C'est la vie

Blurred lines

17 avril 2013

Je n’écris plus ces derniers jours car je passe le plus clair de mon temps à contempler cette époque qui me laisse sans voix. Je n’arrive pas à faire le vide dans ma tête et je me demande si comme dans Game of Thrones, nous allons traverser un hiver de plusieurs années, au sens propre comme au figuré.  J’éprouve un chagrin effroyable, je ne dis rien, mais putain ce sentiment d’impuissance, c’est insupportable.

Y en a pleins qui gueulent, et puis y en a encore plus qui ne disent rien. Qu’est ce qu’ils pensent ceux-là. Vont-ils comme moi imploser, exploser, je sais pas.

Franchement, quand tu vois la Barjot se mettre à sangloter sur les plateaux télé parce qu’on ne la laisse pas parler. Et qu’on peut désormais scruter chaque euro qui dansent sur les comptes courant de nos ministres. Et ces bombes qui explosent on ne sait toujours pas pourquoi. Et où on te ferait presque flipper d’aller au Louvre.

J’essaie de comprendre l’actu et la violence qui giclent sur chacun des articles que je lis au quotidien. Ca me rappelle le Sick Sad World de Daria.

Tu me diras, ici les mecs manifestent pour fêter la mort de Thatcher.

Humeur: Bon Iver – The Wolves (Act I & II), entendu à la fin de The Place Beyond The Pines. C’est bien tout ce que j’ai aimé de ce film. La chanson finale.

Pour se remonter le moral, lire cet article et écouter cette chanson pour se sentir mieux

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Boite à musique

Radiation City – Zombies

12 avril 2013

Une chanson de zombies qui sent bon le printemps. C’est parfait pour ce qu’on a.

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C'est la vie

C’était moi avant

2 avril 2013

Il y a cinq ans, je rencontrai Laurent. Je me remémore la fille que j’étais, avant cette rencontre. Hé bah c’était pas folichon. Petite lettre à moi-même.

Ma chère Thien,

Non mais franchement, t’en as pas marre? Je te connais depuis toujours, et depuis toujours, tu es hantée par cette idée fixe de vouloir trouver l’homme de ta vie. Tu aimes les drames, les pleurs, les histoires complexes. Tu détestes être seule, et le silence s’il dure trop longtemps. Tu ne supportes pas de te retrouver face à toi même. Oh non, quelle idée. Tu fuis dans le mélodrame pour trouver un semblant d’aventure. Tu hurles, pourvu que quelqu’un t’entende. Tu appelles SOS amitié les soirs de grande détresse. Tu préfères les salauds à la solitude.  Tu n’arrives pas à te concentrer, à te projeter, à te construire. Tu as besoin de l’autre pour être quelqu’un. Seule, tu te sens comme un oeuf sans mayo. Au jour le jour tu écris des histoires dont tu es l’héroïne. Tu m’étonnes que j’en ai des choses aujourd’hui à raconter. Tu n’es jamais heureuse très longtemps. Les gens heureux, ça n’intéresse personne. Les histoires de gens heureux encore moins. C’est ce que tu crois. Tu te dis déprimée, dépressive, tu n’aimes pas jouer les victimes, mais parfois ça aide à relancer l’histoire. Y a des manies que j’ai gardé de toi. M’allonger sur le sol de la cuisine et attendre qu’un train me passe dessus. LOL. Les psys te font du bien, mais tu lâches vite prise. Faudrait pas que ça aille mieux. Tu as des amis à qui parler, mais tu ne les vois pas ou tu fais semblant de ne pas les voir. Je ne te juge pas, mais tu fais une belle connerie. Après toutes ces années à te calquer sur ce que les autres voulaient que tu sois, j’ai mis du temps à retrouver mes marques. Quand j’ai enfin eu le droit d’être moi même, ça m’a fait bizarre. Ca te fait peut être sourire, mais c’est surtout flippant. Tiens écoute, un jour, alors qu’on était ensemble depuis pas très longtemps, j’ai cassé la poignée de sa salle de bain. J’ai eu comme une montée d’angoisse. Je pensais qu’il allait me hurler dessus et me traiter de tous les noms. Est-ce tu trouves ça normal? En fait il n’a rien dit. Il a même ri. J’ai trouvé ça réconfortant. Franchement tu fais chier d’avoir tout accepté, de n’avoir pas eu le courage de te barrer, d’être aussi lâche, faible, et flippée. Je ne peux pas t’en vouloir mais tu perds ton temps. Tu as une estime de toi-même proche du néant et tu te complais à tâter le creux de la vague. Tu m’emmerdes. Un jour, tu vas rencontrer quelqu’un et tu comprendras pourquoi ça n’a pas marché avec tous les autres. Tu comprendras aussi qu’au lieu d’écrire toutes ces sales histoires sur mon compte, tu aurais pu faire autre chose de ta vie. De toutes façons, tu n’étais prête à aimer personne. Tu ne t’aimais pas toi même. La bonne blague. Sans être madame soleil, je peux te dire qu’un jour tu voudras devenir quelqu’un. Quelqu’un d’indépendant. Et fixe toi des objectifs bordel. Un mec n’est pas un objectif. Tu sais quoi, tu vas t’en sortir. Et ça, c’est la bonne nouvelle. L’autre bonne nouvelle c’est que je dois te laisser. Je file au restau fêter les 5 ans avec mon amoureux. Il a tout d’un garçon bien. Il me respecte, il me traite bien, il ne leve jamais la main sur moi, il me soutient quand j’ai des phases down, il ne me fait jamais sentir comme une moins que rien. Tu verras, tu apprendras à apprécier les mecs biens . Le plus incroyable, c’est que depuis tout ce temps, je n’ai eu aucun effort à faire. Je suis aussi reloue que toi, et comme deux personnes sensées, on se parle pour que les choses fonctionnent. Je touche du bois, mais ma cocotte, celui là ne va pas me demander de me faire refaire les seins.

