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True Live @ La Belleviloise kept myself awake

Après avoir vu une première fois True Live aux derniers Solidays, s’en est suivi une envie impérieuse de retenter l’expérience. Par chance, ils étaient dans les parages et squattaient hier soir le Club de la Belleviloise. Premier constat, l’expérience de la petite salle décuple les sensations. Bien sûr la scène n’était pas assez spacieuse pour que, comme sous le chapiteau du César Circus, on assiste à un petit numéro de hula-hop. Petite configuration, mais salle bien remplie et public à bloc.

Les musiciens commencent à se chauffer, Ryan Ritchie apparait dans son costume cravate. La cravate quitte rapidement son cou, la chemise est vite fait déboutonnée. Entrée en matière avec Question This, issue de leur album The Shape of it. La salle scande déjà les paroles. Il fait déjà très chaud, le flow fait tanguer le sous sol. On en prendre plein la tête. Les instruments, en solo ou en choeur balancent un son jazz/hip-hop qui ferait danser votre grand-mère, que ce soit sur un tango (Got to Go, Got To Take Me), ou des titres plus punchy (Damn Right, Man Man).

Sur la plus connue, Something to Be, on ne peut pas s’empêcher de crier à tue-tête lalalalalalala. Ryan s’autorise deux bain de foule en plein concert, joue les chef d’orchestre, tant avec ses musiciens qu’avec la foule. Il nous a littéralement soulevé. Sur le titre TV, que j’adore, on se laisse emporter sans résistance. One day, we might be on TV, we might be on television, we might be on tv… Entre deux, on a droit à une petite impro avec des mots proposés par le public : love, dream, umbrella, key, délicatesse (il en manque un que j’ai oublié). C’était un bien joli moment suspendu dans le temps ou les mots tanguaient et flottaient jusqu’à nous avec un déhanché super sexy. On avait envie que ça continue.

Sur Side Steppa, le public prend feu, et chaque instrument chacun son tour rajoutait de l’huile pour raviver la flamme. Bien après le deuxième rappel, le public chantait encore.

C’était un excellent moment et certainement l’un des meilleurs concerts auquel j’ai assisté cette année.
Je vous conseille l’excellent album Found Lost, mais surtout d’aller les voir sur scène.

07/07 : CLUSES (74) – Musiques en Stock

08/07 : TOURS (37) – Terres du Son are

Je n’ai pas de vidéos de ce concert, mais celle des Eurockéennes vous donnera une petite idée des mecs :


True Live – live (Eurockéennes 2011) par sourdoreille





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Back to the System

Il y a douze ans, dans les couloirs du lycée, c’était avant un cours de français, un certain Yann B. m’a tendu son lecteur CD portable et m’a dit « tiens écoute ça ». C’était la première fois que j’entendais une chose aussi invraisemblable. Il s’agissait de Sugar de System of a Down. Un ovni qui débarquait dans mon ciel musical. J’étais fascinée par la voix de Serj Tankian et je l’ai adopté sans poser de question. Les années passant, il y eut Toxicity, ATWA, Aerials, Chop Suey, les albums Mezmerize et Hypnotize marquèrent mon entrée dans la vie adulte. Je ne pensais pas les voir un jour sur scène, d’où l’émotion et l’excitation hier soir, au beau milieu d’un Bercy archi comble pour assister à leur reformation depuis leur pause annoncée en 2006. J’ai pensé que c’était un peu nos papys du rock à nous, comme Metallica ou AC/DC doivent l’être pour nos parents certainement. Ce concert n’était pas extraordinaire dans sa forme (décor minimaliste, 1h45 de concert, pas de rappel), mais dans le fond c’était joussif parce que le public était vraiment de bonne humeur et qu’il y avait une ambiance de dingue. Cette foule dense et conpact qui chante, hurle, scande en coeur les paroles de 29 morceaux cultes. On peut pleurer dans un concert de métal et danser dans un état de transe qui fait du bien. Et toutes ces années qui ont resurgi dans une fosse pleine de sueur et de rage. On s’en souviendra dans quelques temps et on pourra dire « j’y étais… »





