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Se prendre pour des Captains Awesome

* regarder Chuck pour comprendre

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Ma mère pense que je fais du marketing. En vrai, je suis une webmarketeuse. Ca veut dire pompeusement que j’essaie de booster l’influence et la visibilité en ligne de mes clients. En soirée (mariage/baptême/barmitzva), pour faire court, je dis que je bosse dans le web. Mais c’est faux. Bosser dans le web ça ne veux rien dire parce que pour le commun des mortels ça veut dire que je fais de l’informatique. Je l’ai entendue tellement de fois celle-là. Je ne code pas, je ne développe pas, je ne fais pas des sites internet, je ne répare pas les ordis (sauf le pc de mon père). L’horreur. J’arrive avant ou après, pendant je fais de la gestion de projets ou de conflit selon.

Je passe à peu près 14 heures par jour devant mon écran, parfois plus, et j’observe. Les tendances, les gens, les usages, ce qui fonctionne, ce qui foire, ce qui fait rire les gens, ce qu’ils aiment partager avec leur voisin, dans le jargon, on parlera de la magie du viral. Facebook, Twitter, les blogs, les discussions online je les écoute. Tout ça fait partie de  mon travail. Parfois ça ressemble à de la socio. J’essaie de comprendre les mécanismes. Au delà des machines, des outils, des supports, l’être humain reste au centre des préoccupations. Parce que pour comprendre pourquoi tout cela fonctionne, il faut comprendre comment les gens pensent pour ne pas critiquer gratuitement ou s’extasier aisément.

J’essaie de prendre du recul, de ne pas faire partie du troupeau, parfois c’est compliqué. C’est plus facile de se fondre dans le moule et dire combien la tendance est géniale bien qu’elle soit fucking bullshit. Je me demande pourquoi les gens se précipitent sur tel ou tel service. Je ris parce qu’on est souvent à la bourre ou qu’on copie bêtement (ce qui ressemble parfois à du suçage de boules et je déteste ça). Les services web c’est un peu comme les séries américaines, on a en France, parfois/souvent une ou deux saisons de retard. Et puis quand ça débarque, ça fait un carton. Ca blase ceux qui auraient choper ça en avance et qui s’en taperait des rediff (ça tape surtout sur le système). Autrement les bons scénaristes traversent l’Atlantique et se font de la maille là où on leur donnera un peu plus de chance.

Si vous êtes vous mêmes férus de web, de réseaux sociaux, vous aurez constaté que la grande mode du moment, c’est d’utiliser Friendfeed. Comme je le disais dans un de mes tweets, c’est un peu vintage comme concept. C’est comme ressortir les vieilles fringues de maman et de faire croire que c’est la mode. Mais qui croit-on berner. Aux States ou en Corée du Sud, ils sont déjà passé à autre chose pendant qu’on se pâme devant le machin.

Le web s’est embourgeoisé. On pète parfois plus haut que notre cul. Et je ne trouve pas de raison légitime à tout ça. Il n’existe pas une « élite » du web ou quelque chose de ce genre. Appartenir à un blogo-cercle quelconque ne nous donne pas plus de pouvoirs (mais peut être plus de privilèges à mon grand désarroi). Parfois ceux qui ne sont pas « du milieu » voit des paillettes comme s’il existait un showbiz de la blosphère ou du web en général. Mais derrière tout cet écran de fumée, on est encore là avec notre barque en bois et nos rames. Je ne devrais sans doute pas dire tout ça. Mais ça ferait du bien que nous redevenions un peu plus humbles.





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Etre qui on veut être

Gilliqn Anderson

La vie est une question de priorités, d’objectifs, de choix. C’est ce qui, je suppose nous différencie d’un animal ordinaire. L’évolution, le changement, sur une échelle chronologique dont la flèche pointe vers l’avenir, doit pouvoir laisser le passé à sa place. Quoi qu’on ait fait, d’où que l’on vienne, rien de ce qui aura marqué notre vie antérieure (je parle en terme chronologique toujours et non pas d’évènement ésotérique ou mystique quelconque), ne peut, et j’en suis persuadée prédire qui on sera dans une semaine, un an ou une décennie. Je porte encore beaucoup d’espoirs, et quelles que soient les blessures, les dires, les malheurs souhaités par autrui, on devrait être capable de construire son propre bonheur. Ce n’est pas une question de ce que l’on mérite par rapport à ce qu’on a fait. C’est quoi ça? Le karma? Non c’est juste que demain n’a rien à voir avec hier. Car pensé ainsi, c’est renier la possibilité d’évolution de l’individu et j’ai toujours refusé de me dire que si à un point A on est dépressif, au point B on le sera encore.
J’aimerais écrire noir sur blanc ici une définition de la réussite que j’ai toujours trouvée très juste et qui selon moi résume parfaitement l’équation équilibrée de ce vers quoi il est honnête de tendre.

