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La femme à corne
10/03/10

Il s’en passe de drôle de choses en Chine. Et si l’histoire de la vierge qui pleure vous donne des frissons, c’est que vous n’avez pas vu la femme unicorne. Parce que si à Garges-lès-Gonesse, une icône orthodoxe de la Vierge verse des larmes d’huile, en Chine, là bas dans le village de Lilou, dans la province d’Henan, une mamie de 101 ans s’est vu pousser des cornes, enfin une, pour l’instant, la seconde commence à poindre tout juste. Oui, pouf, comme ça, du jour au lendemain, il y a un an. C’est là, sur sa tête, cette proéminence de 6 centimètres qui rappelle au choix les cornes du diable (d’où son surnom evil woman) ou celle d’un bouc. On ne criera pas au miracle tout de suite, pire à la malédiction. Il ne lui a pas poussé des corne en toc, mais plutôt fait de Keratine, protéine que l’on retrouve dans nos cheveux et nos ongles. Médicalement, ce genre de protubérance, parfois cancéreuse, parfois, sans conséquence, chez les personnes âgées peuvent s’expliquer par une sur-exposition au soleil. Mais pas de cette taille, ni de cette forme. Quelle étrange cas. M’enfin, si on a des femmes à barbe, on peut bien avoir des femmes à cornes.
(source )
Un p’tit brin d’Causette ma bonne dame?
9/03/09

Coincé entre le Quai numéro 1, seul bar-buvette de la gare et des toilettes payantes à 50 cents, le Relais avec son insigne rouge habituel me fait de grands signes. Quatre heures me séparaient de Paris, entrecoupées d’un stop à Renne. J’étais en plus arrivée trop tôt, impossible de sauter dans un train précédant. Font chier la SNCF, les mecs en blouse ne coopéraient pas pour un sou. J’arpente donc les mini allées du mini Relais de la mini gare et part en véritable expédition.
Je prends la ferme résolution d’opter pour un ou deux magazines féminins, une contre-habitude je dois dire. Pas lu, ni acheté de mag pour nana depuis plus de deux ans, date qui coïncide avec la fin de mon abonnement à Jasmin (qu’on m’avait offert, je tiens à préciser). Lui non plus n’avait pas fait long feu, pas même un an d’existence, pas assez de lectrices, peut-être un nom qui porte à confusion ou peut être pas assez de connaissances acquises lors des cours de marketing direct.
- Tu te souviens de Jasmin?
- Le thé qu’on a goûté chez ta mère?
- Non.
Au moins Wikipédia s’en souvient.
Quoiqu’il en soit, je tombe sur une couverture qui me fait tout de suite de l’oeil. Une nana, les seins à l’air, l’air mi-coquine mi-malicieuse. Le mag s’appelle Causette et c’est le numéro 1, comme je l’apprends sur la couv’. Depuis, j’ai lu qu’il était sorti tout fraichement ce samedi dernier à la veille de cette foutue journée de la femme.
La couv’ me fait marrer, le positionnement aussi . Plus féminine du cerveau que du capiton.
Ca veut dire que je vais enfin trouver un mag’ pas bourré de bonnasses à me faire complexer qui me baragouinerait des trucs et astuces pour leur ressembler? Ouais ptêtre.
Je rafle au passage Cosmo en hésitant grandement avec Elle. J’aurais du passer mon chemin cette fois-ci encore.
Dans la première partie du voyage, je me la joue plutôt intello (enfin, intello est un bien grand mot). Je feuillette le JDD, dodeline sagement devant Marianne, fais des OH et des AH avec GQ. C’est entre Renne et Paris que je fais la connaissance de Causette.
Eh ben, pas bête la Causette. On aurait presque pas dit un magazine féminin. D’ailleurs je n’aime pas trop ce mot. Je préfère magazine pour les femmes. Tout de suite, on contourne tout un tas de clichés.
J’ai tout de suite accroché sur l’édito. Un texte bien écrit, bien ficelé, bien vendeur. Qui ne vend heureusement pas le dernier anti-cerne fabuleux à tester ab-so-lu-ment!
Et puis ça m’a soulagée de ne pas voir de la pub toutes les deux pages pour des lignes de fringues, de mascara, d’auto-bronzant, de string, de laxatifs, de crèmes pour les ongles abimés etc.
Les pubs sont discrètes, y en presque pas. J’ai compté. Une et demi. Putain, j’y croyais pas. Une page pour Education sans Frontières (ça c’est pour la demi pub) et une autre pour de l’eau de vie. Le reste dévoile des illustrations et des photographies qui font baver les pupilles. Même en quatrième de couv’, ça fait du bien de respirer un peu.
Je lis, je tourne, je ris. C’est bien foutu, ça se fout pas de notre gueule. Des sujets légers, des sujets sérieux, des trucs de nanas mais pas bourrés de déjà-vus, pas débilisant, militant de la pétasse le jour, pyjama girl hello kitty la nuit.
Des reportages, des portraits, des clins d’oeil, de Momo la prostituée de la rue Saint-Denis, à la mort du slim en passant par le cours le pilate et le décryptage de la RDC, jusqu’au concours de miss SDF en Belgique.
Je lis ça comme une compilation d’excellents posts provenant d’excellents blogs. Le ton est personnel, on a l’impression de lire une bonne copine et on se dit Ah ouais putain ouais… pas con.
J’ai même croisé au pied d’un article une certaine Anjali Kapoor et je me serais cru projetée à Bollywood.
Un grand voyage que cette première rencontre avec Causette. Elle ne se pointe que tous les deux mois, mais j’espère encore la croiser dans les kiosques pour un certains temps encore.
Lire également les interviews de Gregory Lassus-Debat, directeur de la rédaction et Christophe Meireis, directeur de la photo du magazine.






































