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Summer Wars & le dernier né de Ghibli

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La semaine dernière je suis allée voir Summer Wars. Autant vous dire je n’étais pas retombée en enfance dans une salle obscure depuis un bon bout de temps. Je n’étais pas allée voir un film d’animation au cinéma depuis Ponyo et honnêtement, il y a pleins de réalisateur pour lesquels je ferais des infidélités à Hayao Miyazaki. Mamoru Hosoda fait parti de ceux-là. En 2006, j’étais déjà tombée sous le charme de La Traversée du temps, je ne fus pas déçue avec Summers Wars. Vous savez le plus jouissif ? Etre dans une salle comble qui déborde d’adultes qui pouffent de rire et qui s’éclatent autant que vous devant un film d’animation qui amuserait votre petit neveu de 6 ans. Drôle, émouvant, Summer Wars raconte comment Kenji se retrouve à jouer le petit ami de la fille dont il est amoureux, puis à devoir sauver le monde suite au piratage d’un réseau virtuel mondial. J’ai tout aimé : le graphisme, le scénario, la galerie de personnages, la vision de notre monde réel dans lequel s’immisce de plus en plus le virtuel jusqu’à pouvoir l’anéantir. A voir absolument, d’urgence même !

Autrement, pour les fans de Ghibli (célèbre studio créé justement par Miyazaki), petit coup d’oeil sur leur dernière création, par le réal. Hiromasa Yonebayashi qui fait ses début avec une adaptation du roman de Mary Norton,The Borrowers. D’après les premières images, il semblerait qu’on reste toujours dans la même lignée que Mon Voisin Totoro. Seems kawaii.





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Shutter Island

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De mémoire, Shutter Island avait été pour moi une grosse claque. Mais cela fait tellement longtemps que je l’ai lu (à l’époque j’avais emprunté la version grand format à la bibliothèque de ma ville) que la fin flottait indistinctement dans la brume de mes souvenirs avant que je ne la redécouvre hier à l’écran devant la caméra de Scorsese.

Pas de doute, l’adaptation du livre est fidèle. Mais cela suffit-il pour en faire un bon film ?

Un jour avant que je ne le vis, une amie m’a demandé après l’avoir vu s’il fallait comprendre qu’il y avait plusieurs fins possibles. Malgré mes vagues réminiscences, il ne me semblait pas que le livre donnait le choix lorsque l’on refermait la dernière page.

Malgré sa durée (2h17), le film réussit a ne pas vous endormir, quoique certains passages manquent cruellement de subtilité.

Même si j’évite de me pâmer devant Léonardo Dicaprio, j’admets que c’est un excellent acteur et dans ce cas précis, réussit admirablement à nous emmener là où un banal guignol sans talent n’aurait pas même franchi la mer (scène d’ouverture)

Dans le saladier, un tas de bons ingrédients : bon réal, excellents acteurs (n’oublions surtout pas Mark Ruffalo, Ben Kingsley & Max von Sydow entre autres), bonne maitrise de l’intrigue, je n’arrivais pas réellement à savoir en sortant de là ce qui clochait. Et même encore maintenant, j’ai l’impression d’être dubitative concernant le traitement pour lequel a opté Scorsese.

Est-ce parce que j’ai lu le livre ? Ou parce que j’adule l’écriture de Dennis Lehane qui vous prend par la main et vous fait passer de la peur à l’effroi en un saut de ligne.

Ou peut être qu’il manque un je ne sais quoi.

Mystic River, adaptation d’un autre best-seller de Lehane, cette fois-ci dirigé par Clint Eastwood, m’avait semblé plus abouti, pourtant il m’est difficile de vous dire ce qui distingue les deux films.

Shutter Island n’est pas mauvais en soi, mais il laisse un goût d’inachevé.

Je m’en vais de ce pas, relire le bouquin.