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Oh Land oh yeah

photo by Catherine Servel

Les artistes que l’on aime de manière fulgurante se font rare. Un coup de foudre, une émotion instantanée. Oh Land fait partie de ceux là et j’en suis amoureuse depuis la première écoute. De l’électro-pop qui vous électrise joyeusement. Il y a quelques semaines, lorsque j’ai entendu la voix de cette jeune danoise ouvrir un épisode de Gossip Girl, j’ai été émue. C’était sur cette même chanson que je l’avais découverte. Wolf & I. Une petite merveille qui vous embarque dans l’univers de cette jeune danoise préconisée par Nylon MagSpinnerMTV… Et puis cette semaine , on l’entendait au milieu d’un autre épisode de GG.  Oh que oui, c’est l’artiste incontournable de cette année.

De son vrai nom Nanna Øland Fabricius, cette jeune artiste vient de la danse classique. Ce qui ne m’étonne guère quand on la regarde se mouvoir dans son clip Sun of a gun. Une mère chanteuse d’opéra, une famille de musiciens, une carrière presque évidente. Un premier album en 2008, Fauna, suivi du tout récent Oh Land, déjà sorti en version digital et le 6 juin prochain dans les bacs des bons disquaires. Pas étonnant que la presse et les djs (ses titres ont été remixés par Yuksek et Savage Skulls) se soient entichés de la belle.

Na la ratez surtout pas en concert le 18 mai prochain à la Flèche d’or !

Et si vous êtes aux US, sachez qu’elle sera en tournée cet été avec Sia :)

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Woodkid & Madjo, voix d’ici et d’ailleurs

Il est devenu bien commun d’organiser des concerts en appartement. J’en ai pris pleine conscience hier. A ma modeste échelle, les session acoustiques qui ont lieu à la maison restent intimistes et confidentielles, restreintes à un cercle d’amis, d’habitués, de curieux, venus découvrir mes coups de coeur musicaux, certes encore peu connus, mais prometteurs. Ce que j’aime, c’est cette atmosphère d’être justement « comme à la maison ». On fait comme chez soi, on ne fait pas de chichis, on est ici pour partager un joli moment musical et on préférera la bière, le bon vin et le saucisson sec plutôt que le champagne et les petits fours (voir les concerts passés à la maison sur live-room.org)

Hier donc, nous nous sommes retrouvés dans un gigantesque appartement du 16ème arrondissement. Par hasard. C’était bien le genre de soirée dans laquelle vous ne pouviez vous retrouver que par inadvertance. Il s’avère que nous connaissions quelqu’un, qui connaissait quelqu’un. Or, arrivés sur place, nous ne connaissions personne. Le ticket d’entrée est attribué par cooptation, moyennant une certaine somme en sus. Le lieu : incroyable; qu’il faut sans doute au moins beaucoup d’argent pour habiter un endroit pareil. Le service : impeccable; voiturier, vestiaire, champagne, buffet, petits fours, serveurs (oui on parle bien d’un concert en appartement). L’installation : professionnelle, une scène bourrée d’instruments comme pour un « vrai » concert, un ingénieur du son etc. Le public : 30-40 ans, CSP+, patrons d’agence, dir. market, people , pas de bloggueurs en vue. L’atmosphère : précieuse, ça ressemblait davantage à une soirée de networking qu’à un moment musical spontané

A cette étape du récit, il est faut se rendre à l’évidence qu’il existe des traitements très différents du concept de concert en appart’.

Venons en artistes, car c’est tout de même d’eux dont ce post s’agit. Avant que le concert ne commence, les organisateurs se sont targués d’avoir reçu des artistes en lice pour le prix Constantin ainsi que l’intégralité des nominés de la catégorie Jeunes Talents des prochaines Victoires de la Musique. Jolie performance quoiqu’il en soit. Mais après les deux concerts auxquels je pus assister dans la foulée, je compris pourquoi. Niveau qualitatif ça envoie du PHAT comme on dit par chez nous.

