Posts tagged critique
Quantum of Solace ou la Veangeance dans la peau?
12/11/08
Si vous voulez avoir mon avis, pour apprécier un minimum Quantum of Solace, il faut le regarder en le décontextualisant, à savoir ne pas le considérer comme un James Bond. Difficile exercice lorsqu’on sait à quel point cet opus était attendu depuis que Daniel Craig a repris le flambeau et atomisé les foules (surtout féminines?) après son Casino Royal.
Quantum of Solace n’est pas aussi mauvais qu’on le prétend, et comme me l’a judicieusement fait remarqué un ami, il ressemble davantage à un épisode de Jason Bourne, plutôt qu’une aventure à laquelle l’agent 007 nous aurait habitués.
Du moins, que reste-t-il de l’agent secret britannique? Moins de filles en maillot de bain, moins de gadgets, moins glamour, exit le Bond my name is Bond, plus d’invraisemblances et d’improbables cascades qui feraient passer James pour un super-héros Marvel.
Dès la première scène, course-poursuite illisible à l’écran, on se sent agressé par le montage nerveux certes qui plonge immédiatement dans l’action, mais qui donne l’impression d’un truc énorme mais mal maitrisé.
Les filles sont jolies (Olga Kurylenko, Gemma Arterton), l’intrigue somme toute simple, le Français (Mathieu Amalric) ne se débrouille pas trop mal sans jamais décoller de son costume un peu trop « français », James Bond est en forme mais pense trop à sa gueule. On ne jubile pas, on ne s’ennuie pas non plus. Quantum Solace est à voir comme un petit film d’action sympathique qui n’a pas la prétention de rester dans les annales. Et puis on ne va pas non plus trop en demander au réal. des Cerf volants de Kaboul et de L’incroyable Destin de Harold Crick, deux formidables films en passant, qui signe ici dans un genre complètement différent.
Entre les murs. Ne restez pas cloisonnés dans vos préjugés, allez voir le film.
29/09/08

Lorsque les lumières se sont rallumées, je me suis dit « tiens, un film de bobos qui plaira aux bobos, un truc que Télérama aura aimé, pas étonnant » (ça aussi c’est cliché comme jugement). Mais pas que. Si Entre les murs a bénéficié d’une importante couverture médiatique grâce à sa Palme d’Or raflée à Cannes en mai dernier, il mérite que l’on aille y jeter un oeil en même temps qu’on aura laissé sur le palier tout préjugé hâtif (la bande-annonce peut présenter un film caricatural sur un sujet que certains trouveront rebutant : oh un docu-fiction sur l’Education National eurk, en plus avec des jeunes qui se permettent des joutes verbales musclées avec leur professeur).
On est prévenu. Le film de Laurent Cantet relate l’expérience d’un prof de français dans un collège difficile du 19ème arrondissement de Paris. En aucun cas, on ne nous aura présenté ce film comme représentatif des collèges difficiles actuels, encore moins des collèges en général. Il faut remettre le film dans son contexte. Le film est tiré du livre éponyme de François Bégaudeau qui nous fait partager son expérience.
Le personnage est par ailleurs tout à fait attachant. On se souviendra en regardant le film qu’un jour on a peut-être eu un prof qui ressemblait à ça.
Si Etre et Avoir avait quelque chose de touchant, Entre les murs percute par sa justesse.
Si beaucoup crieront à la caricature (oh un prof qui se permet de dire à ses élèves qu’elles ont une attitude de pétasse, et un élève qui tutoie son professeur…), il suffira de leur rappeler une nouvelle fois que d’un, c’est un collège difficile et de deux qu’on est en 2008. Ca choque encore les gens? Comment ça l’Education Nationale n’est plus ce qu’elle était?
Ce n’est pas un épisode de L’Instit version hardcore, c’est juste un film qui s’inscrit dans son temps et qui donne la température d’une salle de classe où se confrontent un échantillon de jeunes d’aujourd’hui et un jeune prof qui suscite toute notre empathie.
Je ne sais pas pourquoi autant de gens ne souhaitent pas voir le film. Ils me listent toutes sortes de jugements sans l’avoir vu. Ceci-dit j’ai beaucoup ri durant la projection. C’est toujours ça de pris.























