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Burlesque #trailer

Qu’est ce que vous pensez d’un film qui serait un mashup de Moulin Rouge et Cabaret.

En revanche, si on ajoute Cher et Christina Aguilera au casting, l’idée est-elle toujours bandante ?

On attendra le 12 janvier prochain pour rendre notre verdict. En attendant on peut se faire une première idée en matant la bande-annonce (le pire c’est que je suis susceptible d’aimer)





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Mange, prie, aime : bon appétit bien sûr

« This is a good sign, having a broken heart. It means we have tried for something. « 

La crainte de voir Julia Roberts d’incarner Elizabeth Gilbert s’est rapidement estompée. Elle interprétait à merveille la trentenaire lost, à la recherche d’un sens à sa vie . La première heure (le film en fait 2,20), j’étais obnubilée par ses lèvres. Les avait-elle aussi pulpeuses dans Pretty Woman ? Je ne m’en souvenais guère. Je les ai scrutés, en train de manger, de prier et d’aimer comme le suggère le titre du film qui tire son nom du livre dont il s’inspire.

A l’écran, l’histoire est retranscrite fidèlement, parsemée d’ellipses pourtant. Si vous avez aimé le film, courez lire le livre. L’essentiel a effectivement été retranscrit, mais le livre regorge de couleurs, d’odeurs, d’émotions et d’anecdotes volontairement occultés dans le film j’imagine pour en réduire sa durée.

Dès le début, elle plaque tout, sa vie confortable, son mari, son quotidien new-yorkais. Elle tombe amoureuse, puis se barre, réapprend à vivre en Italie, se pardonne en Inde, finit sa quête à Bali. J’ai retrouvé l’esprit du bouquin dont j’étais tombée amoureuse il y a deux ans.

J’ai pleuré durant les trois quart du film, exactement comme je l’avais fait en lisant le livre. La quête de Liz m’avait profondément touchée, je m’étais reconnue (à l’époque) dans sa recherche effrénée d’un déclic qui vous redonne vie lorsqu’un matin vous vous réveillez transparente et imperméable à la sensation d’exister.

J’ai aimé Julia, touchante. On a envie de la serrer dans ses bras et de lui dire qu’elle est belle malgré ses 12 kilos pris en Italie (Liz les prend dans le bouquin, je ne sais pas si le jeu de Julia a été mimétique). Chaque voyage vous donne de partir à votre tour. Le film m’a donné faim. Faim de vie, de nourriture italienne, de voyages, d’aimer.

Le fait que ce soit une histoire vraie doit certainement avoir un impact sur ce que je pense de cette histoire. Enfin, après quelques recherches, je préfère rester sur l’idée que Felipe ressemble à Javier Bardem… pour rester sur une note édulcorée de cette belle histoire.

Je suis soulagée de ne pas avoir été déçue par cette adaptation. J’en attendais beaucoup, et ce, dès avoir lu le livre en l’imaginant sur grand écran.

Cette histoire est un beau voyage initiatique. Certains critiqueront sa succession de clichés et sa mièvrerie, mais ce n’est pas comme si parfois nos vies ne ressemblaient pas à des romans de gare…

Un film pour se divertir et se régaler dans tous les sens du terme.

Du coup je viens de commander un autre bouquin de Liz Gilbert qui semblerait être la suite de ses aventures, Mes alliances: Histoires d’amour et de mariages.

Bonne lecture et bon film.

« This is a good sign, having a broken heart. It means we have tried for something. « 

pour retrouver d’autres citations de Mange Prie Aime, c’est par ici (en anglais) :





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2 places pour Mange Prie Aime à gagner

MANGE_PRIE_AIME

Pour fêter la rentrée et le retour des beaux jours, je vous propose, en collaboration avec Cinetrafic (Frustrations et vies mornes) de gagner deux places (2×2) pour aller voir le film Mange Prie Aime, distribué par Sony Picture, qui sortira le 22 septembre prochain sur les écrans. 1/ parce que j’avais adoré le bouquin et que je vous en avais parlé déjà à de nombreuses reprises. 2/ Réalisé par Ryan Murphy (Nip Tuck), c’est LE film de rentrée ET de filles que j’attends avec impatience (au risque d’être déçue, ou pas).

Synopsis : Après un divorce difficile, Liz Gilbert décide de prendre une année sabbatique et de changer de vie. Elle entame alors un périple initiatique qui va l’emmener au bout du monde et d’elle-même. Lors d’un voyage aussi exotique que merveilleux, elle retrouve l’appétit de vivre et le plaisir de manger en Italie, le pouvoir de la prière et de l’esprit en Inde, et de façon tout à fait inattendue, elle trouvera la paix intérieure et l’amour à Bali.
Tiré d’une histoire vraie, MANGE, PRIE, AIME est la preuve qu’il existe plus d’une façon de s’ouvrir au monde et de se découvrir soi-même.

Pour remporter les places, il vous suffit en commentaire de me dire :

1/ à quel bel acteur espagnol Julia Roberts donne-t-elle la réplique dans le film ?
2/  De quelle série musicale  (dont je suis fan) Ryan Murphy est-il le créateur ?

