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Watch the book or read the movie, whatever
17/08/10
Carey Mulligan
L’autre jour, j’ai cherché sur IMDB la liste de films dans lesquels Carrey Mulligan, l’actrice principale d’Une Education, avait joué. Je recensais surtout des films que je n’avais pas vus, Wall Street: Money Never Sleeps, Brothers, The Greatest. Il y a bien Public Ennemies mais je m’étais endormie. J’ai dû raté le bref passage dans lequel elle est apparue. Tout en haut de la liste, un titre m’interpelle, Never Let me go, daté de 2010. Je clique dessus. Intriguée par ce titre qui me disait vaguement quelque chose, je reconnais alors l’auteur Kazuo Ishiguro (Les Vestiges du jour), et son bouquin « Auprès de moi toujours » qui trône sur ma bibliothèque et que je n’ai toujours pas lu. Ce livre même qui va être adapté eu cinéma avec dans les rôles principaux Keira Knightley, Carey Mulligan, Andrew Garfield & Charlotte Rampling. Pour vous donner une idée du style, voici la bande-annonce.
Du coup, je crois que je vais lire le livre avant de regarder le film.
En inspectant ma bibliothèque, je me suis rendue compte qu’il y avait quelques livres que j’avais lus, qui avaient été adaptés après coup, ou qui allaient l’être, mieux encore, j’ai ajouté la catégorie de ceux que j’adorerais voir au cinéma.
Dans le genre, films déjà adaptés : L’élégance du hérisson (mais je n’ai jamais réussi à finir le bouquin), Shutter Island (pas facile de s’attaquer à l’un de mes polars favoris, mais puisque c’est Scorsese et Dicaprio, on dira que c’est moins pire que ce qu’on aurait pu imaginer) ainsi que les autres romans de Dennis Lehane : Mystic River, Gone Baby Gone; il y eut également 99F (no comment), La Route (pas encore vu le film avec Viggo Mortensen, mais pour ceux que ça intéresse, ce dernier va également jouer dans l’adaptation du très célébre Sur La route de Jack Kerouac – on peut donc dire que Viggo aime les routes… ), sans parler des classiques tels que Le Parfum de Süskind, Gomorra, et même Coraline de Neil Gaiman, excellent auteur cela dit en passant.
Quant à un de mes coups de coeur de cet hiver, Le mec de la tombe d’à côté, il a été adapté au théâtre. (à lire les pieds en éventail sur la plage ou en un Paris-Montpellier en TGV, ça se lit très vite et c’est mignonnet)
Pour ceux que j’attends, il va sans dire qu’on retrouve, comme je vous l’ai déjà dit sur ces lignes Mange, Prie, Aime, mais également l’adaptation de No et moi, de Delphine de Vigan, porté à l’écran par Zabou Breitman (c’est sa fille Anna Chalon qui se charge de la B.O, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai appris que le film était en chantier). On m’a offert le bouquin il y a pas mal de temps déjà, mais ce n’est que cette année que j’ai eu le temps de m’y attaquer. J’ai été touchée par le personnage de Lou, 13 ans, gamine trop intelligente pour son âge, qui se prend d’affection pour une SDF, No. Un roman d’apprentissage où Lou se confronte aux affres de la vie avec le coeur et la raison, partagée entre l’âge adulte et l’enfance. Un roman qu’on a envie de serrer tout contre soi jusqu’à la dernière page.
Finissons par les romans que j’aimerais voir un jour adapté au cinéma :
La fille qui marchait sur l’eau, Siddharth Dhanvant Shanghvi : ferait un très joli Bollywood
Seul le silence, Roger-Jon Ellory : avec aux manette monsieur Clint Eastwood
Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol : évidemment !
J’étais derrière toi, Nicolas Fargues. Moi qui aime passionnément les histoires à l’eau de rose, ce roman pourrait donner un très joli film. Extrait :
« C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre. » (genre en voix off avec Romain Duris ? miam)
J’allais vous dire que je rêve de voir adapté le livre que je suis en train de lire, Les bébés de la consigne automatique de Ryu Murakami, par un japonais déjanté du style Takashi Miike, mais apparemment le projet est en cours. Qui vivra verra.
Une Education sentimentale
9/08/10
Prenez la fraicheur innocente de la jeune Carey Mulligan (25 ans en vrai, 16 dans le film, mais son visage poupon et ses jupes plissées nous feront oublier le subterfuge), ajoutez-y le charme marqué et marquant de Peter Saasgard, faites les se rencontrer dans les années 60 et l’on obtient Une éducation qui a été nominé cette année dans la catégorie Meilleur Film aux Oscars, avec en sus une nomination pour Carey, en tant que potentielle meilleure actrice.
Une Education c’est avant tout l’adaptation d’un récit autobiographique coulée de la plume de Lynn Barber, journaliste à The Observer. A l’écran, la réalisatrice Lone Scherfig nous livre un film qui se regarde comme on boirait un cosmopolitan à petite gorgée en regardant Sabrina (film de 1954 avec Audrey Hepburn).
Jenny rêve d’intégrer Oxford et tout en rêvant de découvrir les charmes de Paris, elle écoute Juliette Gréco le soir dans sa chambre et fume comme une mondaine, avec une moue pincée. Un jour de pluie, seule avec son violoncelle, elle se fait accoster par un homme David, qui se propose de la raccompagner. Cet homme beaucoup plus vieux qu’elle, fera valser son adolescence dans les clubs de jazz, les salles d’enchères et les bords de Seine.
L’âge adulte happe Jenny sans prévenir. Certains rêves (ceux de Paris, de littérature et de la vie, la vraie), en piétineront d’autres (Oxford). Carey Mulligan est lumineuse dans ce rôle où on la voit se métamorphoser au fur et à mesure que sa relation avec David la façonne en cette femme qu’elle rêvait de devenir.
Mais c’est sans compter le mystère qui entoure l’homme dont elle s’éprend, que Peter Saasgard arrive à merveille à nous faire et aimer et craindre à la fois. Une crainte qui s’empare du spectateur comme un instinct paternel naturel. Les parents de Jenny (excellent Alfred Molina dans le rôle du père) justement nous sont présentés de manière très lucide. Un soupçon d’hypocrisie et de désirs transférés sur leur fille. Dur de choisir encore la raison et les sentiments.
Si Jenny aime à parler français pour se sentir distinguée et cultivée, ce ne sont justement que quelques mots anglais qui me viennent pour décrire ce film : smart, clever & brilliant.

















































