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La Délicatesse : du livre au film

Dès la séquence d’ouverture, j’ai eu cette sensation de familiarité, comme si je retrouvais à l’écran une amie de longue date.

Pourtant, je n’étais plus certaine de son visage.  Ce dont j’étais sûre, c’était qu’elle n’avait pas les traits d’Audrey Tautou. Et Markus encore moins ceux de François Damiens.

Je ne sais pas ce que j’imaginais en fait.

Souvent, on est déçu par les adaptations cinématographiques des livres qu’on a aimés. Parce que. Le choix des acteurs. Les ellipses. Les infidélités au roman. Les digressions. C’est comme si le réalisateur avait bouleversé notre monde.

Qui est le mieux placé pour adapter son livre, si ce n’est l’auteur lui-même. Le fait que David Foenkinos (et son frère) réalise le film m’a rassuré quelque part.

Alors que j’y suis allée avec quelques préjugés, j’ai très rapidement oublié Audrey Tautou, pour me concentrer davantage sur Nathalie et ses turpitudes.

Revenons sur cette séquence d’ouverture, où l’on voit Nathalie remonter la rue sur la sublime musique d’Emilie Simon. Si on a lu le livre, on sait ce qui va lui arriver, mon ventre s’est noué. Je redoutais le tournant de l’histoire.

La musique d’Emilie Simon prend tout son sens lorsque l’on sait que son sublime dernier album, Franky Knight a été écrit en hommage à son compagnon disparu… Un écho troublant, donnant plus de force à chacun des plans que les mélodies, nostalgiques et chaleureuses habillent.

L’amour entre François et Nathalie est contée avec une fulgurance qui rappelle les happy end de Disney, avec l’humour et la poésie de Pixar. Sauf qu’on en était qu’au début. Dans ma tête, tout le livre s’est rejoué. David et son frère ont réussi à insuffler un vent nouveau au bouquin. C’était jubilatoire. J’ai ri et pleuré aux mêmes endroits. J’ai attendu les répliques. Je me suis souvenue de certaines scènes, sorte déjà-vu, en mieux.

Pio Marmai fait un François parfait. Naturel et lumineux. Humain, les cheveux en pagaille.

C’était bizarre de voir François Damiens endosser le rôle de Markus. Je le voyais beaucoup plus suédois… Finalement, il participe à la fabrication de ce couple loufoque d’où résulte une sorte de tendresse comique qui émeut et fait rire doucement. Ses mimiques et sa dégaine loufoque font que l’on s’attache et que l’on comprend Nathalie.

A la question : le film est-il fidèle au livre, je dirai qu’il en est le prolongement.

C’est la première adaptation que j’aime vraiment. Beaucoup. Je compte aller le revoir. Et relire le livre aussi. Et en rire. Et en pleurer.

 





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The Reader, à lire absolument, à voir certainement

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Le danger d’aller voir l’adaptation cinématographique d’un livre que vous avez super bien aimé, voire adoré/trop kiffé/lu vingt fois en cinq ans avant d’aller vous coucher, c’est :

- de vous dire « c’est quoi ce film de merde », parce que vous connaissez trop bien le bouquin pour qu’on vous arnaque comme un amateur
- de détester le scénariste ou le réal. pour massacre volontaire de l’oeuvre (et de le boycotter par la suite tellement vous lui en voulez)
- de relever durant tout le film toutes les erreurs, incohérences, omissions
- de trouver les acteurs fades/mauvais/mal choisis/ à mille lieux de ce que vous aviez imaginez mille fois dans votre tête
- d’attendre en vain tout le long  LA scène (qui n’arrive pas)
- d’être soulagé parce que le film n’ est pas si mal (et une adaptation pas si mal, c’est RARE)
- d’être trop content de mater un film à la hauteur du chef d’oeuvre (attention ceci n’est que peu fréquent)

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S’il faut catégoriser The Reader, adaptation du livre dont je vous parlais quelques posts plus loin (Le Liseur de Bernhard Schlink), je dirais qu’il se situe dans l’avant dernière catégorie. Un film pas trop mal pour une oeuvre qui cinématographiquement parlant aurait pu très rapidement devenir chiante et dégoulinante de pathos. Dans une certaine mesure, Stephen Daldry (qui a déjà commis Billy Elliot mais surtout le magnifique The Hours) reste fidèle au roman. J »avais moi-même beaucoup aimé ce livre, pleuré dessus, me suis émerveillée devant l’écriture de Schlink, m’étais attachée aux personnages. Le film bénéficie d’un casting de qualité : Kate Winslet a décroché l’Oscar de la meilleure actrice grâce à ce rôle (remarquable vers la fin),  Ralph Fiennes a toujours cette classe indescriptible, et surtout David Kross que je regrette de ne pas voir mis plus en avant dans les affiches promo parce que le gamin porte l’intrigue sur ses  épaules une bonne partie du film tout de même.

Même si ça dure deux heures, même si on en connait le dénouement, on se laisse prendre au jeu.

C’est un très beau film qui souffre uniquement de quelques défauts que ceux qui n’auront pas lu le livre ne relèveront même pas.

