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Boite à musique, Salles Obscures

The Fault In Our stars (Nos étoiles contraires) – Bande originale

10 juin 2014
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Qui a hâte d’aller voir Nos étoiles contraires? Je vois des mains qui se lèvent timidement au fond de la salle.

Qui est prêt à vider une boîte entière de mouchoirs au cinéma et passer le plus clair du film à hoqueter en silence, et se mordre les lèvres.

Le film sort au UK le 19 juin, en France le 20 août prochain.

J’ai fini par lire le roman car je voulais imaginer Hazel Grace et Gus à mon image avant de les voir incarnés à l’écran par Shailene Woodley et Ansel Elgort.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue parce que j’attendais de ce livre qu’il me surprenne et qu’il réunit finalement tous les ingrédients du bon YA book qui fait pleurer de l’ado de 15 ans qui le refilera à toutes ses copines en chouinant c’est trop beaaaaaau, je veux trouver mon Auguste et qu’il me dise que tout est OKayyyy

Je donne sa chance au film qui j’en suis sûre remplira son rôle de film romantique dépressif de l’année.

Maintenant, à film qui fait chialer, musique qui fait chialer.

J’espère que vous êtes dans le bon mood aujourd’hui, sinon attendez d’être sur la plage cet été avant de plonger dans le bouquin.

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Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai*

9 novembre 2012

*extrait de L’écume des jours

Je n’ai pas lu le roman de Yann Martel. Mais je me souviens qu’à sa sortie, L’Histoire de Pi avait remporté un joli succès et son auteur un Man Booker Prize au passage. Au cinéma, ça fait plusieurs fois que je vois passer le trailer et je suis systématiquement écartelée entre le doute et la fascination. C’est la première fois qu’une bande-annonce me donne davantage envie de me plonger dans le bouquin plutôt que de voir le film, malgré le tourbillon d’onirisme, la présence d’Ang Lee à la réalisation, les musiques qui collent à merveille (superbe intro avec Sæglópur de Sigur Ros; pas fan de Colplay mais Paradise est ici très à propos).

Sans avoir lu le livre, je m’interroge sur la pertinence de l’adapter. Est-ce que tous les best-sellers ont la vocation un jour de devenir un produit visuel? Beaucoup sont déjà passé à la moulinette quand on y pense. Il existe pourtant des univers véritablement difficile à retranscrire. Des histoires destinées à rester dans l’imaginaire de l’auteur et des lecteurs. La littérature reste du domaine de l’intime, elle fait appel à notre créativité, à notre capacité d’interpréter. Quand j’ai vu l’adaptation de La Délicatesse, j’ai bloqué sur Markus. Puis je me suis faite à François Damiens, même si je ne l’imaginais guère ainsi. Le fait qu’il découlait d’un choix de son auteur (Foenkinos a adapté son propre roman) le rendait un peu plus légitime. Mais on avait brusquement interrompu mon tête à tête avec l’écrivain. L’irruption du réalisateur est parfois violente car elle vient chambouler notre propre représentation de l’oeuvre et ça fait chier. Pour revenir aux bouquins inadaptables, maintenant que certains ont désormais lu Fifty Shades of Grey, vous conviendrez que les scénaristes vont devoir se creuse la cervelle très profond pour pondre un scénario basé sur cette spirale du vide.
Autre adaptation incongrue, Michel Gondry est en plein tournage de L’Ecume des jours (je viens de lire que le roman avait déjà adapté une première fois en 1968 par Charles Belmont)  Sacré défi que d’adapter ce fantastique roman de Boris Vian. La sensibilité de Gondry s’y prête bien. D’emblée, je pense à la Science des rêves, qui se rapproche de cet univers. Et puis, je pense aussi à Colin, Chloé, Chick, Nicolas. A quoi vont ils ressembler? Je les ai beaucoup cotoyé dans mon adolescence. J’ai ri et pleurer pour eux. Et maintenant, ils vont  vivre sous les traits de Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh, Omar Sy. Aucune idée de ce que ça va donner. Mais l’envie de zieuter ce qui ressemble déjà à un ovni (puisque le livre en est déjà un) est forte je dois l’avouer.

l_ecume des jours

Mais ce week-end, résolument, c’est Argo que je veux voir.

L’Odyssée de Pi sort le 19 décembre sur vos écrans.

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La Délicatesse : du livre au film

22 décembre 2011

Dès la séquence d’ouverture, j’ai eu cette sensation de familiarité, comme si je retrouvais à l’écran une amie de longue date.

Pourtant, je n’étais plus certaine de son visage.  Ce dont j’étais sûre, c’était qu’elle n’avait pas les traits d’Audrey Tautou. Et Markus encore moins ceux de François Damiens.

Je ne sais pas ce que j’imaginais en fait.

Souvent, on est déçu par les adaptations cinématographiques des livres qu’on a aimés. Parce que. Le choix des acteurs. Les ellipses. Les infidélités au roman. Les digressions. C’est comme si le réalisateur avait bouleversé notre monde.

Qui est le mieux placé pour adapter son livre, si ce n’est l’auteur lui-même. Le fait que David Foenkinos (et son frère) réalise le film m’a rassuré quelque part.

Alors que j’y suis allée avec quelques préjugés, j’ai très rapidement oublié Audrey Tautou, pour me concentrer davantage sur Nathalie et ses turpitudes.

Revenons sur cette séquence d’ouverture, où l’on voit Nathalie remonter la rue sur la sublime musique d’Emilie Simon. Si on a lu le livre, on sait ce qui va lui arriver, mon ventre s’est noué. Je redoutais le tournant de l’histoire.

