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La Délicatesse : du livre au film
22/12/11
Dès la séquence d’ouverture, j’ai eu cette sensation de familiarité, comme si je retrouvais à l’écran une amie de longue date.
Pourtant, je n’étais plus certaine de son visage. Ce dont j’étais sûre, c’était qu’elle n’avait pas les traits d’Audrey Tautou. Et Markus encore moins ceux de François Damiens.
Je ne sais pas ce que j’imaginais en fait.
Souvent, on est déçu par les adaptations cinématographiques des livres qu’on a aimés. Parce que. Le choix des acteurs. Les ellipses. Les infidélités au roman. Les digressions. C’est comme si le réalisateur avait bouleversé notre monde.
Qui est le mieux placé pour adapter son livre, si ce n’est l’auteur lui-même. Le fait que David Foenkinos (et son frère) réalise le film m’a rassuré quelque part.
Alors que j’y suis allée avec quelques préjugés, j’ai très rapidement oublié Audrey Tautou, pour me concentrer davantage sur Nathalie et ses turpitudes.
Revenons sur cette séquence d’ouverture, où l’on voit Nathalie remonter la rue sur la sublime musique d’Emilie Simon. Si on a lu le livre, on sait ce qui va lui arriver, mon ventre s’est noué. Je redoutais le tournant de l’histoire.
La musique d’Emilie Simon prend tout son sens lorsque l’on sait que son sublime dernier album, Franky Knight a été écrit en hommage à son compagnon disparu… Un écho troublant, donnant plus de force à chacun des plans que les mélodies, nostalgiques et chaleureuses habillent.
L’amour entre François et Nathalie est contée avec une fulgurance qui rappelle les happy end de Disney, avec l’humour et la poésie de Pixar. Sauf qu’on en était qu’au début. Dans ma tête, tout le livre s’est rejoué. David et son frère ont réussi à insuffler un vent nouveau au bouquin. C’était jubilatoire. J’ai ri et pleuré aux mêmes endroits. J’ai attendu les répliques. Je me suis souvenue de certaines scènes, sorte déjà-vu, en mieux.
Pio Marmai fait un François parfait. Naturel et lumineux. Humain, les cheveux en pagaille.
C’était bizarre de voir François Damiens endosser le rôle de Markus. Je le voyais beaucoup plus suédois… Finalement, il participe à la fabrication de ce couple loufoque d’où résulte une sorte de tendresse comique qui émeut et fait rire doucement. Ses mimiques et sa dégaine loufoque font que l’on s’attache et que l’on comprend Nathalie.
A la question : le film est-il fidèle au livre, je dirai qu’il en est le prolongement.
C’est la première adaptation que j’aime vraiment. Beaucoup. Je compte aller le revoir. Et relire le livre aussi. Et en rire. Et en pleurer.
Mange, prie, aime : bon appétit bien sûr
26/09/10

« This is a good sign, having a broken heart. It means we have tried for something. «
La crainte de voir Julia Roberts d’incarner Elizabeth Gilbert s’est rapidement estompée. Elle interprétait à merveille la trentenaire lost, à la recherche d’un sens à sa vie . La première heure (le film en fait 2,20), j’étais obnubilée par ses lèvres. Les avait-elle aussi pulpeuses dans Pretty Woman ? Je ne m’en souvenais guère. Je les ai scrutés, en train de manger, de prier et d’aimer comme le suggère le titre du film qui tire son nom du livre dont il s’inspire.
A l’écran, l’histoire est retranscrite fidèlement, parsemée d’ellipses pourtant. Si vous avez aimé le film, courez lire le livre. L’essentiel a effectivement été retranscrit, mais le livre regorge de couleurs, d’odeurs, d’émotions et d’anecdotes volontairement occultés dans le film j’imagine pour en réduire sa durée.
Dès le début, elle plaque tout, sa vie confortable, son mari, son quotidien new-yorkais. Elle tombe amoureuse, puis se barre, réapprend à vivre en Italie, se pardonne en Inde, finit sa quête à Bali. J’ai retrouvé l’esprit du bouquin dont j’étais tombée amoureuse il y a deux ans.
J’ai pleuré durant les trois quart du film, exactement comme je l’avais fait en lisant le livre. La quête de Liz m’avait profondément touchée, je m’étais reconnue (à l’époque) dans sa recherche effrénée d’un déclic qui vous redonne vie lorsqu’un matin vous vous réveillez transparente et imperméable à la sensation d’exister.
J’ai aimé Julia, touchante. On a envie de la serrer dans ses bras et de lui dire qu’elle est belle malgré ses 12 kilos pris en Italie (Liz les prend dans le bouquin, je ne sais pas si le jeu de Julia a été mimétique). Chaque voyage vous donne de partir à votre tour. Le film m’a donné faim. Faim de vie, de nourriture italienne, de voyages, d’aimer.