Toute la partie qui se déroule au tribunal est un peu trop légère à mon goût, il manque également une scène très importante qui se situe durant leur voyage à bicyclette et qui aide à la compréhension, le personnage de Michael adulte aurait du être davantage approfondi, on voit moins l’évolution d’Hannah (dans sa relation avec le kid) dans le film que dans le bouquin… mais tout cela c’est du détail et ne vous empêchera pas d’apprécier ce film.

C’est sûr certains sortiront les mouchoirs, d’autres resteront juste là à contempler ce drame amoureux qui ne laissera personne indifférent, ni indemne.





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Coraline [Trailer]

Sur l’une de mes étagères, trône fièrement Coraline, livre pour enfant, mais qui ô combien parle également aux adultes. Conte noir, obscurément délicieux. D’une main subtile, Neil Gaiman (illustre auteur de romans SF) entraine sa petite protagoniste dans les méandres de sa nouvelle maison, qui, par une porte dérobée, lui ouvre le chemin vers un univers peuplé de créatures étranges aux yeux en forme de bouton (et qui plus est se prennent pour ses parents). J’ai honte de l’avouer, mais je n’ai jamais fini ce livre, bien que court et très agréable à parcourir. Peut-être que le long-métrage animé qui s’en inspire me permettra enfin de connaitre le fin mot de cette étrange aventure. C’est Henri Selick qui pilote ce petit bijou d’animation, réalisateur entres autres de L’Etrange Noel de Monsieur Jack. (dont Tim Burton est le scénariste).





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The Curious Case of Benjamin Button [trailer]

Benjamin Button

Naitre vieux, vieillir jeune. Le temps qui s’écoule à rebours, incontrôlable. Un paradoxe joliment mis en scène par le réalisateur de Zodiac, Panic Room ou encore Se7en entre autres. Certains crient déjà à l’Oscar. Moi j’attends de voir même si les premières images sont alléchantes. Neuf ans après Fight Club, le duo Fincher-Pitt remet ça dans l’adaptation d’une nouvelle de Fitzgerald datant des années 20. Mais au vu des dernières rumeurs, le script qui aurait été remanié, s’appuierait peut-être sur un autre livre plus récent (2004) traitant du même sujet The Confessins of Max Tivoli de Andrew Sean Greer. Quel micmac. Quel choix scénaristique aura fait Eric Roth? On le saura bien assez tôt en regardant le film (ou pas si on a lu ni le premier ni le second livre).

La nouvelle bande-annonce de The Curious Case of Benjamin Button a résolument quelque chose de fascinant et d’hypnotique, bien que la première mouture, il y a quelques temps, a déjà pu nous interpelé.

Imaginez un gosse qui nait avec l’apparence d’un vieillard de 80 ans, rajeunit au lieu de vieillir, tombe amoureux au milieu de sa vie d’une jeune femme dont la vie se déroule de façon « normale ». Ca donne en tous cas un film dont on admire dans cette BA une photo superbe et une bien étrange histoire qui ne peut que susciter notre curiosité.

Au casting, on retrouve bien entendu Brad Pitt et à ses côtés Cate Blanchett, Tilda Swinton, Taraji P. Henson, Jason Flemyng, Elias Koteas et Julia Ormond.

Le 4 février prochain sur nos écrans.






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Tintin au cinéma

EDIT du 11 juillet 2001 avec cette version longue de la bande-annonce :

EDIT Le premier trailer du film est désormais en ligne :

Tintin

Tintin c’est. Les bédés de ma soeur empilés dans la mini-bibliothèque en bois d’ébène à côté de Proust et Maupassant, dévorés et re-dévorés dans mon enfance. La série animée suivie à la sortie de l’école où en prime lorsque ça passait sur M6 (ou était-ce France 3?). C’est Hergé, alias le belge George Rémi,. C’est aussi d’avoir entendu pleins d’amis dire que Tintin c’est nul et beaufissime. Bon pourquoi je vous raconte tout ça. Parce qu’après 25 ans de négo, les Studios Dreamworks avaient décidé l’an passé d’adapter au cinéma une série de films consacrés au reporter à la houppette blonde. Perso, ça me fait bizarre de me dire que ce sont encore ces américains qui vont transposer sur grand écran les aventures de ce héros, proche de nous et qui pour une fois n’a ni costume moule-bite,ni pouvoir extraordinaires. Spielberg qui plus est s’attèlera à nous pondre un premier volet dédié au Crabe aux pinces d’or. Plus étonnant encore, tout ceci s’inscrit dans une trilogie dont le second opus, Le Secret de le Licorne, sera mené par Peter Jackson, à qui l’on doit l’adaptation de la trilogie tolkienne du Seigneur des Anneaux, mais plus encore, Braindead et Bad Taste, Créatures célestes, mes préférés. Le troisième volet, qui sera vraisemblablement centrée autour des 7 boules de cristal, verra les deux réalisateurs collaborer. Pour jouer le rôle de Tintin, c’est Thomas Sangster qui s’y colle, gueule d’ange aperçue dans Love Actually, alors qu’ Andy Serkis quitte son costume de Gollum pour celui du capitaine Haddock. Pas d’autres infos sur le reste du casting, mais on sait d’ores et déjà que le film sera en grande partie réalisé en motion capture comme dans Beowulf et que la première sortie est prévue pour 2010. Tiens du coup, vu l’actu, je vais me replonger dans Tintin au Tibet. EDIT Peter Jackson et Steven Spelberg ont choisi le magazine Empire pour dévoiler les premières images du film :





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