Lifestyle

Life is a big project

24 janvier 2012

Hier, selon le calendrier lunaire, on a sauté à pieds joints dans une toute nouvelle année. Gros repas, échanges de voeux, distribution de petites enveloppes rouges porte-bonheur, fusion d’étrennes et d’étreintes. Chúc mừng năm mới, éructons nous triomphalement, en invoquant santé, prospérité, félicité. Dans la foulée, petit coup d’oeil sur l’almanach astrologique. Chez nous, on ne rigole pas avec les prédictions. 2012, placée sous le signe du dragon d’eau annonce de belles réalisations sur le plan personnel… voire des miracles.« Tout ce qui se produit commence par un rêve » disait Carl Sandburg. J’espère que vous avez beaucoup rêvé jusqu’ici, parce qu’il est temps de foncer et d’agir. Les miracles, je n’y crois par trop. En revanche, penser que cette dernière année d’introspection débouchera enfin sur une période de concrétisation me réjouit. Quoi qu’il en soit, année du dragon ou pas, n’ayons qu’un seul principe de vie :

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Changer les choses (changer le monde ? avec des bouquets de fleurs ?) Bordayl, mais comment ? Je suis désorganisée, j’ai des idées qui me mangent le cerveau et qui restent souvent à l’état de brouillon, dépassant de temps en temps le stade des préliminaires. Certains jours, je suis rongée par la procrastination, j’ai envie de ne rien foutre et c’est bien comme ça. Je me laisse porter par les événements, j’ai arrêté de rêver je ne sais plus quand. J’ai repris la semaine dernière. Après, les rêves, c’est comme la drogue, on ne peux plus s’en passer, on les accumule dans un petit coin, on se fait des films, mais combien deviendront des blockbusters ? J’ai vécu jusqu’ici ma vie d’adulte comme un cachet de la poste. Mais, je suis comme vous tous. J’aspire à une vie exaltante, avoir un travail canon, voyager comme Tintin, être capable d’être tout ce que je ne suis pas.

J’aime bien exagérer.

L’envie nous porte. Everything in life should be approached as a project ai-je récemment lu dans l’excellent ouvrage Make Ideas Happen de Scott Belksy.

J’ai décidé de planifier, juste un peu. Il y a quelque temps, j’avais un vision board au-dessus de mon lit, sorte de roadmap de la vie que vous souhaitez : projets, envies, des images et des mots. C’est important de visualiser.

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Ma vie est un grand chantier en ce moment. Mieux vaut ça que de la laisser en jachère.

Et quand je n’ai pas le moral, je mange du chocolat.

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Lifestyle

Amitiés sous respiration artificielle

21 janvier 2012

On dit souvent faire le ménage dans ses amis Facebook, comme si on parlait d’un vieux grenier à débarrasser. Ce sont peut-être ces profils qui s’entassent, forme de masse impersonnelle qui donnent cette impression de désordre et fatras incohérent dans lequel se mélange les souvenirs et les bibelots de tout ordre.

Un Facebookeur a 120 contacts, une moyenne un tout petit peu en dessous du nombre de Dunbar qui établit à 150 la quantité d’amis avec laquelle vous pouvez entretenir à un moment donné une relation stable. On est encore très au-dessus des amis qui se comptent sur les doigts d’une main (qui selon des sources fiables plafonnent à 10). Alors que plus de 800 millions d’utilisateurs chaque jour se pokent, s’ajoutent, likent, commentent, sharent, font une pause Facebook comme on fait une pause clope, moi je me retourne sur ma liste d’amis en décidant de donner un coup de balais. Ce geste m’est contre-nature, parce qu’en 27 ans je n’ai eu de plus grande angoisse que celle de la solitude. Un mal symptomatique d’une époque sur-connectée dont les liens se réduisent à peu de choses, mais qui donne l’illusion d’ être moins seul, tel un palliatif.

Palliatif : Du latin médiéval palliativus, du latin pallium, « le manteau, celui qui protège et réconforte ».

Quand j’étais gosse, je regrettais d’être née un 28 décembre. C’était les vacances scolaires, l’euphorie des fêtes plongeait ce jour particulier dans l’oubli, et n’étant pas une fille à boum, je n’ai que peu de souvenir de festivités amicales. Aujourd’hui, cela va sans dire, je tiens ma revanche. Des inconnus s’en souviennent chaque année grâce à Facebook, 13% de mes contacts me parlent ce jour-là, un ratio victime d’inflation une seule fois-dans l’année. Le lendemain, j’avais déjà perdu mon triple A.

Faire le ménage oui, mais balayer qui ?