Le fait que ce soit une histoire vraie doit certainement avoir un impact sur ce que je pense de cette histoire. Enfin, après quelques recherches, je préfère rester sur l’idée que Felipe ressemble à Javier Bardem… pour rester sur une note édulcorée de cette belle histoire.
Je suis soulagée de ne pas avoir été déçue par cette adaptation. J’en attendais beaucoup, et ce, dès avoir lu le livre en l’imaginant sur grand écran.
Cette histoire est un beau voyage initiatique. Certains critiqueront sa succession de clichés et sa mièvrerie, mais ce n’est pas comme si parfois nos vies ne ressemblaient pas à des romans de gare…
Un film pour se divertir et se régaler dans tous les sens du terme.
Du coup je viens de commander un autre bouquin de Liz Gilbert qui semblerait être la suite de ses aventures, Mes alliances: Histoires d’amour et de mariages.
Bonne lecture et bon film.
« This is a good sign, having a broken heart. It means we have tried for something. «
pour retrouver d’autres citations de Mange Prie Aime, c’est par ici (en anglais) :
Une Education sentimentale
9/08/10
Prenez la fraicheur innocente de la jeune Carey Mulligan (25 ans en vrai, 16 dans le film, mais son visage poupon et ses jupes plissées nous feront oublier le subterfuge), ajoutez-y le charme marqué et marquant de Peter Saasgard, faites les se rencontrer dans les années 60 et l’on obtient Une éducation qui a été nominé cette année dans la catégorie Meilleur Film aux Oscars, avec en sus une nomination pour Carey, en tant que potentielle meilleure actrice.
Une Education c’est avant tout l’adaptation d’un récit autobiographique coulée de la plume de Lynn Barber, journaliste à The Observer. A l’écran, la réalisatrice Lone Scherfig nous livre un film qui se regarde comme on boirait un cosmopolitan à petite gorgée en regardant Sabrina (film de 1954 avec Audrey Hepburn).
Jenny rêve d’intégrer Oxford et tout en rêvant de découvrir les charmes de Paris, elle écoute Juliette Gréco le soir dans sa chambre et fume comme une mondaine, avec une moue pincée. Un jour de pluie, seule avec son violoncelle, elle se fait accoster par un homme David, qui se propose de la raccompagner. Cet homme beaucoup plus vieux qu’elle, fera valser son adolescence dans les clubs de jazz, les salles d’enchères et les bords de Seine.
L’âge adulte happe Jenny sans prévenir. Certains rêves (ceux de Paris, de littérature et de la vie, la vraie), en piétineront d’autres (Oxford). Carey Mulligan est lumineuse dans ce rôle où on la voit se métamorphoser au fur et à mesure que sa relation avec David la façonne en cette femme qu’elle rêvait de devenir.
Mais c’est sans compter le mystère qui entoure l’homme dont elle s’éprend, que Peter Saasgard arrive à merveille à nous faire et aimer et craindre à la fois. Une crainte qui s’empare du spectateur comme un instinct paternel naturel. Les parents de Jenny (excellent Alfred Molina dans le rôle du père) justement nous sont présentés de manière très lucide. Un soupçon d’hypocrisie et de désirs transférés sur leur fille. Dur de choisir encore la raison et les sentiments.
Si Jenny aime à parler français pour se sentir distinguée et cultivée, ce ne sont justement que quelques mots anglais qui me viennent pour décrire ce film : smart, clever & brilliant.
Summer Wars & le dernier né de Ghibli
14/06/10

La semaine dernière je suis allée voir Summer Wars. Autant vous dire je n’étais pas retombée en enfance dans une salle obscure depuis un bon bout de temps. Je n’étais pas allée voir un film d’animation au cinéma depuis Ponyo et honnêtement, il y a pleins de réalisateur pour lesquels je ferais des infidélités à Hayao Miyazaki. Mamoru Hosoda fait parti de ceux-là. En 2006, j’étais déjà tombée sous le charme de La Traversée du temps, je ne fus pas déçue avec Summers Wars. Vous savez le plus jouissif ? Etre dans une salle comble qui déborde d’adultes qui pouffent de rire et qui s’éclatent autant que vous devant un film d’animation qui amuserait votre petit neveu de 6 ans. Drôle, émouvant, Summer Wars raconte comment Kenji se retrouve à jouer le petit ami de la fille dont il est amoureux, puis à devoir sauver le monde suite au piratage d’un réseau virtuel mondial. J’ai tout aimé : le graphisme, le scénario, la galerie de personnages, la vision de notre monde réel dans lequel s’immisce de plus en plus le virtuel jusqu’à pouvoir l’anéantir. A voir absolument, d’urgence même !