Les deux premier(e)s à répondre raflent les places. Vous avez jusqu’au 22 septembre pour répondre. Et tout comme vous, j’attendrais bien sagement la sortie du film pour me précipiter dans les salles le voir :)





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Une Education sentimentale

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Prenez la fraicheur innocente de la jeune Carey Mulligan (25 ans en vrai, 16 dans le film, mais son visage poupon et ses jupes plissées nous feront oublier le subterfuge), ajoutez-y le charme marqué et marquant de Peter Saasgard, faites les se rencontrer dans les années 60 et l’on obtient Une éducation qui a été nominé cette année dans la catégorie Meilleur Film aux Oscars, avec en sus une nomination pour Carey, en tant que potentielle meilleure actrice.

Une Education c’est avant tout l’adaptation d’un récit autobiographique coulée de la plume de Lynn Barber, journaliste à The Observer. A l’écran, la réalisatrice Lone Scherfig nous livre un film qui se regarde comme on boirait un cosmopolitan à petite gorgée en regardant Sabrina (film de 1954 avec Audrey Hepburn).

Jenny rêve d’intégrer Oxford et tout en rêvant de découvrir les charmes de Paris, elle écoute Juliette Gréco le soir dans sa chambre et fume comme une mondaine, avec une moue pincée. Un jour de pluie, seule avec son violoncelle, elle se fait accoster par un homme  David, qui se propose de la raccompagner. Cet homme beaucoup plus vieux qu’elle, fera valser son adolescence dans les clubs de jazz, les salles d’enchères et les bords de Seine.

L’âge adulte happe Jenny sans prévenir. Certains rêves (ceux de Paris, de littérature et de la vie, la vraie), en piétineront d’autres (Oxford). Carey Mulligan est lumineuse dans ce rôle où on la voit se métamorphoser au fur et à mesure que sa relation avec David la façonne en cette femme qu’elle rêvait de devenir.

Mais c’est sans compter le mystère qui entoure l’homme dont elle s’éprend, que Peter Saasgard arrive à merveille à nous faire et aimer et craindre à la fois. Une crainte qui s’empare du spectateur comme un instinct paternel naturel. Les parents de Jenny (excellent Alfred Molina dans le rôle du père) justement nous sont présentés de manière très lucide. Un soupçon d’hypocrisie et de désirs transférés sur leur fille. Dur de choisir encore la raison et les sentiments.

Si Jenny aime à parler français pour se sentir distinguée et cultivée, ce ne sont justement que quelques mots anglais qui me viennent pour décrire ce film : smart, clever & brilliant.





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The Reader, à lire absolument, à voir certainement

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Le danger d’aller voir l’adaptation cinématographique d’un livre que vous avez super bien aimé, voire adoré/trop kiffé/lu vingt fois en cinq ans avant d’aller vous coucher, c’est :

- de vous dire « c’est quoi ce film de merde », parce que vous connaissez trop bien le bouquin pour qu’on vous arnaque comme un amateur
- de détester le scénariste ou le réal. pour massacre volontaire de l’oeuvre (et de le boycotter par la suite tellement vous lui en voulez)
- de relever durant tout le film toutes les erreurs, incohérences, omissions
- de trouver les acteurs fades/mauvais/mal choisis/ à mille lieux de ce que vous aviez imaginez mille fois dans votre tête
- d’attendre en vain tout le long  LA scène (qui n’arrive pas)
- d’être soulagé parce que le film n’ est pas si mal (et une adaptation pas si mal, c’est RARE)
- d’être trop content de mater un film à la hauteur du chef d’oeuvre (attention ceci n’est que peu fréquent)

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S’il faut catégoriser The Reader, adaptation du livre dont je vous parlais quelques posts plus loin (Le Liseur de Bernhard Schlink), je dirais qu’il se situe dans l’avant dernière catégorie. Un film pas trop mal pour une oeuvre qui cinématographiquement parlant aurait pu très rapidement devenir chiante et dégoulinante de pathos. Dans une certaine mesure, Stephen Daldry (qui a déjà commis Billy Elliot mais surtout le magnifique The Hours) reste fidèle au roman. J »avais moi-même beaucoup aimé ce livre, pleuré dessus, me suis émerveillée devant l’écriture de Schlink, m’étais attachée aux personnages. Le film bénéficie d’un casting de qualité : Kate Winslet a décroché l’Oscar de la meilleure actrice grâce à ce rôle (remarquable vers la fin),  Ralph Fiennes a toujours cette classe indescriptible, et surtout David Kross que je regrette de ne pas voir mis plus en avant dans les affiches promo parce que le gamin porte l’intrigue sur ses  épaules une bonne partie du film tout de même.

Même si ça dure deux heures, même si on en connait le dénouement, on se laisse prendre au jeu.

C’est un très beau film qui souffre uniquement de quelques défauts que ceux qui n’auront pas lu le livre ne relèveront même pas.