La réussite.

« Rire souvent et beaucoup, mériter le respect des gens intelligents et l’affection des enfants, gagner l’estime des critiques honnêtes et endurer les trahisons de ceux qui ne sont pas de vrais amis, apprécier la beauté, trouver ce qu’il y a de mieux dans les autres, laisser derrière soi un monde un peu meilleur, par un bel enfant, un jardin fleuri, ou une condition sociale moins dure, savoir qu’une vie seulement a respiré plus facilement grâce à vous, voilà ce qu’est la réussite. »

Tony Robbins

Dans l’avion aujourd’hui, j’ai repensé à mon grand-père décédé en ce début d’année et avec qui j’ai passé chaque jour des vingt premières années de ma vie et je me suis demandée si par rapport à cet homme respectable j’étais à la hauteur. Il n’y a rien de plus motivant que de se placer par rapport à des gens qui vous ont été chers et que vous avez si souvent admirer. Et pour la première fois de ma vie, je me suis dit que je n’avais pas à avoir honte de ce que j’étais devenue. Malgré tout ce qui pouvait ce dire.

Big Up grandpa. Luv You wherever you are.





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Babylon AD, quelle fumisterie!

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Les adaptations libres. – Babylon Babies – de son inspiration. Comment dire. Dantec-a-t-il vu le film? J’aurais aimé voir sa tête. Est-ce étonnant si Mathieu Kassovitz a détesté son expérience sur Babylon AD? Pas mieux, car nous non plus, on n’a pas trouvé ça génial. C’était même plutôt scandaleux. Une arnaque de 93 minutes pourtant amputé de 15 minutes par les studios hollywoodiens- je les hais) , et qui semble déjà trop longuette. On comprend pourquoi Kassovitz a la haine contre eux.

La Haine a maintenant 13 ans, et je ne me rappelle pas avoir été bluffé par la caméra de Mathieu depuis. C’est dommage, car ce mec a vraiment quelque chose, mais que l’on attend, encore et encore à chaque nouvelle sortie. Les Rivières Pourpres se regarde gentillement un dimanche soir sous la couette avec un grog à la main et Gothika -hum-, prod. Dark Castle (Joel Silver) sur laquelle je ne m’étalerai même pas… Si seulement Hollywood lui avait laissé faire le film qu’il voulait.

Dans une interview donné à AMCTV, il ne cache pas sa colère:

« Je n’ai pas pu faire la moindre scène comme elle était écrite ou comme je le souhaitais. Le scénario n’a pas été suivi. De mauvais producteurs, de mauvais collaborateurs, ce fut une expérience atroce. »


Babylon AD
a provoqué ma perplexité, trop de grotesque, tant d’incohérence. Du scénar, à la mise en scène, jusqu’au jeu des acteurs. Pour la première fois, j’eus de la peine pour Vin Diesel, empêtré dans un rôle, que lui même dénigre, jugeant que sa performance est « restée sur le sol du département du montage ». C’est dire.

Depardieu dans le rôle d’un mercenaire russe fait tout juste rire par son ridicule, Mélanie Thierry tient encore la route, mignonette et fraiche qu’elle est, je crois qu’elle vient de fracasser sa carrière. Charlotte Rampling dans son rôle de prêtresse du futur reste digne alors que Michelle Yeoh semble avoir été télétransportée de la Chine médiévale (Tigres et Dragons) au New York de 2013 sans transition. Un New York pompé quelque peu sur celui de Besson.

Babylon AD

Ca aurait pu être bien, au lieu de ça :

« C’est juste violent et stupide. L’action avait un but : elle devait être construite d’un point du vue métaphysique ou vécue comme une expérience par les personnages. À la place, certaines scènes du film ressemblent à un mauvais épisode de 24 Heures Chrono. »

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Mathieu s’emporte et moi aussi. Déception, et incompréhension sont au menu après le visionnage de ce film qui nous promettait une petite claque dans notre gueule et qui finit par nous mettre KO de contrariété. Dommage.

Babylon AD





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Hellboy is a funny boy!

En attendant le retour du démon le plus attachant de la sphère comics (le 29 octobre prochain), je vous invite à regarder cette série de vidéos promos dans laquelle Hellboy se met en scène de manière hilarante. Vous reconnaîtrez certainement dans la première vidéo, Zachari Levy de Chuck. J’adore le coup du chat. Merow.







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