Autrement, pour les fans de Ghibli (célèbre studio créé justement par Miyazaki), petit coup d’oeil sur leur dernière création, par le réal. Hiromasa Yonebayashi qui fait ses début avec une adaptation du roman de Mary Norton,The Borrowers. D’après les premières images, il semblerait qu’on reste toujours dans la même lignée que Mon Voisin Totoro. Seems kawaii.
La Horde ? Badass !
2/02/10

Si j’étais réalisatrice de films de flippe en France, je me sentirais écrasée d’un côté par le je-m’en-foutisme ambiant du grand public, de l’autre par la pression des aficionados du genre attendant avec ardeur la bombe horrifique française. Les uns craindront le nanar annoncé, les autres voudront un chef d’oeuvre d’emblée.
Difficile donc d’assumer ce rôle dans un pays où le film fantastique/d’horreur est stigmatisé. C’est bien connu qu’en France, on est plutôt abonné aux comédies et aux films d’auteur (oh c’est beau les clichés).
Pas facile d’aller voir dans ces conditions un film de zombies français sans à priori.
Dimanche dernier, les résultats du Festival international du film fantastique de Gérardmer sont tombés. Alors que l’on prédisait un prix du public (décerné finalement au canadien Eric Tessier pour son 50 rue des Ormes) pour La Horde, ce dernier repart avec le prix du jury SciFi, le grand prix étant revenu à l’allemand Anno Saul pour son The Door.

Mais La Horde n’est pas un film de festival (comme me l’a confié l’un des scénaristes, d’ailleurs interview à venir), c’est un premier film couillu, avec de vrais morceaux de zombies à l’intérieur, surtout truffé d’action et d’humour. J’ai un peu zieuté la réaction des spectateurs sur Twitter et force est de constater que le film a déçu. Enfin, tout est relatif, car il a surtout déçu les « experts » qui s’attendaient à un truc qui allait balayer tout ce qu’ils avaient déjà vu jusque là.
La Horde souffre certes des défauts d’un premier film (son, montage..), mais il fait plaisir.
La première chose que je me suis dite en sortant de la salle, c’est que j’avais passé un vrai bon moment.
Malgré un début balbutiant et on met très vite les deux pieds dans l’action dès lors que l’on pénètre dans la tour. Certains y verront un savant mélange d’Assault et de L‘Armée des morts. Sans conteste, le film est truffé de références, mais l’on dénotera une véritable french touch à laquelle on adhère de bon coeur.

J’ai aimé :
- les personnages (même s’il aurait fallu creuser un peu plus la psychologie des protagonistes, sans doute un manque de temps). Une mention spéciale pour Jean Pierre Martins, Eric Ebouaney et Yves Pignot.
- l’humour, franchouillard et touchant (certains critiqueront les clichés, arrêtons d’être tatillons)
- l’action (j’ai trépigné sur mon siège, ils n’y sont pas allés de main morte !)
- les zombies (ah comme j’aurais aimé faire partie de ces 300 veinards qui se sont portés volontaires pour tourner cette fameuse scène…)
- un premier film sans prétention
Peu importe que les zombies courent (oui pour les puristes, un zombie, ça ne court pas), ou bien qu’il reste quelques points obscurs (certains d’éléments restent flous ou sans réponse), on sent que les mecs se sont fait plaisir, qu’ils ont voulu nous faire plaisir et toute cette bonne volonté fait que ce film est attachant.
Je n’attendais pas un film parfait. J’admire les mecs qui ont eu l’audace de faire un film comme ça en France, c’est un véritable challenge. Allez-y sans préjugé, même ma moitié, vierge de toute expérience zombiesque a kiffé le moment.
Vous m’en direz des nouvelles (attendez la fin du générique, les remerciements m’ont fait mourir de rire).
De toutes façons (attention phrase cliché), tous les goûts sont dans la nature. Y en a même qui n’aiment pas Braindead. Non mais vous y croyez ?
District 9 : l’ennui au bout du fusil
22/09/09
Je l’attendais, j’y suis allée. Comme je n’étais pas très en forme, je me suis endormie. Mais en ouvrant les yeux, je n’avais pas raté grand chose, du moins, ça n’en avait pas l’air. C’était vers le début. Un jour plus tard, en matant un reportage sur le film à la télé, je me suis dit « tiens, c’est là que j’ai dû m’endormir« . Que vous dire sur District 9, si ce n’est que j’y avais mis beaucoup d’espoirs et d’attentes. Les critiques ici et là me l’avaient sur-vendu, comme l’un des meilleurs films de SCI-FI de ces dernières années. Forcément je les ai crus. Malgré toutes les qualités évidentes de ce premier film de Neill Blomkamp ( & produit par Peter Jackson) : ambitieux, réaliste, à forte dimension sociale, bien produit, bien réalisé etc., je me dois d’être honnête : je me suis emmerdée. Il y a quelque chose qui fait que je n’ai pas accroché, alors que je m’attendais à lancer des waouah et des hourra. Parfois, certains films ont tous les ingrédients d’un film parfait, sauf que vous n’accrochez pas. Vous restez de marbre tout en attendant que ça se passe. Ce fut mon cas. Rien à ajouer. Rhaaaa [déception]
Je l’aimais ; un peu, beaucoup, pas du tout
23/05/09
Ici j’entends un livre médiocre fait un film médiocre. Là j’ai carrément adoré. Il y a quelques semaines, dans un formule 1 de Berck, devant un poste de télévision grésillant, Laurent Ruquier semblait dire à Zabou Breitman, la réalisatrice qu’il avait aimé le film, hormis le 20 premières minutes. A ce moment là, la bande-annonce également m’avait donné envie de voir l’adaptation du roman d’Anna Gavalda, Je l’aimais.
