la Camargue ont fini de me séduire ce week-end.





Without a sun
29/08/11
Flowers @ Les Jardins de Valloires
Qu’y a-t-il de pire? Ne pas partir en vacances l’été? Assister à son déclin? Les saisons comme des plaques tectoniques, glissent subtilement d’année en année. Il faudra du temps pour se faire aux nouvelles frontières climatiques. Ca vous change une ville et du même coup l’humeur de ses gens. Les Parisiens ont atteint l’apothéose de la mauvaise humeur et du cynisme. Ils étaient au bord de l’implosion, prêts à appeler Jacques Pradel au secours pour signaler un avis de disparition. J’ai cru voir les pires heures de Paris en ces mois de juillet et d’août. On aurait dit une coquille vide. C’est sensée être beau une capitale, même sous la pluie. Et pourtant au climax de sa vacuité, c’est à dire vers le 15 août, lorsque les rues ne sont plus qu’un terrain de jeux pour les touristes, les célibataires, les fauchés, les workaholics et les fous, elle paraissait d’une tristesse affligeante, voire dépressive. Ce n’est peut être pas l’été qui manque. C’est plutôt l’atmosphère d’allégresse qui s’en dégage d’habitude, sorte de feu d’artifice permanent en plein jour. L’odeur des cocktails et des monacos qui suintent et battent le pavé des terrasses, ont pris refuge dans le fond des salles et les salons d’appartement. On était à deux doigts de sortir la fondue et le service à raclette. Quand on était gosses , il faisait froid en hiver, chaud en été, l’automne et le printemps étaient de bonnes transitions. La pluie, la neige et le soleil étaient à l’heure. Personne ne s’invitaient en avance. Surtout pas de six mois. On avait le choix entre le débardeur ou le t-shirt et presque pas entre l’imper et le cardigan. L’apparition du soleil ressemblent aujourd’hui à des petits miracles. Le beau temps après la pluie à un petit coin de paradis où l’on se réfugie avec une moue boudeuse, quoique soulagée. Dans quelques jours septembre et j’ai blindé mon cartable. Fatigue de moitié d’année. Je rêve d’un été indien à New York. J’ai raté le passage d’Irène. Je découvrirais dans une semaine Gotham pour la première fois. J’irais voir les écureuils de Katherine à Central Park.
On Air
23/01/11
Des envies bourgeonnantes à la merci des saisons. Un jour après l’autre, on chausse et déchausse successivement la motivation, puis son contraire. Les intempéries du quotidien, la paresse, les on verra demain. Il suffit d’une impulsion, pour que l’envie se mue en désir. Un désir papillonnant, comme un printemps précoce, venu bouffer l’hiver par le bout des orteils. Cet hiver, le père noël m’a déposé de bien jolies choses au pied du sapin. Il m’a offert une motivation. Un vraie micro de crooner et une station d’enregistrement pour mettre mes chansons en boîte. Il ne me reste plus qu’à les écrire et peut être les partager un jour sur ces lignes.
Deadline estivale
30/07/10
Freja Beha by Glen Luchford
L’été avait une deadline bien avancée cette année à Paris, mi-juillet. « Après le 14 juillet, j’me casse » qu’il s’est dit.
Je viens de jeter un coup d’oeil à la couleur du ciel d’Amsterdam, où je m’en vais passer un week-end dès ce soir. Le gris est à l’honneur, la pluie aussi, sans oublier les températures de saison plafonnés à 20 C°. Bonjour les coffee shop ! bonjour les musées ! bonjour le vélo d’appartement ! C'est pas là où je vais déguster mon cocktail au soleil dans un salon de jardin tout coquet…J’ai ressorti la veste en cuir et le pull Benetton, ai glissé discrètement un bonnet au fond du sac à dos. Parisien si tu te plains, sache qu’à Amsterdam, il pleut 260 jours par an en moyenne contre 160 à Paris. De quoi relativiser notre condition de râleurs nés. Notre micro-climat dramatique n’est donc pas une tare micro-localisée. Est-ce que ça va mieux ?
La rentrée semble si proche, les beaux jours tellement over. Septembre s’annonce avec un nouveau boulot, de nouvelles lignes de métro à emprunter, quelques apéros à l’appartement pour foutre le blues dans un verre de rosé. Amsterdam – Lyon- Toulouse – Paris. Aout tient dans un mouchoir de poche, comme tous les ans. Bientôt j’paye ma tournée. Pot de départ, fête d’arrivée, célébrations diverses et variées et bientôt un nouveau concert à la maison. I’ll keep you posted.















