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Oui Jérôme c’est toi, non tu n’as pas changé

20h35. Nous arrivons sur le boulevard Bonne Nouvelle. Il reste un peu moins d’une heure avant le début du spectacle. Au loin j’aperçois les néons du théâtre du Gymnase. La bâtisse de loin parait imposante. Nous n’aurons pas le temps d’y faire un tour car je m’étais plantée de théâtre. Acte manqué ou simple étourderie ? J’avais hésité entre nous prendre des places pour Kavanagh ou Commandeur. Du coup je vote et j’achète Jérôme Commandeur et je nous amène jusqu’à Anthony Kavanagh (de toutes façon je l’ai déjà vu il y a un an et demi et ce n’est pas non plus à se taper le cul par terre. Quoique). Il n’y a aucune logique. On hèle un taxi, on pique-nique (le contraire de diner) au Quick (le premier depuis 8 mois, on sait pourquoi), on admire La Loco qui vit peut-être ses dernières heures, puis on file à La Comédie de Paris, nichée dans une rue cosy non loin de Pigalle, juste en face du KataBar, spot de métalleux où je n’ai pas mis les pieds depuis plus de cent ans (mais je recommande cette adresse).

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21h30 pétantes on y est. Une foule compacte remplit déjà l’étroit trottoir qui sert de « salle d’attente » de la Comédie de Paris. On attend un peu sans doute la fin du spectacle précédant : Ma Collocataire est encore une garce. Les gens qui sortent ont l’air de faire la gueule. Pourtant ça ne veut rien dire. La preuve, je fais souvent la gueule en sortant des comédies au ciné. Juste comme ça, pour la forme. Pour mettre mes successeurs sur la mauvaise piste genre « vous allez vous faire chier ». ouais ça ne se fait pas!

Vers 21h45 on entre, on est super impatient, surtout que la veille on nous avait dit que ça n’allait pas être drôle (putain c’est ballot pour un one man show!). Mais on s’en fiche, car on est bon public avec L. et que quoiqu’on en dise, le sketch sur Facebook que j’avais vu avant de m’être décidée m’avait fait rire.



On est bien placé et on s’est dit : p’tain c’est cool d’avoir moins de 26 ans, car OUI, si t’as moins de 26 ans, c’est 17 euros la place et diantre, pour 17 euros, on ne regrette pas le déplacement, parce qu’on a A-DO-RE. (je parle en mon nom, faut que j’arrête avec ce syndrôme du « we » cf. How I met your mother). Je pense ne pas me tromper en disant qu’il a adoré aussi (tu confirmes ?)

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Le spectacle commence. La localisation du lieu (Pigalle) permet à Jéjé nous échauffer les maxillaires. Et c’est parti pour une heure et demi de folie. Les personnages défilent. Loufoques, caricaturaux, proches de nous (oh oui on se sent proche de toi Jérôme). Routier, alter-mondialiste, lectrice de Psychologie Magazine, sans oublier ce fabuleux passage avec Emile et Image (vous êtes toujours làààààààà - adopter une voix sur-aigue). J’ai pris une photo au péril de ma vie, et je me suis loupée. Il m’a grillée le bougre, me demande au loin si je le prenais en photo ou si je pointais un gun sur lui (merci la petite lumière rouge du cyber-shot de SONY, il porte bien son nom celui-là tiens). Elle est flou, mais c’est pour la beauté du geste.

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Je vais être honnête, j’ai beaucoup de mal avec les comiques français. Parce que je les trouve lourds, ou pas drôle, ou lourds, ou pas drôles, au choix en fait. Du coup, je suis plutôt satisfaite du moment que j’ai passé hier soir parce que j’ai ri tout le long. La salle, plutôt intimiste (mais pleine à craquer depuis 3 semaines que le spectacle a commencé) permet des échanges plutôt cocasses entre l’artiste et son public. Cette proximité qu’il arrive à instaurer en plein show est somme toute appréciable. Voilà, je crois que j’ai tout dit. Il ne vous reste plus qu’à aller courir le voir si le coeur vous en dit, le mien vous crie Gooooo.

Pour info, ce billet n’est pas sponsorié. Et oui j’ai payé mes places, parce qu’on m’a signalé hier sur Twitter « j’espère que t’as eu ta place gratos ». Mais ceci fera l’objet d’un autre poste dans lequel je passerais sans doute un coup de gueule sur le fait que les agences qui bossent avec des blogueurs ne leur payent pas encore leur facture d’EDF. quelle blague j’te jure.





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