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Exsonvaldes, l’envolée chimérique

exsonvaldes

Exsonvaldes. Prononcez Ex-sonne-val-desse. Ce nom ne vous dit peut-être rien, ou p’têtre qu’au contraire vous êtes dèja un (ou une) fan inconditionnel (le) de leur musique. Avant toute chose, allez jeter une oreille sur leur myspace, fermez les yeux, flirtez avec la voix de Simon qui se pose délicatement sur les jolies mélodies enlevées que ses trois comparses, Antoine, Guillaume et Martin instrumentalisent à la façon d’un Girls in Hawaii, comme on aime tout simplement. D’ailleurs en parlant de Girls in Hawaii, les p’tits gars d’Exsonvaldes ont fait leur première partie il y a quelques temps. Autant dire que le groupe a de la bouteille. Dix ans que ces quatres potes parisiens écument concerts, festivals, appartements (plus récemment). Ils ont sorti leur deuxième album Near the Edge of something beautiful il n’y a pas si lontemps et comptent bien souffler sur ce printemps automnale un vent de poésie musicale.

Quiqu’il en soit, ils m’ont  impressionnée par leur disponibilité et leur gentillesse. Découvert pour ma part sur Deezer la semaine dernière, j’ai décroché une interview en les contactant directement sur leur MySpace. Avant hier soir donc, dans un petit bar non loin de la Place des Vosges, je rejoins nos quatre garçons dans le vent, peu avant leur cession acoustique chez Radio Campus. Devant une pinte fraiche, on papote de leur parcours, de leurs coups de coeur musicaux, de Cocoon (qui passait en fond sonore) dont on taille gentiment leurs chansons trop mièvres. En revanche, si les quatre garçons semblent avoir des sensibilités musicales divergentes, ils sont tout à fait d’accord pour affirmer que leur groupe du moment c’est Phoenix. D’ailleurs pour rien au monde je crois ils ne rateraient leur concert le 25 mai prochain à la Cigale.

Bref, rappelons qu’Exsonvaldes seront eux au Nouveau Casino le 20 mai (next ouik) et que si vous les aimez vraiment beaucoup, ils peuvent  venir jouer chez vous. Non ce n’est pas une blague. Associés avec la plateforme Canalblog, nos quatre musiciens s’invitent chez les blogeurs pour un concert à emporter hors norme. Vous habitez Paris? Vous avez un blog Canalblog ? (ou faites comme moi, créez en un http://ilovexsonvaldes.canalblog.com/)  Vous voulez voir Exsonvaldes jouer dans votre salon, leur faire des bisous (oups je crois qu’il ne sont pas tous célibataires) ou tout simplement profitez d’une pause musicale en toute originalité, y a qu’à demander.  20 arrondissements, 20 concerts. Mais nos compères sillonnent également la province et entre deux concerts cherchent aussi des apparts dans lesquels jouer. Mais tout ça, ils le diront bien mieux que moi, dans la vidéo que je suis en train de monter (à venir ce soir). En attendant, je vous laisse décrouvrir cette petite douceur :





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Louis Leterrier. Terra Cognita [Interview]

N’ayant pas eu la chance de voir publiée cette interview dans l’Odysée de l’Express (#3001), pour cause de rendu tardif (oui c’est un comme les pénalités subies lors de devoirs ou d’impôts remis à la bourre), je couche ici mon questions-réponses avec Louis Leterrier à propos de son expérience à Hollywood.

Aja, Leterrier,Palud et Moreau. Qu’ont ces noms en commun? Français, trentenaires, ces frenchies ont signé outre Atlantique des blockbusters qui caracolent en tête des box offices. C’est à ces réalisateurs que l’ont doit très récemment Mirrors, Hulk, ou encore The Eye (le remake). On se souviendra qu’avant eux, Luc Besson ou encore Jean-Pierre Jeunet (Alien 4 : la Résurrection) avaient ouvert la voie.

Alexandre Aja prépare pour 2009 un thriller horrifique intitulé Pirhana-3D. De même que Pascal Laugier, réalisateur du très controversé Martyrs a été approché par les frères Weinstein pour remaker le cultissime Hellraiser. Dans cette poignée de réalisateurs expatriés à Hollywood, Louis Leterrier (Danny the Dog, Le Transporteur) se fraie une place parmi les grands. Son Hulk sorti l’été dernier a pris s’assaut les salles obscures. Prévu pour 2010 il prépare actuellement une toute nouvelle version du Choc des Titans. Entre deux tournages, il a gentiment accepté de répondre à mes questions sur son aventure hollywoodienne.

Père réalisateur, mère directrice artistique, grandir dans un milieu artistique a du t’amener de manière très naturelle vers le métier de réalisateur. Quelles sont tes influences, ton cinéma de référence, celui qui t’a fait dire “je veux devenir réalisateur”?

Mes parents sont bien sûr la source principale de mon aspiration à vouloir devenir réalisateur mais j’ai grandi en France dans les années 80 quand le cinéma qui était destiné à ma génération ne venait plus d’Europe mais de Hollywood avec la vague des Steven Spielberg, George Lucas, Joe Dante, Robert Zemeckis et autre Ivan Reitman. Tous les mercredi j’allais au cinéma avec ma grand-mère voir un bon (ou souvent un mauvais) film d’aventure, de science-fiction ou une comédie américaine. Tous ces films m’ont réellement influencé mais c’est EVIL DEAD II qui m’a donne envie de faire mon propre cinéma. C’était un film sans gros budget, sans star, sans prétention mais avec tout ce que j‘aimais.