Front-kick dégainé d’entrée de jeu par Woodkid (Yoann Lemoine de son vrai nom, ouep c’est un français) je suis tombée K.O dès les premières secondes. S’ensuit la stupéfaction mêlée à de l’admiration. D’où venait cette voix ténébreuse qui m’a rappelé sans hésitation Anthony and the Johnsons. Et je peux vous dire que pour atteindre ce niveau, il faut avoir un sacré talent. Le mec te balance ça comme ça alors que tu ne t’y attends pas-du-tout. Le souffle coupé, j’écoute sa musique, neurasthénique et pratiquement dépressive, mais tellement belle que ça ressemble à un beau paysage que tu regardes en pleurant. Avec beaucoup d’humour, il nous fait comprendre que la fenêtre n’est pas loin. Heureusement, on est au 1er étage. Et puis ça aurait été dommage de rater la fin de ce concert. Putain, je ne vous raconte pas la claque. Le mec a 27 piges et en plus d’avoir une voix de feu de dieu, c’est un réalisateur de clips… (entre autres pour Moby, Katy Perry). Chapeau également aux deux zicos qui l’accompagnaient, l’ensemble était d’une très belle justesse. Je vous avoue que j’ai failli verser une larme sur la chanson Where I Live. Aucun album à son actif, il se fait rare sur scène, on pourra comprendre avec son emploi de clipeux. Son premier EP sort le 28 février prochain. C’est à découvrir plus qu’urgemment.

http://www.myspace.com/woodkid

Voilà le genre de clip qu’il réalise :

Deuxième partie de soirée, Madjo enchaine avec un back-fist qui décolle la mâchoire. Une fois de plus, c’est une superbe découverte. Aux présentations, on nous annonce qu’elle nous vient d’Evian. Ce qu’on retient, c’est qu’elle a une voix et un charisme du tonnerre bien qu’un peu timide, caché derrière sa belle crinière bouclée. Certains la compareront à Hindi Zahra, ou encore à Alela Diane. Elle a un truc bestial dans sa voix, surtout lorsqu’elle crie, halète, souffle au milieu de ses chansons, prenez le dans le sens décent du terme.

On se trémousse avec élégance sur sa chaise, on plane dans un canapé design, on frappe dans ses mains, sur des timbres qui sonnent parfois tribal. Tiens, elle m’a vraiment bouleversée elle aussi, j’en ai eu des frissons. Madjo, souvenez vous de son nom, choisi en hommage à la maison de son enfance. Les choristes étaient également incroyables, et ne parlons pas du jeune homme qui faisait du beatbox en guise de percu. C’était beau, touchant, exaltant. C’était sincère, très beau. Son premier album, Trapdoor est un régal, surtout pour finir ces longues journées d’hiver.

www.madjo.fr





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Glee en tournée en Europe

Je ne vous cacherais pas ma déception. Glee est en tournée, en Europe. Si si chez nous. Enfin chez nous, tout est relatif, car la troupe sera en juillet prochain en concert à Londres, Dublin et Manchester. Cherchez l’erreur. Paris est si hasbeen que ça ? La série n’a certes pas encore « vraiment » débarqué dans nos contrées (actuellement diffusé sur Orange TV et bientôt sur M6), mais compte déjà de nombreux fans… La billeterie est ouverte depuis ce matin au grand public et depuis presque une semaine aux détenteurs d’une Amex. Autant vous dire que ces derniers se sont bien fait plaisir. Les places restantes sont soit mal placées, soit au prix d’un week-end farniente pour deux. Autant vous dire que je n’ai pas hésité… Je préfère à 464 £ (prix de deux places) me prendre des vacances au soleil. Adieu Dublin, Glee, la bonne bière irlandaise.

Pour les motivés, vous pouvez toujours aller regarder ici : http://www.viagogo.com/Arts-and-Theater-Tickets/Musicals/Glee-Live-Tickets (les prix sont affichés en dollars, dans le panier, on se retrouve avec une somme faramineuse en livres sterling) ou ici





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Weez’ Hurley

C’est sur la couv’ du dernier album de Weezer, Hurley, que l’on peut voir la bouille de ce bon vieux Jorge Garcia (Hurley de Lost).
Pourquoi ? Va savoir.
Quoiqu’il en soit il a quitté son île énigmatique pour la scène, le temps d’un duo avec le groupe californien sur le titre Perfect Situation, lors d’une soirée sponsorisée… par Axe.

Je pense appeler mon premier album Chuck si j’en sors un, un jour.