 

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Humeurs d'expat', London

London blues, keep calm et trouver un job à Londres

22 mars 2013

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Aujourd’hui, c’est mon dernier jour. Au revoir la vie d’agence. Je n’ose pas dire adieu car on se sait jamais ce qui pourrait arriver. Je suis un peu émue oui il faut l’avouer, même si je ne sais pas exactement à quelle sauce la vie va me manger dans ce nouveau tournant.

Londres a tout chamboulé. Ca ne fait que 10 mois qu’on est là et cette ville m’a changée. Ce n’est pas pour autant que je l’aime, il faut être clair là dessus. Cette ville est rêche, elle me rend sauvage. J’ai mis du temps à m’habituer. Je ne suis toujours pas sûre d’être à l’aise.

Je n’arrête pas de lire des posts de gens qui viennent en week-end et qui disent que c’est génial. Je suis d’accord. En mode touriste, Londres est magique. Je n’ai jamais autant bien bouffer de ma vie. Oubliez vos mauvais souvenirs d’adolescent. On a tous été traumatisé un jour par cette famille anglaise, qui lors de notre voyage avec le collège, nous a marqués par ses légumes mal cuits et son pudding bizarre. Ca c’est de l’histoire ancienne, depuis que j’ai goûté la viande de chez Hawskmoor, les burritos de Wahaca, les don de Toku , le curry de Curry Paradise, les pizzas de Pizza Metro. La liste est longue. Je vous ferais un post sur toutes les chaines que l’on devrait importer en France. Qu’est ce qu’on nous fait chier avec Burger King alors, que vous devriez manifester pour avoir la chance de goûter aux géniaux burgers Byron .

L’autre son de cloche vient de ceux qui ont quitté la France pour trouver un boulot ici. Tout est beaucoup moins rose parce que la vie est chère, les recruteurs cruels, la concurrence rude, le découragement facile. Et personne ne vous attend parce que vous êtes français. On est entre 300 et 400 mille frenchies qui venons chercher un petit carré d’herbe verte. Préparer vous à engager une longue bataille.

Je me suis sentie souvent démotivée. En arrivant ici il y a presque un an, je n’avais aucune envie de faire un boulot alimentaire. J’ai enchainé les entretiens, les non, avec parfois des feedback constructifs. Il faut, je crois, faire ce parcours du combattant pour s’endurcir et comprendre ce que les gens attendent de nous. J’ai été impressionnée par le nombre d’entretiens qu’il est possible de décrocher. Une dizaine en France en 7 ans contre 15 à Londres en un an. À force d’entrainement, on devient meilleur, on arrive avec plus de bagout, mieux préparé. Y a pas de secret.

Je vais vous dire une chose, il n’est pas plus facile de trouver un job à Londres qu’ailleurs. Arrivez avec un objectif bien précis pour éviter de vous faire balader par la réalité du terrain une fois ici.

Pour ne pas se décourager, pensez à tout.

Et surtout soyez patient. Le nouveau job que je viens de décrocher? C’est une longue aventure qui remonte à décembre. Parfois, les recruteurs prennent leur temps. Ce qui ne signifie pas qu’ils vous ont oublié. Relancez, relancez, relancez.

Lisez des descriptifs de job correspondant au métier que vous ambitionnez. Vous verrez parfois que les requis sont sensiblement différents de ce que l’on demande en France.

Connectez vous avec les bonnes personnes. LinkedIn est cool pour ça. Faite une recherche approfondie sur les agences de recrutement spécialisées dans votre domaine. Google est ton ami.

C’est con mais préparez bien vos entretiens. La première fois que l’on m’a demandée avec quelle méthode je menais mes projets, je me suis sentie très seule. En France, ma seule religion c’était le freestyle. Pas de place pour ça à Londres je peux vous l’assurer. J’ai donc lu des tonnes et des tonnes d’articles sur la méthode Agile que j’ai ressortie à toutes les sauces. Renseignez vous sur les process à l’anglaise. Ils en sont friands.

Parez à toutes les éventualités, même à la question: avez vous des questions? Moi par exemple je pose toujours les mêmes: quelle est votre culture d’entreprise? quelle sont les possibilités d’évolution? Quelles qualités primordiales devra faire preuve le candidat pour être retenu?

Connaissez sur le bout des doigts l’industrie dans laquelle vous travaillez et soyez prêt à dégainer des exemples de best practices que vous avez relevés.

Adaptez votre cv. Vous n’êtes pas sans savoir que les Anglais ne présentent pas comme nous. Pas de diplômes dès les premières lignes. On s’en fiche! Mettez en avant vos compétences. Listez tout ce que vous savez faire, même ce que vous recherchez (exemple: un environnement créatif, une petite équipe etc.) Pour ce qui est de vos experiences professionnelles, décrivez des projets précis sur lesquels vous avez travaillés (budget, taille de l’équipe, votre fonction), ainsi que les outils que vous avez utilisés. Ils adorent les cvs fleuve tant que ça fait de vous une rock star.

Soyez une rock star, c’est tout ce qu’on attend de vous.

Si j’ai d’autres idées, je compléterais ce post. En attendant je file en weekend.

Je vous dis bon courage et à la prochaine!

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