London, Sortir à Londres

Bistrotheque

6 mai 2013

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Je me rends compte que, par manque de temps, je ne vous relate mes découvertes culinaires qu’avec parcimonie. Pourtant, depuis presque un an, mon petit carnet de bonnes tables londoniennes s’étoffe à un rythme décent. Je tenterais donc de rattraper mon retard en commençant par la dernière trouvaille en date, le remarquable Bistroteque.

On pourrait facilement passer à côté. Car sans connaître le quartier, vous ne vous engouffreriez pas dans Wadeson street, qui semble davantage donner accès à une résidence industrielle plutôt qu’à l’une des adresses les plus huppées de l’est. Pour cause,  Bistrotheque est né dans une ancienne usine textile.

On s’installe au bar en attendant l’heure du dîner. Je vous conseille de réserver, et d’arriver à l’heure. On avait le créneau 19-21h et c’était presque un peu court. Je vous assure vous ne voudriez pas précipiter votre repas, ni voir disparaître trop vite le chocolate & raspberry cake de votre assiette. Pour finir le repas en beauté, c’est la cerise framboise sur le gâteau. Un ré-gal.

Pour l’apéro, je me réjouis de voir du cidre breton à la carte (parce que je trouve que le cidre anglaise à un vrai goût de pisse). Il commande un verre de Syrah Grenache. Un peu de pop-corn vient agrémenter l’attente. Je parcours la carte. C’est un peu le bordel, on a l’impression au premier abord de devoir résoudre une énigme, mais on repère vite l’essentiel: les desserts!

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Dans tous les restaurants, il y a un plat test. Dans un vietnamien, c’est le pho qui me sert de repère pour dire si la bouffe vaut le coup. Le mojito donne souvent la température d’un bar. Pour tester la french cuisine, le steak tartare est un bon indicateur.

A la carte du Bistrotheque, vous trouverez un mélange équilibré de cuisine française et anglaise. Le gratin dauphinois au céleri et champignon donne la réplique quelques lignes plus bas au traditionnel fish and chips. La queue de boeuf braisée ainsi que la polenta aux champignons, courgette, aubergine & parmesan,  ne m’ont pas laissée de marbre. Je reviendrais à coup sûr tester ces deux-là.

La soupe de champignon truffée en entrée vaut son petit détour.

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Les serveurs sont charmants et de bon conseil, tous équipés d’un iPad pour prendre la commande. C’est rapide, efficace.

L’endroit est cosy malgré ses hauts plafonds et ses allures de loft. On peut venir entre amis, en famille ou en amoureux. Compter entre £30 et £40 par tête, avec une entrée, un plat, un dessert et du vin.

020 8983 7900
23–27 Wadeson Street
London E2 9DR

Métro: Bethnal Green

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Boite à musique

Beyonce & Andre 3000 – Back To Black

3 mai 2013

Ce qu’on peut déja dire du Great Gatsby de Baz Luhrmann, c’est que sa bande-son va vous faire dresser les poils de bras/dos/jambes, moustache comprise. Il y a quelques jours on découvrait la version jazzy du Crazy in Love d’Emeli Sandé:

La reprise de Back to Black par Beyonce et Andre 3000 nous plonge dans une ambiance sombre et fantasmagorique.

Quant à Florence + The Machine, comme à son habitude, nous transporte au delà du réel.
:

Et pour ceux qui n’auraient pas encore vu la sublime bande-annonce

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Boite à musique

Get Lucky – cover par George Barnett

1 mai 2013

A moins d’être coupé de toute civilisation, le nouveau titre des Daft Punk featuring Pharrell ne vous aura pas échappé. A peine le teaser sorti, que certains écoutaient déjà en boucle la boucle… Après être tombée sur cette reprise par le jeune britannique George Barnett, je me dis qu’il l’exécute aussi bien, voir mieux que la version originale

Facebook: http://www.facebook.com/georgebarnett.uk
Website: http://www.georgebarnett.co.uk

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Salles Obscures

Le temps de l’aventure

30 avril 2013

Lorsque je suis tombée il y a quelques temps sur la bande-annonce du Temps de l’aventure, j’ai su que je voulais voir ce film. Par chance, il sortait la semaine de mon passage à Paris. C’est la première chose que j’ai faite après avoir retrouvé la gare du Nord le cœur léger, englouti un steak tartare (le serveur m’avait proposé poliment une salade du jour en pensant que j’étais de ces filles-là…) et dégusté un verre de Mercurey à 4 euros. La ration me semblait minuscule comparé aux bolets de vin que l’on nous sert ici.

On a longé Saint Paul, puis on est passé devant le Centre Pompidou où l’on s’est posé comme au temps où je faisais mes études à Paris. On s’est dirigé vers Châtelet les Halles comme tous les week-ends lorsqu’on était encore des locaux. Et on est allé à l’UGC Ciné-Cité, comme si de rien n’était. Ce n’était même pas la guerre civile à Paris comme je le craignais.

Emmanuelle Devos, je ne la connais pas tellement. La dernière fois que j’ai dû la voir c’était dans Coco avant Chanel. Je n’avais pas d’avis sur elle. Elle m’a complètement embarquée par surprise.

Lorsque le rideau se lève, on la découvre sous les traits d’une actrice, Alix, dans les coulisses d’un théâtre. Ce métier lui sied à ravir. On regarde pendant 1h45 Alix faire son cinéma. Un cinéma qui commence de manière grave et qui glisse doucement vers la comédie sans jamais perdre de son intensité dramatique. L’expression faire son cinéma prend tout son sens car Alix se met en scène et arrive sans peine à nous faire croire que tout ce qui suit peut arriver dans la vraie vie. Le spectateur se fait complètement avoir.

C’est qui cet Antoine, qu’on ne voit jamais, dont on entend que la voix (celle de Denis Ménochet), dans de brèves discussions, puis chaque fois qu’Alix tombe sur son répondeur. Ah ce répondeur infernal. Avouez que vous aussi vous détestez tomber sur les répondeurs. Antoine se jouerait-il d’Alix, et de nous. Alix se fait-elle des films? En tous cas, elle en écrit un bien joli qui commence dans un train en partance de Calais. Destination Paris.

emmanuelle_devos

Dans ce train qui l’emmène vers son audition parisienne, Alix commence un drôle de périple. C’est par un regard que tout débute (d’ailleurs le titre anglais s’en fait l’écho, Just a sight). C’est le regard triste et profond de Gabriel Byrne qui vient titiller la tranquillité de l’actrice quarantenaire et lui donne l’occasion de se lancer à corps perdu dans la réalisation d’une pulsion.

Le trouble semé, Alix partira à la recherche de ce bel inconnu dont l’itinéraire aura été révélée lors d’une conversation furtive. C’est à travers cette quête que la vie d’Alix se dévoile.

Qu’ils sont touchants ces amants-aimants dont le souhait serait de figer le temps pour fuir les réalités. Ce film est beau comme un frisson et tendre comme un premier baiser sans suite.

On s’éprend d’Alix, on angoisse pour Alix, on se moque d’elle sous forme d’auto-dérision. On court après une dernière étreinte dans les bras de Gabriel.

Et j’ai eu dans la foulée l’envie de voir tous les films de Jérôme Bonell.

Courez voir Le Temps de l’Aventure avant qu’il ne disparaisse de vos écrans.

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