Boite à musique

Feed Me & Crystal Fighters – Love Is All I Got

6 mars 2013

Oh mais c’est que je ne vous oublie pas! Ces dernières semaines ont été dingues dingues dingues. J’ai pris des cours de drague, j’ai décroché un nouveau boulot, j’ai passé du temps en famille, j’ai soigné ma crève. Je suis bientôt prête à revenir en pleine forme. Je vous embrasse. Mais de loin hein, on ne sait jamais. J’avais lu dans les journaux que la reine avait la gastro et le lendemain pouf, elle me l’avait refilée par télépathie.

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C'est la vie

Mon mec est une blogueuse mode

21 février 2013

lilzeon
Quand je l’ai rencontré, il n’avait rien d’une modasse. Ni dans le look, ni dans l’attitude.
Il n’y avait pas non plus de signe annonciateur. On parlait de tout, de rien, si peu de fringues. Je lui ai même appris ce qu’était un sautoir. Tous les week-ends, on allait se balader à Châtelet les Halles et il nous arrivait de faire un petit détour chez Celio ou chez Jules. Au sortir de l’adolescence, il avait un look de skater, Vans au pied, collier de surfer, coupe de plouc (sorry my luv). Plus petit, je lui ai découvert une passion pour les kits Smoby. Il aurait ouvert un blog cuisine, ça m’aurait moins surprise.

Au printemps de notre rencontre, je lui ai offert des cravates. Avec un peu de recul et un soupçon d’honnêteté, je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut être que c’est moi après tout qui l’ai poussé à se rebeller contre le mauvais goût.

Un matin ordinaire, lui sont venues des idées extraordinaires. Il voulait créer un blog mode avec son ami VQ. Je n’ai pas pu m’empêcher de balancer quelque chose du genre « et pourquoi pas un blog brico? »

Je savais qu’il pouvait le faire. Il parlait déjà politique, marketing, social media, photographie. Et par le biais de son héritage professionnel, il pourrait se mettre au tricot demain et convaincre votre grand-mère de publier ses créations sur Pinterest.

Les premiers temps, j’ai cru que ça n’allait être qu’une lubie, aussi fugace qu’excentrique.

Ca ne lui est jamais passé. Mon mec fait ses emplettes online et offline, parle de nail art dans les dîners, et se fait inviter aux défilés de la fashion week.

Le jour où son sa vocation de blogueuse mode m’a sauté à la figure on était au ciné. Assis bien tranquilles devant les pubs et je lui dis: Chouette la nouvelle campagne pour Mango. Il a répondu très calmement « C’est la collection Marni pour H&M »

Quelques semaines plus tard, on se promenait sous la grisaille parisienne et au beau milieu d’un passage piéton il s’est écrié: C’est incroyable, je connais la marque des collants que porte la fille devant nous!

Moi qui ne suis absolument pas portée sur la mode, je regarde son quotidien avec fascination, je l’écoute parler de Cara Delevingne et des tendances saisonales année après années. Les avantages d’être la compagne d’un blogueur mode, je ne les nie pas.
Il fait mon shopping. Et je dois avouer qu’il a bon goût. Je porte tout à quelques pièces près.
Il m’achète Grazia, Elle, Glamour, et les lit plus que moi
Il assume sa part de féminité
Il me prévient quand je n’assortis pas les bonnes couleurs les matins où je ne suis pas bien réveillée

Je lui suis reconnaissante de faire si peu de remarques sur ma dégaine, parce que je ne suis pas une modeuse, loin de là. J’aime les jolies fringues, mais je préfère les jolis films.

Quand il me parle de BryanBoy, je le regarde avec des yeux de poisson rouge, quand j’évoque Bruce Campbell, il n’y  a plus personne dans la place.

Parfois j’ai le sentiment qu’on habite deux planètes différentes. Au quotidien, on créé des ponts pour se rejoindre quelque part où l’on peut se comprendre.

Suivre son blog mode:

http://blogs.lexpress.fr/styles/le-boulevardier/

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Je vais mieux- David Foenkinos

13 février 2013

je-vais-mieux-foenkinosNotre héros a mal au dos.

Je connais un tas de gens qui ont mal au dos. Moi par exemple, j’ai souvent mal au dos. Vous aussi peut-être que vous avez horriblement mal au dos en lisant cette phrase.