Toute la partie qui se déroule au tribunal est un peu trop légère à mon goût, il manque également une scène très importante qui se situe durant leur voyage à bicyclette et qui aide à la compréhension, le personnage de Michael adulte aurait du être davantage approfondi, on voit moins l’évolution d’Hannah (dans sa relation avec le kid) dans le film que dans le bouquin… mais tout cela c’est du détail et ne vous empêchera pas d’apprécier ce film.

C’est sûr certains sortiront les mouchoirs, d’autres resteront juste là à contempler ce drame amoureux qui ne laissera personne indifférent, ni indemne.





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The Chaser : Le thriller qui tâche

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J’en reviens tout juste et j’ai l’estomac un peu retourné. « C’est sympa quand on a faim. Au moins ça coupe toute envie de manger« . Entendu à la fin du film, dans les couloirs du ciné qui paraissaient trop étroits ce soir. C’est bête, mes voisins sont partis un quart d’heure avant le générique. La femme n’en pouvait plus, rouspéta une dernière fois : « ah non, ça ne va pas recommencer », avant de se lever et d’entrainer son ami vers la sortie. Le pauvre, il ne connaitra pas la fin. Quoique la fin, on la connait dès le début ou presque. Enfin. The Chaser, c’est un thriller coréen, ficelé avec habileté, même si le début peu effrayer, dans le sens où l’intrigue parait trop simple. Je me suis demandée « mais ça sert a quoi de mater un truc de tueur en série, si dès l’ouverture on sait qui est le taré de service, et qui plus est, ne se gêne pas pour dire que oui c’est lui le psychopathe ». Le réalisateur joue avec nos nerfs, mais surtout avec ceux de son protagoniste principal, Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, qui voit ses filles disparaitre une à une. Il soupçonne notre maniaque de revendre ses filles avant de découvrir que l’histoire est bien plus glauque, et bien plus sanglante que ses soupçons. Une intrigue relativement classique mais qui tire sa réussite dans la construction du récit, l’évolution psychologique des personnages et l’attente du verdict final. Le film est violent, il n’y a pas de doute, certaines scènes éclaboussent, sans verser dans le gore, mais vous fait vous crisper de tous vos membres, le tout fixé à une course-poursuite qui tient en haleine du milieu jusquà la fin. Une scène m’a fait penser que ça pouvait virer au Saw, mais ça reste d’une violence froide à la Park Chan-wook . On rit aussi, mais d’un rire sombre, je ne sais comment vous le décrire, pas comme à la Johnnie To  par exemple où c’est bon esprit. Ici le rire est vite rattrapé par quelque chose de brusque qui nous rappelle à l’ordre et ne détourne pas l’attention du drame qui hante le récit. Pour un premier film, Hong-jin Na s’en tire bien. A tel point qu’on aimerait bien voir le prochain.





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« Of the dead ». [Trailer] Romero is not dead.

Vous savez combien j’aime le cinéma de Romero, le cinéma avec des zombies tout court. Car au-delà du premier degré sanglant et horrifique, tous ces films d’un genre métaphorique en disent long sur l’être humain et sa société. D’ailleurs, dans son dernier Diary of the Dead, George ne soulevait-il pas le débat des médias, du traitement de l’information, des nouveaux moyens de diffusion, notamment sur Internet? Ne sous-estimons pas les films de zombies. Ils peuvent nous faire peur, mais également rire (Shawn of the dead, Fido), et réfléchir sur nous-même. Ainsi je découvre le dernier opus de la saga zombiesque de George Romero, sur un titre au goût d’inachevé « Of the Dead« . Oui c’est bien ça. Tout simplement Of the dead. Un film qui de nouveau se pose des questions à savoir cette fois-ci, si les vivants peuvent vivre en paix avec les morts. Amen.





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Grotesque où l’art de faire un Hostel à la japonaise

Not work safe. On est averti. Avant de cliquer sur play, il faut s’assurer qu’il n’y ait personne dans son dos, ni boss, ni collègue au coeur sensible. Doublement averti, j’ai pu également lire: Billed as the film that could make even the most extreme splatter horror fan vomit. C’est dire. Quel péril encourt-on à regarder la bande-annonce de Grotesque? Une crise cardiaque déclanchée par un fou rire incontrôlé? Un choc hypothermique? Une électrocution? Car Grotesque n’est pas si grotesque que cela. Quoique quelque part, certains y verront là un grossier pastiche du grotesque, grimée sous les traits d’une fiction boostée à l’hémoglobine. Ah ça y est. Vous y voyez plus clair? C’est un certain Koji Shirashi, qui s’est pris pour Eli Roth, croisé d’un Takashi Miike, exploitant le gore de l’un et le hardcore de l’autre, donnant naissance à un film hybride, pompant du côté de Hostel et d’ Audition. Partant de ce principe, on obtient un trailer qui revendique un torture porn film. Je ne connaissais pas le terme. Je viens de découvrir. J’ai beaucoup ri en regardant ces images. Mais c’était bien plus un rictus grimaçant plutôt qu’un sourire franc et enthousiaste.





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