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Solidays 2010, un cru éclectique / électrique

Et voilà, Solidays c’est fini. Trois jours de boulot intense, les jambes m’en tombent, mes oreilles sont abasourdies. Ce fut de nouveau un formidable marathon musical, entre satisfaction, surprises, déceptions et découvertes. Mes coups de cœur sont allés là où mes affinités musicales ne puisent pas naturellement leur source. Chapeau donc à Hocus Pocus, Féfé et étonnament Diam’s qui m’a estomaquée. Un peu déçue par Wax Taylor, j’ai entendu Pony Pony Run Run de loin, j’ai été soufflée par Rodrigo y Gabriela, j’ai failli mourir de chaud en attendant Vanessa Paradis sous le Dôme, les BB Brunes sont pareil en vrai qu’à la télé, j’ai dansé sur Crookers, me suis émue devant les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, ai croisé Marco Prince, vous recommande de manger argentin ça déchire, ai dansé sur du reggae, ai bu des litres d’eau et de despé (oué oué), ai filmé des sauts à l’élastique sans avoir eu le courage de monter sur la nacelle, ni d’attendre le concert de M qui clôturait cette 12ème édition. Autrement, j’ai essayé de faire des photos avec l’appareil de Monsieur. C’est cool d’être en devant de scène, surtout pour faire des photos ratées. Heureusement, j’ai réussi à n’en pas flouter quelques unes. Putain c’est vraiment un métier que d’être photographe.

Encore un grand bravo et merci à tous les bénévoles, les équipes de prod., tout ceux qui ont participé au succès de cette édition. Et encore une fois, pour revivre les grands moments de ce festival, retrouvez nos comptes-rendus sur le blog des Solidays.

general_electriksGeneral Electriks

hocuspocusHocus Pocus

rodrigo_grabrielaRodrigo y Gabriela

bb_brunesBB Brunes

jeff_lang_solidaysJeff Lang





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L’expérience Saez

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Un concert de Damien Saez ressemble à une grande messe peuplée d’adeptes, de convertis et de fidèles, une foule de gauchos (je n’ai de préjugés que sur le public, par sur l’artiste ) qui auraient appris par coeur au fil des années les psaumes écrit par leur chef de file. Je me sens ce soir là complètement vierge et athée. Quelques regards ici et là me permettent d’apercevoir le style des spectateurs qui ne dément presque pas mes a-priori. Je reconnais, spécialement chez les filles le spécimen de nanas, qui en Terminale avait pris option théâtre, portaient des vêtement hippies, prévoyaient de faire khâgne ou hypokhâgne et qui allait certainement finir journaliste, artiste maudit, au pire prof de philo. Les autres pour sûr sont descendus dans la rue pour manifester contre le CPE. N’étant ni les uns ni les autres, je me retrouve de manière consentante au milieu de cette foule dense, dont les membres les plus habités pousseront des cris aussi assourdissants qu’à un concert de Patrick Bruel.

Damien Saez, je ne l’aime ni le déteste. Son J’accuse trône sur la bibliothèque. Et par ailleurs ça ne me dérange pas du tout de voir une fille nue dans un caddie, quelle sombre ineptie cette polémique ! Vous l’aurez compris, l’adepte ce n’est pas moi, c’est  Monsieur. Il a même essayé de me séduire en me jouant il y a quelques années de cela Jeune et Con a la guitare. Quelle folie.

De manière objective, je pense que ce fut un bon concert, à condition de connaitre l’univers de Saez, d’adhérer et d’avoir construit avec lui une histoire. J’ai découvert un artiste qu’ honnêtement je n’ai jamais écouté et n’écouterais certainement jamais spontanément. J’adhère au son rock de certaines chansons et des textes écrits avec la plus grande intelligence. Parfois même je me suis dit que les sympathisants des défilés syndicalistes pourraient pomper pour leurs slogans. Malgré une compatibilité musicale avec l’artiste, à aucun moment je n’ai réussi à entrer dans son univers, et ce malgré 2h30 de spectacle. Le concert m’est demeuré totalement opaque malgré des qualités évidentes. J’enviais parfois l’enthousiasme de la foule et sa capacité à scander par coeur les chansons de bout en bout malgré leur longueur. Impressionnant mais inaccessible.





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