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La Délicatesse

J'ai lu

Si délicat

9 janvier 2013

À Noël, j’ai reçu le dvd de La Délicatesse. Je l’ai regardé pour la troisième fois un dimanche matin pluvieux, en pyjama. J’avais pleuré devant le livre, j’ai pleuré eu cinéma, j’ai de nouveau pleuré en pyjama.
Je ne me lasse pas de la musique d’Emilie Simon, de la gaucherie attendrissante de François Damiens, de la douceur qui émane d’Audrey Tautou.

L’écriture de David Foenkinos croustille et émeut avec un humour et une justesse qui frôlent le sublime.

Extraits du livre:

Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment.

La vie c’est surtout des moments de brouillons, de ratures, de blancs. Shakespeare n’évoque que les moments forts de ses personnages. Mais Roméo et Juliette dans un couloir, au lendemain d’une folle soirée c’est certain qu’ils n’ont rien à se dire.

A cause de la moquette, on n’entendait pas le bruit de ses talons aiguilles. La moquette, c’est le meurtre de la sensualité. Mais qui avait bien pu inventer la moquette ?

Le Larousse s’arrête là où le coeur commence.

On dit que l’on voit les plus beaux moment de sa vie défiler avant de mourir. Il paraît ainsi plausible que l’on puisse voir les ravages et ratages du passé défiler au moment où le bonheur est là, devant nous, avec un sourire presque inquiétant.

La douleur c’est peut-être ca: une facon permanente d’être déraciné de l’immédiat.

Vient une heure dans le bonheur où l’on est seul dans la foule.

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La Délicatesse : du livre au film

22 décembre 2011

Dès la séquence d’ouverture, j’ai eu cette sensation de familiarité, comme si je retrouvais à l’écran une amie de longue date.

Pourtant, je n’étais plus certaine de son visage.  Ce dont j’étais sûre, c’était qu’elle n’avait pas les traits d’Audrey Tautou. Et Markus encore moins ceux de François Damiens.

Je ne sais pas ce que j’imaginais en fait.

Souvent, on est déçu par les adaptations cinématographiques des livres qu’on a aimés. Parce que. Le choix des acteurs. Les ellipses. Les infidélités au roman. Les digressions. C’est comme si le réalisateur avait bouleversé notre monde.

Qui est le mieux placé pour adapter son livre, si ce n’est l’auteur lui-même. Le fait que David Foenkinos (et son frère) réalise le film m’a rassuré quelque part.

Alors que j’y suis allée avec quelques préjugés, j’ai très rapidement oublié Audrey Tautou, pour me concentrer davantage sur Nathalie et ses turpitudes.

Revenons sur cette séquence d’ouverture, où l’on voit Nathalie remonter la rue sur la sublime musique d’Emilie Simon. Si on a lu le livre, on sait ce qui va lui arriver, mon ventre s’est noué. Je redoutais le tournant de l’histoire.

La musique d’Emilie Simon prend tout son sens lorsque l’on sait que son sublime dernier album, Franky Knight a été écrit en hommage à son compagnon disparu… Un écho troublant, donnant plus de force à chacun des plans que les mélodies, nostalgiques et chaleureuses habillent.

L’amour entre François et Nathalie est contée avec une fulgurance qui rappelle les happy end de Disney, avec l’humour et la poésie de Pixar. Sauf qu’on en était qu’au début. Dans ma tête, tout le livre s’est rejoué. David et son frère ont réussi à insuffler un vent nouveau au bouquin. C’était jubilatoire. J’ai ri et pleuré aux mêmes endroits. J’ai attendu les répliques. Je me suis souvenue de certaines scènes, sorte déjà-vu, en mieux.

Pio Marmai fait un François parfait. Naturel et lumineux. Humain, les cheveux en pagaille.

C’était bizarre de voir François Damiens endosser le rôle de Markus. Je le voyais beaucoup plus suédois… Finalement, il participe à la fabrication de ce couple loufoque d’où résulte une sorte de tendresse comique qui émeut et fait rire doucement. Ses mimiques et sa dégaine loufoque font que l’on s’attache et que l’on comprend Nathalie.

A la question : le film est-il fidèle au livre, je dirai qu’il en est le prolongement.

C’est la première adaptation que j’aime vraiment. Beaucoup. Je compte aller le revoir. Et relire le livre aussi. Et en rire. Et en pleurer.

 

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La Délicatesse de Foenkinos au cinéma

31 octobre 2011

Belle-maman m’a offert Les Souvenirs de Foenkinos le week-end dernier. En retour, je lui ai offert le Delphine de Vigan – Rien ne s’oppose à la nuit. J’aimerais bien que quelqu’un me l’offre celui-là.
Foenkinos est un auteur dont l’écriture peut avoir un double effet kiss cool. J’avais adoré le premier bouquin lu de lui, Le Potentiel érotique de ma femme. L’ayant délaissé une certaine période, je m’y suis replongée en gaulant La Délicatesse en bout de gondoles des rayons de la Fnac il y a un an. Gros coup de foudre pour la tendre histoire d’amour de Nathalie, François et  Markus. En revanche, en lisant Nos Séparations, gros coup de mou, je n’en pouvais plus du style de Foenkinos. J’ai abdiqué avant la conclusion.

Maintenant que La Délicatesse débarque au cinéma, je me faisais une joie de retrouver les personnages auxquels je m’étais attaché. Mais le casting me laisse perplexe. Ceux qui auront lu le livre aussi je pense fronceront les sourcils. Audrey Tautou et François Damiens ? A la rigueur, seul Pio Marmai, dans la peau de François ressemble à peu près à ce qu j’imaginais de lui.

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