Comment t’es tu retrouvé à réaliser des films à gros budget à Hollywood?
C’est une succession de très gros coups de chances qui m’ont permis de faire les films que j’aime et qu’ils soient des succès. Mais tout commence par une étape principale : Le choix des films. Que l’idée vienne de moi ou qu’un producteur (-ctrice) téméraire m’offre l’opportunité de réaliser un film qu’il a développé, je choisis de réaliser les films que je rêve de voir. Toute personne qui choisit un film pour entreprendre de remporter la mise ou se voir couvert de récompenses risque d’être âprement déçue car c’est toujours le public qui choisit et souvent de maniére très surprenante.

Réaliser Hulk a du être une aventure incroyable! Comment un réalisateur Français se vend il pour se retrouver aux manette de l’un des plus gros blockbuster de 2008?

Le plus humblement possible car, au départ, on sait que l’équilibre relationnel est encore fragile. Pour la plupart des studios US, les Français sont des auteurs qui savent faire un cinéma d’avant-garde (dont ils achèteront les droits des millions pour souvent ne rien en faire) mais n’ont jamais rien compris au cinéma très grand public, le « four quadrants » (les 4 quartiers de la population, les personnes de plus de 45 ans, les hommes, les femmes et le plus important pour le box office, les jeunes). Mais Luc Besson avait changé la donne dans les années 90.

L’argument de vouloir réaliser un film outre-Atlantique plutôt qu’en France est-il seulement un argument budgétaire, doublé de l’american dream? De l’autre côté la pression des producteurs US sur la façon de réaliser le film n’est-il pas une contrainte?

C’est donc un rêve d’enfant qui se réalise. Il y a beaucoup de pression mais en France les exigences en ce qui concerne le cinéma grand public sont similaires. Elles viennent des chaînes de télévision qui financent au lieu de venir du studio. Toute demande est motivée, à vous de savoir jusqu’où vous voulez laisser le studio influencer votre travail.

Est-ce possible pour un Français de faire un film personnel à Hollywood?
Tout-a-fait. Je crois que mes films US me ressemblent plus. C’est aussi parce que je suis plus a l’aise dans ma façon de concevoir, écrire, produire et réaliser mes films.

Hollywood vs La France est-il synonyme, comme beaucoup le pensent à Frustration vs plus d’indépendance? Quel pourcentage, sur l’ensemble de ton travail donnerais-tu à la frustration, avec du recul sur tes films?
Depuis que je réalise, je garde en tète une phrase de Steven Spielberg qui dit que « parfois, le compromis est le meilleur ami du réalisateur ». Les obstacles, les demandes folles, la mauvaise météo, me permettent souvent de réfléchir plus a ma façon de filmer une scène et rares sont les fois ou je regrette d’avoir change de cap.

Comment expliques tu le fait que la plupart des expatriés français soit issus du cinéma de “genre” (Aja, Laugier, Bustillo et Maury, Palud et Moreau)? D’autant que tous n’ont pas une grande renommée en France.

Moi non plus, mon genre de cinéma et moi-même n’avons pas une grande renommée en France. Tant mieux pour nous tous. Nous avons tous le même âge et je pense qu’ils réalisent comme moi leur rêve d’enfance, à savoir réaliser des films avec lesquels nous avons grandi mais qu’il est (était) impossible de financer en France.

Est ce que ça signifie que pour aller à Hollywood, il faut faire du cinéma qui intéresse Hollywood? Verrais-tu un François Ozon ou un Etienne Chatilliez à Hollywood?
Bien au contraire. Je mettrais ma main à couper qu’Etienne Chatilliez ou Francois Ozon ont plus d’appels du pied (avec ponts d’or a l’appui) de Hollywood que la plupart des réalisateurs français. Certains studios n’utilisent les réalisateurs que pour mettre en images leurs films mais la majorité des majors adorent les vrais, bons, réalisateurs. J’ai eu la chance de travailler aux cotes de Jean-Pierre Jeunet. Vous ne faîtes pas plus français que Jean-Pierre, pourtant, Hollywood se l’arrache.

J’ai l’impression que tu réalises tout de même plus de films aux US qu’ici. La France ne te manque t-elle pas? As tu des projets hexagonaux dans tes tiroirs?
La France me manque souvent mais nous sommes des nomades dans ce métier et qui sait si où mon prochain projet se fera.

Question piège. Quel sont les films hollywoodiens, réalisés par des Français que tu préfères?
Ah, ah, c’est dur comme question. J’y réfléchi et je réponds lors de notre prochaine interview.

Si tu avais un conseil à donner aux futurs réalisateurs français en quête d’Hollywood, quelle serait la règle la plus importante de survie?
La règle que je me suis imposée depuis le début : rester humble et passionné. Tout ce que vous faites, faites-le avec le plus grand intérêt car ce métier s’apprend en accumulant une somme de détails, de rencontres, de connaissances.





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