Les inconnus ou les quasi-méconnus, cela va sans dire, même si cela implique que mon quota de bon anniversaire va sévèrement décliner l’an prochain. Les visages qui me sont familiers… mais là, tout de suite tu ne me dis rien. Certains anciens collègues de boulot qui votent à droite à qui je n’ai pas reparlé depuis mon pot de départ. Des camarades de classe sans réelle affinité. Des contacts professionnels, parce que Facebook n’est ni Viadeo ni Linkedin. Des rencontres d’un soir. On s’est dit bonjour, maintenant passons à l’au revoir. Et puis il y a les autres. Ce sont les pires. Les amis de longue date que la vie a séparé, que Facebook a rabiboché, mais on a toujours plus rien à se dire. Juste que sentimentalement, ça fait du bien de te savoir là. Je peux de stalker de temps en temps, savoir que tu vas bien – ha tu es marié ? – mais finalement j’aimerais mieux que l’on s’appelle. Facebook est en soi pervers pour ça. Rendre encore plus méconnu ceux que l’on a connu et aimé. Et c’est à ce moment là que j’ai envie d’appuyer sur unfriend. Puis je me ravise. Et je réfléchis encore. On était quand même meilleures amies à 13 ans. Et merde. Tu as oublié mon anniversaire.

Facebook, c’est parfois le couteau qu’on remue dans la plaie. Des amitiés sous respiration artificielle qu’on pourrait débrancher à tout moment. Ce lien inexistant, rendu tangible et c’est un bien grand mot, par une connexion qui tient à un clic. Ah, cette hypocrisie ambiante qui tient chaud, conforte les égos et caresse la nostalgie dans le bon sens du poil. J’y pense et puis j’oublie. Tu émerges puis te renoies dans la masse.

 

 

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Dans ma télévision

Misfits : le marathon

18 janvier 2012

Le 18 décembre dernier, le final de la saison 3 de Misfits nous laissait la bouche grande ouverte et la torpeur au ventre. Après une saison totalement décousue, déjantée, comme d’habitude absurde, mais tellement réjouissante, on se plaindra seulement que 8 épisodes, c’est bien trop court. On aurait pu craindre que le départ de Nathan ne laisse un vide abyssal. L’explication de sa sortie de scène quelque peu expéditive n’aura pourtant pas gâché la suite. Son remplaçant, Rudy nous a régalé en répliques savoureuses et interventions cocasses.

Cette saison, sans réel fil conducteur, a laissé place à un gros délire de scénaristes. Sans spoiler plus, parce que certains ne l’ont pas encore vue, je voulais glisser un mot à ceux qui seraient à Londres ce week-end. Un marathon dans la nuit de samedi à dimanche aura lieu, durant lequel vous pourrez voir ou revoir l’intégralité de la saison de 3 de Misfits. Ca se passe à L’Institut Français, à Londres donc

Pour plus d’infos : http://www.institut-francais.org.uk/totallyserialized/events/misfits.html

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Salles Obscures

Jessica Chastain, étoile de feu

11 janvier 2012

Je suis étonnée que Craig Ferguson et David Letterman ne l’aient pas encore invitée à venir leur faire un brin de causette. Peut-être parce ce que l’emploi du temps de Jessica Chastain a des allures de gruyère suisse depuis un an.  Sa carrière a décollé d’un coup d’un seul en 2011, après quelques débuts balbutiant à la télévision. Avant d’aborder les plateaux, c’est sur les planches de théâtre (croisant modestement sur sa route Philip Seymour Hoffman) qu’elle fait ses premières armes. Elle ne tardera d’ailleurs pas à les retrouver dans une production broadwaienne l’année prochaine.

Je suis tombée sous son charme (en détronnant ainsi l’indétronnable Amber Heard dans mon coeur) comme mes très bon amis Al Pacino, Terrence Malick, Sean Penn, Steven Spielberg. C’est sûr qu’en devenant la coqueluche de ces messieurs, le festival de Chastainiades qui s’ensuivit fut à peine étonnant. Ce n’est pas en mère fragile pleurant son enfant que je l’ai découverte (car je n’ai jeté un oeil à Tree of Life que récemment et n’en suis malheureusement pas venue à bout), mais en blonde peroxydée impudique, maladroite et attachante dans The Help. Les projets se sont enfilés comme des perles pour cette actrice tout juste trentenaire, à la beauté d’une poupée de porcelaine et aux allures d’ado sage. C’est ce qui plaît chez elle. Cette délicatesse et cette douceur dans le regard, sa fragilité aussi. Au cinéma en ce moment, il ne faut ni rater Killing Fields où elle joue les flics à la peau dure, ni Take Shelter dans lequel elle donne la réplique au formidable Michael Shannon en proie à la folie et aux hallucinations.

Comme un caméléon, elle se fond avec aisance dans tout type de rôle et le démontre avec ses projets du moment : Coriolanus, drame shakespearien dirigé par Ralph Fiennes, Mama – une prod. horrifique de Guillermo Del Toro, un futur projet de Terrence Malik une nouvelle fois. En prévision, elle se glissera également dans la peau de Lady Di (Caught in Flight) et risque d’aller traquer Ben Laden dans le futur film de Kathryn Bigelow.

C’est un peu le pendant féminin de Ryan Gosling. Très prisée, un charme fou, on a envie de tomber amoureux et de regarder son talent s’étaler sur grand écran.

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