La musique d’Emilie Simon prend tout son sens lorsque l’on sait que son sublime dernier album, Franky Knight a été écrit en hommage à son compagnon disparu… Un écho troublant, donnant plus de force à chacun des plans que les mélodies, nostalgiques et chaleureuses habillent.

L’amour entre François et Nathalie est contée avec une fulgurance qui rappelle les happy end de Disney, avec l’humour et la poésie de Pixar. Sauf qu’on en était qu’au début. Dans ma tête, tout le livre s’est rejoué. David et son frère ont réussi à insuffler un vent nouveau au bouquin. C’était jubilatoire. J’ai ri et pleuré aux mêmes endroits. J’ai attendu les répliques. Je me suis souvenue de certaines scènes, sorte déjà-vu, en mieux.

Pio Marmai fait un François parfait. Naturel et lumineux. Humain, les cheveux en pagaille.

C’était bizarre de voir François Damiens endosser le rôle de Markus. Je le voyais beaucoup plus suédois… Finalement, il participe à la fabrication de ce couple loufoque d’où résulte une sorte de tendresse comique qui émeut et fait rire doucement. Ses mimiques et sa dégaine loufoque font que l’on s’attache et que l’on comprend Nathalie.

A la question : le film est-il fidèle au livre, je dirai qu’il en est le prolongement.

C’est la première adaptation que j’aime vraiment. Beaucoup. Je compte aller le revoir. Et relire le livre aussi. Et en rire. Et en pleurer.

 

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The Reader, à lire absolument, à voir certainement

22 juillet 2009

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Le danger d’aller voir l’adaptation cinématographique d’un livre que vous avez super bien aimé, voire adoré/trop kiffé/lu vingt fois en cinq ans avant d’aller vous coucher, c’est :

– de vous dire « c’est quoi ce film de merde », parce que vous connaissez trop bien le bouquin pour qu’on vous arnaque comme un amateur
– de détester le scénariste ou le réal. pour massacre volontaire de l’oeuvre (et de le boycotter par la suite tellement vous lui en voulez)
– de relever durant tout le film toutes les erreurs, incohérences, omissions
– de trouver les acteurs fades/mauvais/mal choisis/ à mille lieux de ce que vous aviez imaginez mille fois dans votre tête
– d’attendre en vain tout le long  LA scène (qui n’arrive pas)
– d’être soulagé parce que le film n’ est pas si mal (et une adaptation pas si mal, c’est RARE)
– d’être trop content de mater un film à la hauteur du chef d’oeuvre (attention ceci n’est que peu fréquent)

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S’il faut catégoriser The Reader, adaptation du livre dont je vous parlais quelques posts plus loin (Le Liseur de Bernhard Schlink), je dirais qu’il se situe dans l’avant dernière catégorie. Un film pas trop mal pour une oeuvre qui cinématographiquement parlant aurait pu très rapidement devenir chiante et dégoulinante de pathos. Dans une certaine mesure, Stephen Daldry (qui a déjà commis Billy Elliot mais surtout le magnifique The Hours) reste fidèle au roman. J »avais moi-même beaucoup aimé ce livre, pleuré dessus, me suis émerveillée devant l’écriture de Schlink, m’étais attachée aux personnages. Le film bénéficie d’un casting de qualité : Kate Winslet a décroché l’Oscar de la meilleure actrice grâce à ce rôle (remarquable vers la fin),  Ralph Fiennes a toujours cette classe indescriptible, et surtout David Kross que je regrette de ne pas voir mis plus en avant dans les affiches promo parce que le gamin porte l’intrigue sur ses  épaules une bonne partie du film tout de même.

Même si ça dure deux heures, même si on en connait le dénouement, on se laisse prendre au jeu.

C’est un très beau film qui souffre uniquement de quelques défauts que ceux qui n’auront pas lu le livre ne relèveront même pas.

Toute la partie qui se déroule au tribunal est un peu trop légère à mon goût, il manque également une scène très importante qui se situe durant leur voyage à bicyclette et qui aide à la compréhension, le personnage de Michael adulte aurait du être davantage approfondi, on voit moins l’évolution d’Hannah (dans sa relation avec le kid) dans le film que dans le bouquin… mais tout cela c’est du détail et ne vous empêchera pas d’apprécier ce film.

C’est sûr certains sortiront les mouchoirs, d’autres resteront juste là à contempler ce drame amoureux qui ne laissera personne indifférent, ni indemne.

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Coraline [Trailer]

21 novembre 2008

Sur l’une de mes étagères, trône fièrement Coraline, livre pour enfant, mais qui ô combien parle également aux adultes. Conte noir, obscurément délicieux. D’une main subtile, Neil Gaiman (illustre auteur de romans SF) entraine sa petite protagoniste dans les méandres de sa nouvelle maison, qui, par une porte dérobée, lui ouvre le chemin vers un univers peuplé de créatures étranges aux yeux en forme de bouton (et qui plus est se prennent pour ses parents). J’ai honte de l’avouer, mais je n’ai jamais fini ce livre, bien que court et très agréable à parcourir. Peut-être que le long-métrage animé qui s’en inspire me permettra enfin de connaitre le fin mot de cette étrange aventure. C’est Henri Selick qui pilote ce petit bijou d’animation, réalisateur entres autres de L’Etrange Noel de Monsieur Jack. (dont Tim Burton est le scénariste).

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