J’ai été happée dès la première minute par la voix d’Anna Chalon sur Run & Hide, lorsque Pierre et Chloé sa belle fille s’enfoncent dans la nuit.
Puis j’ai attendu que les 20 premières minutes passent, celles qui expliquent le pourquoi du comment, et qui nous servent sur un petit plateau le prétexte du film. Chloé s’est fait plaquée par le fils de Pierre. Pierre se replonge quelques années en arrière et se dévoile, révèle que lui même est tombé éperdument amoureux d’une femme, Mathilde qu’il l’a laissée partir. Une passion, un jeu, un peu de lacheté entre les deux. C’est beau, c’est long, quelque peu émouvant, parfois irritant. L’histoire de Pierre c’est celle que l’on n’aimerait pas vivre et qui reflète l’hypocrisie latente de certains couples aujourd’hui. Rester ensemble même après l’amour. Pierre dit On peut peut-être se tromper. Je l’aimais est l’histoire d’une erreur qui a vocation de consoler, ou simplement de se délester d’un secret qui s’apesantit d’années en années.
J’ai trouvé la mise en scène très féminine. Zabou Breitman nous livre une histoire d’amour comme on aimerait en vivre, jusquà un certain point. Daniel Auteil et Marie José Croze restent justes et impeccables dans leur interprétation, émouvant comme il faut. C’est doux et dur à la fois. On s’y retrouve. Mais lorsque tout à coup ça tire sur les violons, notamment en Chine, sans nous rappeler le cinéma de Wong Kar Wai (jusque dans la musique), ça en devient agaçant.
J’avais pas envie de pleurer, j’ai fini par trouver ça long, comme une hallucination qui n’en finit pas jusqu’au générique de fin où l’on se dit Tout ça pour ça?
The Chaser : Le thriller qui tâche
21/03/09

J’en reviens tout juste et j’ai l’estomac un peu retourné. « C’est sympa quand on a faim. Au moins ça coupe toute envie de manger« . Entendu à la fin du film, dans les couloirs du ciné qui paraissaient trop étroits ce soir. C’est bête, mes voisins sont partis un quart d’heure avant le générique. La femme n’en pouvait plus, rouspéta une dernière fois : « ah non, ça ne va pas recommencer », avant de se lever et d’entrainer son ami vers la sortie. Le pauvre, il ne connaitra pas la fin. Quoique la fin, on la connait dès le début ou presque. Enfin. The Chaser, c’est un thriller coréen, ficelé avec habileté, même si le début peu effrayer, dans le sens où l’intrigue parait trop simple. Je me suis demandée « mais ça sert a quoi de mater un truc de tueur en série, si dès l’ouverture on sait qui est le taré de service, et qui plus est, ne se gêne pas pour dire que oui c’est lui le psychopathe ». Le réalisateur joue avec nos nerfs, mais surtout avec ceux de son protagoniste principal, Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, qui voit ses filles disparaitre une à une. Il soupçonne notre maniaque de revendre ses filles avant de découvrir que l’histoire est bien plus glauque, et bien plus sanglante que ses soupçons. Une intrigue relativement classique mais qui tire sa réussite dans la construction du récit, l’évolution psychologique des personnages et l’attente du verdict final. Le film est violent, il n’y a pas de doute, certaines scènes éclaboussent, sans verser dans le gore, mais vous fait vous crisper de tous vos membres, le tout fixé à une course-poursuite qui tient en haleine du milieu jusquà la fin. Une scène m’a fait penser que ça pouvait virer au Saw, mais ça reste d’une violence froide à la Park Chan-wook . On rit aussi, mais d’un rire sombre, je ne sais comment vous le décrire, pas comme à la Johnnie To par exemple où c’est bon esprit. Ici le rire est vite rattrapé par quelque chose de brusque qui nous rappelle à l’ordre et ne détourne pas l’attention du drame qui hante le récit. Pour un premier film, Hong-jin Na s’en tire bien. A tel point qu’on aimerait bien voir le prochain.









