Dans  Je vais mieux, David Foenkinos explore les tourments d’un quarantenaire sans nom. Je ne m’habitue pas à ces romans où le héros ne s’appelle pas. Je ploie sous la culpabilité lorsque la dernière page tournée je n’ai pas su de qui on parlait. Le héros est un « je » comme les autres. Ce « je » a une femme qui s’appelle Elise, deux enfants qui ont quitté le cocon familial pour faire leur vie, un très bon pote dentiste – Edouard – et sa femme, une artiste au foyer, des parents avec lesquels il entretient des relations conflictuelles. Jusqu’ici, rien à signaler.

C’est l’histoire de ce mec qui a mal au dos et qui pendant 336 pages essaie de ne plus avoir mal au dos. C’est aussi simple qu’un mal de dent.

Ce roman est une fable absurde, comme la plupart des romans de Foenkinos avec des passages vraiment jubilatoires.

J’ai lu certaines critiques disant que ce livre était plus sérieux que les autres. Alors là franchement je vois pas. C’est pas parce qu’un mec a mal au dos qu’il faut le prendre davantage au sérieux.

J’ai lu aussi des critiques qui spoilaient. Alors je ne dirais rien car j’ai attendu avec impatience que… (spoiler) mais ça n’est arrivé que vers la page 200. Abusé.

Le héros se débat entre ses souffrances physiques et ses tracas quotidiens (sa famille, son boulot, ses examens de santé), le tout formant un conglomérat d’emmerdes indissociables.

Soyons franc, j’ai été bien moins charmée cette fois-ci, mes titres préférés de Foenkinos étant La Délicatesse, Les Souvenirs et Lennon.

Pour reprendre l’expression, j’en ai très vite eu plein le dos de ce roman. Je trouvais qu’il tournait un peu en rond. Je voulais que David change un peu de style, j’avais l’impression de me faire balader. J’ai lutté pour arriver jusqu’au bout et j’ai ressenti une certaine lassitude à chaque page que je tournais.

Si vous découvrez l’auteur, vous saurez certainement apprécier son 13ème roman. Moi, j’avais l’impression de lire un recueil de citations. Y a trop de style, ça tue toute spontanéité. C’est trop écrit, trop prévisible.

Extrait:

« Je n’avais rien dit à Elise de ce que j’avais vécu la veille au bureau. De manière évasive, j’avais laissé entendre que tout s’était bien passé; et finalement, il n’avait pas été très compliqué de s’extirper ainsi de la vérité, car elle avait aussitôt parlé d’autre chose. Son intérêt pour ma cruciale réunion avait été évoqué avec cette politesse de ceux qui vous demandent si vous avez passé une bonne journée sans vraiment écouter la réponse. Notre couple baignait dans cette affection polie où il est si facile de survoler les plaies de l’autre. Cacher ma vie ne nécessitait nul effet violent. En général, ce que je vivais n’était pas soumis à une attention débordante de mon entourage. Au fond, je me mentais sûrement un peu: j’aimais le secret pour me conformer au manque d’attention des autres. Si quelqu’un venait à me poser la moindre question personnelle en manquant un réel intérêt, j’étais prêt à raconter ma vie de fond en comble. J’enviais parfois l’impudeur de ceux qui parlent d’eux pendant des heures, perfusés à l’égocentrisme douillet. »

Les personnages peuvent avoir un caractère suisse et dormir sur des matelas suédois.

Oui ça va on a compris.

Moi j’ai mal aux jambes en ce moment, vous croyez que c’est le stress?

 

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Histoires courtes

12 février 2013

Avant ce désir de devenir auteur, il y avait cet amour des auteurs et des mots.

Je suis souvent tombée amoureuse d’écrivains. Des hommes, des femmes, des artisans littéraires, des fabricants d’histoires. Mon admiration grandissait devant leur capacité à provoquer des larmes ou des rires en assemblant quelques mots à la musicalité ravageuse. Parfois juste avec un verbe et un sujet.

L’auteur sait raconter des histoires sous toutes ses formes. Pas besoin de tartiner 500 pages.

À l’heure ou le médiocre et l’incroyable talent se mélangent sur le web et se répandent sur les réseaux sociaux, le défi des auteurs est de s’essayer à cette modernité. Est-il possible de créer un récit en 140 caractères?

C’est le challenge qu’a lancé le journaliste québécois Fabien Deglise à 25 auteurs québécois, français, et marocains.

Ces histoires courtes se mangent comme des petites friandises. Piochez, goûtez, savourez.

Ma préférée:

Je me souviens de la fin. Tu as demandé : « Où est le lait? » Cinq ans sans toi plus tard, je me dis que j’aurais dû répondre : « Dans le frigo! »
India Desjardins – 15 janvier 2013 15:28:30 HNE


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